Scène hivernale sur la Promenade Ontario. Une rue vibrante en toutes saisons.
Dans Hochelaga
3637, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
Critique resto | L’Asie à quatre mains à la Maison Jofei
« On m’a dit qu’une femme originaire de Hong Kong venait d’ouvrir un restaurant dans Hochelaga et que son poulet hainanais est très bon », m’avait soufflé ma consœur Ivy Lerner-Frank, tandis que nous dégustions justement l’exceptionnelle version de ce plat par Jesse Grasso (chef de Pichai), au restaurant J’ai Feng, en décembre. Il n’en fallait pas plus pour que nous traversions la ville en janvier.
Le poulet hainanais de Maison Jofei est en effet une belle exécution de ce grand classique migrateur, originaire de l’île de Hainan, dans le sud de la Chine, mais répandu dans l’Asie du Sud-Est, avec ses variantes. Parce que la volaille est pochée tout doucement, puis servie en tranches soyeuses avec du riz, un bouillon et trois sauces (oignon vert et gingembre, sauce soya douce et piment), on a l’impression de se faire du bien en la mangeant.
Sur place, on découvre que Maison Jofei appartient à un binôme, Joseph Nguyen (Jo), originaire de Hamilton, en Ontario, et Faye Ho (Fei), déménagée de Hong Kong en 2020. Ils se sont connus en travaillant à la pizzéria Bottega, puis se sont retrouvés dans une cafétéria d’entreprise privée. Là-bas, on leur demandait d’élaborer un plat explorant une culture culinaire différente chaque semaine. C’est cet exercice qui a donné envie aux deux curieux de proposer, dans leur propre restaurant, des spécialités de plusieurs pays asiatiques.
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Ouf ça va être dangereux pour moi ![]()
Le Terre à Soi fermera ses portes. Ce sera une grosse perte pour l’artère!
Reçu par courriel:
Une décision difficile, portée par beaucoup de gratitude
Chère communauté,
Il y a des messages qu’on écrit le cœur serré, mais avec la tête bien droite.
Après réflexion, j’ai pris la décision de fermer les magasins Terre à soi de Hochelaga et de Tétreaultville.
Ce projet existe depuis près de 17 ans. Il a grandi avec vous. Il a traversé des tempêtes, des transformations, des élans magnifiques. Il a été un lieu d’apprentissage, de rencontres, de convictions et de remises en question.
Aujourd’hui, le contexte a changé. L’énergie que demande un commerce indépendant est immense, et j’ai choisi d’orienter la mienne autrement pour la suite.
La fermeture officielle aura lieu dans les prochains mois. On vous en tiendra informés.
D’ici là, nous tiendrons une grande vente de fermeture en magasin afin d’écouler l’inventaire.Si vous avez des cartes-cadeaux, c’est le moment de les utiliser.
Si vous avez envie de passer nous voir une dernière fois, ce sera un vrai plaisir de vous saluer.Je veux surtout vous dire merci.
Merci d’avoir cru au vrac quand ce n’était pas encore tendance.
Merci d’avoir soutenu un commerce local.
Merci d’avoir fait partie de cette magnifique aventure.Terre à soi a été beaucoup plus qu’un simple magasin. C’était un laboratoire d’idées, un terrain d’essais, un espace de conscience. Et ça, personne ne peut l’effacer.
La suite de mon parcours s’écrira autrement, mais toujours guidée par les mêmes valeurs.
Au plaisir de vous voir d’ici la fermeture,
Annie x
C’est une grosse perte pour Tétreaultville, également. Les fermetures sont plus nombreuses que les ouvertures, dans ce secteur ![]()
Habitant dans ce quartier, ca ne me surprend pas.
Bien que nous soyons à Montréal, ca fait parfois très ‘‘banlieue’’ et on a une population très NIMBY. On voit rarement du développement autour, et celui qui vient est souvent contesté. C’était parmi les plus anti-REM de l’Est aussi…
Sans hausse de densité et de population, les commerces locaux vont continuer à souffrir.
J’habite Tétro moi aussi, et je ne suis pas exactemenf du même avis que toi. Je me crois pas que ce soit le côté “banlieue/NIMBY” d’une partie de la population qui cause ces fermetures, mais plutôt que la démographie du quartier ne soit pas rendue là. “Là” étant la présence de commerces gentrifiés comme une épicerie bio ou une buvette haut de gamme (Le Bellerive). Les succès du Cerf-Volant et de la Cantine chez Simon sont des anomalies, et non pas un changement de paradigme espéré depuis longtemps.
La question des projets immobiliers est toute autre, et là aussi ce ne sont pas que les NIMBYS qu’il faille blâmer. Mais c’est pour un autre fil que celui sur les activités commerciales.
Ça ne veut pas dire que le magasin n’était pas un succès, ça veut juste dire que la proprio veut passer à autres choses. Je pense que c’est de plus en plus dur pour les indépendant en alimentation parce qu’on observe une concentration accrue dans ce domaine et les grandes compagnies ne la font pas facile aux petits commerçants.
@AlexL il ne faut pas oublier que les propriétaires de commerce montent les loyers quand ils voient des artères se revigorer et ça peut pousser les petits magasins out assez rapidement. Je connais des commerçants sur Ontario qui ont été contraints de partir parce que le propriétaire du building, avec qui ils avaient une bonne relation avant, a décidé que son loyer allait tripler l’année prochaine. Si ta marge de profit n’est pas très grosse (I.E. les indépendants et les petites épiceries), tu n’as pas très le choix de partir.
Dans Hochelaga, il y a un OBNL, Hochelab, qui essaie de sauver les commerces indépendants dont les propriétaires ne trouvent pas de relève
L’OBNL rachète aussi des immeubles à logements pour les garder abordables!
Reportage radio à l’émission Le 15-18
« Les clients me disent tous les jours qu’il ne faut pas fermer », raconte Claude Lessard, propriétaire de la Papeterie de l’Est. Il veut prendre sa retraite et l’objectif est la survie de ce commerce d’Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, qui existe depuis 30 ans et qui est rentable. La solution a été de vendre son immeuble à la Société immobilière collective Hochelab, un organisme d’économie sociale fondé par Émilie Therrien et Marc-André Robertson. L’organisme achète les édifices pour les soustraire à la spéculation.
« On ne veut pas que ça intéresse les propriétaires privés », explique Émilie Therrien au journaliste Philippe-Antoine Saulnier. L’organisme d’économie sociale espère répéter le scénario dans d’autres quartiers afin d’éviter les hausses de loyers commerciaux trop élevées et la fermeture de commerces de quartiers.
La société immobilière entend aussi racheter des immeubles résidentiels pour éviter la spéculation. Elle vient d’acquérir un immeuble de 15 logements.
Belle initiative. Prestige Jeans pourrait aussi en bénéficier, le propriétaire voulait prendre sa retraite aussi, mais a changé d’idée pour le moment.
Ça prendrait des organismes comme HocheLab dans tous nos quartiers pour préserver la vitalité commerciale des rues principales des quartiers, et pour ne pas se retrouver qu’avec des chaînes!
Est Média parle aussi de l’organisme HocheLab
Une société immobilière OBNL dont la mission est de préserver des loyers abordables, notamment dans les locaux commerciaux, vient de faire ses toutes premières acquisitions à Hochelaga.
HocheLab, un organisme connu pour son projet de revitalisation de l’église Saint-Clément à Viauville, s’est récemment lancée dans l’aventure d’acheter des immeubles commerciaux et mixtes. Au début de 2025, l’OBNL a pris part au Défis innovation Québec en économie sociale, pour « repenser la mixité commerciale par l’acquisition et la location stratégique des espaces commerciaux » sur la Plaza St-Hubert, dans Rosemont—La Petite-Patrie.
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Un nouveau restaurant dans ce local je pense ?
Transformation
ID Permis: 3001912859
Emplacement: 3419 rue Ontario Est
Arrondissement: Mercier - Hochelaga-Maisonneuve
Nb logements: 0
Date émission: 2026-03-20
Aménagement d’un restaurant dans le local 3419.
Du côté de Tétreaultville, il semblerait que le guichet de la Banque Nationale situé à l’intersection des rues Hochelaga et Mousseau fermera prochainement ses portes.
Dommage de perdre ce guichet qui était bien pratique pour les clients de la partie Sud du secteur; la succursale la plus près se trouve à l’intersection de Sherbrooke et Taillon, soit 1,3km plus loin.
Dans la Presse
La vie, la ville | Assurer l’avenir d’un commerce de quartier
« Comment faites-vous ? », a-t-on souvent demandé à Claude Lessard, propriétaire de la Papeterie de l’Est, rue Ontario Est. Selon son comptable, son magasin familial est une « petite mine d’or », bien qu’on retrouve juste en face une immense succursale de Dollarama avec un stationnement.
Première étape pour que la Papeterie de l’Est subsiste : M. Lessard a vendu l’immeuble, qui comprend quatre appartements au-dessus, à la société immobilière collective HocheLab, ce qui assure au futur propriétaire de ne pas avoir une forte hausse de loyer.
HocheLab est une entreprise d’économie sociale qui veut préserver des espaces commerciaux et résidentiels de la spéculation immobilière. « On protège le commerce et la transition, explique le cofondateur Marc-André Robertson. Un autre propriétaire aurait pu attendre la fin du bail et ne pas le renouveler. »
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Le Spedzira a déménagé en face, dans l’ancien local du Roxy Lama! Je partagerai des photos lorsque j’aurai l’occasion d’y faire un tour
Les Terre à Soi est maintenant fermé ![]()
Le nouveau Spedzira est vraiment spacieux! J’étais trop gênée de prendre des photos à l’intérieur, mais c’est très joli.
dans les permis de transformation
| DateEmission | NoPermis | Emplacement | DescriptionTravaux |
|---|---|---|---|
| 2026-04-01 | 3001915122 | 5987 rue Notre-Dame Est | Changement d’usage d’un local commercial au sens du Code. Aucun autres travaux autorisés. Aucuns travaux extérieurs. |
Il est question de ce local.
Il n’y a pas d’autres permis qui mentionne quel est le nouvel usage
















