(Québec) Pendant que Montréal se prépare à vivre un « enfer », dixit la mairesse Soraya Martinez Ferrada, en organisant les Championnats du monde de cyclisme sur route, Bruno Marchand affirme qu’il aurait tout fait pour que le même évènement se tienne plutôt à Québec.
« Si ça avait été juste de moi à l’époque, je me serais battu pour les avoir », a assuré le maire de la capitale nationale, mercredi dernier, lors de la conférence de presse d’ouverture du Grand Prix cycliste de Québec, disputé vendredi.
Bruno Marchand n’est pas sans savoir que l’idée originale des promoteurs des Mondiaux était de présenter la compétition phare de l’Union cycliste internationale à Québec. « Le party est toujours plus le fun dans une petite salle qui est remplie », pensait Sébastien Arsenaul, futur président du comité d’organisation, quand le projet est devenu plus concret vers 2018.
Après un intérêt initial, le maire de l’époque, Régis Labeaume, « n’a pas voulu », selon Arsenault. Sans y voir une erreur de son prédécesseur – « ce n’était pas un mauvais choix » –, M. Marchand aurait plutôt misé sur le rayonnement, le « positionnement » et les retombées économiques et sociales qu’il attribue à une compétition de cette envergure.
Ce que ça amène à une ville, c’est énorme. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’entraves, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de conséquences, ça ne veut pas dire que c’est sans effet. Mais pour la période – et des effets qu’on aimerait voir réduits le plus possible –, ça amène des bénéfices énormes. Alors, moi, les Championnats du monde à Québec, je les aurais pris.
Bruno Marchand, maire de Québec
Le maire a profité de l’occasion pour annoncer que Québec s’apprêtait à signer une nouvelle entente de quatre ans (deux ans plus une option) avec les organisateurs pour maintenir le Grand Prix jusqu’à au moins 2030. La contribution de la Ville sera d’environ 1,3 million en argent et 300 000 $ en services.
Aux yeux de Bruno Marchand, ce type d’évènement permet à la capitale « de rester hyper attractive pour des gens qui veulent venir y travailler [et] y vivre ».
C’est de créer une effervescence dans une ville et une économie qui dépasse le taux d’occupation de nos hôtels et de nos restaurants. C’est de faire rêver nos jeunes, nos moins jeunes, avec de l’ambition, avec une ville qui se positionne sur l’échiquier mondial et qui est capable de dire : regardez ce qu’on a offrir. Et le gain, il est énorme.
Bruno Marchand
Par ailleurs, le directeur Joseph Limare a défendu la fermeture permanente d’un tronçon de l’avenue du Parc pendant un mois afin de permettre la tenue consécutive du Grand Prix cycliste de Montréal, dimanche, et des Championnats du monde, du 20 au 27 septembre.
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