Lumicité sur les écluses - 4 à 6 étages

Développement situé sur le site de l’ancienne usine Agrico et comptant un total de 206 logements destiné à une clientèle semi-retraitée.

Informations

Nom:
Emplacement: À l’angle du chemin du Canal et du boulevard De Périgny
Hauteur:

  • 4 immeubles de 4 étages
  • 1 immeuble de 6 étages

Architecte: Adhoc Architecture
Promoteur: Groupe Lumicité
Début et fin de la construction: / 2025
Dates importantes:

  • 2022-01-18 : Avis de motion (PPCMOI)

Autres informations:

  • 206 logements au total
  • commerce de restauration 1000pi2

Sources des informations:

Plan d'ensemble

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Autres images

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J’ignore comment partir un nouveau fil sur ce forum. Alors je laisse ça ici. Je doute que ce projet ait été répertorié.

Lumicité à Chambly. 4 immeubles de 4 étages, 1 de 6 étages.
Au bord du canal.

https://www.ville.chambly.qc.ca/2022/02/assemblees-publiques-de-consultation/


https://www.ville.chambly.qc.ca/wp-content/uploads/2022/02/presentation_ppcmoi_lumicite_final23022022.pdf

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Voici comment :slightly_smiling_face::

  1. Tu cliques sur “créer un sujet”

  1. Tu choisis la catégorie et ça va te fournir le template à modifier pour le message d’entête

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Texte intégral

Le barbecue qui a tout changé

C’est une histoire qui commence mal, mais dont la fin vous surprendra peut-être.

Mis à jour hier à 5h00

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En juin 2022, mes collègues Maxime Bergeron et Lila Dussault racontaient comment un promoteur immobilier qui voulait construire 200 condos près du canal de Chambly, un projet qui emballait la municipalité, s’était heurté à l’opposition d’un groupe de citoyens. Un cas typique de « pas dans ma cour », comprenait-on⁠1.

Lumicité sur les écluses – c’est le nom du projet du promoteur Mario Gisondi – comblait pourtant les besoins de bon nombre de résidants de Chambly, des gens plus âgés qui ne souhaitaient plus vivre dans leur grande maison, mais qui voulaient rester dans leur ville. Le projet répondait aussi aux exigences de densification du plan d’aménagement de la Communauté métropolitaine de Montréal, dont Chambly fait partie. Au lieu de favoriser l’étalement urbain, on veut concentrer un plus grand nombre de personnes sur un plus petit territoire afin de maximiser les infrastructures et de diminuer le recours à l’auto. Une question de gros bon sens en ces temps de crise climatique.

Mais densifier signifie aussi modifier le visage d’un quartier et, surtout, faire le deuil du rêve nord-américain du bungalow et de l’auto solo.

Or, c’est ce qu’on nous a fait miroiter depuis des décennies. C’est un symbole de réussite. Et il faudrait l’abandonner du jour au lendemain sans que ça fasse mal ? Alors que ça heurte des gens dans ce qu’ils ont de plus précieux : leur quiétude, leur sentiment de sécurité, leur identité même ?

Revenons à Mario Gisondi. Ce n’est pas un promoteur cowboy, il avait fait ses devoirs.

De son côté, la Ville, très enthousiaste, avait suivi les règles de consultation à la lettre.

Le hic, c’est qu’une vingtaine de propriétaires résidant sur le chemin du Canal, une zone contiguë au futur emplacement des condos, n’était pas au courant du projet. Ils apprenaient l’arrivée prochaine de centaines de nouveaux voisins et ils étaient sous le choc. « Mea culpa, je n’avais pas lu les journaux locaux et je n’avais donc pas vu les avis publics, me confie l’un de ces résidants, l’avocat François Normand. Mes voisins ne le savaient pas non plus. C’est quelqu’un du Mouvement citoyen de Chambly qui nous a avertis. »

(Transparence ici : je suis allée à l’école secondaire avec François Normand dans les années 1980.)

M. Normand se présente donc à la séance du conseil municipal où l’on s’apprête à donner le feu vert à Lumicité. Il demande à la Ville de suspendre le vote, le temps de vérifier la loi. Selon lui, Chambly ne peut aller de l’avant sans l’appui de cette vingtaine de résidants.

On arrête tout

Je vous épargne les détails que vous découvrirez en retournant lire le texte de mes collègues, mais toujours est-il que le groupe de citoyens impose finalement la tenue d’un référendum et que, voyant cela, l’administration municipale laisse tomber le projet. Quant au promoteur, il intente une poursuite contre la Ville.

Bref, à l’été 2022, le diable est aux vaches à Chambly.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Le canal de Chambly

Je demande à la mairesse pourquoi elle a baissé les bras si rapidement. « On s’est dit qu’on n’irait pas en cour contre nos citoyens, explique Alexandra Labbé. Et c’est sans compter le coût d’un référendum. Visiblement, on avait mal expliqué le projet et ses objectifs, il fallait recommencer. »

Mario Gisondi, on le devine, est déçu. « Ça fait partie de notre réalité, m’explique-t-il avec le recul. Il y a beaucoup de nuits blanches et de résilience dans notre métier. »

Sauf que l’histoire ne se termine pas là.

Au lendemain de sa déconfiture, le promoteur donne un coup de fil à François Normand. Ce dernier est un peu ébranlé par la médiatisation de l’affaire qui lui a valu de nombreux courriels d’insultes. « Un avocat m’a même dit que j’étais une honte pour la profession, affirme-t-il. Pourtant, je n’étais absolument pas de mauvaise foi. En mon for intérieur, je savais que ça n’avait pas de bon sens que 10 personnes bloquent un si gros projet. Mais il fallait que ce soit gagnant pour tout le monde. »

Avant d’évoquer la tenue d’un référendum, l’avocat avait demandé à plusieurs reprises aux représentants de la Ville d’organiser une rencontre avec le promoteur afin qu’ils puissent échanger, en vain.

On peut comprendre la frilosité de la Ville de Chambly. Elle se remet de plusieurs scandales liés à l’administration précédente, elle veut être « plus catholique que le pape ». « On ne voulait pas donner l’impression d’intervenir », confirme la mairesse Alexandra Labbé.

Après avoir échangé avec Mario Gisondi, François Normand décide de l’inviter à un barbecue auquel il convie aussi ses voisins. « Je suis avocat d’affaires, j’en fais, des deals*,* tous les jours, dit-il. Quand tu te mets à parler, à communiquer tes inquiétudes et tes préoccupations, tu trouves toujours une façon de régler les choses. »

« C’était spécial de se retrouver là, admet Mario Gisondi. Les résidants trouvaient le projet gros, mais je leur ai expliqué que je ne pouvais pas diminuer le nombre d’unités, car ça n’aurait plus été rentable. »

Dans cette atmosphère plus détendue, les voisins expriment leurs réserves : ils aimeraient que le chemin du Canal – une route de gravier toute cabossée – soit asphalté. Ils s’inquiètent aussi de ce qui arrivera d’un boisé voisin. Enfin, ils craignent de ne plus pouvoir tourner à gauche, vers l’Estrie, à la sortie de leur rue, ce qui leur occasionnerait un long détour. Le promoteur s’engage à défendre leurs demandes auprès de la Ville et une entente est conclue. Le projet sera finalement approuvé lors d’une séance publique subséquente.

Se parler franchement

Il reste encore plusieurs étapes à franchir avant la première pelletée de terre, mais le promoteur compte déjà plus de 150 personnes intéressées par son projet.

« J’ai perdu un an, observe M. Gisondi, mais je comprends la réaction des citoyens. Ils ne savaient pas et ne comprenaient pas. Ils m’ont aussi utilisé pour obtenir des garanties de la Ville, et c’est correct. Je pense que tout ça montre l’importance de la communication et du travail d’équipe. Il faut mettre notre ego de côté dans ces situations. »

« Quand tout le monde est de bonne foi, on arrive à des résultats, souligne pour sa part la mairesse Alexandra Labbé. Il faut revoir notre façon de communiquer avec les citoyens pour sortir de la confrontation. »

Pour François Normand aussi, le bilan est positif. « J’ai appris à connaître mes voisins, et les gens se sont finalement entendus. Mais je pense qu’il aurait pu y avoir une meilleure communication dès le début. »

C’est vrai qu’il y a des leçons à tirer de cette histoire qui, heureusement, finit bien. Le promoteur Mario Gisondi a travaillé de concert avec la Ville et a été transparent dans ses démarches, ce que tout le monde semble avoir apprécié.

Quand on est citoyen, c’est important de se tenir informé de ce qui se passe dans sa ville si on veut faire valoir ses droits. Et l’ouverture d’esprit est toujours payante.

Enfin, quand on est un élu municipal, il faut redoubler d’efforts pour s’assurer qu’on rejoint toute la population qui sera touchée par un projet. Dans ce cas-ci, la Ville de Chambly aurait pu distribuer une lettre aux résidants autour de l’emplacement du futur complexe de condos puisqu’ils n’étaient qu’une vingtaine.

Avis aux villes qui veulent densifier : ça prend du doigté, de la patience et beaucoup d’explications. La densification est un concept encore mal compris qu’il faut expliquer encore et encore.

Bien sûr, on ne peut pas toujours organiser un barbecue. Mais on peut toujours essayer de trouver un terrain d’entente.

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Excellente nouvelle! C’est vrai que ça va prendre une lumière au coin de Périgny et du Canal. Il faudrait aussi remettre en marche le pont tournant de la rue De l’église.
Ça serait bien que tous ces gens puissent aller sur de Bourgogne à pied.

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