CANAC EN BREF
Siège social : Québec
Fondation : 1875
Nombre d’employés : jusqu’à 5200, selon la saison
Nombre de succursales ouvertes : 33
Propriétaire : Groupe Laberge (Québec)
La productivité du travail est mesurée de la même façon dans tous les pays industrialisés. Elle est le résultat du produit intérieur brut (PIB) divisé par le nombre total d’heures travaillées. Le PIB, faut-il le rappeler, est la valeur de l’ensemble des biens et services produits dans une année.
Bref, la productivité nous indique quelle valeur une économie parvient à créer par heure de travail dans une année donnée. Au Canada, la productivité était de près de 85 $ par heure travaillée en 2023.
En comparaison, la productivité des travailleurs s’élève à 104 $ par heure travaillée aux États-Unis (en dollars canadiens), contre 108 $ en France, mais seulement 66 $ au Japon, selon des données récentes du Centre sur la prospérité et la productivité de HEC Montréal.
Le Québec s’en tire mieux sur cette période, à 0,9 % par année. Ce niveau reste toutefois bien inférieur à la croissance de la productivité qu’il faudrait atteindre au cours des prochaines années pour compenser le vieillissement de la population, entre autres, soit plus de 1 % par année, selon bien des économistes.
Les pêcheurs commerciaux du Québec ont réalisé en 2024 un volume de prises considérablement inférieur à celui de n’importe quelle des 10 dernières années. Les captures totales ont atteint 38 741 tonnes métriques. Leurs revenus globaux affichent de la stabilité, à 359 millions de dollars, c’est-à-dire qu’ils ont été un peu supérieurs aux 352 millions de 2023.
L’économiste Simon Desrochers, du ministère fédéral des Pêches et des Océans, relie surtout la situation de 2024 aux baisses de captures de crevette. Les volumes records de homard livrés dans les trois principaux secteurs du Québec maritime ont de leur côté largement contribué à augmenter les revenus totaux associés aux pêches québécoises.
«À 38 741 tonnes, les débarquements de 2024 sont 17 % plus faibles que la moyenne des 10 dernières années et même avec les ajustements qui pourraient venir, ça demeurera la plus faible de la dernière décennie», souligne M. Desrochers, rappelant que les statistiques disponibles sont pour le moment préliminaires.
Dans la vitrine du siège social de Kanuk, sur la rue Rachel Est, dans le Plateau Mont-Royal, on annonce une toute nouvelle collection de manteaux. Sur les étiquettes de certains modèles, on indique que le manteau a été conçu au Canada mais qu’il a été fabriqué en Chine, made in China, une première dans l’histoire de cette maison de couture fondée en 1970 par Louis Grenier.
Pendant des décennies, tous les manteaux Kanuk ont été cousus au premier étage de cet édifice de la rue Rachel. La philosophie de l’entreprise? Conçus au Québec pour l’hiver du Québec. Dès le début, la marque Kanuk, avec son catalogue, est devenue une marque chouchou des consommateurs. Le manteau était cher, mais il était garanti à vie, et il a changé la vie de beaucoup de gens en leur garantissant de ne plus grelotter une fois vêtus de leur manteau.
Un deuxième investissement de Nippon Steel et Sojitz pourrait suivre, si la construction de la mine va de l’avant, portant la contribution des géants japonais à 490 millions de dollars avant même que Champion ne soit tenu de financer le projet.
De « l’argent frais » dans la région
L’intérêt des partenaires japonais pour le projet Kami n’a rien de surprenant aux yeux de Pierre Gagnon, président directeur général du Port de Sept-Îles, dont Champion est un des partenaires principaux. « Les propriétés du minerai qu’on a dans le Bouclier canadien sont vraiment recherchées, car ils ont très peu de contaminants, et on peut les enrichir au plus haut niveau pour permettre le plus d’efficacité possible dans la production de l’acier », affirme-t-il.
Aucun doute la fabrication en Chine réduira son image de prestige et de qualité dans la perception générale d’ici et d’ailleurs. Voudra-t-on dorénavant payer aussi cher pour un produit déclassé dans l’esprit des gens?
Par contre, existe-t-il une autre marque québécoise avec des manteaux entièrement fabriqués ici?
Au 15-18, il y avait un intervenant de la marque Quartz dont tous les manteaux hivernaux sont entièrement fait à Montréal ou au Canada
L’article mentionne aussi Quartz et Audvik
Reportage au Téléjournal
L’entreprise Kanuk a déménagé sa production en Chine
Après plus de 50 ans, les machines à coudre se sont tues au siège social de Kanuk.
Cette marque de manteaux d’hiver québécoise a été vendue au printemps et le nouveau propriétaire, un poids lourd dans l’industrie du textile au Québec, a délocalisé sa production vers la Chine.
Reportage d’Émilie Dubreuil.
L’entrevue en question : Est-ce que ça vaut encore la peine de fabriquer des manteaux au Québec?
Pour avoir habité plusieurs années en Chine, la qualité des produits là-bas varie énormément et selon le budget.
Nous sommes habitué à la moins bonne qualité des produits fabriqués en Chine qu’on retrouve souvent au Dollarama. En autre mot, on a ce pour quoi on paye.
J’ai vu par contre d’autres produits dont la qualité rivalise facilement celle des produits fabriqués ici, si pas meilleure.
Les bas prix des produits chinois sont pour une multitude de raison qui vont au-delà des salaire des employés. Ces usines sont souvent dans des endroits stratégiques avec un accès privilégié et pratiquement illimité de matière première et secondaire, en plus d’un accès rapide à plusieurs méthodes de transports efficaces (5000+ stations de trains et 2-300 aéroport dans le pays, sans compter les ports de réputation mondiales).
Au fond, c’est leur compétitivité industrielle et commerciale qui mène à ces prix, et tant qu’on s’assure que la qualité est au rendez-vous, il serait possible d’avoir les même bons manteaux et à meilleur prix.
N’oublions pas que la Chine est un grand pays avec des régions nordiques encore plus froid que Montréal! J’ai passé du temps à Harbin, et disons que l’hiver Québecois me manquait! Il connaissent le froid et savent déjà faire des manteaux très chauds.
Finalement, selon moi, c’est plus sur la question d’économie régionale qu’on y perd. Encore des pertes d’emplois, surtout pour des gens qui auront de la difficulté à trouver un nouvel emploi ou se reformer, ce qui ne peut pas avoir un effet positif sur notre économie.

