Il y a quelques pistes intéressantes dans cette discussion.
Évidemment, je souscris entièrement à l’idée qu’on ne va soudainement changer le zonage du tout au tout et permettre des tours de 10 étages à côté de maisons de vétérans. Pour comparaison, dans ce secteur de VSP, le projet sur le terrain de l’ancien Esposito (7030 Boulevard Saint-Michel - 6 étages - Projets immobiliers / Projets en construction - Agora Montréal) il y aura un bâtiment de 6 étages sur une partie du lot et le reste du projet sera moins élevé, ce qui je pense correspond au maximum qu’on peut faire en respectant le cadre d’insertion de ce projet. En plus on parle d’un lot à la géométrie particulière situé sur une grande artère.
Après, il y a une discussion à faire sur la protection patrimoniale qu’on a donné aux maisons de vétérans. On vient quand même d’imposer une faible densité dans un quartier central (Les maisons unifamiliales patrimoniales dans VSP | Ville de Montréal). Aucun modification des volumes en façade n’est possible, ce qui restreint sévèrement ce qui faisable sur ces lots. Comme @ScarletCoral le mentionne, leur implantation vient aussi de facto restreindre ce qui est possible sur ces terrains.
Est-ce que ces maisons forment des ensembles cohérents? Oui. Ont-elles une valeur patrimoniale? Probablement. Faut-il les protéger? Ça dépend. J’ai fait une petite recherche sur le rôle d’évaluation foncière en ligne. Grosso modo la majorité de ces maisons valent moins de la moitié que la valeur du terrain sur lequel elles sont situées. Ce sont donc des propriétés qui normalement, en dehors de leur statut patrimonial, seraient éventuellement sujette au redéveloppement.
Dans un arrondissement comme VSP qui croit faiblement (et qui s’embourgeoise très vite), dû à la rareté de terrains disponibles, il me semble qu’on aurait pu faire autre chose que de mettre des barrières dans les roues du renouvellement du cadre bâtit. Permettre des logements accessoires, permettre les ajouts en hauteur (comme on le fait avec des plexs qui sont également patrimoniaux), autoriser des logements de fond de cours, etc, sont autant de gestes qui auraient pu conserver ces ensembles et aider à l’ajout de logement dans les quartiers centraux.