Changements climatiques et transition écologique

Réduction de GES/ Québec reporte à 2035 l’atteinte de sa cible

(Québec) Le gouvernement du Québec a reporté de cinq ans l’atteinte de sa cible de réduction de gaz à effet de serre (GES), dans le but, dit-on, « de protéger l’économie et les emplois ».

Résumé

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Bernard Drainville, en a fait l’annonce jeudi matin par communiqué.

L’objectif précédent du gouvernement était de réduire ses émissions de GES de 37,5 % sous le niveau de 1990 d’ici 2030. Cette cible a maintenant été fixée à 2035 – ce que le gouvernement qualifie d’« approche équilibrée et responsable ».

« Depuis 1990, le Québec a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 20 %. Autrement dit, en 35 ans – de 1990 à 2025 – plus de la moitié de la cible a été atteinte », a soutenu le gouvernement dans un communiqué.

« Maintenir coûte que coûte l’échéance de 2030 signifierait réaliser l’autre moitié du chemin, soit la différence entre 37,5 % et les 20 % déjà atteints, en seulement cinq ans. »

Or, selon le gouvernement Legault, dans le contexte de l’incertitude économique et des droits de douane américains, cela pourrait nuire au Québec.

« Plusieurs partenaires économiques ont récemment reculé en ce qui concerne leurs engagements climatiques, y compris les États-Unis, l’Ontario et la Colombie-Britannique », évoque-t-il.

Québec dit conserver une « cible ambitieuse ».

« Maintenir une cible ambitieuse tout en ajustant le calendrier, c’est choisir une approche pragmatique qui protège à la fois l’environnement, notre économie et le gagne-pain des Québécois », a souligné le ministre Drainville.

La CAQ n’a tellement rien fait pour lutter contre les changements climatiques, ils ont tellement tergiversé sur plein de plans qu’ils n’avaient pas ben ben le choix dans le fond. C’est juste une preuve de plus de leur incompétence.

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Texte d’Étienne Leblanc de Radio-Canada sur les répercussions géopolitiques de la fonte des glaces dans l’Arctique

L’affrontement géopolitique autour du Groenland pourrait-il devenir le premier conflit mondial majeur de l’ère moderne lié aux changements climatiques?

Bien sûr, il ne s’explique pas seulement par la fonte des glaces. Mais, si ce phénomène ne s’accélérait pas à ce point, en serions-nous arrivés là?

Ironie de l’histoire, le président des États-Unis, qui nie les changements climatiques de façon si virulente, veut aujourd’hui tirer les bénéfices de ses effets.

Car si Donald Trump veut mettre la main sur le Groenland coûte que coûte, s’il affirme que le territoire est « vital » pour la sécurité nationale des États-Unis, c’est bien parce que les bouleversements du climat redessinent la géographie de la plus grande île du monde, et plus largement de l’Arctique au complet.

La BBC sur le même sujet

Donald Trump has made clear he covets Greenland.

Now he claims to have secured the “framework” of a future deal, to address defence on the island - a deal that he says includes rights to rare earth minerals.

So what natural resources does Greenland have?

Greenland is believed to sit on top of large reserves of oil and natural gas.

It is also said to be home to the vast majority of raw materials considered crucial for electronics, green energy and other strategic and military technologies – to which Trump has been pushing to secure America’s access.

Overall, 25 of 34 minerals deemed “critical raw materials” by the European Commission are found in Greenland, including graphite, niobium and titanium, according to the 2023 Geological Survey of Denmark and Greenland.

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Trump n’en est pas à une contradiction près. Il est capable d’affirmer une chose et son contraire dans la même phrase, croyant convaincre son auditoire. C’est ça vivre dans un monde parallèle. Sauf qu’ici on est dans la réalité bien concrète d’une planète qui se réchauffe très rapidement et dont l’urgence d’intervenir est devenue un des plus grands défis de l’humanité en ce 21ème siècle.

Ce qui m’amène à dire que toutes ces ressources fossiles pour lesquelles il est prêt à faire la guerre maintenant, devront demeurer au sous-sol et au fond de la mer. Car on a déjà plus que suffisamment de sites d’exploitation en usage actuellement dans le monde, pour nous mener à l’ère post pétrolière et gazière. C’est plutôt l’eau qui risque de devenir problématique.

Quant à la tempête Trump qui sévit actuellement, elle trouvera son aboutissement éventuel, car à force d’allumer des feux partout, le président américain finira sûrement pas se brûler lui-même. Après le monde redoublera d’efforts pour corriger cet errement néfaste afin de remettre à l’heure les pendules du changement climatique.

Ne désespérons pas…

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Le report de la cible climatique du Québec envoie un mauvais message, déplore une experte

En reportant de cinq ans l’atteinte de la cible climatique inscrite jusqu’ici dans la Loi sur la qualité de l’environnement, le gouvernement caquiste envoie un très mauvais message à la population, déplore Valériane Champagne St-Arnaud, experte de la communication environnementale et membre du comité d’experts qui conseille Québec.

Jusqu’à maintenant, le Québec avait prévu de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau de 1990. Disant vouloir adopter « une approche équilibrée et responsable », le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, a toutefois annoncé jeudi un recul sur cet engagement.

La cible devra plutôt être atteinte en 2035, en raison du « contexte déjà marqué par l’incertitude économique et commerciale, et par les tensions tarifaires », a déclaré celui qui quittera ses fonctions ministérielles pour tenter de devenir le prochain chef caquiste, et donc le premier ministre du Québec. Le recul des émissions avoisine aujourd’hui les 20 %, si l’on inclut le marché du carbone. Le secteur des transports plombe plus que jamais le bilan.

Des exemples d’engagements climatiques plus ambitieux que ceux du Québec

Californie : L’État de la Californie, qui compte plus de 40 millions d’habitants et qui affiche un PIB de plus de 4000 milliards de dollars, a promis d’atteindre la carboneutralité en 2045.

Union européenne : Les 27 pays membres de l’Union européenne ont confirmé à l’automne 2025 leur intention de réduire les émissions de GES de 90 % d’ici 2040 par rapport au niveau de 1990, avec une cible de réduction de 55 % d’ici 2030.

Norvège : Ce pays producteur d’énergies fossiles a pris l’engagement de réduire ses émissions de GES d’au moins 70 % à 75 % d’ici 2035, par rapport au niveau de 1990.

Danemark : Le pays est réputé pour son ambition climatique. Lors de la plus récente conférence des Nations unies sur le sujet, la COP30, le gouvernement a annoncé son intention de réduire ses émissions de 82 % à 85 % d’ici 2035 par rapport au niveau de 1990.

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Comment ça marche ? Mesurer la température de la planète

PHOTO TIZIANA FABI, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Une enseigne indiquant la température à Rome, en Italie, en juin dernier

L’agence européenne Copernicus a annoncé récemment que la planète s’est réchauffée de 1,47 degré Celsius en 2025. Mais comment arrive-t-on à mesurer de manière aussi précise la température à l’échelle planétaire ?

Un défi complexe

« Depuis que je lis des articles sur le réchauffement de la planète, je n’en ai trouvé aucun qui nous explique comment on mesure la température de la Terre. Pourriez-vous m’aider ? », nous a écrit récemment Jean-Pascal Souque.

« Ce n’est pas simple, il y a beaucoup d’étapes », répond Angelica Alberti-Dufort, spécialiste des changements climatiques au consortium de recherche Ouranos.

Car le défi n’est pas de mesurer la température à un moment et à un endroit précis, mais d’établir la moyenne la plus exacte possible à l’échelle de la planète.

« On combine d’abord toute l’information disponible », signale Frédéric Fabry, professeur de sciences atmosphériques et océaniques à l’Université McGill. « On prend des mesures météorologiques à différents endroits, dans des aéroports, à la ville, à la campagne. Ce sont des stations avec des thermomètres qui mesurent la température à environ 2 mètres du sol. »

Fait à noter, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) accrédite 6000 stations réparties un peu partout sur la planète, dont les standards sont reconnus par l’agence.

Des millions d’observations sur la température

Ces données sont complétées par celles en provenance de bateaux, de bouées océaniques, d’avions, de ballons-sondes et de satellites, précise M. Fabry.

On compte entre autres sur le réseau Argo, constitué de 4000 bouées à la fine pointe de la technologie capables de mesurer la température à la surface des océans tout comme jusqu’à 2000 mètres de profondeur.

Voyez une animation illustrant le fonctionnement du réseau de bouées Argo (en anglais)

« En gros, on obtient des millions d’observations sur la température », précise Angelica Alberti-Dufort. Toutes ces données sont utilisées pour alimenter ensuite un modèle informatique.

Il y a des zones peu accessibles sur la planète pour lesquelles nous avons moins de données, et c’est là que les modèles informatiques peuvent remplir les trous, précise Frédéric Fabry.

Ces données contemporaines sont ensuite comparées avec celles de l’ère préindustrielle, ce qui permet d’établir l’ampleur du réchauffement observé au cours des 200 dernières années.

À ce stade-ci, les scientifiques se font souvent demander comment ils peuvent connaître, par exemple, la température de l’air en 1850…

À la fin du XIXe siècle, il y avait quelques stations météo qui mesuraient entre autres la température dans certaines grandes villes, rappelle Frédéric Fabry. « On a aussi toute une série de mesures indirectes, comme les cercles de croissance des arbres ou encore les échantillons de glace, qui permettent d’extrapoler des données précises et estimer la température à une période donnée. »

Une autre source de données pour les scientifiques, ajoute M. Fabry, ce sont les rapports produits par des moines au Moyen-Âge. « Les moines étaient très bons pour collecter des informations concernant les vendanges ! »

Certaines abbayes ont notamment colligé des informations sur les vendanges pendant plusieurs centaines d’années, comme l’a démontré une étude parue en 2019 dans la revue Climate of the Past. Avec ces données très précises, qui indiquaient entre autres le début des vendanges, les scientifiques ont pu croiser ces résultats avec d’autres informations scientifiques pour mieux estimer les températures de l’époque.

De légères variations

Les principales agences mondiales comme Copernicus, la NASA, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), le Met Office au Royaume-Uni ou encore l’Université Berkeley aux États-Unis arrivent sensiblement aux mêmes résultats chaque année, à quelques dixièmes de degré près.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

La NASA, par exemple, a estimé le réchauffement planétaire en 2025 à 1,45 degré au-dessus du niveau observé à l’ère préindustrielle, soit deux centièmes de degré de moins que les résultats de l’agence Copernicus.

Des écarts qui s’expliquent par les « recettes » différentes employées par les principales agences, mentionne Frédéric Fabry. Ces recettes, ce sont les modèles informatiques qui traitent l’immense quantité de données à analyser. « C’est tout à fait normal, il y a de petites différences selon les agences », affirme M. Fabry. Il y a aussi des variantes dans les méthodologies utilisées, ajoute Angelica Alberti-Dufort.

Une chose est sûre, à quelques centièmes de degré près, chacune de ces agences fait la même démonstration année après année : la planète se réchauffe de plus en plus rapidement.

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Godin dans Le Devoir

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Résumé des 4 mois de Drainville comme ministre de l’Environnement

Bernard Drainville aura passé à peine quatre mois à la tête du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Son mandat très bref a été marqué par des reculs critiqués en matière d’ambition climatique et par une volonté de réduire les délais des évaluations environnementales. Le Devoir revient sur certaines décisions de celui qui veut maintenant devenir premier ministre du Québec.

  • Recul climatique au nom du « pragmatisme vert »
  • Recul sur l’objectif d’électrification des transports
  • Évaluations environnementales accélérées pour les promoteurs
  • Refus d’intervenir en faveur de projets d’aires protégées

Chronique de Philippe Mercure dans la Presse

Report de la cible de réduction de GES | Et la Californie, Monsieur Drainville ?

Les charmes du « Golden State » ont été chantés par Joni Mitchell, The Beach Boys, Lana Del Rey et tant d’autres. Bernard Drainville pourrait-il y succomber à son tour ?

Je pose la question parce que l’aspirant premier ministre, qui a par conséquent entamé des démarches pour renoncer à son poste de ministre de l’Environnement, vient de repousser notre cible climatique de cinq ans. Or, pendant que le Québec recule sur ses objectifs environnementaux, la Californie, elle, garde le cap.

Ça implique deux choses.

Un : si le Québec se cherche un modèle d’ambition climatique et d’efficacité environnementale en Amérique du Nord, voilà un exemple duquel s’inspirer.

Deux : il se trouve que nous partageons un marché du carbone avec la Californie. Pour combler nos retards dans les réductions de GES, nous pouvons donc acheter des crédits aux Californiens. Le nouveau recul pourrait ainsi accentuer le transfert de richesse qu’on observe déjà entre les deux États. Ces fuites de capitaux du Québec vers un État plus riche que lui pourraient facilement atteindre plusieurs centaines de millions de dollars par année, selon les experts.

Pour justifier son recul environnemental annoncé la semaine dernière, Bernard Drainville a invoqué la « prudence » que commanderait le contexte économique actuel difficile.

Des experts l’ont déjà souligné : il s’agit d’un prétexte⁠[1].
[…]


  1. Lisez la lettre « Cibles de GES repoussées : Une décision qui s’inscrit dans les politiques du gouvernement Legault » ↩︎

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Pour réduire ses GES, Polytechnique a enlevé le boeuf de son menu

Dans la Presse

Polytechnique Montréal | Exit la viande rouge pour un virage vert

« Pas de bœuf dans l’assiette, vachement mieux pour la planète », indiquent des affiches à divers endroits dans l’établissement, qui fait partie du campus de l’Université de Montréal.

Il ne s’agit pas d’un virage végétarien, insiste l’établissement qui forme les futurs ingénieurs. Il y a encore de la volaille et du porc au menu, de la poutine à la saucisse, de la poutine au bacon et des hot-dogs au poulet. De nouveaux comptoirs alimentaires offrent des sushis et des bols poké au tofu ou aux crevettes. Ils sont si populaires que les étudiants y font la queue avant qu’il n’en reste plus, a constaté La Presse lors d’une visite des lieux, mardi midi.

Ça va pas réduire la quantité de GES produites par les éleveurs de bœuf, ça ne fait que réduire le bilan de pollution de leur fournisseur.

C’est plus une façon pour essayer de se donner bonne conscience qu’une action qui va vraiment faire une différence. La planète ne s’en portera pas mieux après ce changement au menu.

En tant qu’école de génie, elle devrait offrir des solutions à pourquoi ce genre de productions alimentaires polluent autant et qu’est-ce qui pourrait être fait pour améliorer la situation.

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Surtout que dans la 2e partie de l’article, les producteurs de boeuf du Québec disent qu’ils produisent moins de GES que des éleveurs ailleurs et que l’ETS devrait favoriser l’achat local :woman_shrugging:t2:

La décision de tourner le dos à la viande rouge fâche l’organisation des Producteurs de bovins du Québec, membre de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Informé du virage de Polytechnique par La Presse, le regroupement souligne que les émissions de GES des producteurs canadiens de bœufs sont 50 % plus faibles que la moyenne mondiale.

Si Polytechnique souhaite réellement réduire l’impact environnemental du menu de sa cafétéria, Les Producteurs de bovins du Québec l’invite à s’approvisionner exclusivement en aliments québécois plutôt que de bannir la viande rouge.

David Riendeau, conseiller principal des communications des Producteurs de bovins du Québec

Exactement mon point ici. Car si Poly veut être consistante, est-ce qu’elle va bannir le lait d’amande car aussi très polluant, même chose pour toutes les autres aliments qui demandent beaucoup d’eau et de pesticides…

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Pourquoi pas? Ils peuvent bien analyser tout leur menu. Le bœuf étant carrément la moitié de leur problème, ça ne me semble pas le pire endroit où commencer. On ne change rien en ne changeant rien, par définition. :stuck_out_tongue:

La Poly seule, l’impact est minime, mais les aliments restent un marché: moins de demande, la production va éventuellement suivre, si des initiatives du genre deviennent populaires. De toute façon, pour le bœuf, ça arrive tout seul avec le prix qui explose. Je ne serais pas surpris que la bonne volonté environnementale soit aussi un calcul sur le cout…

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Je trouve juste ce genre de geste plus comme un PR stunt pour dire qu’on fait quelque chose, alors que ça n’aura pas d’impacts réels. C’est comme dire que son vol est carbo neutre car la compagnie aérienne a payer une compagnie pour aller planter des arbres quelques… l’avion va quand même polluer la même quantité, qu’on plante 100 ou 500 arbres après.

Si Poly veut réduire son impact, alors qu’elle réduise sa demande énergétique, sa quantité de déchet, qu’elle revoit sa quantité d’eau consommée

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Ce n’est pas faux, mais c’est le principe d’un effort collectif.

Tout seul, il n’y a pas d’impact. Mais ça peut changer les choses, collectivement. Et je ne trouve pas que c’est répréhensible d’agir sur une valeur, même si l’effort collectif est difficile.

D’ailleurs, le fait d’en parler, d’avoir un article de journal dans La Presse, et d’être une décision qui affecte des milliers de gens, c’est quand même un effort qui se démarque un peu, quand même.

Si, dans les prochaines années, tous les collèges et universités prennent la même route, est-ce que c’est encore sans impact? Ce n’est pas un scénario impossible, ce sont des établissements souvent assez motivés par ces causes.

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On peut le voir comme ça. Moi qui est allé à une université oú on offrait des dîner végétaliens gratuits peut te dire que ça montre aux étudiants qu’on peut avoir une alimentation diversifiée et de qualité sans bœuf. Le but n’est pas d’être puriste, mais de montrer des alternatives qui polluent moins. Je ne suis pas végétalien, mais il y a pas mal de recettes que j’ai retenu dans mes lunchs. On s’entend que si tous les étudiants finissent aux McDo, la cafétéria va sûrement retourner à l’arrière. Par contre, on peut lire dans l’article que c’est les usagers qui voulait cette transformation.

D’un côté je peux être d’accord avec toi. Je me demande si l’élimination du bœuf du menu n’est pas volontairement sortie comme “nouvelle” pour faire réagir. L’article lui-même est quand même bien écrit.

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Pas trop sûr à quel point c’est évident pour tous, mais à lire ça, jpense que c’est important de le rappeler:

Il existe plusieurs types de pollutions. Des GES, c’est le type de pollution qui est responsable des changements climatiques causés par les humains. C’est ce que Polytechnique vise à réduire avec cette mesure.

Utiliser beaucoup d’eau peut créer d’autres types de pollution, mais ça n’émet pas particulièrement beaucoup de GES.

Idem pour les pesticides.

L’argument ici ressemble à “Polytechnique s’est attaquée à un problème? Oui mais ça ne vaut rien puisqu’elle ne s’est pas attaquée à ces deux autres problèmes différents également.”

Si on s’empêche de régler un problème parce qu’il ne règle pas tous les problèmes, on ne règlera aucun problème.

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Analyse, Jeux olympiques d’hiver : une course contre la fonte

L’avenir des Jeux olympiques d’hiver se trouve dans une situation précaire alors que les changements climatiques redessinent le paysage sportif.

La piste de ski alpin pour les Jeux olympiques de Pékin en 2022

Photo : Getty Images / AFP / FABRICE COFFRINI

Pour les athlètes qui s’élancent sur la neige immaculée, là où les records se jouent en fractions de seconde, un autre type de chronomètre tourne en coulisse : celui, inéluctable, des changements climatiques.

Il est maintenant bien reconnu que les bouleversements du climat redéfinissent déjà les conditions d’accueil des Jeux olympiques d’hiver. Des compétitions qui reposent sur la neige et la glace, à une époque où celles-ci font grandement défaut.

Partout dans l’hémisphère Nord, des Alpes européennes aux Rocheuses nord-américaines, en passant par les Alpes japonaises et les Andes, le manteau neigeux qui habille les montagnes prisées pour le ski continuera à s’amincir, tandis que les saisons propices aux sports d’hiver se raccourcissent.

Un phénomène alimenté par les changements climatiques d’origine humaine, comme l’ont montré des chercheurs de l’Université de Bayreuth, en Allemagne, dans une étude publiée en mars 2024.

Résumé

Selon cette étude, d’ici la période 2071-2100, 13 % des stations de ski actuelles devraient perdre la totalité de leur enneigement naturel, et 20 % verront leur couverture de neige diminuer de plus de moitié.

La station de ski de Barèges, dans les Hautes-Pyrénées françaises, en février.

Photo : Reuters / STEPHANE MAHE

En Europe, dans les Alpes ou les Pyrénées, la situation est si critique que l’équivalent français de notre Vérificateur général, la Cour des comptes, s’en est mêlé. Dans un rapport (nouvelle fenêtre) publié en 2024 et qui a fait grand bruit, les experts de cette institution estiment que seules quelques stations peuvent espérer poursuivre leurs activités de ski au-delà de 2050.

Le constat est brutal.

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On n’oubliera pas de sitôt les images des Jeux olympiques de Vancouver, en 2010, où les organisateurs ont dû transporter de la neige par camion et par hélicoptère.

Ou celles de Sotchi, en 2014, où le thermomètre a grimpé à 12 degrés Celsius sur les pentes de ski, forçant les athlètes à skier dans une neige qui se rapprochait de la gadoue. Et que penser des Jeux de Pékin, en 2022, où près de 100 % de la neige utilisée pour les compétitions a dû être fabriquée?

Aux Jeux de Sotchi en 2014, les autorités avaient dû stocker de la neige pour la distribuer sur les sites où il n’y en avait pas.

Photo : The Associated Press / Sergei Grits

Pour les épreuves de Milan-Cortina, entre 85 % et 90 % de la neige sera artificielle, pour la fabrication de laquelle on devra pomper environ 2,5 millions de mètres cubes d’eau, l’équivalent de 380 piscines olympiques.

Les athlètes, qui s’entraînent tout au long de l’année sur des sites dispersés un peu partout dans le monde, sont les premiers témoins de cette nouvelle réalité.

On aseptise notre sport parce qu’on veut absolument que les téléspectateurs voient du 100 % blanc, sans roche, sans sapin, parce que c’est ça, dans l’imaginaire, le sport d’hiver, a confié au quotidien français Libération le skieur alpiniste William Bon Mardion.

Le climat en montagne est en train de se métamorphoser, il va bien falloir que tout le monde l’admette.

Une citation de William Bon Mardion, skieur alpiniste français

Quelles villes olympiques et paralympiques pour demain?

Depuis 1956, depuis que Cortina d’Ampezzo a tenu ses premiers Jeux olympiques d’hiver, il y a 70 ans, la température moyenne de la région à ce temps de l’année a augmenté de 3,6 degrés Celsius. Une réalité qui a déjà fait perdre à cette région 41 jours de gel par an.

C’est énorme.

La patinoire olympique de Cortina, en 1956, où le Soviétique Boris Shilkov franchit la ligne d’arrivée du 5000 m en premier.

Photo : Getty Images / Keystone

En fait, toutes les villes qui ont accueilli les Jeux d’hiver depuis 1950 ont connu un réchauffement moyen de 2,7 degrés, selon les chiffres compilés par les experts du groupe de réflexion Climate Central. C’est bien au-dessus de la moyenne du réchauffement pour l’ensemble de la planète, soit 1,4 degré.

Le géographe canadien de l’Université de Waterloo Daniel Scott étudie depuis plusieurs années les effets des changements climatiques sur les sites olympiques d’hiver. Il constate que le réchauffement des températures resserre dangereusement la carte des Jeux.

Selon ses recherches, en 2050, à peine une dizaine des villes hôtes de l’histoire des Jeux d’hiver présenteraient encore le froid nécessaire pour accueillir la grand-messe sportive si les émissions de GES continuent de croître au rythme actuel. Et si rien n’est fait pour freiner la tendance rapidement et de manière substantielle, en 2080, seule la ville de Sapporo, au Japon, serait en mesure de tenir des compétitions hivernales.

La ville de Sapporo, au Japon, est une des seules villes au monde qui offriraient les conditions nécessaires pour accueillir des Jeux d’hiver vers 2080.

Photo : Getty Images / Christopher Jue

Selon une étude de 2024 commandée par le CIO, Daniel Scott et ses collègues estiment que, sur les 93 sites en terrain montagneux qui disposent actuellement des infrastructures nécessaires pour accueillir des compétitions de sports d’hiver de haut niveau, seuls 52 offriraient encore de conditions fiables pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver vers 2050.

Ce nombre pourrait tomber à 30 d’ici les années 2080, selon l’ampleur des émissions de GES.

Le portrait est encore plus sombre pour les Jeux paralympiques, qui se tiennent traditionnellement sur les mêmes sites, mais deux semaines après la fin des Jeux olympiques, en mars.

Selon les données compilées par Daniel Scott, seuls 22 sites pourraient encore recevoir les Jeux paralympiques vers 2050, et à peine quatre en 2080.

Quelles solutions pour s’adapter à cette réalité?

Les transformations qu’imposent les changements climatiques sur la géographie olympique forcent le CIO à s’adapter.

Face à cet avenir incertain, le CIO envisage la possibilité d’organiser les Jeux en janvier. Une proposition, lancée en septembre dernier et avancée dans le cadre d’une grande révision du programme olympique, baptisée Fit for the Future (Prêt pour l’avenir), qui aura également des implications pour les Jeux paralympiques d’hiver.

La présidente du CIO, Kirsty Coventry, envisage l’idée de devancer la tenue des Jeux en janvier.

Photo : Reuters / Guglielmo Mangiapane

L’autre idée qui fait son chemin est celle de pratiquer une rotation entre quelques sites seulement, qui deviendraient permanents.

Une proposition soutenue par le président de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), Johan Eliasch, qui est un témoin de première ligne des effets des changements climatiques sur les compétitions.

En raison de phénomènes météorologiques comme la pluie, le manque de neige ou la chaleur, la FIS a dû annuler sept des huit premières épreuves de la coupe du monde de l’année 2022-2023. L’année 2023-2024 n’a été guère plus réjouissante, alors que 26 épreuves de la coupe du monde ont dû être annulées, dont celle de Mont-Tremblant, au Québec.

Une étude publiée en décembre dernier par le cabinet-conseil français Circle Strategy suggère ainsi d’instaurer une rotation des Jeux olympiques autour de pôles permanents situés dans les cinq régions du monde où l’avenir des sports d’hiver semble plus prometteur.

Selon cette étude, les Alpes françaises et suisses, les Rocheuses américaines et canadiennes, ainsi que le Japon, pourraient accueillir des sites permanents destinés à l’organisation en alternance des Jeux olympiques d’hiver.

Le site de Park City, en Utah, dans les Rocheuses américaines, qui accueillera une partie des épreuves de ski des Jeux de Salt Lake City en 2034

Photo : Getty Images / Bongarts / Alexander Hassenstein

Cette pratique assurerait la fin de l’éphémère, comme l’écrivent les experts qui ont produit ce rapport, en donnant un caractère permanent à des installations qui coûtent, partout, de plus en plus cher à construire.

La rotation favoriserait aussi le développement d’une réelle expertise chez les organisateurs.

C’est comme enseigner un cours; la première fois, ça prend beaucoup de temps, mais ça prend trois ans à roder, après, c’est plus facile. Pour des Jeux olympiques, le comité organisateur n’a qu’une seule chance, a dit au micro de l’émission Tout terrain Milena Parent, une experte de la gouvernance des organisations sportives olympiques à l’Université d’Ottawa.

Le Comité international olympique serait ouvert à cette idée.

Les canons à neige sont à l’oeuvre depuis novembre dernier sur la piste de ski alpin qui servira à l’épreuve masculine aux Jeux de Milan-Cortina, où près de 90 % de la neige sera artificielle.

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

La neige artificielle, symbole d’une crise

Certains experts aimeraient qu’on l’appelle plutôt la neige technique. Il n’y aura probablement plus jamais de Jeux olympiques d’hiver sans elle.

Depuis sa première utilisation au JO de Lake Placid en 1980, son usage a explosé. Depuis les Jeux de Sotchi en 2014, entre 80 % et 100 % de la neige utilisée dans les compétitions olympiques est de fabrication humaine.

Bien qu’il y ait très peu de données scientifiques sur le sujet, de nombreux athlètes témoignent de leur crainte que la neige artificielle accroisse les risques de blessure. Sa composition est plus instable face aux variations de températures et la neige a tendance à s’éroder davantage avec le passage répété des athlètes.

Ça frôle l’insécurité, disait Daniel Scott à mes collègues de CBC en janvier dernier.

Le géographe a sondé 339 athlètes d’élite et entraîneurs provenant de 20 pays sur leurs perceptions des conditions de sécurité, à l’ère de la détérioration du couvert neigeux.

Une épreuve de la Coupe du monde de ski de fond en Allemagne, en janvier dernier, qui s’est déroulée entièrement sur de la neige artificielle.

Photo : Getty Images / Matthias Hangst

La probabilité de conditions dangereuses augmente dans tous les scénarios futurs de changement climatique, conclut le chercheur.

En mars 2025, alors que le CIO était sur le point de renouveler sa direction, plus de 400 athlètes provenant de 89 pays, représentant 51 disciplines, ont appelé la future gouvernance à placer les changements climatiques au cœur de ses priorités.

Près de 80 athlètes canadiens ont posé le même geste en octobre, exhortant le premier ministre du Canada, Mark Carney, à ne pas oublier le climat.

Nous ressentons directement les effets des changements climatiques lors de nos entraînements et compétitions, avec des répercussions qui compromettent notre capacité à performer, et même à compétitionner en toute sécurité, tant au Canada qu’à l’international, écrivent-ils.

Mercredi, c’est l’ancien skieur olympique norvégien Nikolai Schirmer qui a remis la pétition Skier sans énergies fossiles à Julie Duffus, la responsable du développement durable au Comité international olympique.

Car si le CIO se dit préoccupé par le défi climatique, il marque peut-être aussi dans son propre but.

Des militants de Greenpeace ont envahi le centre de Milan pour dénoncer la présence de la pétrolière italienne Eni en tant que commanditaire des Jeux de Milan-Cortina

Photo : Getty Images / AFP / WANG ZHAO

Parmi les principaux commanditaires des Jeux de Milan-Cortina figure en effet la compagnie pétrolière italienne Eni, deuxième en importance en Europe après TotalEnergies et 13e plus grande compagnie pétrolière au monde.

Or, il est largement établi que les énergies fossiles utilisées pour les activités humaines constituent la principale cause des bouleversements climatiques.

Le paradoxe est saisissant : alors que la survie même des Jeux d’hiver dépend d’un climat plus stable, leur organisation continue de s’appuyer sur des acteurs économiques qui en accélèrent le dérèglement.

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Climat/Adapter les infrastructures permettra d’économiser plusieurs milliards, selon une étude

PHOTO JOSIE DESMARAIS, ARCHIVES LA PRESSE

Une étude publiée lundi par l’Institut climatique du Canada avance que les contribuables pourraient économiser éventuellement jusqu’à 10 milliards par année en coûts d’infrastructure, si les gouvernements mettent en place des mesures d’adaptation efficaces aux grandes chaleurs et aux fortes pluies causées par les changements climatiques.

S’il y a une leçon à retenir de la dernière étude de l’Institut climatique du Canada, celle-ci se résume en ces quelques mots : mieux vaut prévenir que guérir.

Le rapport publié lundi matin soutient que les contribuables canadiens vont payer un prix élevé, jusqu’à 14 milliards par année, si les gouvernements n’adaptent pas les infrastructures publiques à l’évolution du climat ou s’ils tardent à le faire.

En revanche, un investissement d’environ 3 milliards par années dans l’adaptation aux changements climatiques pourrait se traduire, sur le long terme, par des économies de 5 à 10 milliards chaque année.

Résumé

« Les Canadiennes et Canadiens sont pris dans un engrenage infernal : le vieillissement des infrastructures et la hausse des risques climatiques qui perturbent déjà notre vie quotidienne. Ce n’est pas un problème de demain, c’est la réalité d’aujourd’hui. Les recherches sont formelles : adapter les infrastructures publiques permettra aux Canadiennes et aux Canadiens d’économiser des milliards de dollars à long terme », a écrit Rick Smith, président de l’Institut climatique du Canada, dans un communiqué.

Une partie importante des infrastructures au pays, ponts, routes, écoles, réseaux de transports, pour ne nommer que ceux-là, sont déjà en mauvais état ou se détériorent après des décennies de sous-investissement, souligne le rapport.

Selon l’étude, environ 65 % des infrastructures du pays ont été construites avant 1985 et 85 % avant 2015, année où les « changements climatiques ont commencé à être intégrés aux normes de conception ».

Or, les changements climatiques ne feront qu’accélérer les dommages et la détérioration de l’ensemble des infrastructures publiques, prévoit l’étude intitulée « Prévenir ou réparer : la preuve qu’adapter les infrastructures publiques aux changements climatiques rapporte gros ».

Sans adaptation, les coûts liés aux infrastructures « atteindront 14 milliards de dollars par an d’ici les années 2050 et 19 milliards de dollars par an d’ici 2085 dans le scénario le plus probable », selon l’Institut.

Les chercheurs soulignent que ces sommes ne représenteraient qu’une partie des coûts réels, car les auteurs de l’étude se sont attardés aux impacts d’un nombre limité de phénomènes climatiques, soit les pluies extrêmes, le stress thermique et certains types d’inondations.

Or, d’autres facteurs de stress climatique importants, comme les incendies de forêt, le dégel du pergélisol, l’érosion côtière et la sécheresse, « n’ont pu être modélisés quantitativement dans le cadre de cette étude en raison des limites des approches de modélisation ».

Des coûts que devront assumer les municipalités

Les gouvernements, et plus particulièrement les municipalités, devront absorber les coûts causés par les grandes chaleurs et les fortes pluies, peu importe le scénario.

« Aujourd’hui, les municipalités possèdent plus de 60 % des infrastructures publiques essentielles, mais ne perçoivent que 10 % des recettes fiscales gouvernementales. »

Les Villes ont donc une capacité financière limitée pour entretenir ou remplacer leurs infrastructures.

Or, entre 2025 et 2100, les municipalités devront assumer 72 % des coûts totaux d’infrastructure liés au climat, soit environ 10,9 milliards par année, dans un scénario sans adaptation, selon l’étude.

« Les infrastructures appartenant aux provinces et aux territoires représenteront environ 26 % des coûts liés au climat, soit environ 4 milliards de dollars par an, tandis que les infrastructures appartenant au gouvernement fédéral représenteront environ 2 %, soit 200 millions de dollars par an », peut-on lire dans l’étude.

Les systèmes de transport et d’aqueduc seraient les infrastructures confrontées aux plus fortes hausses de coûts.

Des dommages à l’économie

Des infrastructures qui ne sont pas adaptées aux changements climatiques causeront des problèmes qui vont bien au-delà des coûts de réparation.

Les infrastructures défaillantes ralentissent les chaînes d’approvisionnement, perturbent les services essentiels et réduisent la productivité, souligne l’étude.

Par exemple, « lorsque des inondations en Colombie-Britannique en 2021 ont éliminé les principales autoroutes et les principaux corridors ferroviaires, le mouvement des marchandises dans la province a été interrompu, entraînant des pertes commerciales estimées à 2,5 milliards de dollars et des pertes supplémentaires de revenus et de productivité entre 800 millions et 1,4 milliard de dollars ».

Les communautés rurales et éloignées sont souvent exposées à des risques plus élevés alors que les petites municipalités ont généralement moins de ressources financières et techniques.

Alors, sans une planification « rigoureuse », les résultats en matière d’adaptation seront inégaux, prévient le rapport.

Prévenir plutôt que guérir

L’étude montre qu’une « adaptation proactive », c’est-à-dire « la mise à niveau des infrastructures avant qu’elles n’atteignent la fin de leur durée de vie utile ou un point de réhabilitation majeur », offre des coûts nets inférieurs à ceux d’une adaptation réactive.

Dans un scénario favorable, où le gouvernement investit environ 3 milliards chaque année dans « l’adaptation proactive », l’analyse montre que les Canadiens pourraient réaliser des économies de 5 à 10 milliards chaque année jusqu’en 2100.

Ainsi, un tel investissement annuel « permettrait d’éviter la majeure partie des dommages aux infrastructures causés par la hausse des températures et les fortes pluies ».

Les solutions

La résilience des infrastructures face aux changements climatiques au Canada passe notamment par les six résolutions suivantes, selon le rapport de l’Institut climatique du Canada :

  • Ottawa devrait « accroître le financement pour l’adaptation des infrastructures et moderniser les outils financiers mis à la disposition des municipalités et des autres propriétaires d’infrastructures ».
  • Le gouvernement doit « planifier, exploiter, entretenir et renouveler les infrastructures publiques, afin qu’elles continuent de fonctionner de façon sécuritaire et fiable dans les conditions climatiques futures ».
  • Il faut également « renforcer les données et la cartographie des risques climatiques à l’échelle nationale ».
  • Le gouvernement doit aussi « accélérer la mise à jour des codes et des normes d’infrastructure, afin que les infrastructures nouvelles et renouvelées soient construites pour résister aux changements climatiques ».
  • Il faut « s’assurer que toutes les dépenses publiques en infrastructures tiennent systématiquement compte des risques climatiques et aident les propriétaires d’infrastructures à réduire leur vulnérabilité à long terme ».
  • Enfin, les dirigeants doivent « adapter les programmes pour appuyer les communautés les plus vulnérables et les infrastructures essentielles ».

Méthodologie

Dans le cadre de son étude, l’Institut climatique du Canada soutient avoir notamment appliqué « le modèle de détérioration des infrastructures de la firme de consultants en environnement WSP ». Ce modèle a notamment été utilisé en Ontario et au Québec dans le cadre d’études menées par le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario et par l’Union des municipalités du Québec.

Les chercheurs ont également eu recours à un « ensemble de données national exhaustif sur les actifs d’infrastructure ».

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