Hydro-Québec - Discussion générale et actualités

Un bon coup politique pour Fréchette, mais nettement insuffisant pour faire oublier les deux désastreux mandats de la CAQ. Donc les banquettes arrières pour cette formation qui a plus de passé que d’avenir.

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Churchill Falls : Christine Fréchette va signer l’entente à Terre-Neuve lundi

La première ministre du Québec sera à Terre-Neuve-et-Labrador lundi pour signer la nouvelle entente de Churchill Falls, selon les informations obtenues par Radio-Canada.

Christine Fréchette fera l’annonce de l’entente à Saint-Jean, la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador, à 13 h 45. Elle sera accompagnée de son ministre de l’Économie, Bernard Drainville, et de la PDG d’Hydro-Québec, Claudine Bouchard.

Ils seront accueillis par le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham.

Les discussions entre les deux provinces s’étaient d’ailleurs accélérées dans les dernières semaines afin de renouveler l’entente sur les vastes installations hydroélectriques de Churchill Falls, au Labrador.

Christine Fréchette avait notamment brandit le spectre de l’élection d’un gouvernement du Parti québécois (PQ) cet automne pour convaincre son homologue.

Une saga depuis 1969

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Le premier ministre canadien, Mark Carney, sera ce lundi à Saint-Jean, la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador, afin d’assister à la signature de l’entente de Churchill Falls avec le Québec.

Le bureau du premier ministre a révélé que M. Carney sera présent lors de l’annonce de Christine Fréchette, qui aura lieu à 13 h 45, en compagnie du premier ministre terre-neuvien, Tony Wakeham.

Le ministre québécois de l’Économie, Bernard Drainville, et la PDG d’Hydro-Québec, Claudine Bouchard, seront aussi présents.

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Chantiers de Churchill Falls et Gull Island

Un projet énergétique de 70 milliards dont l’entente reste à être finalisée

(St. John’s) C’est une étape majeure, mais ce n’est pas encore la fin des négociations entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Ils ont convenu de lancer un plus gros chantier énergétique d’environ 70 milliards, avec un coup de pouce d’Ottawa, mais cette entente reste à être finalisée.

Hydro-Québec (HQ) et Newfoundland and Labrador Hydro (NLH) vont mettre en place un comité de mise en œuvre pour négocier les « ententes définitives » et les conclure d’ici le 31 décembre, donc après les élections québécoises du 5 octobre.

« L’entente-cadre » a été conclue entre les PDG d’HQ et NLH, Claudine Bouchard et Jennifer Williams. Elle est dévoilée lundi à St. John’s par la première ministre du Québec, Christine Fréchette, et son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador Tony Wakeham, en compagnie de leur vis-à-vis d’Ottawa, Mark Carney.

Hydro-Québec a accès à un potentiel d’électricité plus important que ce que prévoyait l’entente de principe annoncée en 2024 sous François Legault, et ce, à un coût semblable, comme La Presse l’écrivait la semaine dernière.

De 7200 MW, on passe à plus de 10 700 MW, une augmentation de 40 %. C’est important : ces 10 700 MW peuvent alimenter jusqu’à trois millions de foyers québécois. Terre-Neuve-et-Labrador obtient pour sa part 4000 des 14 000 MW prévus dans le projet.

Avec la nouvelle entente, la capacité de production des nouvelles centrales est revue à la hausse et des projets éoliens sont ajoutés.

Dans les deux derniers cas, des études de faisabilité doivent être réalisées. Le potentiel d’électricité supplémentaire est donc « à confirmer ».

Ce chantier énergétique représente des investissements s’élevant entre 65 et 70 milliards.

Pour le moment, Hydro-Québec ne précise qu’une partie de ses investissements, 45 milliards de dollars. C’est la somme requise pour développer 6900 des 10 000 MW revenant au Québec.

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Churchill Falls : Carney, Fréchette et Wakeham dévoilent les détails de l’entente

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, est à Terre-Neuve-et-Labrador lundi pour signer l’accord sur la centrale hydroélectrique de Churchill Falls en compagnie de son homologue Tony Wakeham. Le premier ministre du Canada, Mark Carney, se trouve également dans la province des Maritimes pour le dévoilement de l’entente.

Comme le rapportait Radio-Canada la semaine dernière, le nouvel accord prévoit que le Québec recevra environ 10 000 mégawatts (MW) d’électricité en provenance de la province voisine, plutôt que les quelque 7200 MW que prévoyait l’entente précédente, signée en 2024.

Terre-Neuve-et-Labrador obtiendra également une plus grande quantité d’électricité que ce qui était anticipé : possiblement jusqu’à 3000 MW, plutôt que 1900 KW.

Pour y arriver, Newfoundland and Labrador Hydro et Hydro-Québec augmenteront la capacité de production des installations de Churchill Falls. Les deux organisations développeront également une centrale plus puissante que prévu à Gull Island. Un projet d’éoliennes à Terre-Neuve-et-Labrador a finalement été ajouté à l’entente.

AILLEURS SUR INFO : En Colombie-Britannique, des évacués de retour à la maison, d’autres bientôt

Hydro-Québec investira 45 milliards de dollars dans le projet, au lieu de 25 milliards de dollars, selon les détails contenus dans la nouvelle entente.

De son côté, le gouvernement fédéral, qui souhaite doubler la capacité électrique au pays d’ici 2050, injectera 6,5 milliards de dollars dans l’aventure.

La nouvelle entente prévoit la création d’une nouvelle entité pour diriger le projet. Elle sera détenue par Newfoundland and Labrador Hydro et Hydro-Québec.

Pour le Québec, l’ajout de 10 000 MW représentera une augmentation de 27 % de toute sa capacité de production. La province payera l’électricité en provenance de Terre-Neuve-et-Labrador moins cher que ce qui était prévu en 2024 : 5,5 cents le kilowattheure (kWh), au lieu de 6 cents le kWh.

La prochaine Baie-James

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Chronique de Paul Journet

Entente de Churchill Falls/ C’est Hydro qui négociait

Christine Fréchette n’avait pas la légitimité pour négocier une nouvelle entente d’au moins 45 milliards avec Terre-Neuve-et-Labrador, répète le Parti québécois.

Mais la perspective du pouvoir rend le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon plus prudent.

Dans les derniers mois, le PQ conspuait la précédente entente et n’écartait pas la possibilité de déchirer une future entente signée par Mme Fréchette. Lundi, M. St-Pierre Plamondon a ajusté le tir. Son propos devient raisonnable. Il promet maintenant de prendre le temps de l’analyser au mérite. Tant mieux, car la négociation était moins politique qu’il ne le prétend.

Vrai, le calendrier fait sourciller. L’annonce a été faite à 10 jours du déclenchement attendu de la prochaine campagne électorale. À cette date, la première ministre caquiste devrait s’en tenir à l’intendance, sans engager le Québec dans de nouveaux projets.

Mais la perspective du pouvoir rend le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon plus prudent.

Sauf que ce n’est pas Mme Fréchette qui négociait. Hydro-Québec était aux commandes. Et le résultat ressemble à une version ajustée de l’entente de principe signée en décembre 2024 par François Legault, qui avait alors une légitimité démocratique indéniable.

Il faut mal connaître la culture d’Hydro-Québec pour la croire soumise au bureau du premier ministre. Sa réputation d’« État dans l’État » ne vient pas de nulle part…

Hydro-Québec tient jalousement à son indépendance. Cette entente concerne son plus gros projet. Il serait étonnant qu’elle se tire dans le pied pendant un demi-siècle pour sauver la face d’une politicienne qui, selon les sondages actuels, risque de ne plus être là dans deux mois.

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Chantiers énergétiques de Churchill Falls/ D’où provient toute cette nouvelle puissance ?

En l’espace de deux ans à peine, depuis la dernière entente entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador, le potentiel énergétique du complexe de Churchill Falls a connu un bond de 50 %. Mais d’où provient toute cette nouvelle puissance ?

Ce sont maintenant 14 000 mégawatts (MW) que Québec et Terre-Neuve-et-Labrador espèrent générer grâce au complexe de Churchill Falls et à un ensemble de projets attenants, selon les détails de l’entente rendus publics lundi.

Un bond considérable par rapport aux quelque 9100 MW prévus à la conclusion de la première entente de principe annoncée en décembre 2024 et qui se compare à la puissance installée de la plus importante installation d’Hydro-Québec, la centrale Robert-Bourassa, à la Baie-James (5616 MW).

La part du lion de cette puissance additionnelle provient de l’ajout d’un important parc éolien au Labrador dont il n’était pas question dans l’entente intervenue en 2024 entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador.

À lui seul, ce complexe d’éoliennes ajouterait environ 2000 MW, selon les estimations d’Hydro-Québec, soit la moitié de la puissance installée totale de la province à l’heure actuelle.

Or, sa réalisation reste sujette à une étude de faisabilité qui pourrait ne pas être concluante, dit le vice‑président exécutif de la société d’État, Dave Rhéaume. « Il faut que les études de faisabilité démontrent la compétitivité du projet », a-t-il souligné lundi.

Le professeur invité à la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, Sylvain M. Audette, se dit toutefois « optimiste ». « Je présume qu’au Labrador, il y a du vent », commente-t-il au sujet du potentiel du projet.

La « meilleure chose »

À ses yeux, la « meilleure chose » qui se soit ajoutée à l’entente est cette capacité de production éolienne. Hydro-Québec et son homologue, Newfoundland and Labrador Hydro, s’achètent ainsi une forme de « flexibilité » avec leurs barrages.

« Le fait d’ajouter de l’éolien, lorsqu’on a des barrages, c’est que lorsqu’il vente, on peut recharger la batterie, c’est-à-dire le réservoir qui contient l’eau » et qui n’a alors pas à être vidé, explique Sylvain M. Audette.

Reste que ce parc éolien serait l’un des plus nordiques, sinon le plus nordique de la péninsule Québec-Labrador. D’où certains enjeux technologiques potentiels qui pourraient remettre en cause sa rentabilité, souligne le directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier à Polytechnique Montréal, Normand Mousseau.

Le fait qu’il se situe près du complexe qui, lui, est déjà relié au réseau d’Hydro-Québec réduit toutefois considérablement le coût du projet, souligne-t-il.

Une turbine de plus

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Dans La Presse

Profits en baisse pour Hydro-Québec

Malgré des ventes d’électricité record au Québec, Hydro-Québec rapporte un bénéfice net en baisse de 257 millions pour les six premiers mois de l’année.

Les mois de janvier, février et mars sont généralement les plus rentables pour la société. Le froid de l’hiver dernier a fait grimper la facture de chauffage des Québécois, qui ont consommé un volume record d’électricité pour cette période, soit 98,8 térawattheures.

Au deuxième trimestre, soit les mois d’avril, mai et juin, la rentabilité d’Hydro-Québec est aussi en baisse. Le profit net de la période est de 170 millions, soit 51 millions de moins que pour la période correspondante de l’an dernier.

Les ventes à l’exportation ont rapporté 158 millions de plus à la société d’État, en raison du début des livraisons à Boston depuis le début de l’année. Cette hausse de revenus a toutefois été annulée par une augmentation de 229 millions des achats d’électricité « découlant de la gestion prudente des réservoirs », indique Hydro-Québec.
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Une production en hausse, mais un niveau d’eau encore critique

La production d’électricité d’Hydro-Québec a augmenté en juin après la fonte des neiges, mais la hausse est insuffisante pour rehausser le niveau d’eau des réservoirs, dont le bas niveau reste critique.

Statistique Canada a rapporté que la production d’hydroélectricité a augmenté de 14,4 % au pays en juin comparativement à l’an dernier, ce qui pourrait être un signe que les niveaux d’eau ont augmenté dans les provinces productrices frappées par la sécheresse comme la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Québec.

La hausse de la production d’électricité a été constatée surtout en Colombie-Britannique (+42,7 %) et au Manitoba (+62,5 %). Au Québec, la hausse a été de 5,7 %, selon Statistique Canada.

Hydro-Québec confirme que sa production d’électricité a augmenté en juin et que ses importations ont diminué. Il ne faudrait toutefois pas en déduire que le cycle de faible hydraulicité est terminé.

Comme les autres producteurs d’hydroélectricité au Canada, Hydro-Québec fait face à des conditions de sécheresse prolongée qui réduisent le niveau dans ses grands réservoirs qui agissent comme une batterie pour stocker de l’électricité.

Cette batterie se vide depuis 2023, si bien que pour la première fois de son histoire, Hydro-Québec est devenue l’an dernier un importateur net d’électricité afin de pouvoir répondre à la demande du Québec et respecter ses contrats d’exportation vers Boston et New York.

La société d’État continue d’acheter plus d’électricité qu’elle en vend sur les marchés voisins. Au premier semestre de 2026, les importations nettes atteignent 2 térawattheures.

Mise à jour à venir

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Livraison sur le toit de l’édifice Hydro-Québec.

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Il faut se rappeler que c’est Hydro-Québec qui a négocié cette entente et non pas Frechette.

Churchill Falls : les élus de T.-N.-L. votent en faveur de l’entente-cadre

La Chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador a approuvé une entente-cadre historique avec Hydro-Québec, jeudi en soirée, au terme d’un débat spécial sur quatre jours qui a donné lieu à des discours remplis d’émotions et des échanges corsés.

Lors d’un vote très serré (21-18), tous les députés de l’opposition, sauf l’indépendant Eddie Joyce, se sont opposés à l’accord de principe.

Le gouvernement progressiste-conservateur crie toutefois victoire. Il souligne la manne importante que l’entente-cadre énergétique, une fois transformée en accords définitifs, pourrait représenter pour la province la plus endettée du pays.

Avant le vote, les élus ont chacun à leur tour prononcé un discours sur l’entente-cadre sur 50 ans, qui pourrait représenter environ 49 milliards $ (en dollars de 2026) pour le Trésor provincial.Nous allons transformer la situation des finances publiques, a claironné le ministre des Finances, Craig Pardy.

C’est fort probablement la décision la plus importante que cette Chambre aura à prendre pendant plusieurs années à venir, a souligné en matinée le président du Parlement provincial, Paul Lane, en rappelant les députés à l’ordre à la suite d’une série d’échanges particulièrement bruyants.

Signe des tensions qui sont apparues pendant ce débat suivi de près par la population, le ministre de l’Énergie, Lloyd Parrott, a confié jeudi qu’il avait reçu des menaces de mort et à l’égard de ses enfants après avoir lancé une attaque frontale, lundi, contre l’arrogance de ceux qui critiquent l’entente-cadre et qui haïssent le Québec, selon lui.

L’opposition s’indigne

Prochaines étapes

Pendant le débat marathon, une série de témoins ont répondu aux questions des élus provinciaux, notamment l’équipe de négociation de Terre-Neuve-et-Labrador, des membres du conseil d’administration (nouvelle fenêtre) d’Hydro Terre-Neuve-et-Labrador et des experts indépendant (nouvelle fenêtre) ayant conseillé le gouvernement provincial et supervisé les pourparlers.

Le premier ministre, Tony Wakeham, s’engage à établir un comité indépendant pour superviser la négociation des ententes définitives avec Hydro-Québec. Il a toutefois esquivé des questions, jeudi soir, sur la tenue d’un débat spécial sur les accords définitifs, une fois conclus, promettant plutôt des discussions entre les leaders parlementaires à ce sujet.

Hydro-Québec et Hydro Terre-Neuve-et-Labrador espèrent finaliser les accords définitifs d’ici la fin de l’année.

Tony Wakeham avait promis un référendum sur le nouveau partneriat énergétique entre sa province et le Québec. Il est cependant revenu sur cette promesse, le mois dernier.

Hydro-Québec

Début d’une audience sur les prix de l’électricité pour les centres de données

(Montréal) Une proposition d’Hydro-Québec susceptible de doubler le coût de l’énergie pour les centres de données sera examinée lors d’une audience publique.

L’audience, qui se tient à Montréal à partir de jeudi, opposera des acteurs du secteur des technologies, comme Google, au service public québécois.

Hydro-Québec demande à la Régie de l’énergie, l’organisme provincial de régulation de l’énergie, d’envisager un nouveau tarif d’électricité pour les centres de données nécessitant une puissance supérieure à cinq mégawatts.

Cette proposition ferait passer le prix de l’électricité à 13 cents par kilowattheure en moyenne.

Le service public affirme que ce tarif est environ deux fois plus élevé que celui que paient actuellement les centres de données en tant que gros consommateurs d’électricité.

L’audience devrait se poursuivre jusqu’au 9 octobre et réunira des acteurs de plusieurs secteurs, dont la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Hydro-Québec estime que des tarifs plus élevés pour ce secteur pourraient limiter les répercussions de la demande énergétique croissante des centres de données sur les tarifs résidentiels.

Les coûts énergétiques des centres de données au Québec s’élèvent actuellement à environ six cents par kilowattheure, ce qui est bien inférieur à la plupart des autres juridictions, explique l’analyste du secteur de l’énergie Jean-François Blain.

Il précise que cela crée un pôle d’attraction exceptionnel qui profite au Québec, tant que la province est en mesure d’approvisionner ces entreprises.

Compte tenu de l’augmentation de la demande et des coûts énergétiques, M. Blain estime qu’Hydro-Québec pourrait ne plus être en mesure de maintenir longtemps ce tarif avantageux pour les centres de données. Le nouveau tarif permettrait de rapprocher leurs tarifs de ceux pratiqués dans d’autres régions.

Hydro-Québec indique que les centres de données qui seraient soumis au nouveau tarif consomment actuellement 190 mégawatts en période de pointe et pourraient atteindre 1000 mégawatts d’ici 2035.

La Régie de l’énergie examinera si un nouveau tarif pour les centres de données est équitable et viable.

Hydro-Québec accusée de vouloir vendre aux enchères l’électricité

La société d’État veut qu’un centre de données puisse offrir de payer plus cher que son tarif pour obtenir du gouvernement les précieux mégawatts.

En plus de vouloir doubler le tarif d’électricité des centres de données, Hydro-Québec propose une formule inédite qui permettrait aux entreprises de cette industrie de payer encore plus cher, sur une base volontaire. Le gouvernement du Québec en tiendrait compte dans sa sélection des projets qui obtiendront les précieux mégawatts. Des industriels et des experts y voient une approche « au plus riche la poche ».

La société d’État rejette cette interprétation et y voit plutôt une solution novatrice pour éviter que les tarifs des autres clients n’augmentent trop, comme on le constate déjà aux États-Unis.

La Régie de l’énergie analyse, depuis le début du mois, une proposition d’Hydro-Québec de doubler les tarifs des centres de données pour les porter à 13 cents le kilowattheure, ce qui correspond au coût de production de la nouvelle électricité. Mais Hydro-Québec ne s’arrête pas là.

La société d’État veut que ce tarif soit un prix plancher et que les centres de données puissent offrir de payer encore plus cher, sur une base volontaire. Elle appelle ça une clause de majoration.

Ce serait ensuite au gouvernement du Québec de prendre en compte cette offre, avec d’autres critères, pour choisir si le projet a droit à une allocation de mégawatts pour voir le jour.

Les centres de données inondent Québec de demandes d’électricité, poussés par l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Mais la province manque de mégawatts à offrir, en attendant qu’Hydro-Québec augmente sa production.
La moitié des demandes de mégawatts pour des projets industriels déposés auprès du gouvernement viennent de l’industrie des centres de données.

L’an dernier, l’ex-premier ministre François Legault s’était réjoui que des centres de données soient prêts à payer un tarif plus élevé pour accéder aux mégawatts.

Un engouement à valoriser

On n’arrête pas de nous solliciter, donc, on comprend qu’il y a de l’attrait, a expliqué la cheffe de la tarification à Hydro-Québec, Sarah Trabelsi, durant les audiences de la Régie de l’énergie.
Ils ont de l’engouement et s’ils peuvent valoriser, s’ils veulent valoriser cette électricité davantage, pourquoi on s’en priverait?
Une citation de Sarah Trabelsi, cheffe de la tarification à Hydro-Québec.

“On permet à un client de proposer un tarif plus élevé, mais on ne l’impose pas”, a ajouté Mme Trabelsi.

Dans une déclaration écrite transmise à Radio-Canada, le porte-parole d’Hydro-Québec Cendrix Bouchard explique que “cela bénéficierait à l’ensemble de la clientèle en effectuant une réduction de la pression à la hausse sur les tarifs”.

“Rappelons que les projets soumis seront évalués dans le cadre du processus d’allocation du gouvernement qui pourra tenir compte de l’intérêt de payer un tarif plus élevé ou non par ce nouveau client”, ajoute M. Bouchard.

La priorité au plus offrant?

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Ottawa veut empêcher Hydro-Québec de tuer des poissons et ça coûterait des milliards

Les 600 centrales hydroélectriques du Canada doivent respecter dès jeudi la nouvelle réglementation.

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Pêches et Océans Canada impose, à partir de jeudi, aux barrages et aux centrales hydroélectriques une nouvelle norme de protection des poissons que l’industrie juge « irréaliste », avec des conséquences « considérables » d’un bout à l’autre du pays. Selon nos informations, cette réglementation pourrait coûter très cher à Hydro-Québec.

“C’est beaucoup trop contraignant. On n’est pas capable de se conformer”, témoigne une source à Hydro-Québec, qui ne s’exprime pas au nom de la société d’État.

Un autre employé évoque les “conséquences gigantesques” de la modification réglementaire qui “coûtera des milliards de dollars” et risque d’“affecter la capacité de production d’électricité”.

Les nouvelles normes applicables incluent, par exemple, des exigences pour limiter les variations de débit des réservoirs, pour sauver des poissons isolés et pour éviter les morts ou les blessures lors du passage des poissons dans les turbines des centrales.

Hydro-Québec a confirmé son inquiétude à Radio-Canada, mais sans entrer dans les détails.

Les nouvelles exigences réglementaires applicables aux installations hydroélectriques existantes soulèvent des préoccupations importantes et créent de l’incertitude pour des actifs stratégiques d’Hydro-Québec.
Une citation de Pascal Poinlane, porte-parole d’Hydro-Québec

Les barrages d’avant 1977 devront se conformer

Le 1er juillet, Pêches et Océans Canada (MPO) a annoncé, dans la Gazette du Canada (nouvelle fenêtre), son intention d’appliquer ses nouvelles exigences à toute installation existante qui a été construite avant le 14 juillet 1977, date à laquelle les dispositions relatives à la protection du poisson ont été introduites pour la première fois dans la Loi sur les pêches.

Plus de la moitié des centrales d’Hydro-Québec ont été construites avant 1977. C’est aussi le cas de la centrale de Churchill-Falls, à Terre-Neuve-et-Labrador, de la centrale Gordon M. Shrum, en Colombie-Britannique ou encore de la centrale Kettle, au Manitoba.
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Ottawa recule et reporte ses nouvelles normes pour l’industrie hydroélectrique

Le nouveau cadre réglementaire pour protéger les poissons aurait coûté au moins deux milliards de dollars à Hydro-Québec.

Pêches et Océans Canada recule et reporte les nouvelles exigences aux barrages et aux centrales hydroélectriques pour mieux protéger les poissons. Après avoir reçu plusieurs critiques de l’industrie, qui craint de devoir investir des milliards de dollars pour se conformer, le ministère opte pour poursuivre les discussions.

Les modifications réglementaires pour la protection du poisson, entrées en vigueur jeudi, ne sont pas annulées pour l’ensemble des activités qui ont un impact, mais elles sont suspendues pour le secteur de l’hydroélectricité.

Hydro-Québec et tous les opérateurs des 600 centrales à travers le pays s’inquiétaient des nouvelles normes techniques qui demandaient, par exemple, de limiter les variations de débits d’eau et éviter les morts de poissons dans les turbines.

La société d’État québécoise a estimé que ça lui coûterait deux milliards de dollars pour se conformer.

À la lumière des commentaires reçus de l’industrie, le MPO a reporté la mise en œuvre des normes techniques propres au secteur hydroélectrique. Le ministère poursuit ses échanges avec l’industrie hydroélectrique.

Une citation de Naomi Librach, porte-parole de Pêches et Océans Canada

Selon nos sources, le dossier est remonté au cabinet du premier ministre Mark Carney, jeudi.

Le Bloc québécois a notamment reproché au gouvernement libéral d’être « incohérent » puisqu’il a comme objectif de doubler la production d’électricité au Canada d’ici 2050. Or, l’industrie estime que les nouvelles normes auraient contribué à limiter la capacité de production.

Jeudi, en milieu de journée, la ministre de Pêches et Océans Canada, Joanne Thompson, continuait de défendre la réforme en affirmant qu’il est possible de renforcer la protection des poissons tout en développant l’hydroélectricité.

En fin de journée, le ministre libéral et lieutenant du Québec, Joël Lightbound, avait convenu que les modifications réglementaires comportaient « des zones d’ombre » qui devaient être clarifiées.

Plus de détails à venir

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HQ peint ses lignes à haute tension en blanc pour diminuer leur chaleur en été

Hydro-Québec peint ses lignes à haute tension en blanc à l’aide d’un drone spécialisé

Hydro-Québec teste une technologie inédite en peignant ses câbles à haute tension en blanc grâce à un drone.

Cet enduit spécial réduit l’échauffement des conducteurs en été, permettant ainsi d’accroître jusqu’à 30 % la capacité de transport électrique.

Après plus de deux ans de travail, Hydro-Québec lance en première mondiale un projet pilote à Trois-Rivières qui consiste à peinturer des lignes à haute tension avec un drone.

Le but de l’opération? Diminuer l’impact de la chaleur sur le réseau en période estivale. Ce projet qu’on dit très audacieux chez Hydro est rendu possible grâce au travail d’un drone qui se pose en équilibre sur un fil à haute tension pour y appliquer un enduit de couleur blanche. Si le projet répond aux attentes, cela pourrait permettre d’augmenter la quantité d’énergie transportée à certains endroits d’environ 30 %.

L’objectif n’est pas de peindre l’ensemble des lignes, prévient-on, mais plutôt de disposer de plusieurs options afin de maximiser la capacité actuelle du réseau.

[…]

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Très intéressant comme objectif, hâte d’en savoir plus sur le sujet.