Environnement et biodiversité

L’actualité verte de la semaine

Coraux, troglodytes et changements climatiques

Une lueur d’espoir pour les coraux

Près de 166 000 km⁠2 de coraux bénéficient de conditions qui les rendent plus résistants aux changements climatiques, suggère une étude présentée la semaine dernière au Kenya. La recherche dirigée par l’organisme Wildlife Conservation Society a utilisé l’intelligence artificielle pour analyser 65 années de données. Des courants plus frais, une exposition réduite aux rayons solaires et un emplacement à l’écart des trajectoires d’ouragans font partie des facteurs protecteurs. Ces coraux possiblement plus résistants sont répartis dans 71 pays et 100 territoires. L’étude est encore en processus de révision par les pairs à la revue Environmental Research Letters.

Source : The New York Times

Consultez une version préliminaire de l’étude (en anglais)

Maisons troglodytes à l’épreuve de la canicule

PHOTO JEAN-FRANÇOIS MONIER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Maison creusée dans la pierre dans le village de Troo, près de Tours, dans le centre-ouest de la France

La vague de chaleur qui a accablé la France ces derniers jours a épargné plusieurs résidants de Troo, près de Tours, dans le centre-ouest du pays. Dans ce village troglodytique de 315 habitants, beaucoup de maisons ont un accès aménagé à une grotte et certaines sont entièrement creusées dans la roche. Parmi ces dernières, une dizaine sont occupées toute l’année ou proposées en location saisonnière. Même à 34 °C, « on a l’impression de pénétrer dans un réfrigérateur », illustre le président de l’association Troo tourisme, qui dit constater régulièrement un « différentiel d’une vingtaine de degrés lors des pics de chaleur ».

Changements climatiques : une facture à préciser

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

L’eau amenée par les inondations de 2017 a stagné pendant des semaines dans plusieurs régions du Québec, comme ici en Mauricie.

Le gouvernement du Québec n’a pas de comptabilisation publique exhaustive des coûts liés aux changements climatiques, déplore la Fondation David Suzuki. Les élus « ont besoin de ces informations pour prendre des décisions éclairées », d’autant qu’avec les inondations, les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les phénomènes météorologiques extrêmes, « les collectivités paient déjà le prix des changements climatiques », plaide la directrice Climat de la fondation, Sabaa Khan, dans un communiqué. Ces constats découlent d’un rapport commandé par la fondation sur la faisabilité d’une loi qui permettrait de recouvrer les coûts liés au climat.

Lisez le rapport sur la compensation climatique

L’actualité verte de la semaine

Huard, écolucidité, pollution à Londres

Le huard sous la loupe dans les Laurentides

Vous entendez le chant mélancolique du huard au bord de votre lac des Laurentides… ou pas ? Une équipe de recherche de l’UQAM fait appel à vous. Le projet chapeauté par le professeur Denis Réale, du département des sciences biologiques, repose sur la science citoyenne pour comprendre l’impact de la villégiature sur la reproduction des plongeons huards. L’inventaire canadien du plongeon huard montre que le Québec est la seule province où le nombre de jeunes produits par couple par année est demeuré stable. Les chercheurs veulent savoir si le manque de lacs échantillonnés expliquerait cette tendance. Ils invitent toutes les personnes qui ont accès à un lac des Laurentides, de juin à septembre, à participer.

Valérie Simard, La Presse

Un instant d’écolucidité

Deux doctorantes en psychologie s’interrogent sur notre rapport aux changements climatiques dans une nouvelle série balado de vulgarisation scientifique intitulée Les éco-lucides. Pour Terra Léger-Goodes et Nessa Ghassemi-Bakhtiari, l’écolucidité, c’est « d’accepter de regarder les choses en face, même (surtout) quand c’est inconfortable ». Le premier épisode mis en ligne le 20 juin met la table en décortiquant la complexité des changements climatiques. Avec des invitées, elles expliquent ce que signifie s’adapter aux changements climatiques d’un point de vue humain.

Valérie Simard, La Presse

Écoutez la série balado Les éco-lucides

La pollution tue moins à Londres

L’amélioration de la qualité de l’air à Londres a sauvé des vies, montre une analyse de l’Imperial College London. Le nombre de décès liés à la pollution atmosphérique aurait baissé de 40 % dans la capitale britannique au cours des cinq années qui ont suivi 2019. Les données montrent aussi une baisse de 41 % des concentrations de dioxyde d’azote à Londres et de 28 % des concentrations de particules fines. Le maire de la ville, Sadiq Khan, a déclaré au quotidien The Guardian qu’il s’agit d’une « preuve irréfutable » que la zone à très faibles émissions (ULEZ) qu’il a implantée permet de sauver des vies. Des normes d’émissions ont été établies pour cette zone et les véhicules qui ne les respectent pas doivent payer une redevance.

Valérie Simard, La Presse

Source : The Guardian

Ottawa et Québec s’entendent pour protéger et rétablir le caribou dans la province

Ottawa et Québec ont annoncé la conclusion d’un accord mardi pour soutenir le rétablissement et la protection du caribou au Québec, avec la collaboration des communautés autochtones. La province recense 17 populations de caribous sur son territoire et compte environ 15 % de la population de caribous boréaux au Canada.

La ministre fédérale de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, Julie Dabrusin, a annoncé un financement de 25 millions sur 4 ans pour soutenir le projet. Le financement d’Ottawa viendra se greffer aux 59,5 millions mis sur la table par la province pour les années de 2024 à 2028.

« Nous croyons que la collaboration est la clé pour obtenir des résultats durables pour le caribou. Avec cet accord, le gouvernement du Canada soutient les actions qui seront mises en place par le Québec pour le rétablissement et la protection de l’espèce sur son territoire, a déclaré la ministre Dabrusin, par voie de communiqué. C’est ensemble, en collaboration avec les peuples autochtones, que nous pourrons assurer la survie de cette espèce emblématique. »

Les mesures pour le rétablissement de l’espèce portent notamment sur la gestion de l’habitat, des populations et la participation des communautés autochtones à la connaissance de l’espèce. L’accord conclu entre les ordres de gouvernement s’applique à l’ensemble des espèces de caribous : le caribou boréal (ou forestier), le caribou montagnard de la Gaspésie et le caribou migrateur.

Ottawa s’est également engagé à verser 15 millions, sur 5 ans, aux communautés autochtones du Québec pour la mise en place de mesures visant à rétablir le caribou et son habitat au Québec.

« Le Québec dispose de l’expertise, des outils et des connaissances nécessaires pour assurer la protection du caribou sur son territoire, a indiqué par voie de communiqué le ministre responsable des Relations canadiennes, Jean Boulet. L’appui du gouvernement fédéral permettra de renforcer les mesures déjà mises en œuvre par le Québec et de soutenir la participation essentielle des communautés autochtones. »

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No sh*t Sherlock :roll_eyes:

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Bien que je sois très déçu, il est évident que la situation politique internationale et particulièrement nord-américaine, soient directement menaçantes pour l’économie et la stabilité du Canada. Au moins Carney ne tente pas de se défiler et il a l’honnêteté de dire les choses telles qu’elles sont rapportées par les défenseurs environnementaux, c’est-à-dire que nous vivons des reculs importants en matière de protection de l’environnement.

Pourrons-nous rattraper éventuellement ces retards? Rien n’est moins sûr, tant que la situation mondiale demeurera volatile et ne se stabilisera pas, d’abord par un retour aux conditions pré-guerre du Moyen-Orient. Ensuite par des décisions courageuses d’efforts réels pour contrer les changements climatiques, puisque ces derniers n’attendront pas une embellie économique pour ralentir leur désastreuse évolution.

Nous avons déjà un échantillon très concret des conditions insupportables qui nous attendent, avec les fortes canicules récurrentes en Europe, si on ne donne pas un solide coup de barre pour restreindre nos émissions carbones, dont les effets sont démultipliés avec le temps.

L’urgence est donc bien réelle et ce sont les jeunes d’aujourd’hui et ceux qui suivront, qui pâtiront de notre choix égoïste. Soit celui d’avoir choisi l’argent au détriment de l’indispensable équilibre environnemental et climatique qui se dégrade déjà très rapidement devant nos yeux. Car c’est aujourd’hui que se décident les futures conditions de vie de la planète et il faut comprendre qu’il n’y a pas de planète de remplacement.

Un autre pas en arrière, Québec va mettre fin au moratoire d’expansion des terres agricoles, ce qui signifie davantage de pertes de milieux naturels dans des régions déjà très pauvres en biodiversité.

La souveraineté alimentaire est utilisée comme argument mais en réalité, une partie importante de ces nouvelles terres ne sera pas utilisée pour y faire pousser les fruits et légumes consommés par les québécois.es. De plus, ces terres n’iront pas non plus chez les petits agriculteurs, elles vont simplement accélérer la tendance à l’industrialisation de l’agriculture, avec des superficies toujours plus grandes par ferme.

Ça peut paraitre contradictoire de s’opposer à l’expansion du territoire agricole tout en utilisant la protection du territoire agricole pour s’opposer à l’étalement urbain, mais c’est parce que dans la plaine du Saint-Laurent, nous sommes très très loin d’avoir assez d’espaces naturels pour se permettre d’en perdre. Certains secteurs, notamment sur la rive-sud de Montréal, sont de véritables déserts de biodiversité. Les parcelles agricoles sont devenus gigantesques, il y a énormément de monoculture, beaucoup d’agriculteurs ne respectent pas les bandes riveraines, il n’y a pratiquement plus aucun boisé de fonds de lots, plus de bocage, plus de haies brises-vents. Les animaux et les insectes n’ont donc que très peu de territoires et fréquentent donc moins ces secteurs, or ça inclut un ensemble d’animaux et d’insectes essentiels pour la pollinisation et pour le contrôle des insectes parasites. Au final, c’est la productivité est moindre que celle potentielle, à cause qu’on a trop coupé les milieux naturels et trop peu d’agriculteurs agissent face à ces enjeux.

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La CAQ est un gouvernement de droite qui a fait ironiquement de son ministère de l’Environnement le plus anti-environnementale au pays et cela durant ses deux mandats. Alors vivement qu’on se débarrasse de ce mauvais gouvernement qui nous a fait reculer sur tous les plans. :grimacing:

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