Entente de Churchill Falls Se taire et cacher son bonheur
Québec espère finaliser le contrat d’ici avril prochain. Or, TNL est en campagne électorale. Les conservateurs, qui étaient dans l’opposition, se méfient de l’entente conclue par leur adversaire libéral. Assez pour vouloir la soumettre à la population.
Mais c’est ici que cette chronique prend une tournure positive inespérée pour le Québec.
À l’exception du Maine, chaque référendum a consacré le statu quo. Ce qui équivaudrait ici au maintien de l’entente.
On ignore à quoi ressemblerait le camp qui proposerait le rejet de l’entente. L’ancien premier ministre conservateur Danny Williams en ferait probablement partie. Et peut-être également le comptable Michael Wilson, qui a claqué la porte du comité indépendant qui analyse l’entente de principe. Mais il pourrait y avoir un absent de taille : l’actuel chef conservateur. M. Wakeham n’a pas dit qu’il se rallierait aux opposants. Il critique surtout le manque de transparence. Un classique quand on veut attaquer son adversaire sans se compromettre sur le fond.
Le premier ministre libéral sortant, John Hogan, veut que l’entente de principe signée par son parti soit l’enjeu principal de la campagne. Une preuve qu’elle doit être assez populaire.
Le travail n’est pas terminé. Il faudra que la version finale devienne gagnant-gagnant-gagnants… Car il reste à s’entendre avec les Premières Nations.
Hydro-Québec a conclu un accord avec les Innus du Labrador. Les Innus d’Uashat (proche de Sept-Îles) sont mécontents. Ce sera la phase la plus délicate. Ces communautés défendront l’ensemble de leurs revendications.
Du point de vue du Québec, aucun autre projet n’existe à un coût moindre. Et le besoin est réel. Car même avec la sobriété et l’efficacité énergétique, la demande augmenterait.
La campagne électorale terre-neuvienne s’annonce serrée. Le site Canada338 met les libéraux et les conservateurs au coude-à-coude. Le scénario le plus probable est, pour l’instant, un gouvernement minoritaire.
