Collaboration veut souvent dire faciliter les chemins de détour par artères municipales, ou p-ê mettre en place des alternatives comme + d’autobus ou des navettes ![]()
Malheureusement, c’est une mauvaise nouvelle.
Sans plan ou projet avec une planification des détours une fermeture d’urgence sera un désastre total au niveau de la congestion.
Crémazie, Jean Talon, Sauvé/Cote Vertu et Henri Bourassa seront fortement impactés.
Il s’agit du seul lien est-ouest complet de l’ile qui sert en plus au camionage à destination/provenance des plus importants parcs industriels de la province.
Le pire c’est qu’il n’y a aucun TEC structurant digne de ce nom dans cet axe, hormis la branche AAO du REM qui couvre une partie du chemin de la 40 dans l’ouest de l’ile. Rien dans l’est.
La question n’est plus à savoir si le métropolitain va tenir jusqau’au début d’un projet de reconstruction mais bien quand sera la fermeture d’urgence. Comme Champlain, comme le pont de l’ile aux Tourtes, on attend absolument 5 minutes après la dernière pour agir.
La piètre condition de l’infrastructure en question est largement connue, alors pourquoi stopper le programme de réfection maintenant, qui au moins mettait un peu de duct tape pour maintenir le truc en vie en attendant qu’on décide quoi faire avec. Est-ce c’est rendu tellement dégradé qu’on a passé le point de non retour et que cette fameuse fermeture d’urgence est inévitable à relatif court terme?
Le contexte budgétaire est une chose, mais l’impact économique de la perte subite d’une telle infrastructure est conséquent.
Tant que la démolition ne devienne pas obligatoire parce qu’elle aura débuté d’elle-même en tuant des gens au passage…
Ben non, voyons y’en a pas de problème, on a des super-poutres de spare qui trainent à la sortie du pont Victoria, si jamais une partie décide de vouloir s’effondrer, pas besoin de stressé, on est des experts à fixé des affaires quand c’est rendu trop tard, le rond-point Dorval, le pont de l’île aux Tourtes, le tunnel, Champlain, Turcot… ![]()
On a définitivement le plus gros stock de Band Aids à autoroutes et autres structures de béton en Amérique ![]()
What this reminds me is of the West End Highway in Manhattan. At first it started out fine, surrounded by industrial:
But over time, into the 1970s, there was less and less maintenance on it. Look at how similar this is to the A40 (all these images are from Wikipedia):
Then, a section of it collapsed, caused by a truck that was slightly too heavy:
Here’s something to note that is quite similar to the A40. Despite the collapse being in 1973, public officials were pointing out it could collapse going back to the 1950s. We are on the same track here for the A40. We push off the work more and more, eventually, it will all come crashing down.
Chronique de Philippe Mercure dans la Presse
Et si on parlait de la Métropolitaine au lieu du troisième lien ?
Il existe un danger à monopoliser les discussions autour de projets d’infrastructure qui n’existent pas et qui n’ont pas d’utilité démontrée : on manque de temps pour parler de ceux qui sont réels et qui auront des impacts tangibles sur les gens.
C’est ainsi qu’alors que l’on déploie une énergie collective inouïe depuis des années à débattre du troisième lien sous toutes ses moutures, on ne parle à peu près pas d’un projet majeur qui nous pend pourtant au bout du nez : la réfection de l’autoroute Métropolitaine, à Montréal.
L’autoroute 40 a besoin d’une cure de jouvence dans sa partie surélevée, entre l’échangeur Côte-de-Liesse et le boulevard Provencher – un tronçon de 12 kilomètres. Attachez vos tuques : on parle de l’axe routier le plus achalandé de la province. L’endroit est déjà à peu près perpétuellement congestionné, truffé d’échangeurs et situé en zone densément urbanisée. Bonjour le bordel.
La Métropolitaine devrait-elle être reconstruite à l’identique, comme le souhaite le ministère des Transports du Québec (MTQ) ? Ou devrait-on profiter des travaux pour redessiner et moderniser cet axe souvent décrit comme une « cicatrice urbaine » ?
Le chantier démarrera aussitôt que les travaux du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine seront terminés, ce qui est prévu l’an prochain. Si on souhaite des solutions plus enthousiasmantes qu’envoyer des autobus s’embourber dans le trafic du boulevard Crémazie, il est minuit moins une.
Or, il y a de quoi être inquiet. Le MTQ promet que des solutions de transport collectif seront déployées, mais qu’elles « ne sont pas encore déterminées ».
Le MTQ veut rénover la Métropolitaine à l’identique, invoquant une véritable reconstruction qui aurait lieu dans 25 ans. Mais veut-on vraiment repousser une telle occasion d’un quart de siècle ? Et se taper deux chantiers plutôt qu’un ?
La firme d’architecture et de design Lemay, par exemple, a publié des maquettes montrant sa vision de la Métropolitaine 2.0[1]. On y voit une autoroute bordée de pistes cyclables et coiffée d’une dalle supportant un parc linéaire et des logements. Un train circule même dans l’ensemble. C’est ambitieux, sans doute trop. Mais ça a l’avantage de pousser la réflexion.
Avec la CAQ au pouvoir depuis presque 8 ans, combiné avec son obsession chimérique du troisième lien. Pas étonnant que la réflexion sur la rénovation incontournable de la Métropolitaine n’ait pas avancé d’une seule idée originale. Pourtant c’est un dossier prioritaire qui coutera des milliards à réaliser et qui fera très mal durant les travaux, surtout sans vision, ni planification claire avant les chantiers.
On peut alors parler d’un autre legs problématique de la CAQ, le pire gouvernement du Québec depuis Duplessis. C’est pour cela qu’il nous faut élire un prochain gouvernement hyper-réaliste qui fera passer le service aux citoyens bien avant la politique. Un gouvernement minoritaire obligé de composer avec l’opposition par compromis, afin de mettre l’accent sur les vrais besoins des citoyens, bien avant l’idéologie et les projets populistes.
Par ailleurs la Métropolitaine est la colonne vertébrale du transport dans la métropole, la plus grande concentration industrielle de la province et la seule voie de ce genre au Québec. Parce qu’elle garantit la mobilité des marchandises produites dans la grande région montréalaise partout et dans toutes les directions, est-ouest du pays, nord-sud du Québec et vers les USA.
C’est pour cela qu’elle mérite toute notre attention parce qu’il n’y a pas d’autre alternative de remplacement, ni voie de contournement directe, la zone urbaine étant pratiquement saturée dans les premières couronnes.
Nous avons donc un défi majeur devant nous et toute erreur serait très couteuse si on s’éloigne des besoins réels de l’industrie grande créatrice d’emplois. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne puisse pas améliorer l’autoroute dans le processus, tout en demeurant pragmatique et prudent financièrement.
À l’émission radio Le 15-18 cet après-midi
Les abords de l’autoroute Métropolitaine ne sont pas très agréables, le béton y côtoie le gris et la poussière. Le Quartier des arts du cirque, un organisme à but non lucratif formé de la Tohu, du Cirque du Soleil, de l’École nationale de cirque et de PME MTL, travaille sur un projet d’aménagement du secteur qui va de la rue Papineau au boulevard Saint-Michel, jusqu’au parc Frédéric-Back.
Philippe-Antoine Saulnier a rencontré Charles-Mathieu Brunelle, directeur général du Quartier des arts du cirque, qui lui a expliqué comment l’organisme compte changer l’aspect de ce secteur. L’objectif est d’attirer les Montréalaises et Montréalais, mais aussi les touristes.
Les premiers gestes ont été de faire peindre les poutres sous l’autoroute par des artistes.
On croirait lire le Beaverton.







