Hébergement touristique et Airbnb

Ça reprend les procédés des syndicats, qui appellent parfois leurs membres à faire pression sur les instances politiques.

3 « J'aime »

Déjà, plusieurs personnes sont aller challenger la mairesse à ce sujet. Ça sent le recul dans les prochaines semaines…..

Airbnb souhaite que le règlement sur la location à court terme soit modifié pour le Grand Prix

Dans un peu plus de deux mois, des milliers de passionnés de course automobile afflueront à Montréal pour le week-end du Grand Prix de Formule 1 du Canada, et trouver un endroit où dormir après les épreuves ne sera pas chose facile.

Le règlement municipal actuel de la Ville de Montréal autorise les locations à court terme dans les quartiers résidentiels que du 10 juin au 10 septembre, ce qui exclut plus de 26 000 logements pour le week-end du 22 au 24 mai, selon une analyse de Raymond Chabot Grant Thornton commandée par Airbnb.

26 000 logements, vraiment ? :thinking:

De plus, Airbnb suggère de passer à un système de permis plus simple, entièrement en ligne, plutôt qu’à la procédure obligatoire en personne.

L’obligation de présenter en personne les documents prouvant qu’il s’agit d’une résidence principale est pour éviter que par procuration, quelqu’un revendique plusieurs “résidences principales”. :zany_face:

Airbnb souhaite que le règlement sur la location à court terme soit modifié pour le Grand Prix

* ajout *

L’article de La Presse mentionne “ce qui exclut plus de 26 000 logements pour le week-end du 22 au 24 mai, selon une analyse de Raymond Chabot Grant Thornton commandée par Airbnb”, alors que l’analyse dit plutôt 26 277 nuitées pendant les deux événements.

J’avais cru comprendre qu’il y aurait une exception pour le Grand Prix. Ça n’a pas été inclus à la règlementation initiale?

Des exceptions demeureront toutefois, comme lors du Grand Prix de Formule 1, qui aura lieu en mai à partir de 2026.

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2025-01-31/montreal-claque-la-porte-aux-airbnb-illegaux-mais-comment-cela-fonctionnera-t-il.php

Il me semble que lorsque le réglement a été écrit, la F1 n’avait pas encore annoncé le calendrier de la saison

1 « J'aime »

Y’a tout de même moyen de faire une exception pour la F1 (même si au final, j’aimerais mieux que non) au lieu de saboter le règlement au grand complet comme AirBNB voudrait faire.

Partisanerie à part, la mairesse est dans une posture difficile pour ce cas-ci. Elle sait très bien qu’elle risque de payer un prix politique si elle recule face à cette corporation. Le règlement n’est pas parfait mais c’est un outil pour contrer ce genre de location. Bref, je ne veux pas être dans ses souliers…. :man_shrugging: La suite de ses actions vont déterminer de quel côté elle se place….

Hébergements touristiques/ Les hôtes devront fournir encore plus de preuves

Québec serre à nouveau la vis à ceux qui souhaitent louer leur résidence principale à des fins touristiques. Ils devront bientôt fournir une preuve supplémentaire qu’ils y résident, une exigence tout de même moins sévère que la réglementation à Montréal.

De plus, les propriétaires de condos devront renouveler chaque année le consentement de leurs voisins ; même chose dans le cas des locataires envers leur propriétaire. Cette autorisation devait auparavant être obtenue une seule fois, au moment de se procurer le permis.

Ces mesures font partie d’un règlement édicté mercredi par le gouvernement Legault, mais dont le contenu, annoncé en bonne partie en décembre dernier, était passé inaperçu.

Seule différence notable entre ces deux moments : Québec repousse l’entrée en vigueur de ces deux mesures au 1er septembre 2026, soit après la saison touristique. Elles devaient initialement être mises en application le 1er juillet prochain.

À propos des deux preuves qui seront dorénavant exigées pour la résidence principale, le ministère du Tourisme estime que « cela limitera les possibilités de fraude et fera croître le taux de conformité » des logements en location.

Moins sévère qu’à Montréal

Lire la suite

Québec fait valoir que les mesures mises en place ces dernières années portent déjà leurs fruits. Le taux de conformité pour les offres d’hébergement affichées simultanément sur les plateformes Airbnb et Vrbo s’établissait à 87,6 % en 2025, alors qu’il était de 34,5 % en 2022, affirme le Ministère en citant ses études.

Ce nouveau tour de vis pour la location de résidences principales demeure bien moins sévère que ce qu’exige maintenant la Ville de Montréal en vertu d’un règlement adopté sous l’ancienne mairesse Valérie Plante.

Les Montréalais qui souhaitent louer leur résidence principale à court terme sur des plateformes comme Airbnb ne peuvent plus le faire que durant la période touristique, soit entre le 10 juin et le 10 septembre. Trois arrondissements l’interdisent complètement, soit Lachine, Saint-Laurent et Saint-Léonard.

Autrement, ils peuvent obtenir un permis de location commerciale, ce que souhaite toutefois interdire la nouvelle mairesse Soraya Martinez Ferrada.

Cédera-t-elle devant Airbnb ?

La cheffe d’Ensemble Montréal fait d’ailleurs l’objet d’une campagne de pression intense lancée par le géant californien Airbnb, qui a convaincu certains de ses hôtes de se rendre à la séance du conseil municipal lundi dernier pour lui poser des questions sur ses intentions.

Lors de la dernière campagne électorale, Soraya Martinez Ferrada avait également promis d’assouplir l’autorisation réservée à la période estivale pour permettre la location pendant 90 jours à n’importe quel moment de l’année.

Aucune annonce ne devait toutefois se faire de manière imminente, précisait son équipe lundi dernier. Mais en marge d’une annonce sur la protection du français mercredi, la nouvelle mairesse a changé son fusil d’épaule.

« On est en train de vérifier toutes les options qu’on a actuellement, a-t-elle expliqué. Le [Grand Prix de F1 du Canada] arrive fin mai, donc on aura à prendre une décision rapidement. »

Moins de logements abordables, craint l’opposition

Dans l’opposition, on tape déjà du pied. Le conseiller Alex Norris, qui a participé de près, sous Valérie Plante, à l’élaboration du règlement interdisant les locations de type Airbnb dans toutes les résidences principales sauf durant l’été, ne mâche pas ses mots à l’égard des intentions de Soraya Martinez Ferrada.

« Sur papier, permettre la location d’une résidence principale sur Airbnb jusqu’à 90 jours par année, à n’importe quel moment de l’année, peut sembler raisonnable. Mais en réalité, ce genre de mesure est presque impossible à faire respecter. Airbnb le sait parfaitement », fait-il valoir.

Mettre la hache dans l’interdiction saisonnière d’Airbnb ouvrira selon lui la porte « à la prolifération d’hôtels de facto illégaux dans nos quartiers résidentiels ». « Cela veut dire moins de logements abordables pour les Montréalais, plus de nuisances dans nos milieux de vie, et encore plus de profits pour cette multinationale prédatrice. »

Il en va du dynamisme économique de la ville, rétorque le responsable des politiques chez Airbnb Canada, Louis-Martin Leclerc, dont le groupe fait activement pression sur la Ville ces jours-ci.

« J’ai confiance que l’administration actuelle veut, comme nous, permettre à Montréal d’être une destination d’envergure touristique, qui se vit 12 mois par année. On parle d’une perte potentielle de 19 millions, dont 3,5 millions juste pour les restaurants, avec le règlement actuel », martèle-t-il en entrevue.

Son groupe affirme que la plupart des Montréalais louant leur résidence sur Airbnb le font pour une courte durée. « Être trop restrictif, ça veut juste dire que des gens vont perdre de 10 à 12 000 $ par année, alors que le coût de la vie est plus élevé », ajoute M. Leclerc.

2 « J'aime »

Certaines mesures entrent en vigueur le 9 avril prochain. Pas fort, le plan de communication du gouvernement provincial…
:snail:

Modifications au Règlement sur l’hébergement touristique pour favoriser une plus grande conformité Gouvernement du Québec

2 « J'aime »

Rien dans le gouvernement de la CAQ n’est à la hauteur.

1 « J'aime »

L’article dit :

Québec fait valoir que les mesures mises en place ces dernières années portent déjà leurs fruits. Le taux de conformité pour les offres d’hébergement affichées simultanément sur les plateformes Airbnb et Vrbo s’établissait à 87,6 % en 2025, alors qu’il était de 34,5 % en 2022, affirme le Ministère en citant ses études.

Dans un document du ministère du Tourisme, la conformité primaire se définit par la concordance simple entre un numéro de certificat d’enregistrement de la plateforme et le numéro d’enregistrement de la base de données de la CITQ, et la validation de la conformité du certificat d’enregistrement par une liste de concordance fournie par la CITQ.

Cette conformité est cependant établie sans que l’on puisse vérifier si ce numéro correspond effectivement à l’offre d’hébergement concernée et la conformité primaire ne permet pas de statuer si un certificat d’enregistrement est utilisé en accord avec les caractéristiques propres à l’enregistrement.

Pour les 12,4 % d’annonces qui ne sont pas conformes, a-t-on entendu parler d’amendes données aux plateformes ou aux hôtes ? La loi sur l’hébergement touristique prévoit pourtant que, lorsqu’une grande plateforme numérique d’hébergement comme Airbnb ou Booking diffuse une offre qui ne comporte pas de numéro d’enregistrement CITQ de l’établissement ou un numéro CITQ faux, inexact ou non valide, elle est passible d’une amende de 10 000 $ à 100 000 $ par infraction. Dans la pratique juridique québécoise, « par infraction » signifie en principe que chaque offre non conforme (annonce sans numéro CITQ ou avec numéro non valide) peut constituer une infraction distincte.

Ainsi, avec un numéro d’enregistrement CITQ obtenu sous fausse représentation, un hôte qui louerait à répétition une " résidence principale " qui serait en fait un commerce clandestin, passerait le test de la conformité primaire. S’il y avait enquête, il échouerait peut-être à la conformité secondaire…

1 « J'aime »

City Hall opposition leader Ericka Alneus has commented on Mayor Soraya Martinez Ferrada’s lack of clarity regarding her position on Airbnb in Montreal, saying that “over 7,000” short-term rental units in the city could be returned to the rental market.

Airbnb has been lobbying the city to end the seasonal ban that was put in place by Valérie Plante’s administration. Currently, short-term rentals are limited to the summer tourism season, unless owners are renting their registered primary residences.
[…]

2 « J'aime »

Au dernier conseil municipal, le tandem Alneus-Plourde (vers la 29e minute https://www.youtube.com/watch?v=EmKNLFC8g6w) aurait gagné en crédibilité s’il avait pu démontrer l’efficacité de l’escouade contre l’hébergement touristique illégal dans l’application du nouveau règlement de la Ville. Toutefois, ça ne pouvait pas être le cas avec les décevantes statistiques présentées dans un article du journal Mon Plateau du 7 janvier.

Pour une résidence principale, le nouveau règlement de la Ville de Montréal oblige à détenir et afficher à la vue du public un permis municipal annuel et interdit la publication d’annonces pour des locations de moins de 31 jours en dehors de la période autorisée (10 juin au 10 septembre). Malgré ces exigences faciles à contrôler (c’était le but du nouveau règlement), le site web À bas Airbnb répertorie 871 annonces illégales à Montréal en date du 19 mars.

3 « J'aime »

Airbnb semble mener une offensive marketing actuellement au Québec. Je vois beaucoup de ces pubs sur plusieurs sites internet.. “Source: Données internes Airbnb” :laughing:

C’est une vision tout à fait simpliste du problème de la location à court terme. Bien sûr dans le processus Airbnb omet de dire à quel point elle s’enrichit dans le processus avec des sommes d’argent considérables (et pour beaucoup gagnées illégalement), qui traversent quotidiennement au sud de la frontière. C’est de la pure désinformation qui rejoint l’esprit des autres multinationales américaines que sont les grands réseaux sociaux et autres monopoles sur internet.

4 « J'aime »

Je trouve ça franchement bizarre qu’ils attachment leur nom à ces publicités, alors qu’il est clair qu’elles auront de nombreux détracteurs pour les raisons que tu as mentionné.

Et ces pubs sont, je n’en doute pas, seulement la pointe de l’iceberg de leur campagne. J’essaie d’imaginer tout le similitantisme (astroturfing) réalisé en coulisses pour essayer de faire céder l’administration de la ville… :face_with_spiral_eyes:

1 « J'aime »

:top_hat: :magic_wand: Il y a des choses qui apparaissent et d’autres qui disparaissent. Par exemple, sur la page Facebook de Projet Montréal, une publication du 25 mars a rapidement disparu, même s’il y avait 32 commentaires, 12 partages et 101 émoticônes. C’était une comparaison des approches d’Ensemble Montréal et de Projet Montréal sur l’hébergement touristique illégal en général et sur Airbnb en particulier.

La mention de Projet Montréal - Des normes strictes et faciles à contrôler, ne correspond pas à la réalité de centaines d’annonces illégales actives… Voici une capture d’écran d’avant la disparition :

2 « J'aime »

Après la disparition de la publication du 25 mars sur la page Facebook de Projet Montréal, voici une variante : la disparition des commentaires seulement.

Cette capture d’écran montre la publication comme elle était hier, avec 2 commentaires :

et celle-ci, faite aujourd’hui, montre le bas avec 0 commentaire :

Quels sont les commentaires disparus ? Je vous le donne en mille, ils avaient rapport avec la disparition de la publication du 25 mars.

1 « J'aime »

Dans ses annonces, Airbnb dit : « 61% des hôtes embauchent de l’aide, créant des emplois et soutenant des entreprises locales ». Ce qui n’est pas dit, c’est que c’est sûrement à cause des hôtes qui ont plus d’une « résidence principale » ou qui louent leur « résidence principale » plus de 90 jours par année.

Voici une version nettoyée de mon échantillonnage de décembre, comprenant 40 annonces Airbnb situées dans le Plateau Mont-Royal. Les informations problématiques ou nécessitant une investigation sont mises en évidence en rouge.

Note: J’ai masqué des annonces sur Saint-Laurent qui étaient résidence principale auparavant, mais qui sont devenues établissement d’hébergement touristique général l’année dernière…

3 « J'aime »

Dans la Presse

Hébergement touristique | Louer son logement sur Airbnb ne sera pas possible pour la F1

Il ne sera finalement pas possible de louer son logement sur Airbnb à Montréal durant le week-end de la Formule 1, fin mai. La mairesse conservera dans l’immédiat le règlement de sa prédécesseure qui proscrit les locations à court terme sauf l’été, mais prépare une réforme complète pour l’automne, a appris La Presse.

« Je ne veux pas faire ça sur le bout d’une table. Je veux quelque chose de solide et restrictif, mais qui est applicable », lance Soraya Martinez Ferrada en entrevue avec La Presse.

Dans les derniers jours, après des discussions avec Airbnb et des associations hôtelières, son administration a choisi de conserver pour cet été le règlement de l’administration Plante. Celui-ci proscrit les locations touristiques dans une résidence principale en dehors d’une fenêtre estivale allant du 10 juin au 10 septembre.

Or, deux évènements touristiques majeurs se retrouvent en dehors de cette fenêtre cette année, soit le Grand Prix de Formule 1, qui est dorénavant devancé à la fin de mai, et les Championnats du monde de vélo sur route, qui auront lieu fin septembre.

Lors de la dernière campagne municipale, la cheffe d’Ensemble Montréal s’était engagée à retirer le nouveau règlement adopté sous l’administration Plante, en interdisant au passage la location commerciale à court terme. Elle plaide aujourd’hui qu’il faut d’abord bien faire les choses.
[…]

1 « J'aime »

Le règlement ne sera pas changé avant l’automne, mais on peut se demander s’il sera appliqué d’ici là. Si oui, pour certains touristes qui ont déjà des réservations, parviendront-ils à en trouver d’autres, légales, à temps ? Pour le Grand Prix F1, verra-t-on des manchettes comparables à celles concernant la fermeture brutale des terrasses sur la rue Peel en 2024 ? Sinon, la situation actuelle perdurerait, avec des centaines d’annonces illégales actives, même depuis l’entrée en vigueur du nouveau règlement de la Ville, « facile à appliquer ».

En plus du numéro d’enregistrement CITQ, le règlement actuel exige qu’un exploitant ait un permis municipal (350 $) et l’affiche à la vue du public. Voici deux extraits du règlement en vigueur :