Immobilier résidentiel - Actualités

Sans données solides, c’est effectivement difficile de se prononcer sur l’ampleur réelle du phénomène. Ton exemple est bon, et si le propriétaire a effectivement tenté de reprendre un logement d’une façon qui n’était pas permise par la loi, c’est normal et sain que ça ait été empêché.

Il est possible que les reprises de logement aient augmenté depuis le moratoire et, si c’est le cas, ça mérite clairement qu’on demeure vigilant face aux pratiques abusives.

Cela dit, je ne cherche pas tant à savoir quel phénomène est le plus fréquent. Le fait qu’un problème soit plus fréquent qu’un autre ne rend pas l’autre moins réel ni moins préoccupant.

Bon point, et je n’ai pas plus d’informations que ce qui est fourni dans le reportage. Il est effectivement possible que le diable soit dans les détails!

La dame, je trouve ça vraiment dommage pour elle, mais elle a comme un peu couru après sa situation. On peu trouver que les délais du TAL sont aberrants (et ils le sont), mais faut se renseigner un minimum sur ceux-ci avant de ne pas renouveler son bail en espérant que décision soit rendu avant le 1er juillet et de se retrouver quasiment à la rue. Si tu sais que le locataire conteste la reprise, faut assumer que tu n’a pas accès à ton logement.

Le droit au maintien prime dans l’attente. Et ça se peut que la décision du TAL ne soit pas effective au moment où elle est rendu. Le TAL peut ordonner de donner un délai raisonnable (genre 3-6 mois) pour que les locataires trouve un autre logement. Là, en plus, elle fait une forme de harcèlement quotidien aux locataires alors ça serait pas surprenant que le tribunal lui ordonne des dédommagements punitifs.

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Le système de justice entier est bloqué… On a des cas de griefs qui peuvent prendre plus de 10 ans avant d’être entendu. Des procès qui sont arrêtés à cause des délais. Alors faut pas se surprendre que ce n’est pas mieux pour le TAL !

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Donc elle devait signer un autre bail de un an et risquer de devoir le payer jusqu’à la fin ? Puis au cas où son logement est libéré entre temps perdre le loyer qu’elle perçoit tout en payant le logement qu’elle occupe ?

On entend de plus en plus d’histoires de proprio qui sont punis et payent des dizaines de milliers de dollars pour des fausses reprises de logements. Donc la loi clairement est du bon côté à ce niveau là. Par contre les propriétaires se font souvent abuser eux aussi sans aucun recours. Quand ton locataire sort tu te retrouves presque toujours à devoir refaire des choses qu’il a abîmé. À tes frais. Ce ne devrait pas être acceptable.

Et contester une reprise de logement juste pour contester et gagner du temps ne devrait être ni acceptable ni encouragé.

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Ben non… Si tu quittes avant la fin de ton bail, tu peux le céder ou le sous-louer à quelqu’un d’autre…

Des histoires, on en entend de toutes les sortes… Des proprios qui font dans la rénovictions, qui laissent des logements vides, tout comme des locataires qui démolissent tout…
À savoir lequel des deux groupes est le pire, faudrait des statistiques sur le sujet !

Mais on pourrait tout aussi bien dire que de vouloir reprendre un logement ne devrait être ni acceptable ni encouragé si le locataire a toujours été à son affaire…

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Bah je sais pas, mais quand tu fais une double reprise de logement, tu fais mieux de couvrir tes arrières.

J’en ai fait une reprise de logement quand j’ai acheté mon bloc, car je voulais également vivre dedans, et on a joué franc jeu avec les locataires et on a offert des compensations plus qu’adéquates avec ce que la loi préconise, le tout en ayant des canaux de communications ouverts et en étant flexible sur plusieurs critères. Et on a pas eu d’ennuis, même si les locataires voulaient bien rester (évidemment).

Quand ce sont des locataires qui sont là depuis 10 ans, c’est sur qu’ils vont vouloir rester. Qui peut les blâmer? Ils peuvent probablement pas trouver le même loyer ailleurs en ville pour la même qualité de logement. Alors je comprends madame, mais acheter un bloc complétement loué, c’est pas comme acheter une unifamiliale mettons.

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Construction domiciliaire/ Toujours loin du compte

On espérait un rebond dans la construction domiciliaire, propulsé par la baisse des taux d’intérêt et le coup de pouce des gouvernements, mais le Québec est toujours loin du compte. Bilan des courses à la veille des vacances de la construction : les mises en chantier stagnent ou ralentissent selon les régions.

La cible est connue et a fait grand bruit : il faudrait construire 100 000 logements par année pendant 10 ans au Québec pour espérer rétablir l’abordabilité prépandémique du marché, selon les estimations de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Or, les chiffres publiés cette semaine par l’organisme responsable de réguler le marché immobilier au pays brossent un sombre portrait en cette mi-année.

Dans les six derniers mois, à peine plus de 26 000 logements ont été mis en chantier dans la province, soit seulement 2 % de plus qu’à pareille date l’an dernier.

« On continue de creuser l’écart entre les besoins généraux et ce dont on a réellement besoin au Québec », observe ainsi la vice-présidente de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ], Isabelle Demers. On n’atteint toujours pas la cible souhaitée et souhaitable », poursuit-elle.

Une année forte

L’analyste de marché à la SCHL Francis Cortellino préfère voir le verre à moitié plein. Si la tendance se maintient, quelque 57 000 mises en chantier se feront cette année au Québec, ce qui ferait de 2026 une « année très forte ».
(…)

Et ailleurs au pays ?

À l’échelle du Canada, les mises en chantier ont légèrement ralenti depuis le début de l’année, où elles se chiffrent à 113 017, en baisse de 1 % par rapport à la même période en 2025. « Il ne fait aucun doute que ce ralentissement est attribuable à l’incertitude croissante, à la hausse des coûts d’aménagement, à la diminution de la demande et à l’augmentation du nombre de logements invendus », indique l’économiste en chef adjoint à la SCHL Kevin Hughes.

Les propriétaires de petits immeubles locatifs comptent souvent sur les loyers pour payer leur prêt hypothécaire. Or, quand les taux d’intérêt augmentent, tout leur montage financier peut s’écrouler. Alors, encore rentable, le plex ?

Bertrand Gimat a fait l’achat d’un bâtiment de six appartements dans le Vieux-Rosemont avec trois amis, en 2020. L’idée était simple : louer les logements et utiliser les revenus des loyers pour payer le prêt hypothécaire et l’entretien du bâtiment. Le profit viendrait plus tard, au moment de la vente.

Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. L’immeuble de 800 000 $ a été acheté au moyen d’un prêt hypothécaire au taux de 2,8 % amorti sur 25 ans. Les paiements mensuels étaient d’environ 3700 $.

« On avait pris un financement hypothécaire sur cinq ans et, au bout de cinq ans, la réalité avait beaucoup changé, raconte Bertrand Gimat. Maintenant, on a un taux qui est à 4,35 %. » Résultat : les paiements mensuels ont bondi à 4400 $.
[…]

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Mises à jour des données de la SCHL pour Juin 2026.

Pour la CMM, on a 3005 mises en chantier en juin 2026 comparé à 2729 en juin 2025. Au niveau des cumuls, on a 13407 vs 12692 en 2025. L’année 2025 était déjà en augmentation vs. 2024.

Au niveau de la Ville de Montréal (administrative), les chiffres sont encore plus éloquents. 1277 mises en chantier en juin 2026 vs. 258 en juin 2025, et au niveau des cumuls, on a 4593 en 2026 vs. 2859 en 2025. On suit toujours la même progression que 2025 vs. 2024

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Je ne sais pas combien ils louent leurs logements, mais sur les sites de locations, je n’ai rien vu sous les 1000$. 1000$ par logement, ça fait au minimum 6000$ de loyer mensuel, ce qui devrait couvrir en masse l’hypothèque ! Surtout si, comme ils le prétendent, le but est de faire le profit qu’à la revente ! À 133k$ de la porte à l’achat, ils ont encore une bonne affaire, considérant qu’un plex par chez nous est à vendre à 1,9M$ pour 6 portes ! Et c’est en pleine campagne !!

Je n’ose même pas imaginer les loyers nécessaire pour payer ça !!

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Un sixplex dans le Vieux Rosemont à 800k$, même en 2020, c’était pas cher payé. Ce qui veut dire que soit les loyers étaient pas élevés, ou que les logements étaient pas mal fatigués, ou un mélange des 2. Après, les taxes c’est surement au moins 5k$/annuel, plus autour de 500$ de taxes scolaires. Les assurances, quand le propriétaire n’occupe pas, c’est plus cher et j’imagine qu’ils ont une assurance hypothèque.

Bref si on suppose des revenus de 6k$ mensuel et que leurs dépenses mensuelles c’est au moins 5k$, ça fait un ­­­­­­profit d’à peu près 300$ par associé (profit imposable d’ailleurs). Et on a pas calculé les montants d’entretien récurrent et d’imprévus, ce qui peut rapidement venir changer la donne au négatif. Un plombier qui vient déboucher un évier, ça peut facilement coûter 300$.

Ceci dit, c’est un risque acquérir un immeuble locatif et il faut être prêt à l’assumer et pas aller se plaindre que la vie est injuste après parce que les taux ont bougés. Pour ma part, un plex, c’est fait pour l’habiter; les proprios absent, ils sont aussi pire que les corpos. Loin des yeux, loin du cœur.

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Suite de l’histoire

Montreal homeowner living in her driveway with 8 others granted partial housing tribunal victory

On July 17, Quebec’s housing tribunal ordered the tenants living on the main floor of Armelle Foka’s duplex to vacate the unit by the end of August. Foka can repossess that apartment for herself and her extended family, after tenants in both apartments fought to stay in the home.

Version texte :right_arrow_curving_down:

Part of Montreal family camping outside its duplex allowed to move in, Quebec housing tribunal rules

Tenants living in one of the units will have to move out, while those in the other will be able to stay

According to court documents, Foka, her four kids and her two sisters had planned to move into one of the units, while her parents would move into the other.

The tenants challenged that repossession request in front of the tribunal and stayed in the units

On July 17, the province’s housing tribunal ruled partially in Foka’s favour, ordering tenants living on the main floor to vacate the unit by August 31. Foka was ordered to cover their moving costs, set at $3,500.

However, Foka’s parents’ immigration status was considered “too precarious” to guarantee they would live in the other unit permanently.

The ruling explains that in order for a dwelling repossession to be granted, the tribunal must balance the owner’s right to enjoy their property as they see fit with the tenant’s right to keep their home. The judge said there can’t be any uncertainty regarding the plan’s feasibility.
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Après plusieurs années de manque d’offre, le marché immobilier québécois semble avoir trouvé un certain équilibre, voire tendre vers une baisse de la demande. Mais si davantage de logements sont disponibles, ils ne sont pas plus abordables pour autant, prévient la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans un rapport publié mercredi.

La lumière apparaît-elle au bout du tunnel de la crise du logement ? Pour 2026, la SCHL prévoit une augmentation de l’offre locative au Québec, comme en témoignent notamment les taux d’inoccupation prévus dans les trois régions métropolitaines du Québec analysées, soit celles de Montréal, Québec et Gatineau.

Cette augmentation actuelle de l’offre s’explique par un boom immobilier locatif entamé il y a environ quatre ans, en pleine période de forte croissance démographique, explique au Devoir Francis Cortellino, économiste de la SCHL. À l’époque, beaucoup de ménages incapables d’acheter une propriété restaient « captifs du marché locatif », ce qui a incité les promoteurs à « construire surtout du locatif ». Ces logements sont aujourd’hui sur le marché, au moment où la demande — et la croissance démographique — a justement ralenti.

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Attention aux images générées par l’IA dans les annonces immobilères

« On ne voit que quatre murs blancs, donc, c’est difficile pour un acheteur de se projeter », lance le courtier immobilier Alexandre Tazi, en visite dans un logement avec Radio-Canada. Comme d’autres courtiers immobiliers, il utilise l’intelligence artificielle (IA) pour meubler et mettre en valeur ses propriétés.

« En tant que courtier qui veut maximiser la visibilité d’une propriété, mon objectif, c’est de rendre la propriété attrayante », explique celui qui est aussi dirigeant d’agence au Groupe immobilier Londono.

L’IA lui permet d’économiser les coûts liés à la valorisation de la propriété, comme l’embauche d’un graphiste ou la location de meubles, qui peuvent s’élever à quelques milliers de dollars.
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Maisons enjolivées par IA : plus d’encadrement pour le marché immobilier?

L’Union européenne tente d’encadrer l’usage de l’intelligence artificielle. C’est aujourd’hui qu’entrent en vigueur plusieurs dispositions de sa loi phare sur l’IA. Parmi celles-ci, on retrouve entre autres l’obligation des entreprises d’étiqueter les contenus créés par l’intelligence artificielle. Au Québec, les restrictions demeurent très limitées, mais des voix s’élèvent pour demander plus de balises, notamment dans le domaine de l’immobilier. Le reportage d’Édouard Beaudoin.

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Réglementation en construction/ Des milliards payés par les locataires et propriétaires

« C’est comme s’il y avait un plat de bonbons au milieu de la table et que tout le monde disait qu’il n’allait en prendre qu’un. Mais au final, tout le monde se sert. Et ceux qui paient les bonbons, ce sont les propriétaires et les locataires. »

C’est ainsi que la présidente de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), Isabelle Melançon, résume l’état de la réglementation dans le domaine de la construction immobilière dans la province.

De 1,8 à 3,6 milliards. C’est la somme déboursée l’an dernier par les promoteurs québécois pour se conformer aux différentes normes afin de construire les quelque 60 000 nouveaux logements de la province, selon une enquête aux conclusions fracassantes menée par une association qui les représente. Une facture répercutée sur les acheteurs et les locataires.

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L’exemple des frais de parc

« Est-ce que ça prend des parcs ? Oui, bien sûr. Mais est-ce normal que ce soit payé seulement par les nouveaux citoyens ? », se questionne Isabelle Melançon.

Un constat tiré d’une enquête menée par son organisation qui s’est attardée précisément à l’impact des exigences fiscales, réglementaires, techniques et administratives et des nombreuses redevances maintenant imposées par les municipalités aux promoteurs de nouveaux projets immobiliers.

Une table pour les rassembler tous

« Si on ne fait rien aujourd’hui, c’est la capacité de continuer à bâtir qui va être mise à dure épreuve, estime Isabelle Melançon. Il faut qu’on se donne une discipline économique lorsque l’on se donne de nouveaux règlements. »

L’ancienne ministre se garde bien de jeter la pierre aux municipalités, qui, souvent, manquent d’argent pour entretenir leurs infrastructures.

Elle appelle plutôt à la création d’une « table permanente » formée d’intervenants gouvernementaux, mais aussi de représentants du monde municipal. Sa tâche serait d’assurer une vue d’ensemble de la réglementation en vigueur et de rappeler à l’ordre les acteurs concernés.

En mai dernier, l’IDU était sortie publiquement pour dénoncer l’entrée en vigueur imminente d’une nouvelle mouture plus stricte du Code de la construction qui, selon l’organisme, aurait eu comme effet de hausser considérablement la facture des projets immobiliers à venir.

Le ministre du Travail, Jean Boulet, avait finalement décidé de la reporter d’un an.

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Même sis Juillet 2026 est bien inférieur que juillet 2025 en termes de mise en chantier, on reste plus élevé que 2025 au niveau cumulatif.

La mise en chantiers de plusieurs projets (ex. Quartier Molson) devrait nous donner une belle année 2026.

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Texte de la Presse canadienne