Chantiers de Churchill Falls et Gull Island
(St. John’s) C’est une étape majeure, mais ce n’est pas encore la fin des négociations entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Ils ont convenu de lancer un plus gros chantier énergétique d’environ 70 milliards, avec un coup de pouce d’Ottawa, mais cette entente reste à être finalisée.
Hydro-Québec (HQ) et Newfoundland and Labrador Hydro (NLH) vont mettre en place un comité de mise en œuvre pour négocier les « ententes définitives » et les conclure d’ici le 31 décembre, donc après les élections québécoises du 5 octobre.
« L’entente-cadre » a été conclue entre les PDG d’HQ et NLH, Claudine Bouchard et Jennifer Williams. Elle est dévoilée lundi à St. John’s par la première ministre du Québec, Christine Fréchette, et son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador Tony Wakeham, en compagnie de leur vis-à-vis d’Ottawa, Mark Carney.
Hydro-Québec a accès à un potentiel d’électricité plus important que ce que prévoyait l’entente de principe annoncée en 2024 sous François Legault, et ce, à un coût semblable, comme La Presse l’écrivait la semaine dernière.
De 7200 MW, on passe à plus de 10 700 MW, une augmentation de 40 %. C’est important : ces 10 700 MW peuvent alimenter jusqu’à trois millions de foyers québécois. Terre-Neuve-et-Labrador obtient pour sa part 4000 des 14 000 MW prévus dans le projet.
Avec la nouvelle entente, la capacité de production des nouvelles centrales est revue à la hausse et des projets éoliens sont ajoutés.
Dans les deux derniers cas, des études de faisabilité doivent être réalisées. Le potentiel d’électricité supplémentaire est donc « à confirmer ».
Ce chantier énergétique représente des investissements s’élevant entre 65 et 70 milliards.
Pour le moment, Hydro-Québec ne précise qu’une partie de ses investissements, 45 milliards de dollars. C’est la somme requise pour développer 6900 des 10 000 MW revenant au Québec.
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La première ministre du Québec, Christine Fréchette, est à Terre-Neuve-et-Labrador lundi pour signer l’accord sur la centrale hydroélectrique de Churchill Falls en compagnie de son homologue Tony Wakeham. Le premier ministre du Canada, Mark Carney, se trouve également dans la province des Maritimes pour le dévoilement de l’entente.
Comme le rapportait Radio-Canada la semaine dernière, le nouvel accord prévoit que le Québec recevra environ 10 000 mégawatts (MW) d’électricité en provenance de la province voisine, plutôt que les quelque 7200 MW que prévoyait l’entente précédente, signée en 2024.
Terre-Neuve-et-Labrador obtiendra également une plus grande quantité d’électricité que ce qui était anticipé : possiblement jusqu’à 3000 MW, plutôt que 1900 KW.
Pour y arriver, Newfoundland and Labrador Hydro et Hydro-Québec augmenteront la capacité de production des installations de Churchill Falls. Les deux organisations développeront également une centrale plus puissante que prévu à Gull Island. Un projet d’éoliennes à Terre-Neuve-et-Labrador a finalement été ajouté à l’entente.
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Hydro-Québec investira 45 milliards de dollars dans le projet, au lieu de 25 milliards de dollars, selon les détails contenus dans la nouvelle entente.
De son côté, le gouvernement fédéral, qui souhaite doubler la capacité électrique au pays d’ici 2050, injectera 6,5 milliards de dollars dans l’aventure.
La nouvelle entente prévoit la création d’une nouvelle entité pour diriger le projet. Elle sera détenue par Newfoundland and Labrador Hydro et Hydro-Québec.
Pour le Québec, l’ajout de 10 000 MW représentera une augmentation de 27 % de toute sa capacité de production. La province payera l’électricité en provenance de Terre-Neuve-et-Labrador moins cher que ce qui était prévu en 2024 : 5,5 cents le kilowattheure (kWh), au lieu de 6 cents le kWh.
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