Hydro-Québec - Discussion générale et actualités

Petite correction. Le tarif des 40 premiers kWh par jour ne correspond pas directement au bloc patrimonial.

Au tarif D, les 40 premiers kWh par jour qui sont facturés au prix le plus bas de 6,905 ¢/kWh correspondent à ce que l’on appelle le « bloc d’électricité patrimoniale ».

Mythe

Le bloc d’électricité patrimoniale et le prix des 40 premiers kWh consommés par jour au tarif D sont deux choses distinctes.

  • Bloc patrimonial :

    Pour approvisionner le marché québécois, le secteur de la production d’Hydro‑Québec fournit au secteur de la distribution de l’entreprise un bloc d’énergie de 165 térawattheures (TWh) par année à prix avantageux. C’est ce qu’on appelle le bloc d’électricité patrimoniale ou bloc patrimonial. Il sert à garantir un tarif bas à la clientèle québécoise.

  • Prix pour les 40 premiers kWh consommés par jour au tarif D (6,905 ¢/kWh) :

    Ce prix, approuvé par la Régie de l’énergie, est fixé en fonction du coût de plusieurs éléments, comme les approvisionnements en électricité (dont le bloc patrimonial), le transport de l’électricité, l’exploitation et l’entretien du réseau de distribution et les services à la clientèle. Le bloc patrimonial fait donc partie des éléments pris en compte dans l’établissement de nos tarifs.

Source: Tarif D | Hydro-Québec

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Le commnuniqué officiel d’Hydro

Des tarifs pour les centres de données et les chaînes de blocs qui reflèteront la valeur de notre électricité renouvelable

Hydro-Québec propose à la Régie de l’énergie l’instauration d’un nouveau tarif pour les grands centres de données et la révision du tarif pour usage cryptographique appliqué aux chaînes de blocs. Ces nouveautés visent à faire en sorte que ces secteurs d’activité assument les coûts liés à leur forte demande d’électricité tout en profitant d’un prix comparable à ceux payés ailleurs en Amérique du Nord.

Cette démarche est soutenue par le gouvernement du Québec, qui a adopté à cet effet des décrets de préoccupations économiques, sociales et environnementales.

suite

Ainsi, Hydro-Québec assure une gestion responsable de la croissance de ses actifs, en limitant l’impact sur ses autres clientèles. Les données compilées par Bloomberg montrent la nécessité de prendre la situation en main : dans les juridictions américaines où il y a une forte croissance du secteur des centres de données, les factures de l’ensemble de la clientèle ont jusqu’à doublé au cours des cinq dernières années.

Le Québec récoltera ainsi la juste valeur de ses ressources énergétiques dans un contexte où nous anticipons que la consommation des centres de données sera multipliée par sept d’ici 2035 pour atteindre plus de 1 000 MW.

Un nouveau tarif pour les centres de données de plus de 5 MW

Tous les nouveaux clients du secteur seront automatiquement assujettis au tarif proposé pour les grands centres de données, qui correspond à un prix unitaire moyen de 13 ¢/kWh, soit environ le double du prix actuellement payé par les clients au tarif de grande puissance. Son application est prévue au second semestre de 2026, sous réserve de l’approbation de la Régie de l’énergie.

L’ensemble des projets de plus de 5 MW demeurent soumis au processus de sélection en vigueur afin de faire de notre énergie l’usage le plus porteur.

Pour les clients actuels, un tarif transitoire sur cinq ans est également proposé pour les centres de données déjà raccordés au réseau, permettant une montée progressive vers le nouveau tarif. Cette transition vise à offrir de la prévisibilité aux clients.

Ajustement du tarif pour usage cryptographique appliqué aux chaînes de blocs

En parallèle, Hydro-Québec propose une révision du tarif pour usage cryptographique appliqué aux chaînes de blocs afin qu’il reflète davantage le caractère énergivore de cette activité et ses retombées économiques limitées. Le tarif révisé viserait un prix unitaire moyen de 19,5 ¢/kWh, et son entrée en vigueur est prévue au second semestre de 2026, sous réserve de l’approbation réglementaire.

Un tarif transitoire serait offert pendant trois ans aux clients actuellement assujettis au tarif pour usage cryptographique appliqué aux chaînes de blocs afin de faciliter l’adaptation graduelle à cette nouvelle structure tarifaire.

En quelques chiffres :

  • Centres de données en activité au Québec
    • La consommation de pointe des centres de données assujettis au nouveau tarif atteint près de 190 MW sur les 200 MW consommés par ce secteur.
    • Pour l’ensemble du secteur, la consommation de pointe pourrait atteindre près de 1 000 MW en 2035.
  • Chaînes de bloc
    • La consommation d’environ 115 MW est entièrement assujettie au nouveau tarif.
    • Aucune croissance de la consommation n’est prévue à l’horizon 2035.

texte de la Presse canadienne publié par Radio-Canada :right_arrow_curving_down:

L’article de LaPresse a un passage notable:

La Colombie-Britannique, qui a aussi l’objectif d’attirer des centres de données avec son hydroélectricité, a décidé de mettre aux enchères son énergie verte pour en tirer le meilleur prix possible, une idée que le Québec a écartée.

https://www.lapresse.ca/affaires/2026-02-19/hydro-quebec/l-electricite-deux-fois-plus-chere-pour-les-centres-de-donnees.php

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L’édifice Hydro-Québec complété en 1962, avant le logo typique.

Fonds Armour Landry, BAnQ.

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Texte de la Presse canadienne par Les affaires

L’ouverture aux centres de données d’Hydro-Québec inquiète les industriels

Le milieu industriel québécois ne cache pas son appréhension devant la volonté du gouvernement Legault d’ouvrir la porte à la venue de nouveaux centres de données, une activité qui requiert des quantités massives d’électricité alors qu’Hydro-Québec n’a plus les surplus d’autrefois.

Jeudi, la société d’État a demandé à la Régie de l’énergie de créer deux nouvelles catégories de consommateurs, soit une pour les centres de données et une autre pour les chaînes de blocs qui font du minage de cryptomonnaie. Dans le premier cas, la société d’État compte exiger 13 cents du kilowattheure (kWh), soit près du double du tarif exigé pour l’activité industrielle de grande puissance, et 19 cents du kWh pour les activités de cryptomonnaie. Dans ce dernier cas, le tarif prohibitif que propose Hydro semble plutôt destiné à décourager cette activité, dont les retombées sont minimes.

Le gouvernement Legault a déjà fait part de son intention d’attirer des centres de données afin de bâtir la «souveraineté numérique» du Québec et de soustraire notamment les données des citoyens québécois du regard des géants américains. La commande du gouvernement, passée en douce dans deux décrets publiés le 28 janvier, laissait entrevoir une volonté d’exiger le prix fort afin que les centres de données paient non pas le coût moyen de production, mais bien les coûts plus élevés des nouveaux approvisionnements.
[…]

Encore de l’improvisation de la CAQ qui met en concurrence les centres de donnés avec le développement industriel grand créateur d’emplois au Québec. On ne pourra pas faire les deux. Rappellons que

«le secteur industriel, les grands consommateurs d’énergie, sont source de création de richesse dans toutes les régions du Québec»

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Chronique de Francis Vaille dans la Presse

Un changement majeur dans la tarification d’Hydro

Les économistes réclament ce changement majeur depuis des années. Ils demandent qu’Hydro-Québec facture à ses clients le juste prix de l’énergie, pas un prix déprécié qui incite au gaspillage.

Jeudi, la société d’État a fait un premier pas historique en ce sens. Elle a annoncé qu’elle comptait réclamer 13 cents le kilowattheure aux centres de données, soit environ le double de ce qu’ils paient actuellement. Le tarif sera demandé aux nouveaux centres de données qui veulent s’implanter ici. Quant à ceux déjà en activité, la hausse vers 13 cents sera progressive sur cinq ans.

Jusqu’à maintenant, Québec n’avait pas voulu alimenter ces centres en raison de leurs faibles retombées économiques (création d’emplois, etc.). L’enjeu est toutefois devenu stratégique avec le boom de l’intelligence artificielle et ses grands besoins en données et en énergie.

Bref, le changement est majeur, bien qu’il ne touche qu’un seul type de clientèle, ou plus précisément deux, si l’on ajoute la sous-catégorie des centres de minage pour la cryptomonnaie. Hydro compte leur facturer encore davantage, soit 19,5 cents le kilowattheure, étant donné ses très faibles retombées[1].
[…]


  1. Dans le cas des centres de minage existants, la montée progressive à 19,5 cents se fera sur trois ans, selon ce que m’indique d’Hydro-Québec. ↩︎

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Photographies d’édifices

Le poste Souligny remplacera le poste de Longue-Pointe, vieux de plus de 70 ans, et desservira près de 30 000 clients dans Mercier—Hochelaga-Maisonneuve et Anjou.

Hydro-Québec a annoncé il y a quelques jours la construction du nouveau poste, qui sera situé au 7000, rue Hochelaga. L’infrastructure, dont la construction devrait se terminer en 2031, viendra répondre aux besoins croissants en électricité dans le secteur.

Le projet sera présenté lors d’une première séance d’information publique, prévue en ligne le jeudi 19 mars, à 18 h. Un processus de participation et de consultation du public est prévu tout au long du projet et des séances d’information et des rencontres seront organisées afin de présenter l’avancement des travaux, ainsi que pour réagir aux questions et préoccupations des résidents.
[…]

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Avec ce terrain qui sera libéré, j’espère que ça va pousser de la re-densification dans ce coin et la disparition de l’horrible Auberge Royal Versailles, on a quand même un édicule de métro de ce côté de la rue Sherbrooke.

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Énergie solaire: Hydro-Québec veut se servir de la neige pour produire plus d’électricité

La lumière réfléchie par la neige augmenterait jusqu’à 20 % l’efficacité des panneaux solaires et des chercheurs d’Hydro-Québec testent les meilleures technologies pour en faire une source d’électricité rentable.

« Il y a plus de soleil qu’on pense au Québec. Et la neige peut augmenter la performance des panneaux solaires. Pourquoi s’en priver ? » demande l’ingénieur Ahmed Daoud en entrevue avec Le Journal.

Pour y arriver, lui et son équipe de l’Institut de recherche en électricité d’Hydro-Québec ont utilisé des panneaux à deux faces. L’un des côtés capte la lumière directe du soleil alors que l’autre emmagasine l’énergie provenant de la réflexion sur la neige.

Grâce à cet ingénieux système, la performance des panneaux peut être bonifiée de 5 à 20 % selon les conditions.

Si la plupart des gens pensent que le Québec est moins gâté en heures d’ensoleillement que le reste de la planète en raison de notre long hiver, les études démontrent que notre ciel n’est pas si sombre.

Les heures d’ensoleillement sont comparables à celles d’un pays comme l’Allemagne, un leader mondial qui a investi massivement dans le solaire depuis 2000. Aujourd’hui, 18 % de son énergie provient du soleil.
[…]

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Saviez-vous qu’HQ avait un brise-glace?

[…]
Chaque printemps, durant une période de deux à trois semaines, le brise-glace d’Hydro-Québec est en opération quasi quotidienne pour gruger la glace de chaque côté du chenal. À quelle fin ? L’objectif est d’éviter les embâcles qui pourraient provoquer des inondations dans Ahuntsic-Cartierville et à Laval le long de la rivière des Prairies.

Le chenal de la rivière est un chemin sur l’eau, creusé au début de l’hiver après quatre à cinq jours de froid intense à -15 degrés Celsius pour laisser passer le frasil (sloche), selon le capitaine Moisan. Sinon, explique-t-il, le frasil va s’ajouter sous la glace déjà en place et l’épaissir au point de former un mur de glace trop épais.

De graves inondations ont eu lieu dans les années qui ont suivi la construction du barrage de la Montreal Light and Power en 1929, à l’est d’Ahuntsic. Ce barrage a été racheté par la suite par Hydro-Québec. Depuis cette époque, diverses méthodes ont été utilisées pour prévenir les embâcles responsables des inondations sur la rivière, dont le forage et le dynamitage. Au cours des dernières décennies, c’est plutôt l’utilisation d’un brise-glace qui a pu jouer ce rôle.
[…]

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Maisons et entreprises Les subventions pour panneaux solaires sont arrivées

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Hydro-Québec promet une aide de 1000 $ par kilowatt installé, jusqu’à concurrence de 40 % des coûts des panneaux.

Vous comptez installer des panneaux solaires sur le toit de votre maison ou de votre entreprise ? Depuis jeudi, les clients d’Hydro-Québec peuvent soumettre une demande pour obtenir un appui financier à cet effet.

La subvention, annoncée par Hydro-Québec en août 2024, est deux fois plus généreuse que ce qui avait été estimé au départ.

La société d’État promet une aide de 1000 $ par kilowatt installé, jusqu’à concurrence de 40 % des coûts des panneaux. En moyenne, cela peut représenter entre 5000 $ et 6000 $ pour un client résidentiel, et environ 45 000 pour une entreprise. Attention : elle n’inclut pas le coût de l’installation.

« L’objectif est d’aider les clients d’Hydro-Québec qui souhaitent devenir autoproducteurs à réduire la période de retour sur investissement », a déclaré Hydro-Québec par voie de communiqué, jeudi.

À l’heure actuelle, un client avec un système photovoltaïque sur son toit obtient un retour sur son investissement après 25 ans, voire 30 ans. Avec la subvention, cette durée pourrait être réduite à environ 10 à 12 ans, estime Hydro-Québec.

Les clients résidentiels peuvent soumettre leur demande sur la plateforme LogisVert, tandis que la clientèle d’affaires peut le faire via l’outil OSE du programme Solutions efficaces.

L’été dernier, La Presse avait rencontré trois Québécois ayant fait installer un système de panneaux solaires sur leur maison, qui estiment économiser plusieurs centaines de dollars par mois sur leur facture d’électricité.