Économie et commerce - Actualités

Pour ceux qui pourraient en douter les chiffres ne font pas de politique, ils sont vérifiables et expriment froidement la réalité telle que constatée sur le terrain. C’est en fait une armée de vrais journalistes professionnels, provenant des médias officiels qui traquent quotidiennement la nouvelle de sources diverses et la diffusent le plus objectivement possible, car il en va de leur propre crédibilité (concurrence oblige).

Donc en dépit de tous les obstacles clairement exprimés dans la chronique de La Presse publiée plus haut. La métropole québécoise tire admirablement bien son épingle du jeu, par une résilience exemplaire et un dynamisme reconnu par les grandes institutions économiques. Même pas besoin de mettre des lunettes roses, Montréal va bien parce que plusieurs facteurs internes et externes y contribuent, appuyés par des investissements privés et publics considérables et récurrents.

Ici il y a une belle unanimité, des acteurs économiques avisés, puissants, audacieux et aguerris qui se concertent en mettant l’épaule à la roue, afin de solidifier et diversifier l’économie montréalaise dans son ensemble. On peut donc être fier du travail accompli et admettre que Montréal prend véritablement sa place parmi les grandes villes internationales et qu’elle a le potentiel et l’expertise pour réaliser concrètement ses propres ambitions.

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Le centre-ville prend enfin du mieux, sauf les bureaux

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, COLLABORATION SPÉCIALE

Le nombre de commerces fermés diminue au centre-ville.

La levée des mesures sanitaires a fait le plus grand bien au centre-ville de Montréal, durement éprouvé par la pandémie. Cinq catégories d’indicateurs sur six montrent des signes notables d’amélioration, mais « des préoccupations demeurent » quant aux bureaux, selon une étude mise à jour lundi.

Publié à 7h00

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André Dubuc La Presse

L’amélioration est palpable dans la vente au détail. Le nombre de commerces fermés diminue au centre-ville. Dans les galeries souterraines, la moitié des boutiques et des restos qui étaient fermés il y a six mois ont depuis rouvert, indique la plus récente version de l’étude L’état du centre-ville, préparée par Montréal centre-ville et l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) en partenariat avec les pouvoirs provincial et municipal.

Cette édition de L’État du centre-ville de Montréal présente une mise à jour des données au premier trimestre 2022 sur le niveau d’activité dans six catégories d’indicateurs : bureaux, commerces, habitation, enseignement supérieur, tourisme et transport. Les données sont notamment tirées d’un sondage web réalisé au début du mois de mai 2022 auprès de 1000 résidants de la région métropolitaine de Montréal.

Au chapitre de l’habitation, les auteurs de l’étude se réjouissent que la fonction résidentielle du centre-ville ait continué de prendre de l’ampleur pendant les deux ans de la pandémie. On comptait 26 000 résidants dans l’arrondissement de Ville-Marie en 2021.

Pour ce qui est des transports en commun, l’achalandage est assurément à la hausse par rapport aux précédents trimestres, mais reste à la moitié de ce qu’il était avant la pandémie. « Au premier trimestre de 2022, on retrouve les parts modales d’avant la pandémie. Il s’agit de proportions. Avec le télétravail, les nombres bruts de déplacements ont diminué », lit-on dans le document dévoilé lundi.

Ah, le télétravail ! Il se montre plus résilient qu’espéré par les partisans du centre-ville. Les bancs d’université sont délaissés par 13 % de la cohorte des étudiants qui ont étudié à distance au premier trimestre 2022, comparativement à 4 % avant la pandémie.

Dans les bureaux, la proportion de télétravailleurs reste élevée. À la fin de mars, les bureaux disponibles à la location représentaient l’équivalent de 40 tours de la taille du 1000, De La Gauchetière. Cette proportion continuera vraisemblablement son ascension dans les mois à venir, comme l’a rapporté vendredi La Presse à la une de sa section Affaires.

Lisez l’article « Sombres perspectives pour le bureau »

Jean-Marc Fournier, PDG de l’Institut de développement urbain, tient à nuancer ce portrait plutôt sombre. « Le marché des bureaux a déjà connu des niveaux élevés de disponibilité dans le passé, les prix se sont ajustés et le marché s’en est éventuellement remis », souligne-t-il dans un entretien téléphonique.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Jean-Marc Fournier, PDG de l’Institut de développement urbain du Québec

Il croit que la mise en service du Réseau express métropolitain aura aussi un effet qui n’est pas reflété dans les données actuelles. Il se réjouit en outre que la proportion d’entreprises qui souhaitent rester au centre-ville soit passée de 74 % à 82 % depuis le dernier coup de sonde l’automne dernier.

Montréal centre-ville bat le rappel des troupes

Dans le but d’aider le malade à accélérer sa convalescence, Montréal centre-ville pilotera une Alliance réunissant une quarantaine de partenaires. La première initiative sera consacrée à la mise en lumière des joyaux, des espaces publics et des bâtiments significatifs du centre-ville.

D’autres gestes touchent le stationnement, l’embellissement des ruelles, l’accueil des visiteurs, le renforcement de la sécurité et de la propreté et l’animation des rues.

Le travail concerté des parties prenantes du centre-ville depuis les deux dernières années porte ses fruits, mais il ne faut surtout pas baisser la cadence.

Glenn Castanheira, directeur général de Montréal centre-ville, dans un communiqué

Le comité permanent de l’Alliance comprend les suspects habituels : les gouvernements, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, l’IDU, la Jeune chambre de commerce de Montréal, le Palais des congrès de Montréal, le Quartier des spectacles, Tourisme Montréal et l’Université McGill.

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Franklin Empire établit son siège social à Montréal

Portail Constructo | 8 juin 2022

Franklin Empire établit son siège social à Montréal. Crédit : MONTONI

MONTONI et Franklin Empire, un distributeur de produits électriques, lancent la construction du nouveau siège social de l’entreprise à Montréal.

Dès l’été 2023, les employés s’établiront dans leurs nouvelles installations de près de 17 651 mètres carrés, situées sur l’autoroute 40 à l’intersection de l’A-13 à Saint-Laurent.

Le bâtiment permettra de tripler les espaces destinés au stockage et de doubler l’espace pour les bureaux. Il intègrera un sentier cyclable et piétonnier, un gymnase, des espaces verts, une cafétéria avec une terrasse extérieure et un espace BBQ.

Franklin Empire vise une certification LEED Argent pour son siège social.

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Forte croissance économique de Montréal Une contribution immigrante remarquable

PHOTO ROGELIO V. SOLIS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

En 2021, on a assisté à un retournement de situation : le taux d’emploi des immigrants à Montréal a supplanté celui des « natifs », pour se situer à 62,1 % comparativement à 61,9 %.

Jean-Philippe Décarie La Presse

Publié à 7h30

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On parle beaucoup d’immigration par les temps qui courent, et le débat sur les seuils de nouveaux arrivants que le Québec devrait ou non accueillir compte tenu de sa capacité à bien les intégrer n’a pas fini d’alimenter la discussion tellement les points de vue divergent. Un constat émerge toutefois : la contribution des immigrants à la croissance économique de la grande région de Montréal a été essentielle et même remarquable au cours des 10 dernières années.

Dans une chronique publiée la semaine dernière, je me suis penché sur la forte reprise qu’a enregistrée l’activité économique montréalaise à partir de données récentes colligées par Sylvain Giguère, économiste en chef et responsable du développement économique à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Lisez la chronique « Montréal retrouve son tonus »

Une statistique de l’étude de M. Giguère m’a particulièrement étonné, et c’est pourquoi j’ai préféré l’isoler pour y revenir plus en détail aujourd’hui, parce que le phénomène mérite qu’on s’y attarde.

Pour la première fois depuis des décennies, le taux d’emploi des immigrants a surpassé en 2021 dans la grande région de Montréal celui des personnes nées au Canada, du jamais-vu.

Si on remonte à 2006, le taux d’emploi des immigrants s’élevait à seulement 53,3 %, alors que celui des personnes nées au Canada atteignait 64,1 %, un écart considérable qui confirmait l’existence de la difficulté réelle que le marché de l’emploi avait à intégrer les nouveaux arrivants.

Je me souviens d’avoir participé à l’époque à plusieurs ateliers sur la situation de l’emploi où on évoquait notamment les grandes difficultés pour les immigrants d’origine maghrébine et des communautés noires à se trouver un travail, alors que les membres de ces communautés affichaient des taux de chômage du double au triple à celui des personnes nées au pays.

En 2021, on assiste à tout un retournement de situation puisque le taux d’emploi des immigrants à Montréal a supplanté celui des « natifs », pour se situer à 62,1 % comparativement à 61,9 %.

Plus encore, les immigrants reçus occupent davantage de postes à temps plein, ce qu’on appelle des postes de qualité, par rapport aux emplois à temps partiel, que les résidents de longue date, et ce, depuis plus de cinq ans maintenant.

« On observe depuis six ans une nette progression du taux d’emplois des immigrants, alors que la population active des gens nés au Canada est en déclin », constate Sylvain Giguère, qui souligne au passage la contribution positive des nouveaux arrivants à la vitalité économique de la grande région de Montréal.

Main-d’œuvre de relève

En fait, n’eût été l’apport des nouveaux arrivants pour soutenir son activité économique, Montréal n’aurait pas été en mesure d’afficher la croissance de son produit intérieur brut (PIB) réel de 24,7 % que la ville a enregistrée au cours des 10 dernières années.

« De 2010 à 2021, il s’est créé au net 267 000 emplois dans la région métropolitaine. Pendant ce temps, la population née au Canada diminuait de 50 000 dans la RMR en raison du vieillissement démographique, et la population immigrante croissait de 267 000. Sans cet apport de l’immigration, la forte croissance aurait été impossible », explique le responsable du développement économique de la CMM.

Cette forte et nécessaire contribution des nouveaux arrivants au dynamisme économique de Montréal est d’ailleurs observable sur le terrain, comme le confirme Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti, dans le quartier Saint-Michel, centre d’accueil et de référencement pour les immigrants.

La Maison d’Haïti a mis sur pied il y a des années un programme d’employabilité pour accompagner dans leurs démarches pour trouver un travail les nouveaux arrivants fraîchement débarqués à Montréal.

« La pénurie de main-d’œuvre se fait sentir ici. On a beaucoup d’appels d’entreprises qui cherchent des travailleurs. On affiche les postes sur notre site.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti

On n’est pas loin du plein-emploi, mais la situation est trop récente pour qu’on puisse en mesurer les effets matériels dans la vie du quartier [Saint-Michel].

Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti

« On observe toutefois des effets négatifs dans la vie des familles monoparentales, où les mères doivent faire des heures supplémentaires et ont moins de temps à consacrer à l’encadrement des enfants », expose Mme Villefranche.

La Maison d’Haïti reçoit chaque jour au moins une vingtaine de migrants qui ont transité par le chemin Roxham et qui ont besoin d’aide pour s’installer à Montréal.

« On les aide dans leurs démarches pour obtenir un permis de travail, mais les délais sont tellement longs que plusieurs sont contraints d’accepter un travail au noir. On tente par tous les moyens de les en dissuader, mais c’est trop long, alors qu’ils pourraient se trouver un travail régulier s’ils obtenaient leur permis », déplore la directrice générale de la Maison d’Haïti.

Avec près de 85 % du total des nouveaux arrivants qui s’établissent chaque année au Québec, on dit souvent que Montréal accapare trop les immigrants et qu’une meilleure distribution de leur nombre permettrait aux entreprises des régions de mieux faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui les touche partout sur le territoire québécois.

Ce qui est peut-être vrai, mais visiblement, Montréal a encore une forte capacité à les absorber avec encore des emplois à la clé.

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Happening everywhere, guess economic factors + law of averages kicked in (after the insane boom of 2020-2021)

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Lobby aérien L’IATA reçoit 20 millions pour rester à Montréal

Photo Edouard Plante-Fréchette, archives LA PRESSE

Les bureaux de l’IATA au centre-ville de Montréal

Rien n’empêchera l’Association du transport aérien international (IATA) de réduire son effectif québécois d’environ 10 % dans quatre ans, même si le lobby des compagnies aériennes recevra 20 millions en subventions pour maintenir sa présence à Montréal.

Mis à jour hier à 17h54

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Julien Arsenault La Presse

Moins d’un an après avoir annoncé son intention de délaisser la métropole au profit de Genève – où se trouve son autre bureau principal –, l’organisation a changé son fusil d’épaule au terme de négociations avec Québec et Ottawa.

L’entente conclue avec les deux ordres de gouvernement, qui verseront 10 millions chacun au cours de la prochaine décennie, obligera l’IATA à maintenir son niveau actuel de 250 employés, notamment dans les créneaux du droit, de la finance et des technologies de l’information, au cours des quatre prochaines années. Par la suite, rien n’empêchera l’effectif de se contracter de 25 postes.

« Ce sont quand même des emplois qui amènent une contribution extraordinaire à Montréal », a défendu la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, lundi, en point de presse dans les bureaux de l’organisation qui représente quelque 290 compagnies aériennes.

Accompagnée de Pascale St-Onge, responsable de l’Agence de développement économique du Canada, du directeur général de l’IATA, Willie Walsh, et du président-directeur général de Montréal International, Stéphane Paquet, Mme Girault a officialisé l’entente conclue avec le lobby aérien.

Le siège social de l’IATA est à Montréal dans la Tour de la Bourse, au centre-ville, à proximité de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). L’an dernier, l’Association avait fait part de son intention de déplacer du travail vers Genève. Il ne s’agissait pas d’une menace, selon Mme Girault. Le patron de l’IATA a abondé dans le même sens, affirmant que les restrictions sanitaires avaient pesé dans la balance.

PHOTO BRYAN SNYDER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Willie Walsh, directeur général de l’Association du transport aérien international

« Nous estimions que la répartition des tâches entre deux bureaux était inefficace, a affirmé M. Walsh. C’était particulièrement le cas lors des confinements pendant la pandémie. Cela rendait les affaires extrêmement difficiles. »

Conserver l’empreinte

Depuis le début de la pandémie, l’IATA a critiqué à plus d’une reprise le gouvernement Trudeau parce qu’il maintenait en place des protocoles sanitaires jugés trop rigides par l’organisation pendant que d’autres pays procédaient à des alÈgements.

Les subventions de Québec et d’Ottawa serviront essentiellement à préserver les acquis des installations montréalaises de l’IATA. La haute direction de l’organisation demeurera en Suisse. L’unique promesse formulée par M. Walsh consiste à visiter la métropole plus fréquemment puisque les règles sanitaires le permettent.

Pour conserver un siège social, les gouvernements sont souvent pris entre l’arbre et l’écorce, souligne le professeur au département de management de l’Université Laval Yan Cimon. Ces derniers sont contraints de jouer le jeu des organisations internationales dans un contexte de forte concurrence.

« Beaucoup d’endroits n’hésitent pas à trouver des mécanismes ou des incitatifs financiers pour attirer des bureaux de cette importance, souligne-t-il. Montréal a l’avantage d’avoir un écosystème remarquable avec l’OACI, mais il ne faut pas négliger l’impact de la concurrence internationale. »

L’IATA, qui compte environ 1400 employés, avait déjà sabré environ 10 % de ses effectifs internationaux dans le cadre d’une restructuration.

En savoir plus

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En plus de Montréal, l’IATA exploite des bureaux dans six autres villes à travers le monde.

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Étude Est-ce vraiment plus cher de manger québécois ?

Photo David Boily, archives LA PRESSE

Alors que le prix des denrées ne cesse d’augmenter, les consommateurs qui privilégient les produits québécois à l’épicerie se retrouvent, bien souvent, à payer une facture moins salée, conclut une étude publiée mardi par Aliments du Québec.

Le mythe voulant que les produits locaux soient plus chers pourrait bien être détruit. Alors que le prix des denrées ne cesse d’augmenter, les consommateurs qui privilégient les produits québécois à l’épicerie se retrouvent, bien souvent, à payer une facture moins salée, conclut une étude publiée mardi par Aliments du Québec. Les charcuteries, les barres granolas et le fromage produits ici comptent parmi les produits locaux affichant un prix plus abordable que les équivalents provenant d’ailleurs.

Publié à 7h00

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Nathaëlle Morissette La Presse

70,83 %

Selon l’étude réalisée par l’Université Dalhousie, dans plus des deux tiers des catégories d’aliments analysés, soit les produits d’ici affichaient un prix aussi « concurrentiel » que leurs équivalents provenant de l’extérieur de la province, soit ils étaient offerts à moindre coût. Ces résultats ont agréablement surpris la directrice générale d’Aliments du Québec, Isabelle Roy, qui ne « s’attendait pas à ce que le pourcentage soit si élevé ». Elle y voit une façon de présenter l’achat de produits québécois comme étant un bon moyen d’économiser lorsque vient le temps de faire l’épicerie. « Avec le contexte inflationniste, le prix est sur toutes les lèvres, souligne-t-elle. On voulait que le consommateur québécois sache qu’il était possible pour lui de consommer local sans payer plus cher. »

Les catégories

Dans le cadre de cette étude menée en janvier et février, 134 produits locaux et 431 articles provenant de l’extérieur du Québec ont été passés au peigne fin et divisés en 48 catégories. Dans la section épicerie, par exemple, dans 12 catégories sur 22, « l’avantage » est donné aux produits québécois. Parmi elles se trouvent la vinaigrette, la confiture, le beurre d’arachides et la farine. Dans la section des produits laitiers, le fromage local supplante la concurrence extérieure. En ce qui concerne les poissons et les viandes, dans 50 % des catégories, le coût du produit venant de l’extérieur de la province est plus avantageux. Le pain, les bagels, les tortillas et autres pitas du Québec sont vendus à des prix similaires aux autres.

Un mythe persistant

Pour Isabelle Roy, ces données pourraient contribuer à changer la perception que les produits québécois sont plus onéreux, un mythe qui a la couenne dure. Près de 54 % des Québécois voudraient acheter local plus souvent, mais ont l’impression qu’ils n’en ont pas les moyens, selon des chiffres révélés en mai par Aliments du Québec. « C’était vraiment le but de faire cette étude-là, indique-t-elle. On travaille chez Aliments du Québec à défaire depuis quelques années cette perception-là. C’est vers ça qu’on va aller dans nos prochaines campagnes de publicité. Voici les produits où vous avez une offre de prix compétitifs. »

Mme Roy a bien l’intention de commander d’autres études du genre à différents moments de l’année. « Ça ne prendra pas seulement qu’une campagne pour défaire cette perception-là. »

Actuellement, plus de 25 000 produits arborent le sceau Aliments du Québec ou Aliments fabriqués au Québec, soit une hausse de 15 % en 2 ans.

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:film_projector: :disappointed_relieved: :popcorn:

Le cinéma montréalais Dollar s’apprête à fermer ses portes


Bernie Gurberg n’a pas de personnel pour l’aider à gérer son cinéma. | PHOTO : FACEBOOK/CINÉMA DOLLAR

Radio-Canada | 14 juin 2022 | Publié à 13 h 39

Après 18 ans d’existence le long de l’autoroute Décarie, à deux pas de l’Orange Julep, le cinéma Dollar, qui a commencé en proposant des projections de films à 1 $, fermera ses portes le 31 juillet. Une cessation d’activité qui résulte en partie de la pandémie et de la concurrence des géants comme Netflix.

Niché dans le centre commercial Carré Décarie, dans l’arrondissement Côte-Saint-Luc, le cinéma Dollar s’est fait une spécialité de présenter des films en fin de parcours à 2,50 $ le billet, soit cinq fois moins que dans les cinémas traditionnels.

Ces jours-ci, le public peut ainsi découvrir sur grand écran Encanto, Spider-Man : sans retour (Spider-Man: No Way Home), qui est sorti en décembre dernier, ou encore Mémoire meurtrière (Memory), qui a pris l’affiche en avril dernier, avec Liam Neeson dans le rôle principal.

Toutefois, entre la baisse de la fréquentation engendrée par la pandémie et l’abondance de l’offre proposée sur les plateformes de diffusion en continu comme Netflix et Disney+, le cinéma Dollar ne fait plus recette.

Avec les prix que nous pratiquons, cela fait mal à nos résultats financiers quand il n’y a pas beaucoup d’achalandage, a expliqué son propriétaire, Bernie Gurberg, à CBC News. À 81 ans, il est seul derrière le comptoir à faire rouler son établissement.

Bernie Gurberg, qui a ouvert son cinéma le 4 juin 2004 avec seulement trois cinéphiles au rendez-vous, ne souhaite pas augmenter ses tarifs. Il a donc pris la douloureuse décision de ne pas renouveler le bail de son cinéma.

Avec les informations de Miriam Lafontaine, journaliste à CBC News

Been a long time since I posted/saw a post of a large raise for funding. They remain bullish despite the market becoming a bear one.

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https://www.montrealinternational.com/en/news/xybion-opens-a-software-development-hub-in-greater-montreal/

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Immobilier « Le DIX30 est mûr pour évoluer »

photo fournie par carbonleo

Le Quartier DIX30

Le promoteur Carbonleo veut y ajouter 4000 logements dans les prochaines années

Publié à 6h00

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André Dubuc La Presse

Le groupe immobilier qui construit le controversé projet Royalmount à Mont-Royal reprend le contrôle du populaire centre commercial « style de vie » de la Rive-Sud de Montréal. L’objectif est d’ajouter 4000 logements au DIX30 dans les prochaines années.

Comme l’avait évoqué La Presse le 28 avril dernier, Carbonleo, aidé par ses partenaires québécois, rachète les parts que détient Oxford en même temps qu’il reprend la gestion de la propriété. La transaction a été annoncée ce jeudi matin. Les termes n’ont pas été dévoilés.

« DIX30 est une propriété qui a un peu plus de 15 ans et qui est mûre pour évoluer et s’adapter aux réalités d’aujourd’hui », dit au téléphone Nicolas Désourdy, l’un des trois associés de Carbonleo, avec Andrew Lutfy et Claude Marcotte. M. Désourdy est un descendant de la célèbre famille qui a bâti la ville de Bromont.

Miser sur le REM

« C’est notre intention de capitaliser sur l’arrivée du REM [Réseau express métropolitain] et de transformer la propriété en un projet POD [pedestrian-oriented development] », poursuit le vice-président principal.

L’objectif est de transformer l’immense propriété de 276 commerces et restaurants et 10 000 cases de stationnement en un ensemble POD, soit un secteur dont l’aménagement mise sur la facilité d’accès pour les piétons.

photo fournie par Carbonleo

Nicolas Désourdy, associé et vice-président principal chez Carbonleo

Le DIX30 fera plus de place à des bureaux et surtout à plus de logements résidentiels. Le but est d’ajouter 4000 logements d’ici 5 à 10 ans. Carbonleo est en discussions avec la Ville de Brossard au sujet du DIX30 2,0. La société souhaite pouvoir faire des annonces publiques sur sa vision d’ici 12 à 18 mois.

Les pourparlers n’en sont qu’à leurs balbutiements, précise Carbonleo. Les premiers échos en provenance de la Ville sont plutôt positifs, assure-t-on.

Mais ce n’est pas un automatisme. À Pointe-Claire, le propriétaire du centre Fairview Pointe-Claire et la Ville sont à couteaux tirés au sujet de la conversion d’un stationnement sous-utilisé à proximité de la future gare du REM. Cadillac Fairview veut y ériger un projet immobilier à vocation multiple avec une composante résidentielle. La Ville ne veut rien savoir.

Des impacts sur les détaillants

Quoi qu’il en soit, cette transformation d’envergure aura des impacts sur des détaillants du DIX30 et sur la mixité des locataires commerciaux. Récemment, le DIX30 a refusé de renouveler le bail du resto La Cage – brasserie sportive, ouvrant la porte à la densification du site avec l’ajout de bâtiments multirésidentiels. L’établissement va traverser l’autoroute 10 pour s’installer chez Solar. L’ouverture est prévue à l’automne.

Les activités commerciales du DIX30 se portent bien, assure M. Désourdy. La plupart des commerces ont leur propre entrée sur la rue ou sur le stationnement. Ils s’en sont bien tirés pendant la pandémie. Les ventes d’avril 2022 sont supérieures de 11 % à celles d’avril 2019, indique M. Désourdy pour soutenir ses dires.

L’année « 2021 a été notre année record pour ce qui est de la location de bureaux », ajoute-t-il. La mode du travail à distance a donné de l’élan aux bureaux satellites situés en banlieue.

Photo David Boily, archives LA PRESSE

Quartier DIX30

Oxford, filiale immobilière de la Caisse de retraite des employés municipaux de l’Ontario, avait acquis la moitié des participations du Quartier DIX30 en 2014 pour un prix qui n’avait pas été divulgué à l’époque. Il s’agit d’une autre disposition d’actif au Québec pour ce propriétaire qui s’est départi de ses deux dernières tours de bureaux au centre-ville de Montréal dans les dernières années.

Établi sur un terrain de 850 000 m⁠2 (9,15 millions de pieds carrés), le DIX30 dispose de 260 000 m⁠2 (2,8 millions de pieds carrés) de superficie locative. On y dénombre 316 locataires, dont 46 occupants de bureaux, 205 commerces et 65 restaurants. Le centre dispose aussi de 10 000 places de stationnement, dont 3500 cases intérieures. Plus de 24 millions de visiteurs y accourent chaque année.

Carbonleo a vu le jour en 2012.

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Dès que tu commences ton article de la sorte, pour parler d’un projet totalement différent tu mets un biais négatif dans la tête du lecteur. Les gens vont se braquer alors qu’ici ce redéveloppement est tout à fait souhaitable. Why?

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Je te fais remarquer que je ne suis que le messager. Si je publie un article de journal, je n’ai l’option que de le reproduire tel quel objectivement et en publier la source. Une question d’intégrité et de respect pour son auteur. Ce sont ensuite aux membres de se faire leur propre opinion.

Pour revenir au Dix/30, je ne peux que souhaiter son développement domiciliaire comme je le souhaitais pour le Royalmount. On est ici dans une logique de densification pour contrer l’étalement urbain, surtout que le REM servira de lien direct avec la ville de Montréal.

Quant au Royalmount, puisqu’il est en construction, j’ose espérer que VMR reviendra sur sa décision en amendant son plan d’urbanisme pour permettre là aussi une réelle densification au niveau résidentiel. Toutefois il faudra s’entendre avec la Ville de Montréal puisqu’elle est directement concernée dans ce développement par effet de débordement et d’indispensables infrastructures pour désenclaver le site en matière de mobilité et de services publics.

C’est une question d’équité car il ne serait pas normal que VMR encaisse les bénéfices et que Montréal paie seule pour les infrastructures.

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Non c’était pas contre toi, évidemment.

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BRP regarde

au-delà des motoneiges

Photo David Boily, archives LA PRESSE

BRP ambitionne d’aller au-delà de la construction des véhicules récréatifs comme les motoneiges.

Vélos-cargos, petits camions de transport léger et scooters… Dans un avenir pas si lointain, ces produits pourraient sortir des usines de BRP. La multinationale québécoise, qui regarde au-delà des véhicules récréatifs, bateaux et motocyclettes électriques, ne ferme aucune porte. L’entreprise a offert un avant-goût de sa stratégie, mercredi, lors de sa journée des investisseurs.

Publié à 7h00

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Julien Arsenault La Presse

Planifier la diversification

Les nouveautés ne se limiteront pas aux motocyclettes électriques qui seront offertes dans deux ans. Le constructeur des Ski-Doo, Sea-Doo et Can-Am a déjà les yeux sur d’autres créneaux, dont celui des services de mobilité. L’entreprise de Valcourt évalue ces nouveaux marchés, dans lesquels elle n’est pas présente, à 70 milliards.

« Il s’agit de produits autres que les véhicules récréatifs, les bateaux et les motos », a lancé le président et chef de la direction de BRP, José Boisjoli, aux analystes qui assistaient à l’évènement. « La seule chose que je peux vous dire, c’est que nous y travaillons. »

IMAGE TIRÉE DU DOCUMENT PRÉSENTÉ PAR BRP

La présentation de BRP aux investisseurs donne un avant-goût de ce qui est étudié par l’entreprise.

Celui-ci a refusé d’ouvrir davantage son jeu. Plusieurs questions demeurent sans réponse à ce stade-ci. La présentation aux investisseurs comportait une diapositive pour illustrer l’éventail d’options, mais l’entreprise n’a pas voulu dire lesquelles étaient privilégiées. Il y aura des modèles électriques, assure M. Boisjoli, sans fermer la porte aux moteurs à combustion.

BRP veut électrifier sa gamme de produits existants d’ici la fin de 2026.

Calmer le jeu

La pandémie a grandement profité à BRP, qui, à l’instar de ses concurrents, a vu la demande exploser pour les véhicules récréatifs, prisés par les consommateurs restreints dans leurs déplacements.

Avec l’augmentation des taux d’intérêt et les craintes d’une récession, certains se demandent si les consommateurs continueront d’avoir le budget discrétionnaire pour s’offrir des motoneiges et d’autres véhicules récréatifs. BRP répète que la croissance continuerait d’être au rendez-vous. Pourquoi ? Notamment parce que la clientèle se rajeunit et se diversifie, affirme BRP.

Citant des données compilées par la firme IMI, les femmes devraient représenter 45 % de la clientèle totale de BRP d’ici 10 ans, comparativement à 22 % actuellement. Le poids des 18-34 ans devrait passer de 25 % à 55 % au cours de la même période.

Selon IMI, les véhicules récréatifs sont aussi plus populaires auprès des communautés culturelles. De plus, chez les concessionnaires, les stocks sont en recul d’environ 60 % par rapport au niveau d’avant la pandémie. Pas question de ralentir la production à court terme.

« S’il y avait un ralentissement, nous pourrions continuer à effectuer des livraisons, a souligné le chef de la direction financière, Sébastien Martel. Nous n’aurions pas à ralentir la production. Cela nous permettrait de traverser plus facilement un ralentissement s’il y en a un. »

Des indicateurs « positifs »

Malgré l’incertitude, BRP s’attend à générer des revenus qui varieront entre 12 et 12,5 milliards au terme de son exercice 2025. La fourchette de son profit ajusté par action sera de 13,50 $ à 14,50 $.

Au moment de présenter son plan, le constructeur de véhicules récréatifs tablait sur un chiffre d’affaires d’au moins 9,5 milliards sur un bénéfice normalisé par action de 7,50 $.

« Il y a beaucoup d’incertitude à court terme avec l’inflation, les taux d’intérêt et le prix de l’essence, mais à moyen et long terme, les indicateurs sont positifs, affirme M. Boisjoli. Tout cela nous rend sûrs d’atteindre les objectifs du plan. »

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP

Les prévisions ont été accueillies favorablement par les analystes. En dépit du contexte actuel, il y a encore « beaucoup d’essence dans le réservoir » même si certains craignent un « pic des bénéfices », estime George Doumet, de la Banque Scotia.

« La conclusion de cette journée des investisseurs est que nous ne nous attendons pas à ce que cela se produise cette année [ou l’année prochaine] », écrit-il, dans une note.

À la Bourse de Toronto, l’action de BRP a clôturé à 82,93 $, mercredi, en hausse de 1,74 $, soit 2,14 %. Depuis le début de l’année, le titre a retraité d’environ 24 %. L’action avait atteint un sommet d’environ 130 $ en septembre dernier.

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  • 2300

Nombre de concessionnaires dans le monde entier où les produits de BRP sont vendus

SOURCE : BRP

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