Immobilier commercial - Actualités

Dans le contexte de la fermeture du café Station W sur Wellington à Verdun

Contraint de fermer son café après 13 ans d’activité dans la dynamique rue Wellington, à Montréal, en raison d’une hausse de loyer de 60 %, le propriétaire du Station W presse Québec de réglementer les baux commerciaux pour éviter que d’autres entreprises bien établies ne mettent la clé sous la porte.

Au-delà de la fermeture du Station W, M. Defoy s’inquiète pour les autres établissements indépendants de l’artère, craignant que plusieurs finissent par subir le même sort. C’est ce qui le pousse à dénoncer publiquement ce qu’il considère comme « le nœud du problème » : l’absence totale d’encadrement des baux commerciaux.

Contrairement aux baux résidentiels, il n’existe aucune réglementation entourant les baux commerciaux au Québec. Un propriétaire peut hausser le loyer commercial comme il l’entend et choisir de ne pas renouveler son locataire à l’échéance du bail.

La popularité croissante de la rue Wellington — élue « la plus cool au monde » par le magazine Time Out en 2022 — semble désormais desservir ses commerçants. Après avoir contribué à son dynamisme, ils se retrouvent aujourd’hui exposés à la spéculation immobilière alimentée par sa réputation. Plusieurs commerces ont d’ailleurs déjà fermé leurs portes ces dernières années, eux aussi incapables d’absorber des hausses de loyer jugées abusives.

Attristée par la fermeture du Station W, la mairesse de Verdun, Céline-Audrey Beauregard, y voit un « signal d’alarme clair ». « Ça nous rappelle qu’il faut un cadre pour que ces négociations [de baux commerciaux] ne terminent pas toutes comme ça. Ça prend aussi un portrait plus clair pour établir qui doit payer quoi et à quelle hauteur entre le locataire et le propriétaire du local », souligne-t-elle.

Bien que son pouvoir reste limité au municipal, la mairesse dit vouloir remettre ce dossier en haut de sa pile. « Je vais questionner notre administration municipale pour voir si un programme pourrait aider nos commerçants. Comme une aide à l’acquisition de leurs propres locaux commerciaux par exemple. »
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