Événements sportifs participatifs

Environ 40 000 cyclistes défileront dans les rues de Montréal ce week-end, à l’occasion de la 39e édition du traditionnel Tour de l’île. Plusieurs fermetures de rue sont à prévoir, mais une quinzaine de passages pour les automobilistes seront en place le long du parcours.

Résumé

39e Tour de l’île Des fermetures de rue à prévoir ce week-end

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

Environ 40 000 cyclistes défileront dans les rues de Montréal ce week-end, à l’occasion de la 39e édition du traditionnel Tour de l’île. Plusieurs fermetures de rue sont à prévoir, mais une quinzaine de passages pour les automobilistes seront en place le long du parcours.

Publié à 11h23

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Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« Montréal est très fière d’être à nouveau l’hôte de cet évènement d’envergure. On s’est hissés dans les dernières années comme une ville de vélo reconnue mondialement », a fait valoir mardi le porte-parole administratif de la Ville, Philippe Sabourin, en point de presse devant le parc La Fontaine.

Comme l’an dernier, le tout se fera en deux temps. D’abord, le départ du 25e Tour la nuit se fera ce vendredi à 20 h, au parc Jeanne-Mance, au coin de l’avenue du Parc et de l’avenue du Mont-Royal. Le parcours totalise 24 kilomètres et traverse les rues du Plateau-Mont-Royal, de Ville-Marie et du Sud-Ouest.

Puis, dimanche, le Tour de l’île sera lancé vers 9 h 15, toujours au parc Jeanne-Mance. Ce circuit se fait quant à lui sur 28 ou 50 kilomètres, et traversera Le Plateau-Mont-Royal, Rosemont-La-Petite-Patrie, Outremont, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Westmount, Le Sud-Ouest, Lachine, Verdun et Ville-Marie.

Vendredi, le quadrilatère entre les axes Parc et Berri, d’est en ouest, puis de Saint-Joseph à Viger, sera fortement entravé. La circulation automobile sera aussi impossible de la rue Prince jusqu’au boulevard Saint-Laurent, puis du boulevard René-Lévesque jusqu’à la rue de la Commune, tout comme les rues Mill et Bridge. Des interdictions de stationnement seront en place de 13 h à 23 h 30 ce jour-là.

Dimanche, il faudra prévoir des blocages de la rue Jean-Talon jusqu’à la rue Mill, puis des rues Girouard à Berri. Le parcours reviendra ultimement par le boulevard LaSalle, avec des incursions le long du canal de Lachine, notamment. Le stationnement y sera interdit de minuit à 16 h. Tout le secteur du pont Jacques-Cartier, déjà surchargé par une multitude de travaux routiers, sera évité cette année.

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Bien se préparer

Plusieurs grandes artères demeurent néanmoins ouvertes, comme la rue Sherbrooke, le tunnel Ville-Marie et le secteur au nord de Jean-Talon. La Ville recommande aux automobilistes d’éviter le pont Victoria.

« Il y aura des options pour se déplacer, mais ce ne sera peut-être pas l’option habituelle. Si vous devez aller vers le sud, peut-être que vous devrez aller vers le nord en premier », a fait valoir le PDG de Vélo Québec, Jean-François Rheault, qui dit tout mettre en œuvre « pour ne pas surprendre les gens ».

À ses yeux, cet évènement phare participe année en année « à la construction d’une culture cyclable ». « Les gens sont heureux de profiter de la ville différemment. C’est aussi une première pour bien des gens de pouvoir rouler à vélo », a illustré M. Rheault.

D’ailleurs, si le circuit change chaque année, « c’est pour éviter que les impacts négatifs soient toujours concentrés aux mêmes endroits », a ajouté le PDG. « Il y a aussi la notion de chantiers et de piétonnisation de rues avec laquelle on doit toujours s’ajuster », a-t-il dit.

À la Ville, Philippe Sabourin affirme que du colmatage de nids-de-poule a été fait en priorité, ces derniers jours, sur le parcours du Tour de l’île. « C’est environ 90 tonnes d’asphalte qu’on a utilisées. C’est bon pour les vélos, mais ça le sera aussi pour les automobilistes par la suite. »

Plusieurs chantiers ont été démobilisés pour le week-end, notamment sur les rues Mill et des Pins, ou encore sur les rues Wellington et Bridge, où des chantiers de la Commission des services électriques ont été mis sur pause. « Notre escouade mobilité va sillonner le parcours cette semaine pour s’assurer qu’il n’y a pas de conflits potentiels avec les chantiers », a persisté M. Sabourin.

Vélo Québec rappelle que « plusieurs bénévoles, cadets et policiers seront positionnés aux intersections des rues barrées pour orienter les automobilistes » durant les deux évènements. Un plan du parcours et des voies de contournement pourra alors être remis aux usagers de la route. On compte au total une quinzaine de points de traverse pour les voitures sur le tracé. Des « mesures alternatives » ont aussi été mises en place afin d’assurer l’accès aux établissements de santé situés à proximité des parcours.

En savoir plus

  • 1065 kilomètres
    C’est la grandeur du réseau cyclable montréalais à l’heure actuelle. La Ville a ajouté cette année quelque 30 kilomètres, avec autant de projets, dans sa programmation vélo 2024.

VILLE DE MONTRÉAL

Le tour du nuit a été magnifique. Beau temps, pas trop chaud ni froid et beaucoup de gens excités! Sauf, que l’évènement a commencé une heure trop tard…plus à venir avec le tour de l’île.










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La Tour de l’Ile a été un véritable succès!





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Grand Splash 2024 Splish, splash, plouf : les Montréalais plongent dans le fleuve

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La Fondation Rivières, qui organise ce rendez-vous annuel, a invité le public à sauter du quai Jacques-Cartier dans le fleuve pour réclamer l’ouverture d’un bassin propice à la baignade dans le Vieux-Port de Montréal. Sur place, le directeur général de la Fondation Rivières, Alain Bélanger, a soutenu qu’un bassin public offrirait aux citoyens une source de rafraîchissement supplémentaire lors des périodes de chaleur extrême. Les participants ont fait le grand saut à midi trente. Petits et grands en ont profité pour se rafraîchir puisque le mercure affichait 30 degrés Celsius. « La rivière à nous ! », ont-ils scandé une fois dans l’eau.

Des dizaines de baigneurs ont plongé dans les eaux du Vieux-Port de Montréal jeudi pour promouvoir un meilleur accès au fleuve Saint-Laurent et à ses berges lors du traditionnel Grand Splash.

Publié à 1h57 Mis à jour à 7h00

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Samira Ait Kaci Ali
Samira Ait Kaci Ali La Presse


Patrick Sanfaçon
Patrick Sanfaçon La Presse

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Munis de gilets de sauvetage, de planches et de bouées gonflables, les participants ont pu profiter d’une heure de baignade dans le fleuve Saint-Laurent. Des sauveteurs étaient présents pour assurer leur sécurité et le Service de l’environnement de la Ville de Montréal a testé l’eau mardi pour éviter les risques de contamination. « Le plus difficile, c’est de sortir de l’eau quand c’est fini, parce qu’on est bien ! », a lancé Serge Germain, un participant.

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Le Grand Splash est organisé par la Fondation Rivières, un organisme environnemental dont la mission est de protéger les cours d’eau de la province. La Fondation lutte entre autres contre la construction de barrages hydroélectriques qu’elle juge injustifiés et la privatisation des berges.

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L’ambiance était festive. Plusieurs familles, comme celle de Karl Martel, étaient présentes pour profiter de l’activité. « Ça fait 12 ans que je viens, je saute dans l’eau chaque année. C’est la première année que j’amène ma fille et son amie », raconte M. Martel, qui souhaite un accès au fleuve à proximité du centre-ville. « On veut passer le message que l’eau est propre et qu’on veut s’y baigner. » Sur la photo : Karl Martel avec sa fille et une amie.

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À 68 ans, Monique Trudelle était fébrile de participer pour la deuxième fois au Grand Splash. « Je trouve que c’est important d’avoir accès à l’eau », a-t-elle dit, quelques secondes avant de plonger dans le fleuve.

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« C’est important pour moi parce que je connais le fleuve Saint-Laurent depuis toujours. J’ai habité à Vancouver pendant quatre ans, et là-bas on a accès à l’eau, donc tous les jours j’allais à la mer autour de la ville. Quand je suis revenue à Montréal, je trouvais ça triste qu’on n’ait pas accès à l’eau alors qu’on est une île », a raconté Raphaëlle Moquin-Carl.

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Coralie Massey-Cantin, conseillère en développement philanthropique à la Fondation Rivières, s’est chargée de la distribution des gilets de sauvetage, puis a donné le signal pour que les participants se lancent à l’eau. Elle s’est jointe aux baigneurs, quelques minutes plus tard, en faisant la « bombe ».

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Gentiane Barbin a participé au Grand Splash pour la première fois avec sa fille de 12 ans. « Rose et moi, on s’est donné ça comme défi, et puis c’est une façon de marquer le début de l’été », a-t-elle expliqué.

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Pour que le projet de la Fondation Rivières voie le jour, il faudra l’appui de la Société du Vieux-Port de Montréal, qui exploite une marina privée là où l’organisme souhaite aménager un bassin public. « C’est certain que la Ville de Montréal est extrêmement enthousiaste à l’idée d’avoir un projet comme ça dans le Vieux-Port », a soutenu Vicki Grondin, conseillère municipale de Lachine.