Championnat du monde de cyclisme UCI 2026

J’espère que ce sera un grand succès de mon côté. J’aime les gros événements. Je suis convaincu que c’est bon pour Montréal.

Par contre le fait qu’on veuille diaboliser ceux qui se plaignent alors que les mêmes auraient déchiré leurs chemises si c’était un événement de chars ou de « riches » c’est drôle quand même. Les perturbations ne sont pas plus acceptables selon le type d’événement. La vie des gens ne s’arrête pas.

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St-Urbain traffic this morning due to the closure of Avenue du Parc, the bus lane is pretty well respected! (J’ai ajouté un filigrane pour qu’il ne soit pas partagé sur une certaine page Facebook, si c’est le cas, vous me verrez au tribunal du droit d’auteur)

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En fait, le gros problème de la Formule E de Coderre n’était pas la fermeture des rues en soi, c’était surtout un problème beaucoup plus profond : le fait d’avoir créé une OBNL pour bypasser les systèmes d’appel d’offre et avoir du grès à grès avec Evenko. C’est assez grave en fait ce qu’il a fait, pour avoir payé 150,000$ pour une photo avec une célébrité, etc.

La fermeture d’une rue, on l’oublie. La corruption (ou collusion dans ce cas), beaucoup plus difficile.

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J’imagine que si grogne ou levée de boucliers il y a eu de la part de la communauté cycliste face à la fermeture de rues pour des événements « de riche ou de char » et bien ça doit probablement être facile à retrouver sur les internet. Autrement ce n’est que de la spéculation. Pour ma part, lorsque je me déplace en vélo, que la rue x ou Y soit barré ne change pas grand chose dans mon itinéraire.

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C’était aussi loin d’être un évènement aussi établi que le championnat de l’UCI et ce fut d’ailleurs peu couru par la population.

Coderre a également fait un service de vente terrible en affirmant ad nauseam que la FE allait «mettre Montréal sur la map» (comme si on l’était pas déjà). Le public était déjà bien tanné de son style autoritaire et ce fut le clou sur son administration.

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Je n’ai jamais visé la « communauté cycliste » en particulier.

Mais on connaît les discours « la population montréalaise prise en otage pour des caprices de riches ».

Bref ça reste un bel événement et pour le bien de notre ville, tout montréalais doit espérer que ça fonctionne.

J’arrête comme ça concernant ce sujet et je laisse la discussion se concentrer sur les aspects positifs à venir.

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Ah bon,

Ça mérite une précision. Remarque, jai peut être été confondu avec ce passage dans l’éditorial de Patrick Lagacé sur le sujet :

« La mairesse Soraya Martinez Ferrada l’a dit : « Ça va être l’enfer. ». Pour ces mots, une partie de la communauté cycliste montréalaise a pourfendu la mairesse. Mais les mêmes capoteraient s’il s’agissait d’une fermeture pour accommoder une course de voitures… »

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Comme procédé argumentatif, on appelle ça un procès d’intention.

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Puisque qu’on a introduit le sujet Formule E…

Retransmission d’une compétition de Formule E : 33 millions de téléspectateurs en moyenne (chiffres 2024-2025, source FIA - bien plus qu’en 2018 sous Coderre).

Retransmission des compétitions des Championnats mondiaux route de l’UCI : 330 millions de téléspectateurs (chiffres Kigali 2025, source UCI).

Et la quasi-totalité des médias d’information généralistes dans le monde en parle, au minimum des podiums de chaque épreuve. Si vous suivez l’actualité, vous connaissez sans doute le nom de Pogačar, même sans vous intéresser au cyclisme, et peut-être même celui de cyclistes bien moins brillants comme Hugo Houle. Connaissez-vous le champion du monde de Formule E 2025-2026 ? À moins de vous intéresser à la discipline, probablement non (c’est Pascal Wehrlein).

En gros, les Championnats du monde de cyclisme sur route, c’est 10 fois plus gros que la Formule E, avec bien plus de retombées média. Les épreuves reines, les Monuments comme le Tour de France, attirent beaucoup, beaucoup plus de gens que les Championnats du Monde.

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Ce n’est pas comparable, c’est vraiment 2 échelles à des envergures différentes. L’UCI c’est le 2eme évènement d’importance pour Montréal après les olympiques de 1976. La formule E, c’est presque de l’auto-tamponeuse (j’exagère).

Pour l’UCI, comparé aux olympiques, l’investissement public est presque nul et sera pratiquement complètement récupéré par les citoyens, principalement des automobilistes : asphaltes sur rue en majeur partie.

L’autre coût que les contribuables assument, c’est la congestion. Mais c’est aussi l’opportunité pour plusieurs de redécouvrir le transport en commun et le transport actif. Bref, in fine, peut-être que ça pourrait avoir des retombées positives au niveau comportemental.

Finalement, il y a le coût de sécurité (SPVM, etc.). Mais bon, c’est de l’argent injecté dans des salaires locaux. temps supplémentaire du SPVM = achat local! :wink:

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Disons les choses comme elles le seront, il n’y aura que le Métro et REM qui seront viables pour le TEC. Les bus, transport adapté et autres navettes seront prises dans la congestion.

Il y a aussi le coût en terme de productivité perdue qui sera assez important, mais pas calculé (ou calculable)

Le message ressemble un peu aux matchs de la CDM pour lesquels on a dit que “c’était trop cher” et où on a inclut les coûts de sécurité/police. Là, on n’en tient pas compte? Et pour l’événement d’importance, plusieurs personnes, même ici où le vélo est omniprésent, ne savaient même pas que le championnat existait. Je ne crois pas que plusieurs savent, sans googler, où était le championnat l’an dernier.

Comme @OusmaneB, je souhaite que l’événement se déroule bien puisqu’on l’a, mais encore une fois, contrairement à des JO où la population est consultée et amenée à s’impliquer, ça n’a pas été le cas ici.

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Le maire Marchand se serait « battu » pour avoir les Championnats du monde

(Québec) Pendant que Montréal se prépare à vivre un « enfer », dixit la mairesse Soraya Martinez Ferrada, en organisant les Championnats du monde de cyclisme sur route, Bruno Marchand affirme qu’il aurait tout fait pour que le même évènement se tienne plutôt à Québec.

« Si ça avait été juste de moi à l’époque, je me serais battu pour les avoir », a assuré le maire de la capitale nationale, mercredi dernier, lors de la conférence de presse d’ouverture du Grand Prix cycliste de Québec, disputé vendredi.

Bruno Marchand n’est pas sans savoir que l’idée originale des promoteurs des Mondiaux était de présenter la compétition phare de l’Union cycliste internationale à Québec. « Le party est toujours plus le fun dans une petite salle qui est remplie », pensait Sébastien Arsenaul, futur président du comité d’organisation, quand le projet est devenu plus concret vers 2018.

Après un intérêt initial, le maire de l’époque, Régis Labeaume, « n’a pas voulu », selon Arsenault. Sans y voir une erreur de son prédécesseur – « ce n’était pas un mauvais choix » –, M. Marchand aurait plutôt misé sur le rayonnement, le « positionnement » et les retombées économiques et sociales qu’il attribue à une compétition de cette envergure.

Ce que ça amène à une ville, c’est énorme. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’entraves, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de conséquences, ça ne veut pas dire que c’est sans effet. Mais pour la période – et des effets qu’on aimerait voir réduits le plus possible –, ça amène des bénéfices énormes. Alors, moi, les Championnats du monde à Québec, je les aurais pris.

Bruno Marchand, maire de Québec

Le maire a profité de l’occasion pour annoncer que Québec s’apprêtait à signer une nouvelle entente de quatre ans (deux ans plus une option) avec les organisateurs pour maintenir le Grand Prix jusqu’à au moins 2030. La contribution de la Ville sera d’environ 1,3 million en argent et 300 000 $ en services.

Aux yeux de Bruno Marchand, ce type d’évènement permet à la capitale « de rester hyper attractive pour des gens qui veulent venir y travailler [et] y vivre ».

C’est de créer une effervescence dans une ville et une économie qui dépasse le taux d’occupation de nos hôtels et de nos restaurants. C’est de faire rêver nos jeunes, nos moins jeunes, avec de l’ambition, avec une ville qui se positionne sur l’échiquier mondial et qui est capable de dire : regardez ce qu’on a offrir. Et le gain, il est énorme.

Bruno Marchand

Par ailleurs, le directeur Joseph Limare a défendu la fermeture permanente d’un tronçon de l’avenue du Parc pendant un mois afin de permettre la tenue consécutive du Grand Prix cycliste de Montréal, dimanche, et des Championnats du monde, du 20 au 27 septembre.

(…)

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Pas sur Saint-Urbain, du moins dans la portion Bernard à Milton ;-).

C’est un des coûts de la congestion. Quand on calcule que la congestion à Montréal coûte 6 milliards par année, c’est entre-autre (Et principalement) le coût de perte de production. Ils prennent en général un taux horaire médian pour faire le calcul.

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Texte de Jean-François Nadeau sur les courses à vélo organisées à Montréal

Une fois par année, les meilleurs cyclistes du monde entier cessent de se déguiser en panneaux publicitaires roulants. Une fois par année, ils revêtent un maillot national plus sobre. À cette occasion, ils courent sans l’aide de ces oreillettes avec lesquelles leurs entraîneurs ont l’habitude de leur indiquer tout ce qui se passe devant ou derrière. Une fois par année, c’est la course à l’ancienne, sans rien. Celui ou celle qui passe le premier le fil d’arrivée de cette course jouit du privilège, au cours des douze mois suivants, d’arborer un signe distinctif : le maillot arc-en-ciel. Quand on le porte, il tend à vous donner des ailes.

Cette année, Montréal et Québec accueillent, comme à l’accoutumée en septembre, deux épreuves internationales : les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal. Ce sont les deux seules épreuves UCI World Tour disputées en Amérique. Mais cette année, il y a plus. Après ces deux courses, les champions vont rester au Québec. Et d’autres viendront les retrouver. Ils vont être rejoints par les femmes, les juniors et les jeunes espoirs. Tout ce qui roule à fond, le nez dans le guidon, se retrouvera à Montréal à l’occasion des Championnats du monde sur route, du 20 au 27 septembre. Treize titres mondiaux y seront disputés.
[…]

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Un panneau d’information concernant les traverses piétonnes. Aperçu à l’Île-des-Sœurs.

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Les traverses sont indispensables pour assurer la liaison pédestre entre différents secteurs coupés par le corridor cycliste. À une plus petite échelle, il y avait hier plusieurs traverses piétonnes tout le long du parcours de compétition pour le Grand Prix Cycliste de Québec. Comme je suis resté 3 heures sur le site et que le peleton ne passait qu’au 20 minutes, j’ai pu me déplacer aisément sur l’ensemble du site aux Plaines et ailleurs en ville.

Même si l’ambiance était électrisante en cette fin de la course, plusieurs spectateurs ont remarqué qu’ils étaient moins nombreux que dans les dernières années à encourager les coureurs le long de l’avenue du Parc et du Mont-Royal. Un contraste d’autant plus frappant que Montréal s’apprête à accueillir les Championnats du monde de cyclisme dans les prochaines semaines.

La météo incertaine, passant du soleil à la pluie, aura certainement découragé certains amateurs, a soutenu Audrey Desautels, une spectatrice rencontrée par Le Devoir sur le parcours. Mais, surtout, dit-elle, « j’ai vraiment l’impression qu’ils ont fait peur aux gens en leur disant que les déplacements allaient être l’enfer ».

Nous, on est venus de Joliette en voiture, et il n’y a eu aucun problème. Je suis stationné à 800 mètres à peine », a dit Audrey. « C’est dommage, c’est un bel événement. Mais bon, moi, je ne m’en plains pas, ça me fait plus de place », a-t-elle ajouté en riant.

Venus de la Rive-Sud, Mathis Busquet et Daven Fournier ont plutôt choisi de prendre le Réseau express métropolitain, puis de marcher jusqu’au site. « Il ne faut juste pas prendre son char, tu le fais en transport en commun. Mais ça vaut la peine de venir », a lancé Mathis assis sur un bloc de ciment pour mieux voir les coureurs. Les deux amis seront de retour la semaine prochaine pour les Championnats du monde. « C’est sûr, ce n’est pas tous les jours qu’on voit ça à Montréal », a affirmé Daven.

C’est drôle, je disais l’inverse à ma conjointe, j’avais l’impression qu’on était plus nombreux. Je pense que le fait de passer par st-urbain et toutes les tentes et places assises aménagées donnaient l’impression qu’il y avait moins de gens.

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Est-ce qu’il y a des chiffres? J’ai assisté aux cinq dernières éditions et je n’ai pas eu cette impression…

La foule était même plus bruyante et il avait un DJ sur la montée de polytechnique.

Parlons de notre mairesse (ça va être l’enfer) contrairement au maire marchand pour GP

Québec, notre mairesse n’était pas présente lors de l’évènement.

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Elle le sera probablement la semaine prochaine lors de la grande messe.

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Elle aura intérêt à être présente, car si le premier magistrat de la Ville est absent, ça enverrait un très mauvais message pour l’image de marque de Montréal et sa représentativité. Pour des événements internationaux l’accueil est primordial. Surtout que les organismes qui planifient des événements de grande envergure, analysent des années d’avances les dossiers de candidature. Ils sont par ailleurs ultra sensibles aux détails, étant donné que la concurrence entre les villes est généralement intense et les rivalités poussent au dépassement.