Environnement et biodiversité

Je n’arrive pas à comprendre comment Guilbeault est encore député libéral. Non seulement il est clairement pas d’accord avec les orientations environnementales de son chef, mais je n’ai aussi jamais vu un député critiquer aussi ouvertement les politiques de son parti et ne pas se faire mettre dehors. Maintenant que Carney a une majorité, il pourrait l’expulser du caucus - et Guilbeault aurait bien plus sa place au NPD ou chez les Verts, mais on dirait qu’il a trop d’égo pour siéger dans l’opposition.

Sinon, il y a une consultation citoyenne en cours sur ce projet d’assouplissement - on peut soumettre ses réponses d’ici le 7 juin. Je crois que plusieurs personnes ici ont l’éloquence nécessaire pour y répondre :slight_smile: (pour les mods, hésitez pas si cette consultation irait mieux dans un autre sujet)

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C’est mon député et je l’aime bien, car il n’a pas peur de dire ce qu’il pense, mais le fait qu’il soit chez les Libéraux ne fait pas de sens non plus selon moi. Ce parti n’est vraiment pas du côté de l’environnement depuis l’avènement de Carney…

Il n’a sûrement pas envie d’être dans l’opposition sans aucun pouvoir cependant

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Au niveau politique, si Guilbeault quittait le parti Libéral, il perdrait une importante tribune pour défendre l’environnement. Quoi qu’on en dise on a toujours plus de pouvoirs et plus d’attention médiatique, tout en conservant une capacité de changer les choses, que sur les banquettes de l’opposition.

De toute façon Carney en a besoin pour son image de parti progressiste afin de rééquilibrer son discours perçu trop à droite pour le moment. Finalement tout est dans le contexte politique devenu ultra complexe depuis le mandat actuel de Trump, qui a tout chamboulé les perspectives économiques et politiques au national, comme à l’international.

Comme on dit en anglais: il ne faut jamais perdre de vue the big picture.

Avec 174 députés, la majorité est mince encore ! L’expulser le mettrait à un siège de redevenir minoritaire en plus de défaire l’image d’unité du parti.
Peut-être si d’autres transfuges rejoignent les rangs, mais certainement pas avant d’avoir une avance un peu plus confortable !

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Il n’y a absolument aucune raison d’expulser un député qui exprime librement son opinion sur un sujet de l’heure, qui préoccupe déjà les électeurs du Parti Libéral, en plus d’une bonne parti de la population québécoise et canadienne. Ce serait d’abord en contradiction avec les valeurs démocratiques du parti et un déni grave de représentation légitime gagnée lors des dernières élections. Et cela enverrait en même temps un message d’intolérance inacceptable, car l’unanimité des idées dans un parti n’est pas une condition essentielle ni réaliste, à part que dans les dictatures.

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Voici la réponse de Guilbeault aujourd’hui dans La Presse

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L’actualité verte de la semaine/ Tortues, tourisme et éolienne

PHOTO FOURNIE PAR CONSERVATION DE LA NATURE CANADA

Une tortue mouchetée

Attention aux tortues !

Les tortues recommencent à se déplacer davantage au printemps, y compris dans ces milieux à risques que sont les zones routières. « Comme les huit espèces de tortues d’eau douce du Québec sont en situation précaire, la perte d’un seul individu peut compromettre la survie de l’ensemble de sa population », a souligné Conservation de la nature Canada (CNC) dans un communiqué cette semaine. L’organisme demande au public d’utiliser son site web carapace.ca pour signaler les tortues rencontrées et savoir comment aider celles qui sont blessées. Les signalements peuvent notamment aider à sécuriser le milieu, avec des panneaux de signalisation ou des passages fauniques.

Consultez le site carapace.ca

À Berlin, cadeau contre geste vert

PHOTO SARAH LINDEMANN, FOURNIE PAR VISITBERLIN

Une sortie en planche à pagaie sur la rivière Spree, à Berlin. Dans le cadre de la campagne BerlinPay, les touristes qui font des gestes verts, en ramassant des déchets sur l’eau, par exemple, se voient offrir de petites récompenses, comme une location de planche à pagaie gratuite.

L’office de tourisme de Berlin, en Allemagne, a lancé un projet pilote d’un mois pour encourager les comportements écoresponsables, particulièrement en milieu aquatique. Une quarantaine de partenaires récompensent des gestes verts (ramasser des déchets en faisant du kayak, circuler à vélo ou en transport collectif, arroser des arbres, etc.) en offrant de petits cadeaux (boissons, activités exclusives, rabais, etc.). La capitale allemande compte environ 80 lacs et d’innombrables cours d’eau, souligne visitBerlin, qui s’est inspiré de l’initiative danoise CopenPay. L’initiative se déroule jusqu’au 14 juin prochain.

Visitez le site de BerlinPay

Fini la production éolienne commerciale à Hong Kong

PHOTO PETER PARKS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

La seule éolienne commerciale de Hong Kong a été mise hors service au début de mai.

Vingt ans après s’être aventuré dans l’énergie éolienne, HK Electric se retire du secteur. Le fournisseur d’électricité n’exploitait en fait qu’une seule éolienne, qui sera démantelée. « La plupart de ses composantes et pièces de rechange spécialisées ne sont plus disponibles », a expliqué HK Electric sur son site web. L’engin réduisait les émissions de CO2 de 800 tonnes par an en moyenne. Des projets de parcs éoliens en mer ont été proposés par les deux fournisseurs d’électricité de Hong Kong, mais ils ont été suspendus en raison de leurs coûts élevés, rapporte l’agence AFP.

La fin du média climatique Unpointcinq

Le média en ligne Unpointcinq, qui se spécialisait dans le journalisme de solutions et la couverture de l’action climatique, a annoncé la fin de ses activités après neuf ans d’existence. Ayant perdu le soutien financier du ministère québécois de l’Environnement il y a un an et demi, l’équipe d’Unpointcinq a tenté de trouver d’autres sources de revenus, en vain. Celle-ci continuera cependant à alimenter Fait que, une plateforme numérique pour les 18-35 ans consacrée à l’environnement, qui bénéficie d’une aide financière du Secrétariat à la jeunesse jusqu’en 2028.
Valérie Simard, La Presse

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La caricature de Côté en rappel

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

18 mai 2026 à 04h00

(André-Philippe Côté/Le Soleil)

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Planète bleue, idées vertes /Troquer l’asphalte pour de la verdure

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

À Victoriaville, le Centre régional de l’environnement du Centre-du-Québec a retiré l’asphalte d’une partie de son stationnement pour planter des arbres et de la verdure.

(Victoriaville) Après avoir arraché l’asphalte, des citoyens à risque de connaître l’itinérance ont mis les mains dans la terre dans le stationnement arrière d’une maison de chambres, afin de le transformer en espace vert. Entourés d’intervenants sociaux et de bénévoles, les valeureux participants ont planté des arbres, des arbustes, des fleurs, ils ont semé un jardin à la mi-mai. Une façon de lutter contre les îlots de chaleur.

Ce projet baptisé « Sous les pavés » est le petit dernier d’une longue série au Québec chapeautée localement par différents organismes.

Un petit matin de mai, dans le vieux quartier Notre-Dame de Victoriaville, un groupe de citoyens a entrepris la deuxième phase de déminéralisation (arrachage de l’asphalte) de la cour arrière de la maison de huit chambres. En octobre dernier, 175 mètres carrés d’asphalte y ont été retirés. Les cols bleus de la municipalité ont procédé à l’excavation pour préparer le terrain. Avant l’opération, les utilisateurs de cette ressource d’hébergement transitoire ont longuement discuté d’enjeux climatiques, de l’impact de l’asphalte, de la lutte contre les îlots de chaleur, et ils ont conçu ce projet de déminéralisation.

En attendant la livraison des trois arbres à maturité et des arbustes, Yann et Chérubin, deux habitués du milieu de vie, ont enlevé des dalles de béton oubliées dans un coin du stationnement, une vieille membrane d’étanchéité, ils ont passé le râteau sur la terre fraîchement épandue. Le duo hyperactif a raconté à La Presse à quel point il a hâte de voir le résultat final.

Des projets rassembleurs

(…)

L’actualité verte de la semaine Pesticides, perruches et gros grêlons

Pesticides : l’eau de 340 municipalités testée

Une vaste étude menée par l’équipe du professeur Sébastien Sauvé de l’Université de Montréal jette un éclairage sur la présence de pesticides dans l’eau du robinet de 340 municipalités québécoises. Au moins un pesticide a été détecté dans 94 % des échantillons. L’atrazine, un herbicide de synthèse, est celui qui a été le plus observé. L’étude révèle une concentration de pesticides minime dans la plupart des régions à faible zonage agricole comme l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et le Nord-du-Québec. En revanche, des concentrations plus élevées ont été décelées dans les régions plus agricoles comme le Centre-du-Québec et la Montérégie ou dans celles qui puisent leur eau potable dans le Saint-Laurent, comme Montréal. Les chercheurs précisent que les échantillons étaient tous conformes aux directives québécoises et canadiennes en matière d’eau potable et que 99 % respectaient également la limite plus stricte de l’Union européenne.

Valérie Simard, La Presse

Consultez l’étude (en anglais)

Des perruches « chauds lapins »

La perruche Trixie, qualifiée de « super maman »

Nacho et Trixie, un couple de perruches hautement fertiles, contribuent à sauver leur espèce de l’extinction en Nouvelle-Zélande. La perruche de Malherbe (kakariki karaka) a été déclarée deux fois éteinte avant d’être redécouverte. Il ne reste qu’environ 450 spécimens de l’espèce, dont Nacho, Trixie et leur nombreuse descendance. La famille vit en captivité dans un centre de conservation de Christchurch. Le couple a donné naissance à 55 poussins, dont 33 cette année. « Je ne sais pas où ils trouvent toute cette énergie », a dit Leigh Percasky, responsable de la faune sauvage à l’Isaac Conservation and Wildlife Trust, tout en qualifiant Trixie de « super maman ».

Valérie Simard, La Presse, avec l’Agence France-Presse

Des grêlons plus gros

Les grêlons qui s’abattront dans l’avenir sur le Canada risquent d’être plus gros et plus destructeurs, prévient une étude publiée la semaine dernière dans la revue Nature.

Les grêlons qui s’abattront dans l’avenir sur le Canada risquent d’être plus gros et plus destructeurs, prévient une étude publiée la semaine dernière dans la revue Nature. Ce phénomène est attribuable au réchauffement climatique, causé par la combustion d’énergies fossiles. L’étude montre que la fréquence des grêlons de plus de trois centimètres de diamètre pourrait augmenter de 38 % à 52 % dans le monde d’ici la fin du XXIe siècle. Le Canada est l’une des régions qui seront les plus touchées avec l’Argentine, l’Europe et les plaines du nord des États-Unis. En entrevue avec Associated Press, le professeur de météorologie à l’Université Central Michigan John Allen s’est dit préoccupé par le fait que nos bâtiments ne sont pas construits pour résister à la grêle.

Valérie Simard, La Presse, avec Associated Press

Consultez l’étude (en anglais)

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Analyse de l’entente Canada-Alberta

Les émissions de GES pourraient augmenter plutôt que baisser

L’entente conclue en mai entre l’Alberta et le gouvernement fédéral pourrait faire augmenter les émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays, qui doivent plutôt baisser considérablement pour atteindre la carboneutralité, conclut une analyse de l’Institut climatique du Canada.

Ce constat est principalement attribuable au fait que l’accord affaiblit les fondements du marché du carbone albertain, au détriment de la compétitivité des entreprises, prévient l’organisme indépendant de recherche sur les politiques climatiques.

« C’est un accord décevant », lance Ross Linden-Fraser, chargé de recherche au projet 440 mégatonnes de l’Institut, qui suit l’évolution des émissions de GES du Canada.

D’abord, l’accord assouplit l’obligation pour les entreprises de réduire leurs émissions de GES en faisant passer le taux de réduction de 4 % à 2 % par année.

Au-delà de ce seuil, les entreprises devront payer un prix plancher de 130 $ par tonne de GES d’ici 2035, ou acheter des crédits compensatoires auprès d’entreprises ayant réduit leurs émissions.

Or, « ce n’est même pas sûr que le système va atteindre le prix plancher », explique M. Linden-Fraser, parce que l’accord augmentera la quantité de crédits compensatoires disponibles en assouplissant les exigences de réduction, alors qu’il y a déjà une offre excédentaire sur le marché albertain.

Le prix du carbone [est] établi par l’équilibre entre l’offre et la demande. Si le programme est trop généreux, c’est trop facile.

Ross Linden-Fraser, Institut climatique du Canada

L’analyse de l’Institut climatique semble déjà se confirmer, puisque les prix des crédits compensatoires ont déjà baissé sur le marché albertain du carbone depuis l’annonce de la conclusion de l’entente Canada-Alberta, démontrant que « les participants intègrent déjà des conditions nettement moins contraignantes », note l’organisme.

11 millions de tonnes en plus

(…)

Encore une fois la CAQ, à travers l’incompétence de son Ministère de l’Environnement, ne fait pas son travail et abandonne ses responsabilités aux entreprises concernées avec des reculs généralisés.

Les exigences climatiques des cimenteries du Québec revues à la baisse

Il y a deux ans, le gouvernement de la CAQ a demandé aux cimenteries du Québec de lui remettre un plan de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les élus avaient promis de serrer la vis. Radio-Canada a appris que les objectifs sont beaucoup plus modestes que prévu, et que la transparence n’est pas au rendez-vous.

Pas de seuil d’émission, pas de sanction

Des objectifs peu réalistes

Sans contrôles routiers, les infractions liées aux poids lourds en chute libre

Les contrôleurs routiers n’effectuent plus d’interventions non planifiées depuis bientôt 15 mois.

Domaine d’intervention limité

Tourner les coins ronds

«On est observé»: Google Earth pour repérer les délits en environnement

Depuis un an, lorsqu’il fait de l’épandage dans ses champs de céréales, l’agriculteur Mathieu Langlois se sent observé du ciel. Il n’est pourtant pas paranoïaque.

16 juin 2025. Deux inspecteurs du ministère de l’Environnement se présentent sur les terrains de la ferme Mimathieu, à Saint-Angèle-de-Merici, un petit village agricole du Bas-Saint-Laurent.

Ils ont en main des images satellites les ayant poussés à se rendre sur place.

En arrivant sur place, les inspecteurs informent le propriétaire du but de leur visite et lui montrent la carte de Google Earth Pro.

Sur ces images, datées d’un an plus tôt, le ministère avait constaté plusieurs amas de déchets — rouleaux de foins non enrobés, ripe, matériaux de construction, ossements d’animaux morts. En inspectant les lieux, ils ont confirmé ce qu’ils avaient repéré sur Google Earth Pro.

En arrivant sur place, les inspecteurs informent le propriétaire du but de leur visite et lui montrent la carte de Google Earth Pro.

Sur ces images, datées d’un an plus tôt, le ministère avait constaté plusieurs amas de déchets — rouleaux de foins non enrobés, ripe, matériaux de construction, ossements d’animaux morts. En inspectant les lieux, ils ont confirmé ce qu’ils avaient repéré sur Google Earth Pro.

D’autres fermes épinglées

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Il n’est pas le seul à avoir écopé d’une amende après avoir été pincé par des images satellitaires.

Ces images satellites ont d’abord été analysées par les inspecteurs et des infractions ont été confirmées par une visite sur les lieux, un an plus tard. (Tirée de rapports d’inspection du ministère de l’Environnement)

Toujours en juin 2025 à Saint-Angèle-de-Merici, la Ferme Bernard Perreault et Fils a été sanctionnée par le ministère de l’Environnement. Le scénario était sensiblement le même. «Des amas de fumiers solides stockés aux champs étaient visibles sur les images satellites de Google Earth Pro», écrivent les inspecteurs dans leur rapport.



Dépêchés sur les lieux, les inspecteurs ont une fois de plus confirmé les délits. Résultat: le propriétaire a écopé d’une amende de 5000 $, inscrite au registre public des sanctions du ministère.

Une utilisation en croissance depuis cinq ans

L’utilisation de Google Earth et de l’imagerie satellitaire «s’est accrue depuis les cinq dernières années», confirme le ministère de l’Environnement. Sur quatre rapports d’inspection obtenus via la Loi sur l’accès à l’information pour des infractions environnementales dans le Bas-Saint-Laurent, trois font état d’images de Google Earth Pro.

Le ministère précise que l’utilisation de cet outil technologique vise tous les secteurs d’activités, incluant le milieu agricole.

Un autre exemple d’infraction repérée par les images satellites puis confirmée par un drone du ministère de l’Environnement trois ans plus tard. (Tirée de rapports d’inspection du ministère de l’Environnement)

«Il s’avère un outil de pointe permettant au Contrôle environnemental de suivre à distance et en continu et de dresser un historique des perturbations sur l’ensemble du territoire de Québec dans tous les domaines d’activités où il intervient», explique Ghizlaine Behdaoui, conseillère en communications au ministère de l’Environnement.

Le ministère utilise Google Earth pour documenter un dossier d’inspection, statuer sur la recevabilité d’un signalement et détecter des manquements potentiels.

Il peut utiliser «tous les moyens technologiques à sa disposition» pour constater des manquements.

Google Earth permet notamment de surveiller des travaux en milieux humides ou hydriques, des dépôts illégaux de sols potentiellement contaminés ou de matières résiduelles pour ensuite entreprendre une inspection, souligne le ministère.

Une inspection terrain est toujours effectuée à la suite de l’analyse des images satellites, note Mme Behdaoui.



«Étonnant et intrigant», dit l’UPA

Les contrevenants à la loi sur la qualité de l’environnement peuvent contester les décisions et les amendes. Selon le Ministère, l’utilisation d’images satellites n’est pas un motif de contestation signalé. Or, cette pratique semble méconnue des producteurs agricoles eux-mêmes.

À l’Union des producteurs agricoles (UPA), ni le président national, Martin Caron, ni la présidente régionale du Bas-Saint-Laurent, Nathalie Lemieux, n’étaient au courant de cette méthode employée par le Ministère.

Cet amas vu sur des images satellitaires avait poussé les inspecteurs à visiter une ferme. (Tirée de rapports d’inspection du ministère de l’Environnement)

«Étonnant et intrigant», a dit d’emblée Mme Lemieux, lorsqu’informée de la situation par Le Soleil. «Nous savions qu’il y avait des inspections faites avec des drones, mais pas à partir d’images satellites», précise-t-elle.

Mme Lemieux, qui est productrice acéricole, explique qu’une rencontre avec le ministère avait été organisée l’an dernier, justement concernant les méthodes d’enquêtes environnementales.

Il n’avait pas été question de l’utilisation d’images de Google Earth, précise-t-elle.

Elle souligne que la majorité des producteurs souhaitent s’améliorer pour limiter leurs impacts sur l’environnement. C’est le cas de Mathieu Langlois.

«On reste à l’affût des nouvelles technologies, on investit pour s’améliorer, note l’agriculteur. Il me semble qu’une approche plus préventive serait mieux. Surtout lorsqu’on collabore.»

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Une nouvelle étape concrète pour le parc métropolitain du Domaine-Seigneurial-de-Mascouche

Une nouvelle étape est franchie dans le développement du parc alors qu’un investissement majeur visant à concrétiser la vision d’un grand espace de plein air accessible à proximité de la maison est confirmée.

Les travaux préparatoires sont déjà amorcés en vue de rendre accessible au public la portion de la forêt située au nord de la rivière Mascouche, un objectif actuellement visé pour 2029. Des travaux d’entretien seront aussi réalisés dans la portion du parc déjà accessible.

Le projet prévoit notamment le développement d’un réseau totalisant près de 25 km de sentier ainsi que l’aménagement d’un espace d’accueil intégré aux bâtiments patrimoniaux pour les visiteurs.

Le tout représente un investissement estimé à environ 20 M$, dont 10 M$ seront assumés directement au comptant par la Ville, ce qui permettra de réduire les coûts d’intérêts et de préserver la capacité financière à long terme.

« Ce site-là, on sait qu’il a une valeur immense pour Mascouche. Nous sommes résolument à l’action pour en faire un lieu identitaire et rassembleur pour les générations actuelles et futures. », affirme le maire Guillaume Tremblay.

[…]

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Un nouveau groupe de scientifiques pour l’environnement au Québec

Un nouveau collectif de scientifiques a vu le jour cette semaine au Québec. Préoccupés par l’urgence de la situation et le recul de certaines politiques fédérales et provinciales en matière d’environnement, près de 50 chercheuses et chercheurs de domaines variés ont senti le besoin de faire front commun pour remettre l’environnement à l’ordre du jour politique. La journaliste scientifique Marianne Desautels nous explique la fondation de ce groupe.

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Je connais très bien ce site que j’ai fréquenté plusieurs dizaines de fois durant mes 20 ans à Terrebonne, autant pour la randonnée, le vélo, le ski de fond, la raquette ou simplement pour la promenade en nature. L’espace est vaste, sauvage en plusieurs endroits et très accessible pour les deux villes voisines (Terrebonne et Mascouche) toutefois son avenir a longtemps été menacé. On peut donc se réjouir pour les résidents de ce magnifique secteur de la rivière Mascouche qui pourront profiter d’un parc mieux aménagé et plus accessible avec cette fois-ci une garanti de pérennité et d’un financement durable.

Un groupe réclame l’ouverture des barrières des terres du Séminaire

Le mouvement « Une forêt pour tous » s’inquiète de « l’industrialisation » de la Seigneurie de Beaupré et craint de perdre un important patrimoine écologique si rien n’est fait.

Un groupe citoyen réclame un accès à la Seigneurie de Beaupré. (Photo d’archives)

Photo : Wikimedia Commons / Anthoni Barbe

Une mobilisation citoyenne prend forme pour l’accès public à la Seigneurie de Beaupré, ou terres du Séminaire, un territoire privé d’une superficie équivalente à trois fois l’île de Montréal. Lancé ce printemps, le mouvement « Une forêt pour tous » veut mettre fin au règne sans partage des autorités religieuses sur ce « bijou » géographique.

La Seigneurie de Beaupré fait 1600 km2. Elle s’étend de Stoneham-et-Tewkesbury, au nord de Québec, jusqu’à Saint-Urbain, dans Charlevoix.

Truffée de vallées glaciaires, de lacs et de rivières, elle abrite certains des plus hauts sommets de la chaîne des Laurentides, dont le mont Raoul-Blanchard, la huitième plus haute montagne de la province.

Peu de Québécoises et de Québécois peuvent cependant en admirer les splendeurs. La seigneurie n’est en effet accessible qu’à une poignée de villégiateurs détenant des droits exclusifs sur ce territoire, souvent transmis de génération en génération.

Outre les camps de pêche et de chasse privés, le Séminaire de Québec y tire profit de l’exploitation forestière et permet à l’industrie éolienne de s’y développer, alors que le mégaprojet Des Neiges y a été officiellement lancé au cours des derniers mois.

Les recettes de ces activités, dit-on, servent de revenu de subsistance pour les œuvres et les services que le Séminaire maintient pour le diocèse de Québec, comme la formation des prêtres et la protection du patrimoine bâti.

La Seigneurie de Beaupré a été créée par la Compagnie de la Nouvelle-France à Paris en 1636. Le fondateur du Séminaire de Québec, Monseigneur François de Laval, en a fait l’acquisition trente ans plus tard. Il en fera don au séminaire en 1680. Une loi d’intérêt privé reconnaît les droits du Séminaire de Québec sur la propriété encore aujourd’hui.

« Il faut faire quelque chose »

La Seigneurie de Beaupré fait 1600km2 et s’étend de Stoneham-et-Tewkesbury à Saint-Urbain

Photo : Séminaire de Québec

Plus de détails

Voisine des terres après avoir acquis une propriété à Saint-Tite-des-Caps, Anika Bédard a voulu comprendre ce qui se cachait derrière les barrières érigées par le Séminaire de Québec, auxquelles se butent les amateurs de plein air depuis des décennies.

C’est à côté de chez moi, je suis allée voir, jusqu’à ce que je découvre que je n’ai pas le droit, raconte-t-elle en entrevue à Radio-Canada. Prévenue par d’autres résidents, on lui a rapidement fait comprendre qu’elle n’était pas la bienvenue et qu’elle risquait des ennuis si elle outrepassait les limites de la propriété.

Comme d’autres avant elle, Anika Bédard s’est butée aux barrières des terres du Séminaire.

Photo : Radio-Canada / David Rémillard

Après quelques recherches sur cette curiosité territoriale, Mme Bédard a décidé d’agir. Je me suis dit : “Il faut faire quelque chose”.

Elle a donc fondé le groupe Une forêt pour tous, en avril dernier. Principalement actif sur les réseaux sociaux pour l’instant, le mouvement a déjà dépassé le millier d’abonnés. Étonnée par l’engouement, Mme Bédard n’est plus seule et compte sur un noyau d’une quinzaine de personnes au sein d’un comité de mobilisation.

J’ai trouvé ça tellement beau, j’ai ressenti une paix. Je me suis demandé pourquoi on n’y avait pas accès.

Une citation de Anika Bédard, fondatrice, Une forêt pour tous

Le groupe réclame essentiellement un accès public à la Seigneurie de Beaupré. Il propose d’aménager des sentiers balisés, en collaboration avec les autorités séminaristes et les villégiateurs déjà établis sur le territoire.

Une forêt pour tous milite également pour le maintien des paysages qui peuvent encore être protégés des perturbations provoquées par l’industrie forestière et les éoliennes.

La Seigneurie de Beaupré fait 1600km2 et s’étend de Stoneham-et-Tewkesbury à Saint-Urbain

Photo : Séminaire de Québec

Pour Anika Bédard, l’aspect conservation doit prendre une place importante dans la démarche du mouvement citoyen. Quand on regarde le territoire, c’est vraiment entre plusieurs parcs nationaux. C’est comme le prolongement. Moi mon rêve, c’est que ça fasse le pont entre ces grands parcs-là.

Les terres du Séminaire on en effet des frontières communes ou à proximité du parc national de la Jacques-Cartier, du parc national des Grands-Jardins et du parc national des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie. Le mouvement propose de favoriser la connectivité entre ces grands espaces publics avec la collaboration du Séminaire.

Trois grands parcs nationaux bordent la Seigneurie de Beaupré, dont le parc des Hautes-Gorges-de-la-rivière-Malbaie. (Photo d’archives)

Photo : iStock

Momentum et industrialisation

Anne Savary, ingénieure forestier de formation et résidente de Saint-Ferréol-les-Neiges, a joint les rangs du groupe citoyen au cours des dernières semaines. On pense qu’en ce moment, il y a un momentum. On est témoins de ce qui se passe avec l’industrialisation depuis quelques années, explique-t-elle à son tour.

Cette dernière déplore une fermeture complète de la part du Séminaire, même pour les résidents qui habitent autour. Le Séminaire est fermé complètement, c’est une fin de non recevoir.

Elle invite l’organisation à faire preuve de bonne foi. Je pense qu’ils devraient ouvrir plus à la population, faire un acte de générosité. Je pense que ça a assez duré. Il y a beaucoup de monde qui ont besoin d’un accès la nature. C’est un privilège de détenir un territoire comme ça et on s’attende leur part à ce qu’il soit un bon voisin et citoyen corporatif, c’est ce qui manque à leur dossier.

Dénonçant ce qu’elles considèrent comme un anachronisme, Anne Savary et Anika Bédard réclament un accès aux terres du Séminaire de Québec, ne serait-ce qu’avec l’aménagement de sentiers balisés.

Photo : Radio-Canada / David Rémillard

Qualifiant la Seigneurie de Beaupré d’anachronisme, Mme Savary estime qu’il est temps d’amener le débat sur la place publique. Elle dénonce une chasse gardée du Séminaire au détriment d’un accès à la nature pour le grand public.

Avec les élections [provinciales] qui s’en viennent, elle veut mettre fin à la loi du silence entourant la Seigneurie de Beaupré et les privilèges octroyés au Séminaire de Québec depuis plusieurs siècles. Elle rappelle que les terres constituent la plus grande propriété privée au Canada.

[Le Séminaire] n’a pas la sensibilité de développer en étant attentif aux besoins des citoyens et leur lien avec cette nature qui est toute proche. Ils n’en tiennent pas compte. C’est comme une baffe. C’est comme nous dire en pleine face : “On ne soucie pas de vous, on est propriétaire et on va faire ce qu’on veut.”

Une citation de Anne Savary

Mme Savary admet être habitée d’un sentiment d’urgence depuis qu’elle observe une accélération du développement de l’industrie éolienne. Les parcs éoliens, c’est une grosse couche de plus. Le Séminaire va recevoir beaucoup d’argent.

Elle craint des perturbations importantes sur les paysages et des impacts irréversibles sur le territoire. On n’est pas contre les éoliennes, on demande seulement un respect par rapport aux paysages.

L’industrie forestière et les parcs éoliens obligent le Séminaire de Québec à aménager d’imposants chemins forestiers sur le territoire.

Photo : Radio-Canada / David Rémillard

Lettre et pétition

Le groupe citoyen prépare actuellement une pétition pour mesurer ses appuis. Il a également contacté différents élus de tous les ordres de gouvernement afin de les sensibiliser à leur cause, y compris la ministre québécoise de l’Environnement, Pascale Déry.

Dans une lettre rédigée la semaine dernière, Une forêt pour tous invite le Séminaire de Québec à les rencontrer pour lancer une discussion sur l’accès public à la seigneurie.

Les villes et villages se développent tout autour de votre territoire, souvent confinés à une mince bande de terre le long de la route 138, avec peu d’accès aux forêts, aux montagnes et aux grands espaces qui font pourtant partie intégrante de leur milieu de vie, puisque situé dans leur propre arrière-cour, plaident les signataires.

Pourquoi ne pas entamer une véritable discussion avec les citoyens, et éventuellement avec les municipalités et le gouvernement?

Une citation de Extrait d’une lettre remise au Séminaire de Québec

Ces derniers dénoncent le climat actuel des relations avec la direction du Séminaire et des gestionnaires du territoire.

Les mesures dissuasives et d’intimidation ainsi que les contraventions coûteuses ne régleront pas le problème de fond; au contraire, elles risquent d’alimenter davantage l’incompréhension et la frustration au sein de la population, écrit le groupe. Vous ne pourrez pas ignorer longtemps cette grogne et pression grandissantes.

La lettre est pour l’instant demeurée sans réponse.

Le Séminaire de Québec n’a pas répondu à une demande de réaction de la part de Radio-Canada.

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