Autopartage & covoiturage

Communauto sollicite l’aide des arrondissements pour répondre à la demande à Montréal


Le service de véhicules en station avec réservation continue d’être victime de son succès et peine à répondre à la demande.
PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Maud Cucchi
Publié à 14 h 58

Il n’y pas que la pénurie de véhicules qui freine Communauto, sous le feu des critiques des usagers qui peinent à réserver une voiture malgré leur abonnement, faute de disponibilités. Les longueurs administratives dans l’approbation de nouvelles places de stationnement ralentissent aussi le service, soulève le service d’autopartage.

Pour obtenir 15 espaces dans un arrondissement, ça prend des mois, dénonce Marco Viviani, vice-président, développement stratégique, chez Communauto, en entrevue à l’émission Tout un matin. Il demande à ce que la Ville de Montréal modifie les règles d’approbation de stationnement afin d’en accélérer le processus, à l’instar du service de vélopartage BIXI.

C’est le moment de repenser les choses pour Communauto, juge M. Viviani, selon qui BIXI doit en partie son succès aux arrangements obtenus avec les arrondissements pour faciliter l’installation rapide de bornes dans les rues.

Dans son offre, Communauto propose des véhicules en station qui disposent de places de stationnement réservées; un argument commercial avancé par ce service d’autopartage qui possède un parc de plusieurs milliers de véhicules à Montréal, Québec, Gatineau et Sherbrooke, ainsi que dans 11 villes ailleurs au Canada et à Paris.

Désabonnement

Communauto continue d’avoir des difficultés dans son fonctionnement. Celles-ci poussent certains internautes, frustrés de payer pour un service qui n’est pas en mesure de répondre à la demande, à vouloir mettre fin à leur abonnement.

Lundi, une cyberattaque a empêché les utilisateurs de commencer ou de terminer un trajet avec les véhicules Flex en libre-service. Le problème a été résolu dans la soirée, indique M. Viviani.

Face à la pénurie de voitures neuves ces deux dernières années, due notamment aux difficultés d’approvisionnement touchant certains composants, Communauto assure chercher d’autres solutions pour acquérir de nouveaux véhicules.

Sur les 800 véhicules commandés avant le mois de juillet, seuls 30 % ont été livrés pour la saison estivale. Comme l’an dernier, il manquait encore cet automne 200 véhicules à la commande passée en début d’année. On essaie de trouver d’autres fournisseurs, assure M. Viviani.

Les vacances de fin d’année risquent aussi de compliquer la donne. En prévision de l’achalandage entre Noël et le jour de l’An, l’entreprise a resserré ses politiques d’annulation. L’annulation de toute réservation de véhicule chevauchant les 24 et 25 décembre, ainsi que les 31 décembre et 1er janvier, s’accompagnera d’une pénalité de 50 % du coût de la portion annulée de la réservation, a indiqué Communauto dans une lettre envoyée à ses usagers à la mi-novembre.

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