Espaces piétonniers

Discussion capté sur Twitter par une résidente de Québec qui se plaint du mauvais déneigement des trottoirs sur son parcours. Et dans le fil de discussion plusieurs personnes de Québec se plaignent du même genre de situation dans leur quartier.

Moral de l’histoire, si les villes veulent que l’on abandonne la voiture et que l’on passe à une mobilité plus active, alors elles devront faire leur part et s’occuper sérieusement de l’expérience piéton car je constate que Montréal n’est pas la seule à être négligente à ce niveau.

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J’habite une ville de banlieue de la rive-sud collé sur Montréal, cette ville a classé les rues selon 3 niveau.

Les rues de 3e niveau se sont fait donner le jolie nom de éco-hivernale.

Dans la réalité je la nomme rue écoliçéglissan-onsepètelagueule.

Sur ces rues on ne fait pas d’épandage de sel et très rarement des abrasifs, on ne ramasse que 1 à 2 fois par hiver la neige. Toutes ces rue de 3e niveau n’ont pas de trottoirs, alors vous pouvez imaginer la cohabitation piétons-auto sur une rue étroite glacée sans trottoirs…

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Je me demande s’il est possible de bonifier l’expérience piétonne dans les banlieues étendues qui n’ont même pas de trottoirs. Ces zones n’ont-elles pas été créées pour les voitures et les voitures uniquement ?

Ces zones à faible densité disposent-elles d’une assiette fiscale suffisante pour dégager les trottoirs ?

If you chose to live in the far suburbs I can’t really feel bad for you when you complain that it’s not pedestrian friendly. If the city would actually regularly plow the snow weekly in those areas people would be complaining that their taxes are too high.

The problem is that those zones are already constructed and form a large portion of housing stock. We have to realistically deal with the access issue if we want to combat car dependence; requiring sidewalks in new developments isn’t enough, and saying they’re a lost cause won’t help either. Given how easily increasing infrastructure would make neighborhoods like that financially insolvent (without raising taxes), I think a good alternative can possibly be the Dutch model of shared streets. Doesn’t technically require sidewalks, but when street repaving time comes maybe adding bump outs, mid-block raised sections and decreasing street widths is a start.

The other issue is that there is simply nowhere to walk to. These neighbourhoods have no destinations, shops or higher order transit. So changing the streetscape has to come with changing zoning. I think step 1 is to stop constructing these types of neighborhoods in the first place…

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Je crois que la ville devrait se concentrer sur les quartiers centraux, là ou il y a déjà une densité importante et ou il existe quelques espaces piétonniers. Une fois la bonification de l’expérience piétonne bien entamé, et réussie, alors on peut s’attendre à ce que les quartiers excentrés vont en demander eux aussi.

Aujourd’hui c’était la Saint-Patrick, il y a avait du monde dans le centre-ville vers midi. Beaucoup de monde dans les bars sur Crescent, Peel et autour. Mais pas beaucoup d’espace réservé aux piétons outre des trottoirs assez étroits. Pourtant, au sud de Sainte-Catherine, il existe de nombreux espaces vacants ou utilisés pour du stationnement. En utilisant mieux ces espaces la ville a donc la possibilité de créer un corridor piétonnier entre Crescent et Peel, et ainsi offrir aux piétons une vraie expérience avec de la gueule et un peu funky. On pourrait aussi permettre aux bars, restos et commerces de s’ouvrir sur ces espaces avec terrasses par exemple. Des murales seraient bienvenues dans les ruelles et derrière les immeubles de bars.

Cela permettrait aussi de défaire la monotonie des blocs rectangulaires et des croisements à angles droits dans les lesquels notre centre-ville est construit.

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On peut voir sur cette image toute l’espace disponible à piétonniser. L’idée n’est pas de tout piétonniser ces espaces mais de construire des immeubles de 4 à 6 étages en laissant des espaces de chaque coté pour créer un corridor piétonnier.

Mon cher Steve, c’est très généreux de ta part. Mais autant je suis pour davantage de piétonisation, encore faut-il le faire selon les règles établie dans le PPU, pour que cela réponde à un véritable besoin local. Aussi je vois mal au prix où coutent les terrains au centre-ville que l’on réserve des espaces entre les bâtiments pour les piétons. Entendu que chaque propriétaire voudra rentabiliser son développement en occupant au maximum la surface de son lot. Surtout que plus on limite son emprise au sol, moins il pourra s’élever selon la formule du COS.

En plus le cas échéant, ces espaces devront être entretenus par le propriétaire puisque je vois mal la Ville en prendre charge et les nettoyer sans d’abord les exproprier. Donc à part les miniparcs de quartier qui sont des initiatives de la municipalité, on devrait éviter de briser la trame urbaine et créer artificiellement de nouvelles ruelles. Finalement pour une question de sécurité ces allées devraient obligatoirement être éclairées et pourraient potentiellement devenir des terrains de camping improvisés, avec tous les inconvénients qui viendraient avec.

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Tu as surement raison. Moi je ne pense que très rarement en fonction des règles et des PPU, ce qui fait que je peux proposer des idées ‘‘irréalistes’’ dans le contexte actuel. Donc c’est important que quelqu’un puisse rappeler, comme tu le fais, qu’il y a effectivement un cadre établi et qu’il faut le prendre en compte. Par contre, j’aimerais bien que la ville puisse sortir des sentiers battus pour nous offrir quelque chose d’original afin d’améliorer l’expérience du centre-ville.

Cela étant dit, si ces espaces étaient pensés en fonction d’y avoir des commerces, restos, bars etc, je suis sur et certains que le privé serait en mesure de mieux les entretenir que la ville. Aucun doute là-dessus. Il faut se promener en ville ces jours-ci pour constater que la ville n’entretien presque rien.

Voici un exemple de ruelle moderne

Voici un exemple plutôt funky
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Ce sont d’intéressants exemples d’aménagement de ruelles que je verrais avec grand plaisir à Montréal. Notamment sur la rue Clark et ailleurs au centre-ville, de même qu’à GFT. Je ne doute d’ailleurs pas qu’on y arrive éventuellement pour certains tronçons qui pourraient s’y prêter merveilleusement.

J’ajouterais que c’est le développement organique qui favorise ce genre de transformation qui prend de l’ampleur naturellement avec le temps. Un écosystème qui originellement part d’un bar ou un resto populaire, une galerie, un marché, etc. dont l’effet d’entrainement encourage l’arrivée d’autres services et commerces complémentaires et qui peuvent parfois donner naissance à tout un quartier à la mode.

L’exemple qui me vient en tête spontanément c’est Camden Town que j’ai beaucoup fréquenté dans les années 80-90 lors de mes nombreuses escales à Londres et que j’ai vu s’étendre avec les années. Camden Town Market : Célèbre Quartier Atypique de Londres

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Parlant de ruelle, j’aime bien ce que la SDC Promenade Wellington fait de la « Rue’Well », entre le Dollarama et l’Armée du Salut

La dernière édition (Source page FB de la SDC)

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On apprend aujourd’hui que la ville procèdera à la piétonnisation de 10 rues en période estivale. Je trouve que c’est une bonne nouvelle et que c’est une bonne habitude à prendre. Je suis donc ravi que la plupart des SDC ont accepté de reconduire l’expérience. Par contre, je me demande pourquoi la rue Crescent n’a pas embarqué dans l’aventure. Pourtant, il me semblait y avoir toujours du monde sur cette rue l’an dernier, surtout tard en soirée.

Cela étant dit, autant je suis pour la piétonnisation des rues en été, j’aimerais que la ville puisse pousser l’expérience encore plus loin en piétonnisant quelques rues ou espaces à l’année longue. Je sais que ce n’est pas facile à faire car l’hiver change drastiquement nos habitudes mais nous sommes rendu à l’étape de piétonniser certaines rues à l’année, comme on le fait pour de la Gauchetière et Prince-Arthur, par exemple.

Piétonniser la rue Clark devrait être assez facile à réaliser et serait un très bon début.

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Pas vraiment de la piétonnisation, mais RPP va réduire la vitesse max dans les ruelles à 10 km/h

Vitesse réduite à 10 km/h dans les ruelles


PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE
Plusieurs affiches sont déjà en place pour prévenir la vitesse dans les ruelles de Rosemont.

Les citoyens de Rosemont–La Petite-Patrie seront les premiers à Montréal à pouvoir bénéficier de ruelles où les conducteurs qui se déplacent au volant d’un véhicule automobile devront rouler à 10 km/h ou moins, une annonce qui survient peu après une collision mortelle pour un piéton dans l’arrondissement.

Publié à 5h00
NICOLAS BÉRUBÉ
LA PRESSE

« Notre volonté, c’est que les ruelles soient des milieux de vie, pas des voies publiques », explique en entrevue François Limoges, maire de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.

Les élus de l’arrondissement se font accoster « tous les jours » par des citoyens inquiets au sujet des ruelles, dit-il. Plus de 140 ruelles de Rosemont–La Petite-Patrie sont devenues des « ruelles vertes » au cours des dernières années.

« Les gens veulent que les ruelles soient des cathédrales. Vitesse, aménagement, milieu de vie : il y a une volonté de s’approprier les ruelles pour les transformer », dit M. Limoges, ajoutant que d’autres mesures pour apaiser les ruelles sont en gestation et seront annoncées ultérieurement.

Accident mortel

Les ruelles sont dans l’actualité ces jours-ci, après que le conducteur d’un camion de livraison qui sortait d’une ruelle a happé et roulé sur le corps d’un homme près de l’angle de la rue Beaubien et de la 9e Avenue, à Rosemont–La Petite-Patrie, le 31 mars dernier. La mort de l’homme, qui était âgé de 57 ans, a été constatée à l’hôpital. Une enquête est en cours afin de déterminer la cause de la collision.

Céline Rivest, qui marche chaque jour à l’endroit de la collision avec sa petite fille de 2 ans, dit être « 200 % d’accord » avec l’abaissement de la vitesse dans les ruelles.

« Quand ce n’est pas un camion de livraison, c’est un camion de recyclage. Quand ce n’est pas un camion de recyclage, c’est une déneigeuse. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans cette collision-là, mais en général, ça roule beaucoup trop vite dans les ruelles », dit-elle.


PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE
Plusieurs affiches sont déjà en place pour prévenir la vitesse dans les ruelles de Rosemont.

Jacques Passini, qui a grandi en jouant dans les ruelles de Rosemont–La Petite-Patrie, note qu’une réduction de la vitesse permise, de même que la fermeture de certains accès aux ruelles pour les conducteurs de véhicules automobiles, est nécessaire.

« Quand j’étais jeune, on pouvait jouer dans les ruelles en sécurité parce qu’il n’y avait pas beaucoup de véhicules. Maintenant, il faut avoir des yeux tout le tour de la tête, car ça entre et ça sort constamment. »

Transit dans les ruelles

Une semaine avant la collision mortelle, un enfant de 4 ans a été happé par la conductrice d’un véhicule utilitaire sport (VUS) qui faisait un virage pour s’engager dans une ruelle près des avenues Bloomfield et Lajoie, dans l’arrondissement d’Outremont.

Le garçon a été admis à l’hôpital dans un état critique avec des blessures à la tête, mais a depuis été déclaré hors de danger.

Walid Mangour, qui habite près du lieu de la collision, déplore que les ruelles du quartier ne soient pas sûres pour les enfants. Il interdit d’ailleurs à ses deux garçons d’y jouer.

Les ruelles sont des autoroutes. Il y a constamment des camions de livraison qui passent à toute vitesse, tout ça pour gagner 30 secondes et éviter les arrêts.

— Walid Mangour, résidant d’Outremont

La procédure pour transformer une ruelle verte et y bloquer un des accès afin d’éviter la circulation de transit est « compliquée » et dissuade les citoyens de s’impliquer, note-t-il.

« Il faut que je fasse le tour de toutes les portes, sur une distance de quatre blocs, avoir les signatures de tout le monde, tout ça pour que l’arrondissement puisse éventuellement étudier la possibilité d’installer ça. Est-ce qu’ils attendent qu’un enfant meure pour bouger ? »

D’autres citoyens sont d’avis que c’est aux enfants de faire plus attention dans les ruelles.

« Ils jouent à la trottinette, ils jouent au ballon, et ne regardent pas nécessairement autour d’eux », explique une résidante d’Outremont qui a dit s’appeler Anne-Marie.

Selon Sandrine Cabana-Degani, directrice de Piétons Québec, l’abaissement de la limite de vitesse dans les ruelles est souhaitable et doit s’inscrire dans une politique plus vaste de sécurisation des ruelles, notamment celle de bloquer certaines des entrées aux véhicules.

« Dans les faits, rouler avec son véhicule dans une ruelle pour passer d’une rue à l’autre est interdit par le règlement municipal », dit-elle.

Quant à la question de l’entrée et de la sortie des ruelles, les arrondissements pourraient s’assurer d’améliorer la visibilité des automobilistes en y interdisant le stationnement sur une distance de 5 m avant et après l’entrée d’une ruelle, comme le règlement municipal l’exige au coin des rues.

Aussi, pour forcer un ralentissement à l’entrée d’une ruelle, il est possible d’aménager un trottoir sans abaissement, et placer la pente pour laisser passer l’automobile au niveau de la rangée de stationnements. « La pente va être un petit peu plus abrupte, et ça invite à ralentir dans son virage. »

EN SAVOIR PLUS

  • 20 km/h

C’est la vitesse maximum permise par défaut pour les conducteurs de véhicules automobiles dans les ruelles de Montréal. L’initiative de Rosemont–La Petite-Patrie de la réduire à 10 km/h est la première du genre à Montréal.

SOURCE : ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT–LA PETITE-PATRIE

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Je ne suis malheureusement pas surpris par Bloomfield. Corridor scolaire, dos d’âne, voie partagée, et malgré tout ça il y a toujours des gens qui y roule excessivement vite. Est-ce une réaction de défoulement après avoir été prit dans le trafic sur Van Horne ou Bernard?

La frustration du défilé des autobus scolaires aussi, peut-être. Dans ce coin-là, les autobus scolaires font toutes les rues une après l’autre le matin et le soir en s’arrêtant chaque 2-3 maisons pour embarquer des enfants, être pris derrière en frustre probablement plus qu’un!

Petit suivi sur ce projet!

Il ne reste que deux semaine à mon cours (et à mon BAC!), donc le projet est plus avancé qu’au moment de mon premier message.
S’il y a des gens intéressé.e.s à voir/tester ce que j’ai fait, n’hésitez pas à me contacter et message privé! C’est sûr que des changements radicaux sont difficiles à cette étape, mais tout commentaire est le bienvenue :slight_smile:

Merci!

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Bonne chance pour la fin de ce cours (et de ton BAC), @Barbes_Rochechouart !!! Je te souhaite le meilleur des succès !

:man_student: :mortar_board:

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Malheureusement, déjà que les vitesses affichées ont peu d’impact dans les rues locales, les collectrices et les artères, j’ai peu d’espoir que ça change quelque chose dans les ruelles. Surtout en l’absence de panneau de vitesse et de contrôle radar. La vitesse pratiquée par les gens dépend de l’aménagement (dos d’âne, largeur de la voie, champ de vision, etc.) pas d’un règlement dont ils ont entendu parler il y a plusieurs mois dans le journal…

La solution serait d’aménager plus de dos d’ânes et de rétrécissements (bacs à fleur) dans la ruelle, et surtout d’en bloquer plusieurs accès pour éviter que ça soit un raccourci pratique. Sauf que les résidents sont souvent les premiers à s’y opposer…

Cette citation… sérieusement? Même dans la ruelle on déresponsabilise les conducteurs? Tassez-vous les enfants, ceci n’est pas un milieu de vie, c’est une voie de circulation pour automobilistes pressés

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Mais c’est vrai: un enfant ne regarde pas nécessairement autour de lui. Et c’est normal. C’est un enfant. Son développement cognitif n’est pas complet, son attention est ailleurs… C’est un enfant.

C’est pourquoi on demande aux automobilistes, des adultes responsables, concentrés à 100% sur la route, qui ont appris à conduire et l’ont supposément prouvé, qui ont une moralité mature et un sens des priorités, de faire attention aux gens vulnérables dans une ruelle qui impose certains défis de conduite au niveau de la visibilité et des imprévus.

Au minimum, toutes les ruelles devraient avoir des bosses de vitesse aux entrées/sorties. On pourrait aussi installer des bollards dans la rue aux entrées pour ralentir les vitesses de virage dans les ruelles. Il n’y absolument aucune justification pour rouler à une vitesse potentiellement dangereuse à ces endroits.

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Limiter la vitesse dans les ruelles pour les rendre plus sécuritaires, j’en suis. Ajouter des dos d’ânes, des bollards, des bacs à fleurs et des rétrécissements, aucun problème avec cela, il en faut. Mais, j’aimerais que les arrondissements soient plus pro-actifs dans l’idée de fermer complètement les ruelles à la circulation. Donc promouvoir davantage la piétonnisation des ruelles.

Je sais que c’est assez difficile de passer à cette étape car plusieurs résidents ont leurs stationnements derrière leur immeuble et qui sont accessibles que par la ruelle mais je suis certains qu’il doit y avoir des endroits, disons plus progressistes, ou l’ensemble des résidents seraient prêt à fermer la ruelle et utiliser cet espace pour autre chose qu’un passage de véhicule.

Les ruelles de Montréal sont une richesse urbaine. Je les mets dans la même catégorie que les escaliers extérieurs en fer forgé. Elles méritent d’être mieux exploitées et surtout d’être mise en valeur afin d’en faire une curiosité touristique. On image des terrasses, des terrains de jeux, des bars et restos, des jardins, de la verdure et des couloirs d’art etc…

D’ailleurs, voici un très bon reportage sur les ruelles de Montréal sur le site web de ‘‘Mes Quartiers’’

TOP 20 des plus belles ruelles vertes à Montréal! | Mes Quartiers (wordpress.com)

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