Développement urbanistique de l'axe Jean-Talon

Je pense que ça fait l’effet inverse, cette piste est peu achalandée…

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Pour l’instant, c’est probablement aussi dû au fait qu’elle ne connecte pas grand-chose (aucune connexion au rev St-Denis, aucune traverse sous le viaduc de parc ex…) et vu la longueur actuelle très courte, les gens préfèrent probablement passer par des pistes mieux établies quitte à faire un détour.

A terme, par contre, je suis convaincu que ça pourrait être un axe tout aussi structurant pour les déplacements est-ouest que Saint-Denis l’est pour les déplacements nord-sud, mais évidemment, il va falloir corriger l’erreur de n’avoir fait qu’une seule direction pour que ce soit le cas.

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À terme elle sera super achalandée, sans aucun doute.

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Est-ce que l’aménagement actuel de la piste du côté sud a été conçu de façon à ne pas devoir y faire de modification advenant qu’on voulait corriger l’erreur?

C’est certain que l’achalandage va être moindre à cause de cette conception. La distance entre Bélanger et Jean-Talon est trop grande; on est pas dans le même ordre de grandeur que Lajeunesse et St-Denis, par exemple. Si j’habitais dans François-Perrault et que j’avais à me rendre dans Villeray, c’est certain que je prendrais l’axe sur Villeray plutôt que de redescendre sur Bélanger.

C’est vraiment dommage, on est juste au-dessus d’une ligne de métro; on aurait dû y aller à fond avec cet axe. C’est le genre de demi-mesure où on veut faire plaisir à tout le monde mais où finalement, personne n’est content.

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La décision de cet aménagement a fort probablement été politique. Ça vient confirmer que c’est totalement faux de dire qu’on fait la guerre à l’auto. En fait, on fait tout tout tout pour l’accommoder.

La bonne nouvelle est que plus à l’Est et plus à l’ouest, ce sera sur Jean-Talon des 2 côtés.

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Je croise des gens à contre sens presqu’à chaque fois.

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Je les comprends.

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Je me demande si l’arrondissement Villeray pourrait prendre la décision par lui même de faire la partie nord sans passer par la ville centre quitte à ce ne soit pas aux standards du REV?

Quelqu’un en sait plus que moi sur les champs de compétences pour qu’on sorte de la spéculation? :sweat_smile:

C’est une artère, donc de compétence de la Ville. Si l’arrondissement veut le faire, ils doivent demander à la Ville Centre en appliquant l’article 8385.

Note : Coderre avait transformé plusieurs rues non-artérielles en artère pour avoir le contrôle sur les arrondissement. Une petite rue de rien peut avoir la dénomination d’artère…

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Bon, on peut donc espérer que la ville change d’idée dans quelques années quand on verra que bien des gens continuent sur Jean-Talon dans le trafic automobile en direction ouest.

J’aurais bien aimé par contre qu’on ai pas a attendre une situation potentiellement dangereuse avant qu’on fasse quelque chose.

Je suis d’accord avec toi, si la piste sur le reste de Jean-Talon devient populaire, la ville n’aura plus le choix la faire l’autre direction.

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Je viens d’essayer le REV Jean-Talon hier. J’ai juste une question, où est l’autre moitié ?

(je suis de mauvaise foi, je sais que la ville a omis la direction ouest)

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Elle est sur Bélanger pour aller vers l’ouest

Rendu là je roule sur Saint-Zotique. Plus sécuritaire.

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Pas pour être trop peaky, mais c’est plutôt l’article 85.5 (ou 85, inversement).

Et c’est effectivement possible, selon ce mécanisme, qu’un arrondissement reprenne à sa charge la conception d’une bande cyclable sur une artère. Ça a été fait à Verdun pour la rue du même nom, mais également dans le Sud Ouest, si je ne me trompe pas, pour les premiers tronçons du REV sur Saint-Antoine en 2021.

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Corrigé! désolé.

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De mon côté, totalement pour être beaucoup trop peaky :nerd_face::joy: j’utiliserai le format barré ~~ plutôt que masqué [spoiler] pour une correction.

J’arrivais pas à trouver comment barrer!

J’ai lâché prise.

Edit : ça marche. :+1:

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le barré / strikethrough en html : <s> </s>

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Jean-Talon REV : Quand la modernisation cyclable révèle une canalisation centenaire

L’installation récente du Réseau Express Vélo (REV) sur la rue Jean-Talon à Montréal, symbole des ambitions croissantes en faveur de la mobilité active, cache une réalité enfouie : une conduite d’eau datant de 1911 et des travaux majeurs d’infrastructure encore à venir. Si ce projet cyclable promet des déplacements plus sûrs et une meilleure connectivité, il révèle aussi les limites de la planification urbaine et soulève des débats chez les citoyens, ingénieurs et adeptes du vélo.​

Un REV salué… mais incomplet

La phase inaugurale du REV Jean-Talon, ouverte à l’automne 2024 entre Boyer et la 1ère Avenue, a transformé cette artère stratégique avec une piste cyclable protégée sur 1,7 km. Cependant, seule la voie est a été réalisée, repoussant la voie ouest sur Bélanger, 300 m plus au sud et sans échéance annoncée. La Ville justifie ce découpage par des priorités de calendrier et de capacité, ayant choisi de ne pas effectuer en simultané le remplacement des branchements de plomb et la réfection de la canalisation, afin de ne pas retarder le chantier de plusieurs années.​

À l’origine du débat, un aqueduc centenaire

Sous la nouvelle piste cyclable, l’aqueduc principal date de plus de 110 ans – un héritage de 1911 – tout comme une partie des égouts qui nécessitent prochainement une réhabilitation complète. Ce choix de séparer les interventions est contesté tant par le syndicat des ingénieurs municipaux que par Vélo Québec, qui dénoncent une gestion séquencée peu logique : réaliser la surface tout en repoussant les travaux souterrains obligera à rouvrir la rue dans un avenir proche, doublant les perturbations pour les riverains et les usagers.​

Critiques sur la planification des travaux publics

Le syndicat des ingénieurs juge que les retards dans l’aménagement de la voie ouest auraient permis de réaliser l’infrastructure souterraine dans la foulée, limitant ainsi les travaux successifs. Jean-François Rheault, PDG de Vélo Québec, va jusqu’à estimer que cette approche « risque d’accroître le danger pour les cyclistes » avec les détours imposés et le surcroît de circulation sur l’artère. En parallèle, Montréal prévoit d’étendre le REV Jean-Talon sur 15 km, reliant à terme Namur-Hippodrome, mais sans calendrier clair pour les tronçons à venir.​

Les enjeux de sécurité et d’accessibilité

Le contrat de 37,1 M$ octroyé à Pavages Métropolitain comprend également la reconstruction de quais de bus sur Berri, jugés non adaptatifs aux personnes à mobilité réduite. La répartition de la largeur de la rue Jean-Talon, plus étroite que sur St-Denis, n’a pas permis d’implanter la piste cyclable dans les deux sens tout en maintenant le passage des véhicules d’urgence et l’accès à l’hôpital Jean-Talon.

Pistes cyclables et mobilité urbaine, un chantier permanent?

Ce cas illustre les défis permanents de coordination et de vision à long terme dans la transformation urbaine à Montréal. La nécessité de concilier développement durable, sécurité, accessibilité et infrastructure vieillissante s’impose à chaque intervention sur la voirie. Avec le retour inévitable des pelleteuses sur Jean-Talon, la ville et ses citoyens doivent s’attendre à un chantier cyclique. Reste à espérer que les expériences comme celles du REV Jean-Talon nourriront une approche plus globale et cohérente à l’avenir.

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