La Chapelle Outremont - 6 étages

Projet visant l’agrandissement et la conversion de l’immeuble des Clercs de Saint-Viateur à des fins résidentielles (79 unités). L’immeuble est adjacent au parc Saint-Viateur.

Informations

Nom: La Chapelle - Maisons Outremont II
Emplacement: 480, avenue Querbes
Hauteur: 6 étages
Architecte: ACDF
Promoteur: Demonfort
Début et fin de la construction:
Dates importantes :

  • 2021-04-06: Avis de motion et adoption du 1er projet de règlement
  • 8 au 22 avril 2021: Période de consultation écrite
  • 2021-05-03: Transmission d’une résolution demandant au Conseil municipal d’adopter le règlement modificateur (modification du plan d’urbanisme)
  • 2021-05-03: Adoption du second projet de résolution :

Autres informations:

  • La première maison provinciale, la Bastille sera conservée de même que la chapelle votive et ses galeries couvertes.
  • . La deuxième maison provinciale, datant de 1948, sera quant à elle démolie et remplacée par la nouvelle construction de 6 étages.
  • Les pierres de la partie du bâtiment qui sera démolie
    seront récupérées et utilisées comme assise au bâtiment principal.
  • Le projet comprend une demande de modification du Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal.

Sources des informations:

Plan d'implantation

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Autres images


Ancien design

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Quelle surprise de découvrir cet édifice caché derrière PGL juste avant cette conversion majeure. Dommage que presque la moitié sera démolie, mais le projet semble quand même un bel effort de conservation.

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Nouveaux rendus sur le site



Ceci dit, je trouve ça dommage de démolire cette partie du bâtiment qui a clairement une valeur patrimoniale

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Source

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Les plans seront approuvés la semaine prochaine. Quelques petites modifications.

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Le site du projet, photo du 2022-02-09:

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2022-02-15

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Visiblement ils commencent les travaux, merci pour les photos!

2022-05-02

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La déconstruction continue (2022-05-19):


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Toujours plus de démolition (2022-06-06):

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Démolition lors de mon passage, 14 juin 2022:

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L’édifice est complètement démoli:

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La démolition continue en creusant dans les fondations:

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Le site est nettoyé, on voit l’arrière de la chapelle qui a été dénudée aussi:

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Le projet de CPE est pris dans les limbes de l’adminstration gouvernementale…

Un autre CPE en péril à Montréal


Photo: Julien Cadena, Le Devoir
Depuis deux ans, un projet est sur les rails, en partenariat avec le promoteur immobilier Demonfort.

Olivier Du Ruisseau
5 août 2022

Évincé, puis relocalisé dans des locaux temporaires non conformes, le Centre de la petite enfance (CPE) Frisson de colline, à Outremont, subit la crise du logement. Il est à nouveau « en péril », selon son administration, puisque sa prochaine relocalisation dépend d’une garantie de paiement du ministère de la Famille, qui tarde à venir.

« On a ajouté des fenêtres aux murs intérieurs parce que certains locaux n’avaient pas accès à la lumière naturelle », raconte la directrice du CPE, Lucie Ruel, dans son espace temporaire loué par la Ville, un ancien poste de police. Certaines salles ne reçoivent de la lumière naturelle que parce qu’elle passe d’abord par deux autres pièces aux murs partiellement fenestrés. « Ce n’est pas conforme aux normes », déplore la directrice.

« La ventilation aussi fonctionne mal. La Ville nous a aidés à remplacer des conduits pour aérer des locaux, mais ça n’a pas tout réglé […]. Nous n’avons pas non plus de salle multifonction, requise dans chaque CPE », ni de « salle aménagée afin que les enfants puissent se défouler », poursuit-elle, avant de conclure : « Plusieurs normes ne sont pas respectées. »

De plus, une membre du conseil d’administration du CPE, Carole Gesseney, affirme que le bail de cet espace demeure précaire. Elle craint une nouvelle éviction.

Les locaux actuels ne constituent donc qu’une solution de rechange, trouvée in extremis après que le CPE a été évincé d’un local qu’il occupait à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont depuis 1975.

« Le conseil d’administration et la directrice ont cherché un lieu de relocalisation permanent pendant des années, sans succès, étant donné les prix sur le marché et l’absence de mobilisation ou de proposition de terrain ou d’immeuble de la Ville de Montréal et de l’Arrondissement », soutient Carole Gesseney, dont la fille fréquente le CPE.

Marie-Claude Leblanc, directrice de l’arrondissement, reconnaît que « le local actuel ne répond pas à plusieurs besoins », mais se félicite d’avoir pu trouver quelque chose, « sinon il aurait été à la rue ». Elle se veut aussi rassurante quant à la crainte d’une autre éviction : « On est prêts à attendre le temps nécessaire. »

Carole Gesseney affirme que dans tous les cas, elle travaille « sans relâche depuis trois ans » pour relocaliser la garderie de sa fille ailleurs à Outremont. « Le local actuel a été aménagé du mieux qu’on pouvait, mais là, on doit faire mieux », dit-elle.

Depuis deux ans, un projet est sur les rails, en partenariat avec le promoteur immobilier Demonfort. Celui-ci propose au CPE d’occuper une partie d’un de ses édifices en construction, la Chapelle Outremont. Il s’agit d’un projet de transformation d’une ancienne église en copropriété de luxe, adjacent au parc Saint-Viateur.

« Dédales administratifs »

Le CPE et Demonfort ont donc conjointement conçu un projet — incluant des plans, un échéancier et une évaluation des coûts — qu’ils ont présenté au ministère de la Famille (MFA). Le CPE exige désormais des réponses du MFA, afin d’obtenir les garanties de paiement nécessaires pour commencer la construction dans l’espace proposé.

« Cela fait un an et demi que nous avons déposé les premiers plans, etque nous avons demandé une autorisation [au MFA] pour commencer le projet. Depuis, nous allons de rencontre en rencontre avec le ministère, sans jamais avoir de garantie que notre projet sera appuyé et financé », raconte Carole Gesseney.

Elle affirme que le CPE est « en péril », puisqu’en l’absence de garantie de paiement, le promoteur « devra annuler le projet et réserver l’espace pour autre chose ». Elle déplore des « dédales administratifs inacceptables ».

L’évaluation des coûts s’élève aujourd’hui à « environ 3,5 millions de dollars », selon elle. « À Montréal, plusieurs projets de CPE ont coûté entre trois et quatre millions, alors celui-ci est dans la fourchette normale. »

Le ministère répond qu’il est « bien conscient des modalités du bail avec la Ville de Montréal et du contexte du partenariat proposé », et que « les délais dans ce dossier sont raisonnables, vu l’envergure et la particularité du projet, qui méritent une attention particulière ». Il ajoute qu’il devrait « statuer rapidement » sur l’avenir du projet.

« En attendant, cela nous met dans une position extrêmement délicate », puisque « le promoteur prend toujours plus de risques financiers alors qu’on attend », dit Carole Gesseney. Elle accuse le MFA de « ne pas être adapté à ce genre de partenariat public-privé », alors que, pour l’instant, c’est « la seule option » qui reste au CPE.

Annick Desrosiers, éducatrice à la petite enfance au CPE depuis 10 ans, dit qu’elle « espère vraiment » que le projet proposé se réalisera. Elle « se sent à l’étroit » dans les locaux actuels, et croit que le nouveau bâtiment « donnerait un meilleur accès à l’extérieur aux enfants ».

Une crise « difficile »

Le CPE Frisson de colline emploie cette année 16 personnes, et garde 80 enfants. Selon la directrice, Lucie Ruel, ni les employés ni les parents « n’accepteraient » une relocalisation du CPE dans un autre secteur. Elle se désole de la crise du logement « très difficile » à Outremont, et des coûts élevés des matériaux et de la main-d’oeuvre en construction, qui freinent le projet.

En juin, Radio-Canada a révélé que depuis 2017-2018, une vingtaine de CPE qui louent des locaux au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) ont reçu d’importantes hausses de loyer, s’élevant, dans certains cas, à 500 %. Plusieurs CPE de Montréal sont également menacés d’éviction, alors que le CSSDM reprend ses installations.

L’Assemblée nationale a d’ailleurs adopté une motion de Québec solidaire à l’unanimité, en juin, qui réclame au gouvernement de François Legault qu’il « soutienne les CPE dans leurs démarches afin d’éviter l’éviction ou, si nécessaire, qu’il finance leur déménagement à proximité, dans les meil-leurs délais ».

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Une sympathique machine sur le site aujourd’hui:

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Il y a peu d’activité dehors en ce moment. Une photo de la chapelle:

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Il y a de l’excavation autour de la chapelle en ce moment:

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Reportage dans La Presse. Il y a une vidéo par drone qui accompagne l’article

Projet La Chapelle | Symbiose entre passé et avenir


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Les trois entrepreneurs-promoteurs de Demonfort, David Lafrance, Florent Moser et Ali Lakhdari, devant le chantier du projet La Chapelle-Maisons Outremont II

La firme québécoise Demonfort entreprend un nouveau projet de condos en réhabilitant un immeuble patrimonial situé avenue Querbes à Outremont. À la clé : des appartements haut de gamme au cœur d’un concept sans précédent dans l’un des quartiers les plus réputés de Montréal. Présentation.

Publié à 12h00
Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
COLLABORATION SPÉCIALE

Florent Moser, cofondateur de Demonfort, a grandi à un jet de pierre de La Chapelle. « J’ai appris à faire du vélo dans la cour du bâtiment et c’est également ici que mes enfants ont commencé à en faire. C’est ma vie, c’est mon monde », raconte-t-il.

Alors, lorsque les Clercs de Saint-Viateur ont envisagé de vendre l’immeuble, cet entrepreneur-promoteur et ses associés, David Lafrance et Ali Lakhdari, également originaires du quartier, ont décidé de présenter un projet d’envergure. Trois ans plus tard, Demonfort est arrivé en tête de liste parmi d’autres promoteurs et a donc pu acquérir ce lieu ancestral et obtenir les permis de la Ville, dans le but de créer 78 condos, actuellement en vente.


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Le salon de la salle d’exposition

De l’histoire naît une vision

Demonfort se spécialise dans les transformations de bâtiments patrimoniaux en condos. Florent Moser explique que c’est important de bien comprendre l’histoire de chacun d’entre eux. C’est ce qui a permis à la société de façonner le projet La Chapelle, avec l’aide de l’architecte et historien Mario Brodeur et de la firme ACDF architecture, afin de lui donner un angle plus intéressant.

« À l’époque, les clercs avaient leur porte d’entrée rue Saint-Viateur et non rue Querbes ; cela créait une tout autre dynamique. On a donc voulu réorienter le projet sur Querbes pour donner beaucoup plus de profondeur à la chapelle qui se dessine vraiment avec sa forme classique. On a aussi déterminé que l’entrée principale passerait par cette chapelle, puis qu’elle serait sertie de deux bâtiments symétriques. »


IMAGE 3D FOURNIE PAR DEMONFORT
La chapelle comprendra un lounge, un coin café, un espace de travail partagé, une bibliothèque, une salle de conférence et une salle de réception avec cuisinette.


IMAGE 3D FOURNIE PAR DEMONFORT
Autre vue de la chapelle

Un milieu de vie luxueux et intemporel

Par ailleurs, comme la chapelle est très reculée par rapport à la rue, une petite place sera intégrée dans la cour avant, où les résidants pourront attendre tranquillement leur transport. Outre son côté pratique, cet espace invitant mettra l’ancienne église en valeur.


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Les aménagements des condos seront réalisés avec des matériaux nobles, à l’instar de cet exemple de cuisine.

Les vastes condos (de 1184 pi⁠2 à 3000 pi⁠2) de la nouvelle aile compteront deux, trois ou quatre chambres. Selon M. Moser, ils attireront surtout des couples qui souhaitent s’installer ici pour longtemps après avoir vendu leur maison, car leurs enfants devenus adultes ont quitté le nid.

Je crois que c’est aussi ce qui distingue ce projet-là, qui est probablement le dernier d’une telle envergure dans un endroit aussi stratégique d’Outremont, puisqu’il est situé à proximité du parc Saint-Viateur, du théâtre Outremont, des restaurants et des boutiques élégantes du quartier.

— Florent Moser, cofondateur de Demonfort


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Le majestueux plafond cathédrale de la chapelle sera préservé.

Situé face à l’aile contemporaine, un bâtiment ancien dénommé La Bastille depuis l’époque de sa construction en 1894 sera conservé et doté de six condos neufs bénéficiant d’un ascenseur central menant directement à chaque logement. « Les plafonds y font au moins 12 pi de hauteur et on y travaille les espaces différemment d’un point de vue architectural. » Également préservées, les galeries de pierres encadrant la chapelle serviront de zones de circulation aux hôtes.


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Des bâtiments neufs seront jumelés aux immeubles anciens rénovés et la chapelle sera magnifiée par une cour aménagée de 2500 pi⁠².


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Les différents espaces du projet sont présentés dans la salle d’exposition.

Le bien-être dedans et dehors

Autre aspect essentiel pour les promoteurs : créer un lien cohérent entre chacun des 78 condos et leur environnement, en prévoyant par exemple de grands balcons équipés de bacs de plantation du côté de la rue Saint-Viateur pour profiter du panorama sur le mont Royal. Certains auront une superficie de 400 pi⁠2 et contribueront à la superbe de l’immeuble en épousant des angles complets. Par ailleurs, les appartements du rez-de-chaussée jouiront de jolies cours privées. « Il y a aussi des logements qui vont avoir des terrasses sur les toits au-dessus de La Bastille pour bénéficier davantage d’une vue », précise Florent Moser.


PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
L’un des modèles de salle de bains des futurs condos

À l’extérieur comme à l’intérieur, des matériaux nobles d’origine, tels que la brique et la pierre naturelle, côtoieront de l’aluminium, du verre et du bois dans le but de former un équilibre entre les époques. « On a aussi “tricoté” des espaces communs pour rendre l’expérience encore plus agréable, en prévoyant une piscine, des saunas et une salle d’entraînement. Dans la chapelle, vous trouverez un lounge, un coin café, un espace de travail partagé, une bibliothèque, une salle de conférence et une salle de réception avec cuisinette », détaille le promoteur.

Enfin, répartis sur trois niveaux souterrains, des stationnements équipés de bornes de recharge électrique sont prévus.

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