La maison mère de la Congrégation de Notre-Dame est à vendre. En attendant qu’une transaction soit conclue, les religieuses ont entrepris de se départir d’une partie de leurs biens. Des objets de toutes sortes, mais surtout des œuvres d’art d’intérêt très divers. C’est en tout cas une part importante de leur univers qui sera bientôt dispersée aux quatre vents. Leur déménagement de cet imposant édifice marque la fin d’un chapitre de l’histoire québécoise.
Institution majeure dans l’éducation des femmes, la Congrégation de Notre-Dame n’est plus constituée aujourd’hui à Montréal que d’une poignée de religieuses logées dans un bâtiment devenu beaucoup trop vaste pour elles. Situé à l’ouest de la rue Sherbrooke, cet immeuble conçu par l’architecte Jean-Omer Marchand est le sixième qu’elles occupent depuis la fondation de leur ordre en 1658. Longtemps utilisé comme école de secrétariat, le bâtiment abrite, à la cave, une partie de la mémoire de cette communauté à l’origine d’institutions comme le collège Villa Maria ou de la Faculté de musique de l’UQAM.
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Cette charmante victorienne sur la rue Laurier, dans le Plateau, avait eu une rénovation il y a quelques années:
Maintenant, sa voisine (jumelle) semble avoir le même traitement:
La Maison de la Culture Maisonneuve, rue Ontario Est, dans l’ancienne caserne no. 2 de la Ville de Maisonneuve construite il y a 119 ans, en 1907.
Trois ans après l’incendie du monastère du Bon-Pasteur, au centre-ville de Montréal, la gestionnaire de la résidence pour personnes âgées qui occupait une des ailes du bâtiment patrimonial reprend espoir. Après avoir conclu une entente avec la Ville de Montréal, la Maison Aurélie-Cadotte envisage maintenant de lancer les travaux de reconstruction afin que les résidents puissent réintégrer leurs logements en 2028.
Quand un incendie a ravagé le monastère du Bon-Pasteur, sur la rue Sherbrooke Est, en mai 2023, une trentaine de résidents autonomes âgés de plus de 55 ans avaient dû se reloger d’urgence. L’événement avait causé beaucoup d’anxiété et de stress chez les sinistrés. L’organisme à but non lucratif qui occupait l’aile ouest du monastère a entrepris de nombreuses démarches pour reconstruire l’immeuble lourdement endommagé par les flammes, et son parcours a été ponctué d’obstacles.
Les échanges avec la Ville de Montréal, propriétaire de l’immeuble, ont été ardus, reconnaît Matilde Fraga, gestionnaire de la Maison Aurélie-Cadotte. Une entente vient finalement d’être conclue afin que celle-ci prolonge de 46 ans la durée du bail emphytéotique, un élément essentiel pour que l’organisme puisse contracter un prêt hypothécaire et compléter son montage financier.
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