Événements naturels

Au cœur de l’éclipse du 8 avril 2024

PHOTO MATTHEW ABBOTT, THE NEW YORK TIMES

L’éclipse solaire du 20 avril 2023, vue de l’Australie

Une éclipse solaire totale est un phénomène astronomique rare. La prochaine aura lieu le 8 avril 2024 et le Québec sera aux premières loges : plusieurs régions verront le soleil disparaître, le ciel s’obscurcir et les étoiles apparaître au beau milieu de l’après-midi, un spectacle absolument étonnant. On organise déjà des activités pour observer l’évènement en toute sécurité.

Mis à jour le 7 janvier

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Marie Tison
Marie Tison La Presse

« Tout le monde se mobilise », s’enthousiasme Lysandre Michaud-Verreault, directrice des communications chez Tourisme Cantons-de-l’Est.

La trajectoire de l’éclipse suivra un étroit corridor à travers l’Amérique du Nord, passant notamment par Dallas, Cleveland, Buffalo, les Adirondacks, puis par la Montérégie, les Cantons-de-l’Est et le Centre-du-Québec, avant de traverser le Maine et le Nouveau-Brunswick et de passer pile sur les Îles-de-la-Madeleine.

Il ne faut pas louper le phénomène. La prochaine éclipse solaire totale visible dans le sud du Québec aura lieu le 3 mai 2106, soit dans 83 ans.

Il existe un site internet incontournable pour planifier sa stratégie, conçu par des spécialistes en astronomie et en vulgarisation scientifique. Tout y est : des explications scientifiques au sujet du phénomène des éclipses, des conseils d’observation, une liste des activités dans les régions et des cartes pour dénicher les endroits les plus propices à la contemplation.

Consultez le site Éclipse Québec

Les Cantons-de-l’Est seront assurément au cœur de l’évènement, et Tourisme Cantons-de-l’Est n’a pas l’intention de manquer l’occasion : il s’agit d’attirer les visiteurs et, si possible, de les amener à passer quelques jours dans le coin.

« La période de totalité, soit quand la Lune recouvre le Soleil et qu’on voit l’espèce de couronne solaire, c’est dans les Cantons-de-l’Est qu’elle dure le plus longtemps, soit à peu près trois minutes et demie, souligne Lysandre Michaud-Verreault. Du début à la fin, l’ensemble de l’éclipse durera deux heures. On invite les gens à ne pas se déplacer simplement pour ce phénomène, mais d’en profiter pour organiser un séjour un peu plus complet. »

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Le mont Mégantic se trouve pile sur le trajet de l’éclipse du 8 avril.

La région a un atout de taille : l’Astrolab du Mont-Mégantic. En après-midi, le 8 avril, le parc national du Mont-Mégantic offrira une animation de quatre heures sur une scène extérieure. Les places sont cependant limitées et les billets devraient s’envoler rapidement.

Ceux qui n’auront pas réussi à se procurer les précieux laissez-passer pourront aller au centre-ville de Lac-Mégantic pour admirer l’éclipse. On y trouve de grandes aires dégagées, ce qui est propice à l’observation. On y trouve aussi des restaurants et cafés, pour se sustenter avant et après l’évènement.

CARTE TIRÉE DU SITE ECLIPSEQUEBEC. CA, CONCEPTION : GUILLAUME POULIN, ASTROLAB DU MONT-MÉGANTIC.

Le trajet de l’éclipse solaire du 8 avril 2024

Ailleurs dans la région

Lysandre Michaud-Verreault fait valoir que la région est réputée pour ses réserves de ciel étoilé à Mégantic et à Glen Sutton. Mais il y aura aussi de l’action dans le reste de la région.

Il y aura ainsi des rassemblements publics à Sherbrooke et dans les environs, notamment au Centre de foires.

Au mont Hereford, dans la vallée de Coaticook, on organisera une randonnée pédestre de 13 kilomètres pour observer l’éclipse au sommet. Encore ici, il faudra réserver, les places seront limitées.

La Place publique de Bromont accueillera aussi les visiteurs avec une animation spéciale. Dans la région de Granby, il sera possible d’observer le phénomène au Zoo de Granby et au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin.

De son côté, le parc national de la Yamaska retransmettra en direct sur un écran géant les images provenant du Mont-Mégantic.

Lysandre Michaud-Verreault note que normalement, le début du printemps est plutôt calme d’un point de vue touristique. L’éclipse tombe à bon moment, un lundi après-midi, ce qui ouvre la porte à l’organisation d’une longue fin de semaine de trois jours.

« On est en train de coordonner le secteur pour que les entreprises touristiques restent ouvertes autour de l’éclipse solaire, le lundi et le mardi, pour qu’il y ait un momentum pour les visiteurs, pour qu’il y ait plusieurs activités. »

Courte éclipse sur Montréal

Le centre-ville de Montréal se trouvera également sur la trajectoire de l’éclipse, mais un peu plus à la marge : l’évènement durera un peu moins longtemps que dans les Cantons-de-l’Est, soit 1 minute 25 secondes.

Il ne faudra donc pas perdre de temps. Le Centre des sciences de Montréal offrira une animation scientifique tout juste devant son édifice, dans le Vieux-Port, sur un emplacement dégagé. Au parc Jean-Drapeau, des experts du Planétarium seront aussi sur place pour interpréter le phénomène. Dans les deux cas, on distribuera gratuitement des lunettes.

Au cours des semaines à venir, on peut s’attendre à ce que les régions qui se retrouveront en partie sur la trajectoire de l’éclipse organisent des évènements locaux pour observer l’évènement. On pense à la Montérégie, au Centre-du-Québec et à Chaudière-Appalaches.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Les Îles-de-la-Madeleine seront au cœur de l’éclipse. Avec leurs vastes espaces, les Îles seront un endroit idéal pour observer le phénomène.

Aux Îles-de-la-Madeleine, il y a normalement moins d’entreprises ouvertes et moins d’activités touristiques pendant cette période de l’année.

« Cependant, la qualité des activités reste présente, fait valoir Frédéric Myrand, agent de communications chez Tourisme Îles-de-la-Madeleine. C’est-à-dire qu’en période hors saison, il y a une plus grande proximité avec les producteurs, les artisans et les résidants, ce qui va grandement influencer le séjour des visiteurs. Et la grande majorité des hébergements sont ouverts à l’année. »

Éclipse solaire 101

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

Attention de ne jamais regarder une éclipse solaire à l’œil nu !

Qu’est-ce qu’une éclipse solaire ?

Un tel phénomène se produit la lune passe entre le Soleil et la Terre. Son ombre est alors projetée sur la Terre. Les Terriens qui se retrouvent sous cette trajectoire voient le Soleil disparaître pendant quelques minutes. Évidemment, il faut un ciel dégagé pour bien voir les étapes de l’éclipse.

Comment observer ce phénomène spectaculaire ?

Il ne faut jamais regarder directement le Soleil. Même le petit bout de soleil qu’on peut voir pendant la phase partielle de l’éclipse peut être dangereux. Il existe des lunettes spécialisées qui permettent d’observer le phénomène de façon sécuritaire. Pendant la phase totale, lorsque le Soleil est complètement disparu, on peut enlever les lunettes.

On peut aussi construire une boîte d’observation avec une boîte à chaussure ou une boîte de céréale : il suffit de percer un petit trou dans un côté de la boîte et regarder l’image qui se forme sur le côté opposé.

PHOTO ALINA MCCULLEN, GETTY IMAGES

Cinq étapes d’une éclipse solaire totale

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J’étais à Nashville pour voir l’éclipse totale en 2017. C’était super, super cool.

Strongly recommend you find a a spot to spend the day to observe with goggles. As an extra tip, if you can get out of the city it’s preferable as you may need to urgently hop in a car to drive a km if a cloud gets in the way, as we did. Also, pay attention to your other senses, it’s more than just a visual experience (though don’t forget to look around for the 360 degree sunset!)

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Dans ce genre d’événement astronomique, la météo est déterminante. Un ciel voilé peut gâcher le spectacle et malheureusement en dépit de la meilleure préparation, il faudra des prévisions précises quelques jours d’avance pour garantir le succès des observations. :man_shrugging:t2:

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Malheureusement, si on compare avec l’ensemble des jours qui sont +/- autour du 8 avril, les chances d’avoir un ciel nuageux a Montreal est d’environ 85%

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Au Québec

L’éclipse totale ne sera visible que dans le sud du Québec, puisque la limite nord de la bande de totalité traverse l’île de Montréal d’ouest en est.

La bande de totalité de l'éclipse du Soleil du 8 avril à Montréal.

La bande de totalité de l’éclipse du Soleil du 8 avril à Montréal.

Photo : Planétarium de Montréal

Par exemple, les gens de Montréal-Nord et de Laval n’auront pas accès à la totalité, précise Olivier Hernandez.

Environ 2,4 millions d’habitants de la région métropolitaine de Montréal se trouvent dans la zone de totalité.

Tous les détails

Où serez-vous pour observer l’éclipse totale du Soleil le 8 avril?

Tout ce que vous devez savoir pour vous trouver là où il faut et dans les bonnes conditions pour assister au phénomène céleste rarissime.

Progression de l'éclipse solaire totale du 2 juillet 2019 depuis l'Observatoire de La Silla de l'ESO au Chili.

Progression de l’éclipse solaire totale du 2 juillet 2019 depuis l’Observatoire de La Silla de l’ESO au Chili

Photo : ESA/CESAR/Wouter van Reeven

Publié à 4 h 00 HNE

Si la vaste majorité des Canadiens assisteront à une éclipse partielle le lundi 8 avril prochain, quelques millions de Québécois et d’Ontariens auront la chance de se trouver dans la zone de totalité où ils pourront contempler la toute première éclipse totale du Soleil au pays depuis 1979.

La bande de totalité

Pour vivre le phénomène exceptionnel de noir total, il faut vraiment se trouver dans un corridor qui fait à peu près une largeur de 200 km sur une longueur de 14 700 km à travers l’Amérique du Nord, explique l’astrophysicien Olivier Hernandez, directeur du Planétarium de Montréal.

L'éclipse du Soleil du 8 avril en Amérique du Nord.

L’éclipse du Soleil du 8 avril en Amérique du Nord.

Photo : Planétarium de Montréal

Cette zone de totalité s’étend du Pacifique à l’Atlantique, en passant par le Mexique, les États-Unis et le Canada. Elle traverse le continent à plus de 2500 km/h.

L’ombre de la Lune va frapper la surface terrestre au lever du Soleil dans l’océan Pacifique, à 3200 kilomètres au sud d’Hawaï, indique Olivier Herdandez. Elle va ensuite monter vers le nord-est, pour parcourir plus de 6800 kilomètres sans rencontrer de terre émergée.

Puis elle va atteindre le continent nord-américain à la hauteur de la ville de Mazatlán, sur la côte mexicaine, pour traverser les États de Durango et de Coahuila, et entrer aux États-Unis par le Texas et traverser l’Oklahoma, l’Arkansas, le Missouri, l’Illinois, l’Indiana et l’Ohio. Elle va aussi survoler les lacs Érié et Ontario et la péninsule du Niagara, pour gagner ses rives ontariennes et celles des États de la Pennsylvanie et de New York.

L'éclipse sera visible de partout au Canada.

L’éclipse sera visible de partout au Canada. Elle sera totale dans la ligne bleue, et partielle ailleurs.

Photo : ASTROLab du Mont-Mégantic/Guillaume Poulin

La zone d’obscurité va poursuivre sa trajectoire le long de la vallée du Saint-Laurent, et traverser le sud du Québec et une bonne partie de l’île de Montréal. Elle va assombrir le ciel de la Montérégie, de l’Estrie, du Centre-du-Québec et de la Beauce. L’obscurité va aussi gagner le nord des États du Vermont et du New Hampshire, avant de traverser le Maine.

Puis l’ombre va gagner le Nouveau-Brunswick et le nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard avant de franchir le golfe du Saint-Laurent (et les Îles-de-la-Madeleine) pour atteindre Terre-Neuve.

La bande de totalité va terminer sa course dans l’océan Atlantique Nord, où elle va parcourir encore 2400 kilomètres avant de s’éteindre au coucher du soleil au sud de l’Islande.

Éclipse 101

  • Une éclipse solaire est en quelque sorte un jeu d’ombres. En gros, elle se produit lorsque la Lune projette son ombre sur la Terre, bloquant en tout (éclipse totale) ou en partie (éclipse partielle) le Soleil.
  • Coïncidence astronomique! Comme le Soleil apparaît environ 400 fois plus grand que la Lune et qu’il est aussi environ 400 fois plus éloigné, l’étoile et la Lune semblent avoir la même taille pour les Terriens.
  • La Lune projette deux ombres sur la surface de la Terre : une ombre plus petite et plus sombre, appelée l’umbra, et une ombre plus grande, appelée la pénombre. Les observateurs situés dans l’umbra voient une éclipse totale. Les observateurs situés dans la pénombre voient une éclipse partielle.

Esquisse explicative d'une éclipse splaire

L’ombre totale, plus petite et plus sombre, est aussi appelée l’umbra. L’ombre partielle, plus grande, est également appelée la pénombre.

Photo : Radio-Canada

Être dans la zone

Les conditions d’observation du phénomène astronomique vont varier énormément d’un endroit à l’autre dans le sud-est du pays. Toutefois, seuls les observateurs qui se trouvent à l’intérieur de la bande de totalité vont vivre l’éclipse totale dans toute sa splendeur.

En dehors de la totalité, ce n’est pas une nuit totale, on ne peut pas retirer ses lunettes pour observer l’éclipse, et c’est bien dommage!, remarque Olivier Hernandez.

Même juste un peu à l’extérieur, le Soleil n’est pas complètement caché par la Lune, et la nuit en plein jour ne se produit pas. Une éclipse partielle à 99,99 % n’équivaut pas à 99,99 % de l’expérience d’une éclipse totale : il manquera toujours la magie de la totalité.

Une citation de Olivier Hernandez, Planétarium de Montréal

Se garder un coussin de sécurité

L’astrophysicien invite ceux qui se trouvent en bordure nord de la bande de totalité à se déplacer de quelques kilomètres vers le sud pour s’assurer de ne rien manquer.

Il faut savoir que les limites de la bande de totalité peuvent varier de quelques centaines de mètres, puisque la Lune n’est pas une sphère parfaitement lisse en raison de la présence de reliefs sur son pourtour. Cette réalité laisse parfois la brillante surface du Soleil s’infiltrer un peu plus loin à l’intérieur de la zone d’ombre théorique.

Les limites de la bande de totalité qu’on voit sur les cartes ne sont pas tranchées au couteau. Il reste en quelque sorte une zone d’incertitude de quelques centaines de mètres où il est possible que l’éclipse ne soit pas tout à fait totale, prévient Olivier Hernandez.

Ainsi, ceux qui veulent absolument assister à une éclipse totale doivent s’éloigner des limites nord et sud et s’approcher du centre de la bande de totalité.

Une éclipse totale du Soleil.

Une éclipse du Soleil quelques instants avant la totalité. (Illustration artistique)

Photo : Agence spatiale canadienne

Au Québec

L’éclipse totale ne sera visible que dans le sud du Québec, puisque la limite nord de la bande de totalité traverse l’île de Montréal d’ouest en est.

La bande de totalité de l'éclipse du Soleil du 8 avril à Montréal.

La bande de totalité de l’éclipse du Soleil du 8 avril à Montréal.

Photo : Planétarium de Montréal

Par exemple, les gens de Montréal-Nord et de Laval n’auront pas accès à la totalité, précise Olivier Hernandez.

Environ 2,4 millions d’habitants de la région métropolitaine de Montréal se trouvent dans la zone de totalité.

Montréal en détails

  • Début de l’éclipse partielle : 14 h 14
  • Début de la totalité : 15 h 26 min 49 s
  • Maximum de l’éclipse : 15 h 27 min 33 s
  • Fin de la totalité : 15 h 28 min 16 s
  • Fin de l’éclipse partielle : 16 h 36 min 16 s

Si les villes de Brossard et Longueuil se trouvent dans la bande, les villes de Boucherville, Drummondville et Victoriaville chevauchent la limite nord de l’éclipse totale. Certains secteurs se trouvent ainsi dans la bande de totalité, alors que d’autres sont à l’extérieur.

La bande de totalité de l’éclipse de Soleil du 8 avril 2024.

La bande de totalité de l’éclipse de Soleil du 8 avril 2024.

Photo : Planétarium de Montréal

Les villes de Varennes, Sorel et Trois-Rivières se trouvent en dehors de la zone de totalité, mais les villes de Saint-Hyacinthe et Granby ont pour leur part droit au spectacle total.

L’Estrie est sans contredit la région du Québec la plus choyée puisqu’elle se trouve au centre de la bande de totalité. Les villes de Magog, Sherbrooke et Lac-Mégantic ont droit à une période de totalité tournant autour de 3 minutes 30 secondes. Par comparaison, la totalité à Montréal est d’environ 1 minute 30 secondes.

La région du Fer à cheval doré (Golden Horseshoe).

La région du Fer à cheval doré (Golden Horseshoe) est coupée en deux par la limite nord de l’éclipse totale.

Photo : Planétarium de Montréal

En Ontario

En Ontario, la région du Fer à cheval doré (Golden Horseshoe) est coupée en deux par la limite nord de l’éclipse totale.

La ville de Hamilton se trouve presque entièrement dans la zone d’éclipse totale, mais les villes de Toronto, Mississauga, Brampton, Oshawa et Pickering sont dans la zone d’éclipse partielle.

Des enfants observent une éclipse portant des lunettes.

Des enfants observent une éclipse solaire avec des lunettes conçues pour l’occasion.

Photo : iStock / AlbertoRoura

Des lunettes pour protéger vos yeux

Il faut garder en tête qu’il ne faut jamais regarder directement le Soleil. L’exposition à cette lumière intense peut entraîner des lésions aux yeux sans causer de douleur. Mais contrairement aux observateurs d’une éclipse partielle, ceux qui assistent à une éclipse totale peuvent enlever leurs lunettes pendant la noirceur totale et les remettre dès que la Lune quitte le disque solaire.

Aucune paire de lunettes fumées vendue en magasin ne permet de regarder directement le Soleil. De plus, à l’œil nu ou avec un instrument d’optique comme un télescope, il est essentiel d’utiliser des filtres conçus spécialement pour observer le Soleil. Il faut aussi éviter de prendre des photos ou de filmer avec un téléphone cellulaire.

Il faut porter des lunettes pendant toute la phase partielle de l’éclipse, mais vous pouvez les retirer pendant le temps de l’éclipse totale vers 15 h 30.

Une citation de Olivier Hernandez, Planétarium de Montréal

Il faut bien évidemment vous assurer de bien superviser les enfants en tout temps lors de l’observation.

Des lunettes distribuées gratuitement

Le Planétarium de Montréal distribue 500 000 lunettes grâce à la générosité de la Fondation de la famille Trottier.

Pas moins de 300 000 lunettes sont données dans les écoles et les bibliothèques de la région de Montréal dans les jours avant l’éclipse. On veut que les gens récupèrent les lunettes le plus tard possible pour ne pas les abîmer, mentionne Olivier Hernandez, qui rappelle qu’il faut toujours inspecter ses lunettes avant de les utiliser pour s’assurer qu’elles ne sont pas endommagées.

On garde entre 100 000 et 150 000 lunettes pour les distribuer à la sortie du métro du parc Jean-Drapeau lors d’un événement organisé le 8 avril par le Planétarium, ajoute M. Hernandez.

Si vous n’avez pas de lunettes à votre disposition, il est aussi possible de projeter l’image du Soleil sur un écran. Cette méthode est certainement la plus sécuritaire et la moins coûteuse.

Des événements publics

Au parc Jean-Drapeau, les gens présents pourront suivre les explications et les instructions de deux animatrices à partir d’écrans géants installés sur les lieux. Il y aura même un décompte menant à la totalité, affirme Olivier Hernandez.

Radio-Canada diffuse une émission spéciale en direct du parc entre 14 h et 16 h.

Outre cet événement, le Centre des sciences de Montréal, l’ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic et de nombreuses autres organisations, dont les universités McGill et de Montréal, tiennent des activités d’observation. Informez-vous avant de vous déplacer puisque certains événements affichent déjà complet.

La lune recouvre complètement le Soleil (totalité) lors de l'éclipse solaire totale de l'été 2017.

La Lune recouvre complètement le Soleil lors de l’éclipse totale du 21 août 2017 aux États-Unis.

Photo : iStock

Ce qu’il faut observer

Pendant la totalité, il est possible de voir la couronne solaire qui est très blanche et très étalée de plusieurs fois le diamètre du Soleil. C’est absolument spectaculaire parce que c’est quelque chose qu’on ne voit jamais!, s’enthousiasme Olivier Hernandez, qui a assisté à trois éclipses, mais jamais à une totale.

Il est aussi possible de voir la chromosphère, qui prend la forme d’une espèce de filament rose absolument spectaculaire qui ressort encore mieux à l’œil nu que sur des photos.

La chromosphère est en fait une fine couche de gaz de couleur rose due à l’émission lumineuse de l’hydrogène ionisé à la longueur d’onde Hα.

Une fois dans la totalité, on va commencer à voir apparaître les planètes les plus brillantes comme Jupiter, Saturne, Vénus, et même Mercure!, remarque l’astrophysicien. Nous pourrons aussi voir une comète qui passera dans le ciel à ce moment-là si sa brillance le permet, ajoute-t-il.

Des planètes et des étoiles visibles dans le ciel lors de l'éclipse du Soleil.

Des planètes et des étoiles visibles dans le ciel lors de l’éclipse du Soleil.

Photo : Planétarium de Montréal/Stellarium

Plusieurs étoiles parmi les plus brillantes, comme Rigel, Capella, Pollux, Aldébaran, Bételgeuse et Sirius, seront aussi visibles.

Il est possible de voir toutes ces étoiles qu’on ne voit habituellement pas dans la nuit et qui sont invisibles dans le ciel le jour. On pourra les voir parce que le Soleil sera complètement occulté.

Une citation de Olivier Hernandez, Planétarium de Montréal

Un autre phénomène naturel est également remarqué lors d’éclipse totale : une chute de la température.

Ça peut être marrant d’amener son propre thermomètre pour constater par soi-même une chute de température entre 8 et 10 °C. Ce qui est énorme pour un 8 avril, puisqu’on sera probablement autour d’une température moyenne aux alentours de 5 °C. On va probablement descendre en dessous de 0 °C, ça va faire une sacrée différence.

Une citation de Olivier Hernandez, Planétarium de Montréal

La nature réagira également au phénomène. On va aussi assister à des comportements différents chez certains animaux, essentiellement les oiseaux. La variation de luminosité va les faire chanter un petit peu plus qu’à l’habituel, mentionne M. Hernandez, qui note aussi que puisque le printemps ne sera qu’à ses premiers balbutiements, la baisse de luminosité ne va pas influer sur le comportement des plantes et des fleurs qui se referment habituellement lors d’une perte de luminosité.

Si le ciel est couvert et que le Soleil n’est pas directement visible au moment de la totalité, les effets visuels les plus spectaculaires ne seront pas observables. La période d’obscurité sera toutefois encore plus sombre.

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D’une éclipse à l’autre

On compte entre deux et cinq éclipses de Soleil visibles quelque part sur Terre chaque année. Les éclipses totales de Soleil se produisent en moyenne tous les 375 ans pour un endroit précis sur le globe.

La dernière éclipse totale visible au Canada s’est produite le 26 février 1979. Les habitants du sud de la Saskatchewan et du Manitoba, du nord-ouest de l’Ontario et du Grand Nord québécois ont alors pu observer le phénomène.

Dans le sud du Québec, la dernière éclipse solaire totale a été observée en Gaspésie le 10 juillet 1972. La dernière éclipse totale visible à Montréal a eu lieu le 31 août 1932.

La dernière éclipse totale visible en Amérique du Nord au 21e siècle a été visible dans le ciel de plusieurs États américains le 21 août 2017.

La prochaine éclipse solaire partielle se déroulera le 29 mars 2025 et sera visible dans l’Est canadien.

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À Montréal, à Laval et ailleurs, des CSS fermeront leurs écoles, même si le ministre de l’Éducation conseille de les garder ouvertes. Ils fermeront leurs écoles à cause d’une éclipse solaire. En 2024.

Ces gestionnaires-là n’ont pas peur de l’ombre de la lune, comme nos lointains ancêtres.

Ils ont peur de leur ombre.

Résumé

Avoir peur de son ombre

PHOTO JOHN MINCHILLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Une éclipse solaire totale aura lieu le 8 avril prochain au Québec. Un enfant regarde avec des lunettes de protection l’éclipse totale du 21 août 2017, au Tennessee.


Isabelle Hachey
Isabelle Hachey La Presse

Pendant des millénaires, les éclipses ont plongé les humains dans la terreur. Pour eux, les ténèbres en plein jour, ça annonçait la fin du monde. Ils croyaient que leurs dieux les avaient abandonnés. Le mot éclipse vient d’ailleurs du grec ekleípō, qui signifie « abandon ».

Publié à 2h10 Mis à jour à 5h00

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Heureusement, le monde a évolué. Depuis quelques siècles déjà, on a compris qu’une éclipse solaire totale était un phénomène astronomique rare, mais relativement simple. En gros : la lune passe devant le soleil. Pas de quoi sacrifier un chat dans l’espoir d’apaiser la colère des dieux.

« Même si la raison l’a emporté, au moment d’une éclipse, les émotions restent », lit-on dans Éclipse – Quand le Soleil fait son cirque, petit essai scientifique qui vient de sortir en librairie, à temps pour l’éclipse solaire du 8 avril.

Les auteurs Joël Leblanc et Julie Bolduc-Duval disent vrai à propos d’une chose : les éclipses conservent toujours le pouvoir de provoquer des émotions. Pour le triomphe de la raison, par contre, je suis moins convaincue.

C’est qu’il y a de quoi douter, ces jours-ci, à voir la panique s’emparer de certains centres de services scolaires (CSS) du Québec. Comme si l’apocalypse était à nos portes, plusieurs ont décidé de faire du 8 avril une journée pédagogique, histoire de sauver les élèves d’un affreux péril.

À Montréal, à Laval et ailleurs, des CSS fermeront leurs écoles, même si le ministre de l’Éducation conseille de les garder ouvertes. Ils fermeront leurs écoles à cause d’une éclipse solaire. En 2024.

Ces gestionnaires-là n’ont pas peur de l’ombre de la lune, comme nos lointains ancêtres.

Ils ont peur de leur ombre.

« On ne fait pas qu’observer une éclipse : on la vit ! La luminosité qui change, la température qui descend, les oiseaux qui cessent de chanter, le spectacle ahurissant dans le ciel, les étoiles qui réapparaissent brièvement en plein jour… tous les sens sont sollicités », écrivent les auteurs d’Éclipse. C’est une expérience passionnante qui n’arrive qu’une fois dans une vie, et encore : la prochaine éclipse solaire totale au Québec est prévue… en 2106.

Le 8 avril prochain, tous les élèves auraient eu la chance de vivre cette expérience ensemble, à l’école, de façon sécuritaire.

Le milieu scolaire était prêt. Les enseignants avaient préparé leurs classes. Les écoles avaient stocké des centaines de milliers de paires de lunettes de protection. Un peu partout, la journée avait été planifiée avec enthousiasme.

Et voilà que des gestionnaires affolés annoncent que, sur leur territoire, ça n’arrivera pas. Les enfants resteront chez eux, le nez dans leurs écrans pendant que leurs parents travaillent. Ou alors, ils seront au service de garde, mais bien à l’abri : les trois CSS francophones de Montréal assurent que les éducateurs n’offriront pas d’activités extérieures en cette sinistre journée…

Au moment où un phénomène exceptionnel se produira à l’extérieur, les enfants seront donc confinés entre les quatre murs de l’école. Avec un peu de chance, les éducateurs du service de garde leur montreront en direct les images de l’éclipse qu’ils auraient pu voir de leurs yeux, dans la cour d’école !

Quelle terrible occasion manquée.

Vrai, il est dangereux de regarder une éclipse solaire à l’œil nu. Les rayons du soleil peuvent endommager la rétine et causer des problèmes de vision permanents. Cela dit, avec des lunettes de protection certifiées, il n’y a aucun danger.

PHOTO RONALDO SCHEMIDT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Éclipse solaire totale en Argentine, le 14 décembre 2020

Même les jeunes élèves auraient été capables de suivre cette consigne toute simple de leur enseignant : porte tes lunettes en tout temps. Ça n’aurait pas été sorcier.

Les gestionnaires affirment que le problème, ce n’est pas l’éclipse, mais le fait qu’elle aura lieu à la sortie des classes. Beaucoup d’élèves se trouveront alors sur les trottoirs ou dans les autobus scolaires, sans supervision.

Ces gestionnaires affirment qu’il était IM-POS-SI-BLE de prolonger les classes d’une demi-heure pour permettre aux élèves de vivre cette expérience en groupe. Réorganiser les horaires des chauffeurs d’autobus, c’était trop compliqué. Demander aux parents de venir chercher leurs enfants, aussi. Mieux valait fermer les écoles pour la journée.

Les directeurs des CSS s’en défendent bien, mais j’ai l’impression que ce qui les terrifie plus que tout, ce n’est pas l’éclipse, mais le risque de poursuites.

« L’école a une responsabilité légale d’assurer la sécurité des élèves », a laissé tomber Caroline Dupré, présidente-directrice générale de la Fédération des centres de services scolaires du Québec, sur les ondes de Radio-Canada. Tout est dit.

Pour ne pas se retrouver avec une poursuite sur le dos, ces gestionnaires renoncent à leur mission première : celle d’éduquer les enfants, de stimuler leur curiosité et d’enrichir leur culture scientifique.

Cette peur a poussé le CSS de Laval à interdire aux écoles de distribuer 35 000 paires de lunettes de protection qui avaient été destinées aux enfants. « Je ne veux pas lésiner sur la santé oculaire de nos élèves », a insisté le directeur général, Yves-Michel Volcy, à la radio de Radio-Canada.

Donc, pour protéger les élèves, on les renvoie chez eux sans leur fournir de lunettes de protection ?

M. Volcy a expliqué qu’il prendrait le temps de vérifier si les lunettes étaient conformes aux normes. Le cas échéant, il pourrait les distribuer aux élèves, mais pas sans transmettre également « tout le protocole pour s’assurer qu’il n’y ait pas de malheureux incident ».

Parce qu’évidemment, en cette époque frileuse, ça prend un protocole pour porter des lunettes.

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(Washington) Lorsqu’une éclipse solaire totale transformera le jour en nuit, les tortues commenceront-elles à se montrer romantiques ? Les girafes galoperont-elles ? Les singes chanteront-ils des notes bizarres ?

Résumé

Éclipse solaire La réaction des animaux sera étudiée au Texas

PHOTO LM OTERO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Des chercheurs se tiendront prêts à observer comment les routines des animaux du jardin zoologique de Fort Worth, au Texas, seront perturbées lorsque le ciel s’obscurcira le 8 avril.

(Washington) Lorsqu’une éclipse solaire totale transformera le jour en nuit, les tortues commenceront-elles à se montrer romantiques ? Les girafes galoperont-elles ? Les singes chanteront-ils des notes bizarres ?

Publié hier à 8h49

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Christina Larson Associated Press

Des chercheurs se tiendront prêts à observer comment les routines des animaux du jardin zoologique de Fort Worth, au Texas, seront perturbées lorsque le ciel s’obscurcira le 8 avril. Ils avaient déjà détecté d’autres comportements animaux étranges en 2017 dans un zoo de Caroline du Sud qui se trouvait sur la trajectoire de l’obscurité totale.

« À notre grand étonnement, la plupart des animaux ont fait des choses surprenantes », a déclaré Adam Hartstone-Rose, un chercheur de l’Université de l’État de la Caroline du Nord qui a dirigé les observations publiées dans la revue Animals.

Bien qu’il existe de nombreuses observations individuelles de créatures au comportement bizarre lors d’éclipses historiques, ce n’est que depuis quelques années que les scientifiques ont commencé à étudier rigoureusement les comportements modifiés des animaux sauvages, domestiques et de jardin zoologique.

Il y a sept ans, les tortues de Galápagos du jardin zoologique Riverbanks de Columbia, en Caroline du Sud, « qui ne font généralement rien de la journée […] ont commencé à se reproduire au plus fort de l’éclipse », a révélé M. Hartstone-Rose. La cause de ce comportement n’est pas encore claire.

Un couple de Siamangs, des gibbons qui s’appellent habituellement le matin, a chanté des airs inhabituels pendant l’éclipse de l’après-midi. Quelques girafes mâles se sont mises à galoper dans une « anxiété apparente ». Les flamants roses se sont blottis autour de leurs jeunes.

Les chercheurs affirment que de nombreux animaux présentent des comportements liés à un crépuscule précoce.

En avril, l’équipe de M. Hartstone-Rose prévoit d’étudier des espèces similaires au Texas pour voir si les comportements qu’ils ont observés auparavant en Caroline du Sud révèlent des schémas plus larges.

Plusieurs autres jardins zoologiques situés le long de la trajectoire invitent également les visiteurs à participer au suivi des animaux, notamment les jardins zoologiques de Little Rock, dans l’Arkansas ; de Toledo, dans l’Ohio ; et d’Indianapolis.

Cette année, l’éclipse solaire totale en Amérique du Nord traverse un itinéraire différent de celui de 2017 et se produit à une saison différente, ce qui donne aux chercheurs et aux scientifiques citoyens l’occasion d’observer de nouvelles habitudes.

« Les enjeux sont très importants. Nous disposons d’une période très courte pour les observer et nous ne pouvons pas répéter l’expérience », a rappelé Jennifer Tsuruda, entomologiste à l’Université du Tennessee, qui a observé des colonies d’abeilles mellifères pendant l’éclipse de 2017.

Les abeilles mellifères étudiées par Mme Tsuruda ont diminué leur recherche de nourriture pendant l’éclipse, comme elles le feraient habituellement la nuit, à l’exception de celles des ruches les plus affamées.

« Pendant une éclipse solaire, il y a un conflit entre leurs rythmes internes et l’environnement externe », a expliqué Olav Rueppell, de l’Université de l’Alberta, ajoutant que les abeilles s’appuient sur la lumière polarisée du soleil pour naviguer.

Nate Bickford, chercheur sur les animaux à l’Institut de technologie de l’Oregon, a déclaré que « les éclipses solaires imitent en fait des tempêtes courtes et rapides », lorsque le ciel s’assombrit et que de nombreux animaux se mettent à l’abri.

Après l’éclipse de 2017, il a analysé des données provenant de dispositifs de suivi placés précédemment sur des espèces sauvages afin d’étudier l’utilisation de l’habitat. Les pygargues à tête blanche qui volent changent de vitesse et de direction pendant une éclipse, a-t-il expliqué. Il en va de même pour les chevaux sauvages, qui « se mettent probablement à l’abri, réagissant à la possibilité d’une tempête dans les plaines ouvertes ».

La dernière éclipse solaire américaine complète d’un océan à l’autre s’est produite à la fin de l’été, en août. La prochaine éclipse, en avril, donne aux chercheurs l’occasion de poser de nouvelles questions, notamment sur les effets potentiels sur la migration printanière.

La plupart des espèces d’oiseaux chanteurs migrent la nuit. Andrew Farnsworth, de l’université Cornell, explique : « Lorsque les conditions nocturnes seront réunies pendant l’éclipse, les oiseaux penseront-ils qu’il est temps de migrer et prendront-ils leur envol ? »

Son équipe prévoit de vérifier cette hypothèse en analysant les données des radars météorologiques ― qui détectent également la présence d’oiseaux, de chauves-souris et d’insectes en vol ― pour voir si les oiseaux sont plus nombreux à s’envoler pendant l’éclipse.

Quant aux animaux d’intérieur, ils peuvent réagir autant à ce que font leurs maîtres ― qu’ils soient excités ou non par l’éclipse ― qu’aux changements dans le ciel, a déclaré Raffaela Lesch, chercheuse sur les animaux à l’Université de l’Arkansas.

« Les chiens et les chats nous accordent beaucoup d’attention, en plus de leur horloge interne », explique-t-elle.

Les 45 bibliothèques de Montréal vont distribuer gratuitement 50 000 paires de lunettes

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Excellente décision qui garantira aux usagers une bonne protection et leur permettra de vivre sécuritairement une expérience généralement unique dans une vie. :clap:t2:

Bien ! Il étais temps ! :grin: :clap:

Communiqué de la Ville

Détail de l’événement au parc Jean-Drapeau

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Aucun service supplémentaire chez exo pour l’éclipse.

La totalité ne passe pas par Toronto, et l’endroit le plus proche d’où observer l’éclipse sera Niagara Falls où des célébrations sont organisées. C’est pour ça que GO Transit offrira un service supplémentaire pour cet évènement.

Chez nous, l’île de Montréal puis pas mal toute la rive-sud sont dans la zone de totalité. Il y aura des sites d’observation un peu partout (Parc Jean Drapeau, Centre des Sciences, CEPSUM, Cosmodôme) alors c’est pas comme s’il y avait nécessité de déplacer des milliers de personnes vers un seul endroit.

Sinon plusieurs activités auront lieu en Estrie, là où la totalité de l’éclipse sera maximale, mais c’est bien en dehors du territoire ARTM.

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On se croise les doigts pour que la météo soit favorable pour une bonne observation du phénomène au Québec.

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p-ê pas de fermeture d’école lors de l’éclipse

De nouvelles consignes envoyées au réseau scolaire par le ministère de l’Éducation quant à la manière de gérer l’éclipse solaire du 8 avril poussent des écoles à revoir leur décision de rester ouvertes toute la journée.

J’avais fait un road-trip au Kentucky spécialement pour l’occasion de l’éclipse de 2017, et ça restera un des moments marquants de ma vie. La totalité est le clou du spectacle, mais un phénomène spectaculaire en soi est aussi le lumière qui est très spéciale dans le dernier 5-10% de partialité. La source lumineuse étant beaucoup plus ponctuelle, la lumière a une sorte de profondeur qui est assez surréelle. La lumière baisse assez pour que la différence soit très perceptible mais est encore très forte. Les ombres sont parfaitement définies, les traits dans la face des gens sont différents, etc… C’est vraiment bizarre comme expérience. Je nous souhaite de pouvoir voir ça sans nuages le 8 avril! Je tenterai pour ma part de me rendre vers Sherbrooke mais je suis prêt à aller au Nouveau-Brunswick ou à Buffalo si c’est nécessaire. Plateau Astro sur Instagram fait une bonne job de vulgarisation et est très intéressant, si jamais (c’est en anglais seulement).

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Par André-Philippe Côté, Le Soleil

7 avril 2024 à 04h00

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