Je suis en profond désaccord. Construire du transport collectif pour desservir des stationnements incitatifs c’est fondamentalement subventionné l’étalement urbain. Dans un contexte d’explosion des coûts, c’est difficile à justifier car ces projets entrent directement en concurrence avec du transport structurant qui desserverait des quartiers où le transport collectif serait bénéfique (allô Montréal nord …) . C’est d’offrir aux gens qui utilisent principalement leur voiture dans leur quotidien une extension rapide vers le centre ville mais tout en préservant le caractère “tout à l’auto” du reste de leur mode de vie. Cela ne retire aucune automobile des routes.
Cela a pour effet secondaire d’empêcher le développement du transport collectif dans les banlieues pavillonnaires étant donné que les gens conservent leurs autos et que la densité ne suit pas.
Enfin, cela creuse le problème du financement du transport collectif car les stationnements incitatifs sont nettement moins porteurs de déplacements que les quartiers denses. Un grand stationnements va avoir quoi 2-3000 places de stationnement, donc 2500-3500 personnes maximum pour une station qui vont venir se stationner là et passer leur journée au centre ville. C’est un gaspillage enorme de place. Sur la même superficie, on peut mettre facilement des milliers de logements, des commerces et des institutions publiques qui vont générer bien plus de déplacements.
La réalité du transport n’est pas une question subjective ou culturelle. Le fait est que les stationnements incitatifs ne réduisent pas le nombre de voitures sur les routes et subventionnent un mode de développement urbain qui est néfaste au transport collectif (et détruis les terres agricoles, et coûte très chère en infrastructures, et pose de nombreux problème de sédentarité et de santé publique, et est très énergivore, etc).