Construction en bois

Nouvelle vidéo de Uytae Lee/ About Here sur les constructions en bois

Did these designs crack the code to wood towers?

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Je rêve à une véritable révolution dans la construction au Québec, où le bois prendrait justement la relève sur la majorité des autres matériaux proposés par l’industrie, grâce à la recherche et développement. Surtout que les avantages sont multiples et durables, tout en offrant un excellent débouché pour nos forêts, notamment par sa valeur ajoutée.

Alors fini le 2x4 brute surtaxé par les américains et bienvenu au bois d’ingénierie beaucoup plus respectueux de l’environnement et nettement moins polluant en émission carbone que le béton ou l’acier. En plus par sa masse le bois utilisé ferait fonction de puits de carbone, un avantage non négligeable pour dans notre lutte contre les changements climatiques.

Et le plus beau dans tout cela c’est une ressource facilement accessible et complètement renouvelable, surtout si on se donne la peine de gérer nos forêts de manière plus responsable et durable.

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Un hôtel de ville en bois et écoénergétique

Depuis l’automne 2024, le conseil municipal de La Pêche ne siège plus au vieux presbytère. La municipalité nichée sur la rive gauche de la rivière des Outaouais s’est offert un vrai hôtel de ville. Mais pas n’importe lequel : un bâtiment entièrement en bois, qui repousse les limites de l’efficacité énergétique et de la carboneutralité.

PHOTO FOURNIE PAR LA MUNICIPALITÉ DE LA PÊCHE

L’hôtel de ville de La Pêche est l’un des premiers projets institutionnels en voie d’obtenir la certification Passivhaus.

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PHOTO FOURNIE PAR LA MUNICIPALITÉ DE LA PÊCHE

Un aperçu de l’intérieur de l’hôtel de ville de La Pêche

Depuis l’automne 2024, le conseil municipal de La Pêche ne siège plus au vieux presbytère. La municipalité nichée sur la rive gauche de la rivière des Outaouais s’est offert un vrai hôtel de ville. Mais pas n’importe lequel : un bâtiment entièrement en bois, qui repousse les limites de l’efficacité énergétique et de la carboneutralité.

« Ce n’est pas banal pour une municipalité de 8636 habitants », souligne le maire, Guillaume Lamoureux.

Au Québec, cet hôtel de ville est l’un des premiers projets institutionnels en voie d’obtenir la certification Passivhaus, qui existe pourtant depuis 30 ans. Il s’agit de l’une des certifications les plus sévères au monde, ont affirmé à La Presse des experts en construction bioclimatique.

Ses exigences ne se limitent pas à l’ultra-efficacité énergique. Le confort aussi est essentiel, ainsi que le choix des matériaux et des appareils ménagers. En cas de panne d’électricité en hiver, un bâtiment Passivhaus conservera sa chaleur durant quelques jours.

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L’hôtel de ville de La Pêche est l’un des premiers projets institutionnels en voie d’obtenir la certification Passivhaus.

Le bâtiment est chauffé à basse température avec l’aérothermie, et des serpentins électriques dans le système d’alimentation en air compensent la baisse d’efficacité de cette technologie par grands froids. Une dalle radiante au plancher complète le système de chauffage. Les fenêtres s’ouvrent grâce à un savant système de volets pour assurer une bonne ventilation. Elles sont dotées d’un vitrage triple épaisseur pour éviter les pertes de chaleur en hiver. Il y a quand même la climatisation pour contrer les canicules estivales, mais elle s’arrête automatiquement à une température donnée ou si quelqu’un ouvre une fenêtre.

Guillaume Lamoureux, le maire de La Pêche, revenait d’un tournoi de hockey junior à Val-d’Or, en Abitibi, lorsqu’il a raconté à La Presse l’histoire derrière la conception de l’hôtel de ville, inauguré à l’automne 2024. Le bâtiment qui a coûté environ 11 millions, dont plus de la moitié provenant de subventions, est considéré comme un puits de carbone.

En bois

« Au tournant des années 2020, le conseil s’est entendu pour dire qu’il était plus que temps de se doter d’un hôtel de ville. Jusque-là, nous siégions dans une maison des années 1950, l’ancien presbytère, trop froid en hiver, avec son annexe. Rapidement, nous nous sommes dit que, tant qu’à construire, nous allions construire en bois, avec quelque chose de durable dans le temps. Nous avons alors entrepris d’aller chercher du financement du Fonds municipal vert [canadien] et de Québec », raconte le maire Guillaume Lamoureux.

PHOTO FOURNIE PAR LA MUNICIPALITÉ DE LA PÊCHE

L’inauguration de l’hôtel de ville en novembre 2024 avec plusieurs dignitaires, dont le maire de La Pêche, Guillaume Lamoureux (troisième à partir de la droite)

L’hôtel de ville de 1417 mètres carrés s’inspire de la nature et des fameux ponts couverts de la région, avec sa toiture en dents de scie et sa grosse charpente en bois. C’est du bois massif venant de la scierie Nordic Structures, à Chibougamau, dans le nord du Québec, assez solide pour remplacer le béton ou l’acier, de grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES). Il s’agit de panneaux en bois lamellé-croisé (CTL) constitués de plusieurs couches de planches de bois séchées, collées à 90 degrés.

Dominique Laroche, architecte principal du projet, de la firme BGLA, ne s’en cache pas : il est devenu écoanxieux en 1997, dans la foulée du trou dans la couche d’ozone, l’année juste avant la crise du verglas au Québec.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Dominique Laroche, architecte principal du projet

Je crois que nous sommes sur le point de frapper un mur avec le réchauffement de la planète. Je tente de faire ma part, mon maximum en architecture.

Dominique Laroche, architecte principal du projet

« Je suis découragé quand je vois sortir de terre une autre tour de plusieurs dizaines d’étages de haut, noire, vitrée. On ne se rend pas compte de l’énergie nécessaire pour les climatiser. Il faut en finir avec l’architecture jetable », dit-il.

Des matériaux au grille-pain

L’architecte explique que l’hôtel de ville de La Pêche a été construit selon le principe du « carbone intrinsèque », donc en pensant aux émissions de gaz à effet de serre liées à la production du bois, à son transport, à son installation, à son entretien, et jusqu’à l’évaluation de la fin de vie de la charpente.

Les matériaux sont locaux : l’encadrement des fenêtres est aussi en bois et le revêtement en cèdre de l’Est. Sur le plan énergétique, tout a été calculé, jusqu’à la consommation du grille-pain dans la salle des employés.

L’hôtel de ville consomme en énergie à peine 9500 $ par année. S’il avait été conçu de façon classique, il aurait consommé 26 000 $. On parle donc d’une économie de 17 000 $ par année. Pour résumer, on a réduit de 85 % la consommation énergétique du bâtiment comparativement à l’ancienne référence [2021] du Code national de l’énergie pour les bâtiments.

Dominique Laroche, architecte principal du projet

La certification Passivhaus se classe parmi celles qui imposent les plus hauts standards au monde, confirme le professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’UQAM Yvon Rudolphe, un évaluateur agréé. Selon lui, les pays scandinaves sont à l’avant-garde, tout comme l’Allemagne, la Suisse, même l’Asie. Au Québec, rien ne changera tant que le gouvernement ne modifiera pas son code du bâtiment avec des exigences environnementales strictes, estime-t-il.

« Ces pays prennent généralement mieux soin de leurs forêts. Ici, on abuse de nos arbres, déplore-t-il. Il faudrait commencer à mieux penser le reboisement, à diversifier. Pour le moment, les certifications, telles Leed et Green, sont considérées comme des éléments promotionnels par les entrepreneurs, pour vendre. Il faudrait des mesures robustes pour renverser la tendance, également de la part des institutions financières pour les taux d’intérêt, et des assurances. »

Lisez l’article « Nouvel édifice de Jeunesse au Soleil : l’âme d’un centre en bois »

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Le plus haut bâtiment résidentiel en bois massif de l’Ontario est en voie d’achèvement. Bientôt, 60 appartements seront prêts, entourés de murs et de charpentes exempts de béton à forte empreinte carbone.

De grands panneaux en bois ont été expédiés depuis la côte ouest pour construire le bâtiment de neuf étages à Etobicoke, qui est chauffé et refroidi à l’énergie géothermique. En 2024, le gouvernement de l’Ontario a mis à jour son Code du bâtiment afin d’autoriser les bâtiments en bois massif pouvant atteindre 18 étages, ce qui a ouvert un nouveau marché pour les immeubles en bois de grande hauteur.

C’est l’aspect préfabriqué qui rend ce type de bâtiments viable, explique Stephen Savell, de Windmill Development Group, qui dirige le projet, appelé Hälsa. Au lieu de construire le bâtiment entièrement sur place, une start-up basée en Colombie-Britannique a préparé les panneaux de bois prêts à être installés : ils sont arrivés complets, y compris les fenêtres et le revêtement. Sur le site, ils ont été soulevés par des grues et fixés à la charpente du bâtiment, également construite en bois.

Malgré la conception écologique, M. Savell dit qu’il était essentiel de maintenir les coûts à un niveau comparable à celui d’une construction utilisant des matériaux traditionnels plus polluants, comme le béton et les barres d’armature.
[…]

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Un traitement pour le mobilier extérieur qui pourrait éventuellement s’étendre aux terrasses et autres infrastructures soumises aux intempéries.

Un nouveau traitement du bois plus écologique sur le marché

Le professeur Pierre Blanchet a travaillé sur ce nouveau traitement du bois, qui a servi à traiter le mobilier urbain dans un boisé du campus en 2021. (Yan Doublet/Fournie par l’Université Laval)

Moins toxique que les approches traditionnelles, le traitement mis au point à l’Université Laval prolonge la durée de vie des infrastructures extérieures.

Des bancs de parcs aux modules de jeux, de nombreuses installations extérieures en bois doivent être traitées pour résister aux intempéries. Une équipe de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique a mis au point un nouveau traitement plus écologique que les méthodes traditionnelles, qui vient tout juste d’être commercialisé par l’entreprise québécoise Société Laurentide.

Surnommée le «traitement Pépin» par l’équipe de recherche, en l’honneur de l’étudiant Simon Pépin qui l’a élaboré, cette stratégie de protection se distingue par son mode d’action. Contrairement aux méthodes actuelles, qui tuent les micro-organismes responsables des moisissures, il empêche le bois de bouger et de fendre, ce qui limite les sites propices à leur développement. «Il offre une protection contre la dégradation à long terme. Avec les approches traditionnelles, il y a quand même des dommages, même si les champignons ne peuvent pas survivre», indique le professeur Pierre Blanchet, qui a piloté le projet.

Comme les approches conventionnelles tuent les moisissures, les produits utilisés sont souvent toxiques. Leur application à la surface des cellules de bois entraîne aussi un problème de lessivage, c’est-à-dire que les produits finissent par se retrouver dans le sol avec l’écoulement de l’eau.

Pour répondre à ces enjeux, l’équipe de recherche mise plutôt sur un traitement à 97,5% d’eau qui utilise une famille de composés chimiques de faible toxicité, les oxydes d’amines tertiaires, présents dans plusieurs produits du quotidien comme les shampoings ou les savons à vaisselle.Ces derniers s’accrochent à des groupements chimiques à l’intérieur du bois, appelés groupements OH, pour créer un lien permanent et résistant au lessivage. Le traitement pénètre ainsi jusqu’à trois millimètres sous la surface, sans recourir à la pression ou à la macération prolongée, des procédés coûteux et énergivores, précise le professeur Blanchet. Cette protection bloque aussi l’humidité, ce qui empêche le bois de gonfler et prévient les fissures à long terme.



Ce montage expérimental à la Forêt Montmorency a permis de voir la différence entre deux poutres de bois après quatre ans d’exposition aux intempéries. Celle de gauche n’a pas été traitée et celle de droite a reçu le traitement mis au point à l’Université Laval. (Courtoisie/Fournie par l’Université Laval)

Une durée de vie prolongée

L’efficacité de préservation du traitement a été démontrée sur le campus avec le mobilier urbain installé dans les boisés du campus et sur un montage expérimental à la Forêt Montmorency, en place depuis quelques années. Avec ces observations de terrain, l’équipe estime que la durée de vie du bois pourrait être prolongée de 20 à 35%. «On a constaté beaucoup moins de mouvements dans le bois, donc moins de fissures», indique Pierre Blanchet.

Comme le nouveau traitement s’adresse principalement aux organisations et aux municipalités telles que la Sépaq, la Ville de Québec ou la Commission de la Capitale-Nationale, cette durée de vie prolongée pourrait générer des économies importantes. «Pour un gestionnaire de parcs, passer d’un entretien majeur aux 25 ans plutôt qu’aux 20 ans, c’est beaucoup d’argent», illustre le professeur.

Ce dernier se réjouit de voir les travaux de son équipe franchir l’étape de la commercialisation. «C’est gratifiant de voir un résultat de recherche se rendre sur le marché.»

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Le plus haut bâtiment de bois sera construit à Terrebonne

PHOTO FOURNIE PAR PROVENCE ROY

Perspective du projet résidentiel de grande hauteur en bois massif du Fonds de solidarité FTQ, sur le boulevard Lucille-Teasdale à Terrebonne.

Le Fonds de solidarité FTQ fait cavalier seul. Pour la première fois, la société devient l’unique investisseur d’un projet immobilier… en bois massif, le plus haut au Québec. Son but : démontrer aux promoteurs qu’on peut construire de façon plus durable, tout en restant rentable.

Est-ce par manque d’appétit des promoteurs immobiliers de la province que le Fonds se lance seul dans ce projet de deux tours résidentielles, qui verront le jour à Terrebonne ? Pas du tout, répond à La Presse Janie C. Béïque, présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ.

En étant l’unique investisseuse du projet lancé mercredi, la société de capital s’assure d’abord d’avoir les coudées franches, mais aussi de montrer la voie.

« Les coûts de construction en ce moment sont assez élevés, relève Mme Béïque. Il faut aborder les choses différemment, et c’est pour ça qu’on s’est dit qu’on allait essayer de travailler sur une recette. »

La liste des ingrédients pour réduire la facture ? Construire plus vite, mais aussi de manière plus durable, énumère Mme Béïque, même si le deuxième facteur peut sembler contre-intuitif aux yeux d’un promoteur.

L’utilisation du bois massif est donc tout indiquée pour le projet. Ce matériau, qui provient d’un partenariat de longue date avec Chantiers Chibougamau, a une très faible empreinte carbone, explique le spécialiste.

Le projet de la FTQ n’est pas le premier au Québec à utiliser le bois d’ingénierie : il y a notamment les trois immeubles de huit étages du projet Arbora, construit dans Griffintown en 2015. Mais avec ses douze étages, la première des deux tours de Terrebonne est le plus important projet de la sorte au Québec, selon la société.

« Je pense que ce n’est qu’un début », commente Serge Cormier, vice-président, création de valeur, immobilier durable et construction au Fonds immobilier.

(…)

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Un bâtiment de 39 étages avec une structure de bois à Sydney en Australie

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