Hydro-Québec - Discussion générale et actualités

(André-Philippe Côté/Le Soleil)

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Le siège social d’Hydro-Québec vidé pour une reconstruction intérieure complète

Vu de l’extérieur, rien n’y paraît, mais les 2000 employés du siège social d’Hydro-Québec ont déserté leurs bureaux le temps d’une reconstruction intérieure complète de l’immeuble qui durera trois ans. Coût estimé des travaux : entre 450 et 500 millions de dollars. La Presse a eu accès à l’immeuble.

Résumé

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

L’arrière de l’édifice donnera accès à un passage public vers la rue Sainte-Catherine et l’Esplanade Tranquille, au nord, et à un lien piéton entre les rues Clark et Saint-Urbain, dans l’axe est-ouest.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La murale lumineuse de Jean-Paul Mousseau créée en 1962 pour le hall d’entrée du siège social d’Hydro-Québec à Montréal, a été protégée pour la durée des travaux.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

L’ édifice construit en 1962 par l’architecte montréalais Gaston Gagnier a longtemps été l’immeuble le plus haut de cette partie du centre-ville, jusqu’à la construction de la Place Ville-Marie et du Complexe Desjardins. Les systèmes mécaniques sur le toit qui assurent le chauffage et la ventilation de l’espace seront remplacés.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

L’espace a été vidé de son contenu et les matériaux et l’équipement de bureau ont été recyclés ou réutilisés. La nouvelle configuration permettra d’accueillir jusqu’à 4 000 employés en temps partagé.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Il s’agit de la première rénovation majeure de l’édifice depuis sa construction il y 64 ans. Le contrat a été octroyé à Pomerleau à la suite d’un appel d’offres. L’enveloppe extérieure de l’immeuble avait été rénovée en 2019.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le déshabiilage de l’immeuble entrepris il y a un an est presque terminé. Les travaux de reconstruction permettront d’améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment, notamment par l’adaptation des systèmes de chauffage et de climatisation au nombre de personnes qui se trouvent dans une pièce.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Jusqu’en 2012, le siège social d’Hydro-Québec a abrité les bureaux montréalais du premier ministre du Québec et ses murs ont été témoins de beaucoup d’événements marquants de l’histoire. Cette tradition a pris fin avec l’élection de Jean Charest, qui a choisi de s’installer ailleurs.

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La « batterie » du Québec se vide de plus en plus. Radio-Canada a appris que le niveau du réservoir Caniapiscau, le plus grand de tous, est à 24 % de sa capacité. Globalement, les stocks d’énergie de la société d’État n’ont jamais été aussi bas depuis 2005, en raison de la sécheresse dans le nord.

Même si le printemps est toujours la période où le niveau de l’eau est le plus bas, le propriétaire de la pourvoirie Ternay, située au sud du réservoir Caniapiscau, est surpris de ce qu’il voit.

« Il y a au moins trois pieds de moins que l’année dernière, alors qu’il n’y avait déjà pas beaucoup d’eau », raconte Vincent Bernard. « On le voit baisser chaque année depuis trois ans. »

À la même période l’année dernière, le réservoir était rempli à 34 %, et c’était déjà exceptionnellement bas.
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Une communauté autochtone conclura une entente de 75 M$ avec Hydro-Québec

Le conseil des Innus de Uashat mak Mani-utenam, à Sept-Îles sur la Côte-Nord, annonce une entente de réconciliation avec Hydro-Québec. Selon la communauté autochtone, il met fin à un différend qui oppose la communauté à la Société d’État depuis 2009 dans les dossiers du complexe hydroélectrique de la Romaine et de l’Aluminerie Alouette. Dorénavant, le consentement des Innus de Uashat mak Mani-utenam est requis dans tout projet touchant le territoire. Les détails avec Renaud Chicoine-McKenzie

Pour lire l’article, c’est ici : Uashat en voie de conclure une entente de 75 M$ avec Hydro-Québec | Radio-Canada

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texte de a Presse canadienne publié par Radio-Canada

La Presse canadienne a appris qu’Hydro-Québec annoncera plus tard ce vendredi la fermeture de son Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie (CEESTE), une décision qui affectera près de 90 personnes, dont 14 techniciens temporaires qui seront placés sur une liste de rappel.

Les autres seront relocalisés à l’intérieur de l’entreprise.

Le Centre d’excellence avait vu le jour en 2017 dans la foulée des investissements du gouvernement Legault dans la filière batterie. Depuis sa création, le CEESTE a été à l’origine d’une centaine de brevets, dont la plupart sont venus à échéance ou sont sur le point de l’être.

Au moment de sa création, le CEESTE était l’un des seuls centres de recherche consacrés au développement de matériaux de batteries au Québec, mais de nombreux autres centres de recherche dans ce domaine ont vu le jour dans la foulée du développement de la filière.
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Dans La Presse, reportage et chronique

Développement énergétique | Québec et Pessamit près d’un accord multimilliardaire

Un accord se chiffrant en milliards de dollars est à portée de main entre la communauté innue de Pessamit, le gouvernement Fréchette et Hydro-Québec pour régler des litiges historiques en plus d’ouvrir la voie à de nouveaux projets, dont une nouvelle centrale hydroélectrique, sur la Côte-Nord, a appris La Presse.

L’affaire n’est pas encore dans le sac. Elle doit obtenir l’aval des membres de la communauté de quelque 4000 membres établie à 50 kilomètres au sud-ouest de Baie-Comeau. Un référendum est prévu dimanche sur la question. À Québec, le Conseil des ministres doit aussi donner son feu vert, ce qui n’est pas encore fait – ceux-ci tiennent une rencontre mercredi, et le sujet pourrait se retrouver à l’ordre du jour.
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Chronique de Francis Vailles

Hydro-Québec | Chasser les fantômes avant d’investir des milliards

Hydro-Québec a de très grandes ambitions. Elle cherche à presque doubler sa production d’énergie d’ici 25 ans, en bonne partie au cours des 10 prochaines années.

Impossible d’y arriver sans d’abord chasser les fantômes du passé, sans corriger les bavures, celles d’Hydro-Québec à l’endroit des Premières Nations, qui a cicatrisé leur territoire sans leur avis.

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’entente de quelque 2 milliards de dollars avec les Innus de Pessamit, sur la Côte-Nord, que mon collègue Julien Arsenault a obtenue. Les deux tiers du pacte serviront à régler les vieux litiges, qui remontent à des décennies, et le reste se décline en diverses compensations annuelles pour les projets éventuels sur leur territoire.

C’est dans ce contexte, aussi, que le gouvernement du Québec et Hydro ont signé des ententes avec trois autres communautés innues au cours des dernières semaines, dont deux concernent les mégaprojets du fleuve Churchill, à Terre-Neuve-et-Labrador.
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Développement énergétique/ L’entente avec Pessamit avalisée par Québec

La balle est dans le camp des Innus de Pessamit pour sceller une entente énergétique. Le gouvernement Fréchette a donné son feu vert à cet accord de principe qui se chiffre en milliards de dollars sur plusieurs décennies, a pu confirmer La Presse.

Prochaine étape : un référendum prévu ce dimanche dans la communauté de quelque 4000 membres établie à 50 kilomètres au sud-ouest de Baie-Comeau. À Québec, le Conseil des ministres a avalisé le document pendant la séance qui s’est tenue mercredi, selon nos informations.

« Nous avons aussi été informés, a expliqué le négociateur principal pour Pessamit, Raphaël Picard, au cours d’un entretien téléphonique, jeudi. Le chef [René Simon] a aussi mis au courant par le vice-premier ministre [Ian Lafrenière, aussi ministre des Relations avec les Premières Nations]. Je suis confiant. Je ne me suis jamais impliqué dans un dossier sans la conviction de gagner. »

L’entente prévoit régler des litiges historiques en plus d’ouvrir la voie à de nouveaux projets. La Presse avait éventé les modalités de son contenu, mercredi.

Une affaire de gros sous

D’après nos calculs, c’est au bas mot 2 milliards qui sont sur la table sur une période qui s’échelonne à plus de cinq décennies. Selon Pessamit, les retombées potentielles pourraient atteindre 6 milliards si les nouveaux projets envisagés par Hydro-Québec – dont une nouvelle centrale hydroélectrique – se concrétisent.

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63% des 37 % de l’électorat ont dit non à l’entente

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Comme dans toute négociation il y a généralement une étape d’enchérissement. Je ne suis donc pas étonné du résultat puisque ce n’est que le début des discussions et tous les partis ont à gagner dans une entente qui sera satisfaisante et respectueuse, tant sur le plan économique, sociale qu’environnementale.

Référendum à Pessamit/ La communauté innue rejette la proposition d’Hydro-Québec

La communauté innue de Pessamit, sur la Côte-Nord, s’est prononcée. Elle rejette à 63 % l’accord avec Hydro-Québec et le gouvernement Fréchette qui devait mettre fin à des litiges historiques et permettre de nouveaux projets.

Parmi les quelque 3500 membres de la communauté innue qui pouvaient voter dimanche, 1287 se sont prononcés, pour un taux de participation d’environ 37 %.

« La démocratie a parlé », a tranché le président du référendum, Alexis Wawanoloath, au moment du dévoilement des résultats, dimanche soir.

Selon nos calculs, c’est au bas mot plus de 2 milliards de dollars qui étaient sur la table. Les hypothèses des négociateurs de Pessamit atteignaient même plus de 6 milliards si les nouveaux projets envisagés par Hydro-Québec – dont la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique – se concrétisaient.

« La décision appartient à la communauté et nous respecterons les prochaines étapes qu’elle choisira de suivre. Hydro-Québec demeure ouverte au dialogue et poursuivra ses échanges avec les représentants de la communauté », a commenté la société d’État par voie de communiqué, dimanche soir.

L’État québécois et Hydro-Québec proposaient 1,3 milliard de dollars pour mettre fin à des litiges judiciaires. Il s’agit de démarches engagées par les Innus de Pessamit, qui accusent Hydro-Québec d’exploiter le Nitassinan (territoire ancestral du peuple innu) sans leur bénédiction depuis près de 70 ans.

On dénombre notamment 13 centrales hydroélectriques et 16 barrages dans le Nitassinan, territoire ancestral du peuple innu.

Il n’aurait pas été question de chèques en blanc. Les sommes auraient été versées dans un fonds détenu et administré par Pessamit. L’argent aurait été réservé pour soutenir le « développement social, économique et communautaire ». Chaque année, un rapport faisant état de l’activité du fonds et de l’utilisation des sommes aurait été transmis au gouvernement québécois.

Le document faisait aussi état d’un partenariat entre Québec et Pessamit en vue de la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique, du renforcement du réseau de transport d’Hydro-Québec, d’une nouvelle ligne à très haute tension ainsi que des projets éoliens.

Toujours une voie de passage ?

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En marge de la réunion du Conseil de la fédération à Charlottetown mardi, la première ministre du Québec et son homologue de Terre-Neuve-et-Labrador feront un pas de plus pour tenter de sauver un projet d’entente majeur. « Confiante », Christine Fréchette assure qu’il y a « des avancées » dans les négociations concernant le complexe hydroélectrique de Churchill Falls.

Cette rencontre en personne avec Tony Wakeham – la première depuis qu’elle est entrée en poste – survient à minuit moins une, ou presque. À quelques semaines du déclenchement de la campagne électorale au Québec, les deux parties ont tout intérêt à trouver un terrain d’entente rapidement, croit la première ministre.

« Advenant qu’il y ait un changement de gouvernement, il y aurait la possibilité que l’entente qui a été élaborée jusqu’à maintenant soit déchirée », prévient Christine Fréchette, en entrevue avec Radio-Canada.
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Dans La Presse

Équipement désuet | Hydro-Québec remplacera à nouveau ses compteurs

Six ans à peine après avoir achevé de remplacer tous les compteurs de ses 4,4 millions de clients, Hydro-Québec recommence l’opération parce que l’équipement est désormais désuet.

À partir de 2027, la société d’État commencera à remplacer les compteurs communicants par de nouveaux appareils à raison de 650 000 par année. Les équipes d’Hydro-Québec seront épaulées dans cette démarche par celles de Bell, qui a remporté un appel d’offres de la société d’État.

C’est l’entreprise suisse Landys+Gyr, la même qui avait fourni à Hydro-Québec ses premiers compteurs communicants, qui a été retenue pour les nouveaux compteurs, un contrat estimé à plus d’un milliard de dollars. Les compteurs seront fabriqués au Mexique.

Si les anciens compteurs avaient rendu leurs services pendant des décennies, il semble que les compteurs communicants qui intègrent plus de technologie aient une vie utile beaucoup plus courte.
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Si je ne m’abuse, c’est tout l’immeuble qui est en rénovations intérieures

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Hydro-Québec pourrait effacer les dettes dans les communautés autochtones

La gestion des factures impayées doit être cédée aux conseils de bande, selon un rapport commandé par la société d’État.

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Hydro-Québec devrait renoncer à plus de 250 millions de dollars de factures d’électricité impayées par des membres des communautés autochtones, selon un rapport qu’elle a commandé. La société d’État dit étudier les propositions du rapport, qui lui a été remis vendredi.

Hydro-Québec souhaite se réconcilier avec les Premières Nations et les Inuit, mais elle tient aussi à assurer l’équité avec les autres clients.

Près de la moitié des membres des communautés autochtones ont des dettes envers Hydro-Québec, selon la société d’État.

En 2024, une enquête de Radio-Canada avait chiffré pour la première fois ces arriérés de paiement qui créent un malaise depuis des années au sein de la société d’État, qui n’ose pas réclamer l’argent ni couper le courant.

À Matimekush-Lac John, à la frontière du Labrador, les clients résidentiels avaient en moyenne 65 000 $ de factures en souffrance, en 2024. Et à Chisasibi, près de la Baie-James, la moyenne était d’environ 39 000 $.

Plusieurs chefs de communautés se sont publiquement déclarés en faveur d’une électricité gratuite pour leurs membres, puisque l’électricité provient de l’exploitation de leur territoire traditionnel.

Il n’existe ni entente ni traité qui reconnaît aux membres des Premières Nations et aux Inuit le droit de ne pas payer leur facture d’électricité.

Jusqu’en 2024, Hydro-Québec estimait qu’il fallait récupérer les sommes […] dues, par souci d’équité envers tous les clients.

L’an dernier, 186 000 clients du Québec ont eu du mal à payer leur facture d’électricité et ont dû prendre des ententes de paiement, soit 4 % de toute la clientèle.

En novembre 2024, à la suite de l’enquête de Radio-Canada, Hydro-Québec avait mandaté le juge à la retraite François Rolland pour lui faire des recommandations indépendantes pour régler cet enjeu.

Remettre la gestion des dettes aux conseils de bande

Une « facture unique »

La société d’État en réflexion

De grands efforts de « réconciliation »

Une cheffe réagit aux recommandations

Les communautés qui sont juste à côté des barrages, je soutiendrais fermement qu’elles devraient avoir l’électricité gratuite. Mais le reste des gens devrait s’attendre à payer.

Une citation de Irene Neeposh, cheffe sortante de la communauté de Waswanipi
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Il y aurait une entente entre Quebec et TNL

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-08-12/churchill-falls/quebec-et-terre-neuve-s-entendent.php

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Excellente nouvelle pour le Québec indépendamment du résultat des élections en octobre.

Churchill Falls Québec et Terre-Neuve s’entendent

(Québec et Ottawa) Une entente est intervenue entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador dans l’épineux dossier du chantier hydroélectrique de Churchill Falls, a appris La Presse. Une annonce se profile en début de semaine prochaine, à l’aube du déclenchement de la campagne électorale québécoise.

Selon nos informations, la capacité de production des nouveaux ouvrages hydroélectriques dans le Labrador sera plus importante, ce qui permettra à la fois à Hydro-Québec et Newfoundland and Labrador Hydro d’obtenir plus d’énergie que ce qui était prévu dans l’entente de principe conclue en décembre 2024. C’est la clé qui a permis de parvenir à un accord entre les deux parties.

L’une des conditions du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, était d’obtenir une part plus importante de l’énergie produite afin d’alimenter de futurs projets industriels et miniers et, donc, de contribuer au développement économique de sa province.

Afin de s’assurer que le tout soit coulé dans le béton, peu importe l’issue du scrutin du 5 octobre au Québec, Tony Wakeham serait prêt à renoncer à l’idée de tenir un référendum sur cette entente dans sa province, comme il s’était engagé à le faire durant la campagne électorale qu’il a remportée l’automne dernier, toujours selon des informations obtenues par La Presse. Le Parti québécois, qui mène dans les sondages, a promis d’annuler cette entente s’il est porté au pouvoir.

Ottawa a joué un rôle de facilitateur dans le dossier, avec des incitatifs financiers pour convaincre le gouvernement terre-neuvien de mettre un peu d’eau dans son vin, notamment la possibilité de prolonger le crédit d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre – un crédit remboursable de 15 % pour financer les grands projets d’infrastructure énergétique. Les sociétés d’État des provinces comme Hydro-Québec sont admissibles.

L’entente de principe prévoyait la production de 9100 MW, dont 7200 MW pour Hydro-Québec et 1900 MW pour Newfoundland and Labrador Hydro. Ce sera finalement davantage, et les deux partenaires bénéficieront chacun des MW additionnels.

Autrement, le cœur de l’accord demeure semblable à l’entente de principe annoncée en décembre 2024 et qui était remise en question par le gouvernement de Tony Wakeham au pouvoir depuis 2025.

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Dernière heure : Québec s’entend avec Terre-Neuve-et-Labrador sur Churchill Falls

Une entente sera officialisée entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador en début de semaine prochaine à propos du vaste chantier hydroélectrique, selon des sources de Radio-Canada.

Les explications de Pierre-Alexandre Bolduc.

Chronique de Paul Journet dans La Presse

Entente de Churchill Falls | Après la partisanerie, les calculs

Depuis la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis, on oublie qu’une négociation n’a pas besoin d’être un jeu à somme nulle où le vainqueur humilie son adversaire.

Il arrive qu’une entente soit bel et bien « gagnante-gagnante ». Et selon les informations préliminaires disponibles, ça semble être le cas de celle signée entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador pour la centrale hydroélectrique Churchill Falls.

Le contraire aurait été désolant. Tout poussait les parties à s’entendre. Tout, sauf la partisanerie et l’orgueil…

Le Québec a besoin d’électricité, Terre-Neuve-et-Labrador aussi, et Churchill Falls offre le meilleur potentiel – on peut y optimiser la centrale existante et en construire une nouvelle.
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Entente de Churchill Falls | Les oppositions demandent à Christine Fréchette de révéler les détails

Pressée par les oppositions de révéler les détails de l’entente entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador sur Churchill Falls, la première ministre Christine Fréchette martèle qu’elle attendra que « quelque chose soit signé » avant de le faire.

Une annonce officielle devrait être tenue la semaine prochaine pour présenter les détails de cette nouvelle entente entre Québec et St. John’s dans l’épineux dossier de la centrale hydroélectrique de Churchill Falls, révélait en primeur La Presse mercredi.

s informations, la capacité de production des nouveaux ouvrages hydroélectriques dans le Labrador sera plus importante et le développement de projets éoliens s’ajoute à l’accord, ce qui permettra à la fois à Hydro-Québec et à Newfoundland and Labrador Hydro d’obtenir plus d’énergie que ne le prévoyait l’entente de principe conclue en décembre 2024, reniée par la suite par le nouveau premier ministre terre-neuvien Tony Wakeham. C’est la clé qui a permis de parvenir à un accord entre les deux parties.

Sans confirmer l’aboutissement des négociations, la première ministre Christine Fréchette a indiqué jeudi matin que « les discussions se sont accélérées ces derniers temps », ce qui la rend « très confiante quant à la possibilité qu’on signe quelque chose à brève échéance ».
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C’est une entente « gagnant-gagnant » entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador qui sera présentée au public la semaine prochaine, possiblement lundi, en lien avec la centrale de Churchill Falls.

Selon des sources impliquées dans le dossier, chaque province va recevoir beaucoup plus d’électricité que ce qui était prévu dans la précédente entente. Près de 40 % en plus pour le Québec et entre 25 et 60 % de plus pour Terre-Neuve-et-Labrador.

Dans l’entente de principe survenue en 2024, le Québec devait bénéficier de 7200 mégawatts (MW) d’électricité et Terre-Neuve-et-Labrador, de 1900 MW.

Selon nos informations, avec le nouvel accord, le Québec recevra plutôt 10 000 MW et Terre-Neuve-et-Labrador, au moins 2350 MW, possiblement jusqu’à 3000 MW. Certains détails restent à préciser.

À titre de comparaison, sur la Côte-Nord, le complexe hydroélectrique de la Romaine génère un peu plus de 1500 mégawatts d’électricité.
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L’entente de Churchill Falls prévoit 40 % d’électricité en plus au Québec

On en sait un peu plus sur l’entente entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador concernant le projet hydroélectrique de Churchill Falls. Radio-Canada a appris que les deux provinces se partageront beaucoup plus d’électricité que prévu.

Au Québec, on parle d’une augmentation de 40 % par rapport à l’entente initiale.

L’accord doit être présenté au début de la semaine prochaine.

Chronique de Paul Journet

Entente de Churchill Falls /Après la partisanerie, les calculs

Depuis la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis, on oublie qu’une négociation n’a pas besoin d’être un jeu à somme nulle où le vainqueur humilie son adversaire.

Il arrive qu’une entente soit bel et bien « gagnante-gagnante ». Et selon les informations préliminaires disponibles, ça semble être le cas de celle signée entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador pour la centrale hydroélectrique Churchill Falls.

Le contraire aurait été désolant. Tout poussait les parties à s’entendre. Tout, sauf la partisanerie et l’orgueil…

Le Québec a besoin d’électricité, Terre-Neuve-et-Labrador aussi, et Churchill Falls offre le meilleur potentiel – on peut y optimiser la centrale existante et en construire une nouvelle.

En décembre 2024, François Legault avait signé une entente de principe avec son homologue terre-neuvien, le libéral Andrew Furey. Son parti avait ensuite été défait par les conservateurs, qui avaient fait campagne en dénonçant le projet. Après un demi-siècle de frustration accumulée, ce n’était pas surprenant.
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MM. Legault et Furey avaient mis le ressentiment de côté pour penser à l’avenir.

Le Québec rouvrait le contrat pour payer plus cher jusqu’en 2041. En échange, il sécurisait à long terme un prix compétitif pour une énorme quantité d’énergie.

Terre-Neuve-et-Labrador y trouvait aussi son compte. Pendant plus d’une décennie, le chèque lui permettait d’éliminer complètement son déficit. Et elle obtenait l’expertise d’Hydro-Québec pour bâtir une nouvelle centrale, et pour transporter ensuite l’énergie en passant par le sud.

À Québec, les autres partis ont accusé le gouvernement caquiste de courber le dos devant la province atlantique. À St. John’s, l’opposition conservatrice songeait à déchirer l’entente. Une fois au pouvoir, la raison a repris le dessus. Le successeur de M. Furey, Tony Wakeham, a finalement décidé de soumettre le texte à un comité critique. Au terme de cet exercice, il s’engageait à la renégocier, et non à l’annuler.

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Lors de la prochaine campagne, les autres partis seront tentés de critiquer l’entente de Churchill Falls. C’est normal. Mais pour être crédibles, ils devront expliquer où ils trouveraient une énergie si abondante, et à un prix si compétitif.

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