Le sujet est suffisamment important pour se distinguer du fil politique fédérale, surtout que je crois que ce fil sera très occupé à cause du contexte politique nord-américain.
De nombreux appels des députés et des candidats sur le terrain restent sans réponse de la part du quartier général à Ottawa.
Une mentalité de bunker s’est installée au QG de la campagne. Et ils se sont fait passer un savon cette semaine.
Une citation de Une source conservatrice
Les tensions tournent surtout autour du fait que l’avance de 20 points des conservateurs a fondu comme neige au soleil depuis le départ de Justin Trudeau et les menaces de tarifs de Donald Trump.
Divisions et ressentiment à l’interne
Selon nos informations, deux camps se sont formés dans l’organisation conservatrice : d’un côté, ceux qui croient que Pierre Poilievre doit changer son approche “trop molle” avec Donald Trump; de l’autre, ceux qui pensent que la stratégie actuelle va finir par fonctionner.
“Si on ne change pas de cap, on va perdre. C’est aussi simple que ça”, estime un conservateur qui a travaillé lors de plusieurs campagnes nationales et provinciales. Selon lui, les conservateurs “ont les bonnes cartes en main mais les jouent mal”.
La frustration de nombreux conservateurs a atteint son comble cette semaine. Une source confie que certains pensent déjà à l’après-campagne et au sort qui sera réservé à Pierre Poilievre.
Voilà que l’achat local et la quête de se trouver une destination de vacances autre que les États-Unis sont sur toutes les lèvres, illustre-t-elle.
Tout comme « la sécurité nationale et la nécessaire reconversion de notre économie », lance à son tour Peter Graefe, de l’Université McMaster.
L’électeur canadien semble soudainement à des années-lumière de ses priorités habituelles. « Ça doit être déroutant pour les partis politiques », ajoute-t-il.
Les trumpistes parmi les Canadiens ? Ils seraient environ 15 %, selon un sondage Léger diffusé au début de mars. Il s’agit typiquement d’hommes de 18 à 34 ans qui habitent dans les Prairies.
Les libéraux ont un avantage de 26 points chez les femmes, et de 18 points chez les hommes**.** Le premier ministre sortant Mark Carney est en avance dans presque toutes les tranches d’âge : seuls les hommes âgés de 35 à 54 ans lui préfèrent Pierre Poilievre De ce groupe, 49 % voteraient pour le chef libéral, et 34 % pour le chef conservateur.
Les Parti libéral du Canada (PLC) a d’ailleurs pris du gallon depuis l’arrivée de M. Carney à leur tête. Seulement 27 % des hommes de 18 à 34 ans leur accordaient leur confiance en mars 2021, une proportion qui a grimpé à 45 %.
La dernière semaine de campagne a peu changé les intentions de vote de l’électorat canadien, selon Angus-Reid. Les libéraux mènent avec 46 % des intentions, suivis des conservateurs, avec 38 %. Le NPD et le Bloc québécois sont nez à nez à l’échelle du pays, avec 7 %, mais le Bloc a la cote au Québec, avec 30 %. Seul le PLC se trouve devant, avec 44 % des intentions.
Plus de la moitié de la population de Montréal (52 %) prévoit voter pour Mark Carney. Le Bloc québécois obtient 22 % des intentions dans la métropole, et les conservateurs 15 %.