Hébergement touristique et Airbnb

Un peu comme Réal Bouclin mais au moins sélection avait construit des bâtisses.

Faillite de Sonder Les dessous d’un divorce acrimonieux avec Marriott

Elle devait propulser Sonder à de nouveaux niveaux. À peine un an plus tard, l’association avec le géant hôtelier Marriott s’est transformée en divorce acrimonieux qui a sonné le glas de l’entreprise québécoise de location à court terme, révèlent des documents judiciaires consultés par La Presse.

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-11-21/faillite-de-sonder/les-dessous-d-un-divorce-acrimonieux-avec-marriott.php

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:man_facepalming:
Marriott affirme avoir effectué un examen diligent avant de conclure un accord avec Sonder. Ça semble peu crédible à la lumière d’un article dont voici un extrait :

The company’s accounting also had problems. In 2024, Sonder revealed in an SEC filing that its financial records since its debut as a publicly traded company could not be trusted after being reviewed by an auditor.

The stock fell 38%, and Sonder said in filings that it was asking lenders not to call in loans or otherwise punish the company for the errors.

Despite that, Marriott took a chance. Six months after its announcement of two years of unreliable financial reporting, Sonder announced its deal with Marriott. All of Sonder’s properties would now fall under the “Sonder by Marriott Bonvoy” branding.

:balance_scale: Pour des annonces illégales d’hébergement touristique, Airbnb ne semble pas craindre de représailles de la part de Revenu Québec et des municipalités, en particulier de Montréal avec son nouveau règlement. Donc, une entreprise d’hébergement touristique certifiée demande l’autorisation d’une action collective contre Airbnb au Québec.

Elle accuse la plateforme d’avoir sciemment diffusé des milliers d’annonces illégales (79% des hébergements selon un recensement de 2023), causant des pertes de revenus aux établissements en règle par détournement de clientèle et compression des tarifs. La demanderesse réclame des dommages pour tous les exploitants d’hébergements certifiés ayant subi un préjudice depuis septembre 2022.

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L’histoire de Sonder depuis le début dans The Gazette

The rise and fall of Sonder, the former Airbnb rival born in a McGill dorm. How a student side hustle became a unicorn and then went bust.

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À Montréal, avant d’avoir une dizaine d’ « hôtels » et résidences de tourisme, Sonder avait quelques centaines de logements individuels (389 en 2022). La cinquantaine de logements dans le Plateau Mont-Royal ont été remplacés par l’ « hôtel » Sonder Le Guérin sur Drolet.

L’article aurait pu ajouter qu’en 2022, le fondateur de Sonder s’est offert la maison de Pharrell Wiliams à 9,2M$ US. L’article parle de « roi du Airbnb » car des appartements Sonder étaient annoncés sur Airbnb.

[PHOTOS] Le roi québécois d’Airbnb s’est offert la maison à 9,2M$ US de Pharrell Wiliams | JDM

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On est encore dans la correction des “unicorns”. Depuis 2022 leur nouveau financement est pas mal coupé

Après la faillite de Sonder, deux compagnies américaines, Kasa et Lark, cherchent à reprendre la gestion de près de 1 000 unités au Canada, notamment à Toronto, Montréal et Vancouver. Ces entreprises, qui ont déjà repris une douzaine de propriétés Sonder en Amérique du Nord, proposent un modèle d’affaires différent basé sur des accords de gestion plutôt que sur l’arbitrage de baux qui a contribué à la chute de Sonder.

Les deux compagnies visent à réemployer d’anciens employés de Sonder et pourraient rouvrir les unités en quelques semaines, bien que des groupes de défense des locataires préféreraient voir ces logements convertis en logements sociaux abordables pour répondre aux besoins criants.

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L’Espagne sévit contre Airbnb

Le gouvernement espagnol a annoncé lundi avoir infligé une amende de 64 millions d’euros à la plate-forme Airbnb pour avoir notamment publié des annonces de logements interdits à la location, une infraction qualifiée de « grave », en pleine crise du logement dans le pays.

En Espagne, les plates-formes de location de courte durée suscitent un vif débat, surtout dans les grandes villes touristiques, où de nombreux habitants leur reprochent de contribuer à la flambée des loyers.

L’amende qui vise Airbnb et atteint précisément 64 055 311 euros est « définitive », a précisé dans un communiqué le ministère de la Consommation, ajoutant que la plate-forme basée aux États-Unis devait désormais « corriger les manquements constatés en supprimant les contenus illégaux ».

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Il est grand temps que les entreprises impérialistes américaines soient mises au pas et sanctionnées quand elles contournent les lois nationales. Après tout c’est du capitalisme primaire détourné, aux conséquences néfastes pour les économies locales et qui enrichissent indument l’entreprise américaine, tout en déséquilibrant le marché résidentiel presque partout où sévit ce genre de business.

D’ailleurs on est rendu bien loin de l’économie de partage, car cette industrie (location à court terme) concurrence directement l’industrie hôtelière sans créer d’emplois, ni payer sa juste part de taxes et d’impôts aux villes et pays concernés.

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Sur le site du média local du PMR, monplateau.info

Escouade Airbnb: un avenir plus prometteur après un déficit

Fausses photos de famille et vieilles brosses à dents pour brouiller les pistes, une centaine de pages de preuves à amasser pour chaque dossier: plusieurs obstacles ont ralenti les débuts de cette escouade qui lutte contre l’hébergement touristique illégal.

L’escouade Airbnb, qui a pour mandat depuis 2023 de débusquer les hébergements touristiques illégaux dans Le Plateau, Ville-Marie et le Sud-Ouest, a enregistré un déficit de 197 323$ en 2024. Seuls 3% des revenus de constats d’infraction prévus avaient alors été collectés.

Cependant, les nouvelles règles en place, qui interdisent la location touristique d’une résidence principale du 11 septembre au 9 juin, pourraient changer la donne.

En effet, le nombre de constats émis en quatre mois, depuis l’entrée en vigueur du nouveau règlement en septembre 2025, est déjà supérieur à tous les constats distribués en 2024.

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Je n’ai pas encore entendu parler de poursuites par le gouvernement du Québec pour des annonces illégales par les plateformes d’hébergement touristique. Pourtant, quand la loi sur l’hébergement touristique a été révisée, l’ex-ministre du Tourisme brandissait des amendes substantielles pour les plateformes et les hôtes pour des annonces illégales.

Ça bouge un peu plus en France :

La Cour de cassation s’est notamment appuyée sur le droit européen pour trancher. « Selon la Cour de justice de l’Union européenne, un hébergeur Internet doit jouer le rôle de simple “intermédiaire” en se limitant à fournir de façon neutre un service purement technique et automatique de stockage et de mise à disposition des données fournies par ses clients. L’hébergeur Internet ne joue donc aucun rôle actif dans le traitement de ces données : il ne lui en est confié ni la connaissance ni le contrôle », rappelle la Cour de cassation.

Or, « la société Airbnb ne joue pas un rôle neutre à l’égard de ses utilisateurs. Elle s’immisce dans la relation entre “hôtes” et “voyageurs” : en leur imposant de suivre un ensemble de règles (lors de la publication de l’annonce ou de la transaction) dont elle est en mesure de vérifier le respect ; en promouvant certaines offres par l’attribution de la qualité de “superhost”, exerçant ainsi une influence sur le comportement des utilisateurs ».

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En Espagne, après qu’en mai dernier le gouvernement ait exigé la suppression de 66 000 annonces jugées illégales sur Airbnb, la corrida continue avec une amende de 64 millions d’euros. :ox: Olé !

64 millions d’euros d’amende : pourquoi l’Espagne a décidé de frapper fort contre Airbnb

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Hébergement illégal : Revenu Québec leur inflige des amendes pour l’erreur d’un tiers

Deux résidents de Lévis doivent payer un total de 7500 $ parce qu’une plateforme de location a réactivé accidentellement leur vieille annonce. Le site Roomlala reconnaît pourtant sa responsabilité, a constaté La facture.

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Le reportage de l’émission La facture (La facture | Émissions | ICI TOU.TV), conclut ainsi :

Un procureur, dans ce cas-ci pour Revenu Québec, peut abandonner des accusations devant la preuve qu’on lui présente et, ce que les Bourgault-Tanguay espèrent, c’est que, les accusations sont présentement maintenues parce que le procureur n’a pas eu le temps de se pencher sérieusement sur leur dossier. Mais en attendant, le couple se prépare pour le procès prévu en avril.

En plus du stress, jusqu’à présent, la saga du couple avec l’inspecteur Clouseau leur a déjà coûté 3 500 $ en frais d’avocat. Du côté du gouvernement, combien d’argent a été et sera encore gaspillé pour ce dérapage ?

Airbnb vient d’embaucher un nouveau directeur technologique spécialisé en IA, mais cela ne résout pas son problème structurel fondamental : contrairement aux hôtels, la plateforme ne contrôle que la couche numérique (recherche, réservation, paiements), pas l’expérience physique du séjour, qui dépend de millions d’hôtes individuels.

Le secteur de la location courte durée s’est consolidé autour de trois grands acteurs (Airbnb, Booking, Expedia/Vrbo) qui contrôlent 71% du marché. Les startups qui tentaient d’améliorer la qualité du service physique, comme Sonder et Vacasa, ont fait faillite.

L’image d’Airbnb s’est dégradée : les frais de ménage excessifs, les tâches imposées aux voyageurs, et la professionnalisation de l’offre ont tué la magie originale du “séjour chez l’habitant”. Les réglementations se sont durcies dans de nombreuses villes (New York, Barcelone, Amsterdam).

Même avec l’IA, Airbnb ne peut pas résoudre son défi principal : ils ne contrôlent toujours pas ce qui se passe une fois que le client franchit la porte. L’innovation technologique ne remplace pas le contrôle du produit physique.

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Il était plus que temps et un Projet de règlement modifiant le Règlement sur l’hébergement touristique, publié dans la Gazette officielle du Québec le 3 décembre 2025, prévoit l’exigence de preuves de résidence principale.

L’exploitant devra fournir deux preuves documentaires.

  • Ces preuves devront démontrer que l’adresse est la résidence principale, conformément à la définition de la Loi sur l’hébergement touristique.
  • L’obligation s’applique aux propriétaires comme aux locataires.
  • Les preuves seront exigées chaque année lors du renouvellement.

Le 15 janvier 2026, le Protecteur du citoyen a transmis une lettre à la ministre du Tourisme. Il y commente le projet de Règlement modifiant le Règlement sur l’hébergement touristique .

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