Ateliers 3333 - 6 étages (2023)

Rénovation de l’édifice du 3333, boulevard Crémazie, situé en bordure du boulevard Métropolitain, afin d’y aménager des ateliers d’artistes.

Informations

Ancien nom: Place Crémazie
Emplacement: 3333, boulevard Crémazie
Hauteur: 6 étages
Architecte: Provencher_Roy
Promoteur:

  • Huotco
  • Société de développement Angus
  • ART3

Début et fin de la construction: / 2021
Autres informations:

  • ** À terme, il y aura entre 60 et 80 baux de location dans l’édifice (10 à 12 locaux par étage)**
  • L’immeuble a une superficie habitable de 9300 m2 (100 000 pi2)

Sources des informations:

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Ateliers 3333 : des ateliers abordables pour les artistes

NOUVELLES FOURNIES PAR
Société de développement Angus
Avr 28, 2021, 06:55 ET

MONTRÉAL, le 28 avril 2021 /CNW Telbec/ - L’artiste Marc Séguin, l’entreprise d’économie sociale la Société de développement Angus et le promoteur immobilier Huotco, tous passionnés d’arts et de culture, annoncent la création des Ateliers 3333, de nouveaux ateliers d’artistes au cœur de Montréal, ville d’art, d’artistes et de créateurs. Disponibles à l’été 2021, ces ateliers seront offerts à un prix de location abordable à l’abri de la spéculation, et ce à long terme.

Un partenariat innovant et porteur
Nés d’un partenariat entre l’artiste Marc Séguin, l’entreprise d’économie sociale la Société de développement Angus et le promoteur immobilier Huotco, les Ateliers 3333 sont le fruit d’une vision stimulante et ambitieuse, celle de transformer un bâtiment industriel en un complexe d’espaces de création inspirants et lumineux.

Abordabilité à long terme
Les trois partenaires des Ateliers 3333 ont élaboré un modèle de financement innovant et pérenne, qui assurera aux locataires des locaux à loyers raisonnables, dont le montant, indexé au taux d’inflation, permettra de maintenir leur abordabilité à long terme (au-delà de 10 ans).

Un lieu aménagé pour favoriser la pratique artistique
Doté d’une superficie de 100 000 pieds carrés, l’immeuble converti et rénové offrira aux artistes un lieu de travail propre, fonctionnel et fenestré, expressément conçu pour répondre aux besoins des créateurs de diverses disciplines. Pour plus de confort et de convivialité, le bâtiment comportera également des aires communes favorisant la détente et les échanges entre ses occupants. Le tarif est fixé à 12$/pi2 + TPS/TVQ et l’augmentation annuelle sera indexée au coût de la vie pour assurer une stabilité financière pour les artistes.

Une localisation exceptionnelle
Situés à proximité de la station de métro Saint-Michel et à l’intersection d’une dizaine de trajets d’autobus et de pistes cyclables, les Ateliers 3333 sont facilement accessibles, tant en transport en commun qu’à pied ou à vélo. Les usagers du 3333 disposeront d’un large éventail de services de proximité, et ce, à quelques minutes de marche de leur lieu de travail.

Pérennité pour la pratique
Les Ateliers 3333 s’inscrivent dans une tendance observée dans plusieurs grandes villes, soit la transformation et la revitalisation de quartiers par la contribution et l’implication d’artistes qui y pratiquent et y vivent. Dans ce cas-ci, des mécanismes sont mis en place afin que les artistes puissent rester à long terme dans leur lieu de création.

SOURCE Société de développement Angus


Quartier Saint-Michel

Marc Séguin investit dans des ateliers d’artistes

Plusieurs dizaines d’artistes pourront bientôt loger aux Ateliers 3333, bâtiment industriel du quartier Saint-Michel converti en ateliers grâce à un partenariat entre l’artiste Marc Séguin, la Société de développement Angus et le promoteur immobilier Huotco.

Publié le 28 avril 2021 à 6h23
ÉRIC CLÉMENT
LA PRESSE

Marc Séguin s’intéresse aux ateliers d’artistes à Montréal depuis plus de 20 ans. C’est lui qui avait en quelque sorte fondé le « 305, Bellechasse », dans Rosemont, immeuble d’ateliers d’où les artistes ont été évincés, l’an dernier, les nouveaux propriétaires ayant choisi de rénover l’édifice et d’augmenter les loyers.

« J’avais convaincu, en 1998, les deux proprios de transformer cet immeuble en ateliers d’artistes, dit-il. Comme je travaillais en menuiserie-charpenterie, je leur avais dit : “Achetez-moi les matériaux, je vous finis un premier étage et je vous garantis que ça va se louer !” » On connaît la suite. Marc Séguin a restauré tous les étages. Les artistes se sont installés. Mais le quartier s’est transformé, embourgeoisé, et les artistes ont dû partir.

Ces dernières années, comme il avait besoin d’un local pour ses propres besoins, il a eu l’idée de trouver un autre édifice pour des artistes.

J’ai cherché et, de fil en aiguille, je me suis intéressé à Saint-Michel, car les artistes me disaient que c’était un des rares quartiers où c’était encore abordable.
Marc Séguin

Il a finalement trouvé le 3333, boulevard Crémazie, en bordure de l’autoroute Métropolitaine.

Pour acquérir ce vieil édifice industriel, il s’est associé avec l’entreprise d’économie sociale Société de développement Angus et un promoteur immobilier amateur d’art, Huotco. Ils ont alors monté un projet d’acquisition de plus de 10 millions, à parts égales entre les trois. L’immeuble a une superficie habitable de 9300 m2 (100 000 pi2).

Les 5e, 6e et 7e étages sont en cours de rénovation pour dégager de 10 à 12 locaux par étage. Marc Séguin prendra une partie d’un étage et les autres espaces seront divisés de telle sorte que les artistes pourront avoir accès, dès l’été prochain, seuls ou à plusieurs, à environ 1000 pi2.

Prix stabilisés

« Les artistes sont souvent deux ou trois par atelier, dit Marc Séguin. À terme, il y aura entre 60 et 80 baux de location dans l’édifice. Il pourra y avoir des artistes, mais aussi des galeries ou des studios de création avec des superficies correspondant à leurs besoins. »

Les ateliers seront offerts à un prix de location « stabilisé », dit Marc Séguin, si l’on compare avec ce qu’on trouve sur le marché. Le modèle de financement repose sur des loyers aux montants indexés au taux d’inflation, avec un tarif de 12 $ le pied carré (plus les taxes).

On crie sur tous les toits que Montréal est une ville de créateurs, mais sur le terrain, les créateurs ont bien du mal à payer leur loyer. La pandémie n’a pas arrangé les choses. Des artistes sont partis à la campagne, mais d’autres n’ont pas le choix de rester en ville.

Marc Séguin

Bien des artistes visuels établis à Montréal ont vu le montant de leur loyer augmenter de façon draconienne ces dernières années à cause de la spéculation immobilière dans des quartiers de la métropole. Dans la brochure de présentation du projet, le trio d’investisseurs explique que son projet s’écarte du modèle dominant.

« Les Ateliers 3333 s’inscrivent dans une tendance observée dans plusieurs grandes villes, soit la transformation et la revitalisation de quartiers autrement oubliés par la contribution et l’implication d’artistes qui y pratiquent et y vivent. L’approche innovante du projet, favorisant le maintien à long terme des artistes dans leurs ateliers à un coût abordable, permet de contrer le processus habituel d’embourgeoisement, qui a souvent contribué à chasser les artistes de ces quartiers. »

« Aux Ateliers 3333, il n’y aura pas de spéculation, assure Marc Séguin, qui ne veut pas voir se reproduire ce qui s’est passé au 305, Bellechasse. Une fois que tout sera loué, on mettra l’édifice au sein d’un OBNL ou d’une coopérative afin qu’il soit géré par les artistes eux-mêmes. J’aimerais d’ailleurs qu’on puisse répliquer ce modèle-là pour créer plus tard encore d’autres édifices d’ateliers d’artistes. »

Situé à 10 minutes à pied de la station de métro Saint-Michel, l’édifice des Ateliers 3333 est près d’une dizaine de lignes d’autobus et de pistes cyclables, de parcs, de commerces et de restaurants. « Un quartier qui va se développer pour le bonheur de tous… notamment des artistes », dit Marc Séguin.

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Quelle belle nouvelle! J’espère qu’on verra naître des partenariats avec les écoles du quartier afin d’éveiller les jeunes aux arts visuels :slight_smile:

Vivement que l’ensemble des arrondissements suivent l’exemple du Plateau (et bientôt de Rosemont) et bannissent ces horribles panneaux publicitaires de leur territoire. Plusieurs ornent le toit des bâtiments le long de la Métropolitaine et c’est une tare visuelle sans nom qui contribue à l’aspect défraîchi des immeubles et à une piètre image pour la Ville.

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11 millions pour les ateliers d’artistes

Publié le 22 septembre 2021 à 10h00
ALEXANDRE VIGNEAULT
LA PRESSE

Trois projets d’ateliers d’artistes à Montréal se partageront 11 millions en financement, a appris La Presse. Ateliers 3333, du peintre Marc Séguin, dans le quartier Saint-Michel, fait partie des projets sélectionnés par le ministère de la Culture et des Communications (MCC).

L’organisme ART3, derrière Ateliers 3333, recevra 5 millions pour transformer un bâtiment industriel en ateliers abordables pour les artistes. Ateliers créatifs recevra une somme égale pour les Ateliers Casgrain, dans le Mile End, afin de réaliser des travaux de rénovation.

Le million qui reste a été accordé au projet coop MADAM, dont l’objectif est de regrouper des ateliers de femmes artistes et artisanes. L’argent doit servir à mettre sur pied ce projet immobilier.

Ces 11 millions font partie d’une enveloppe de 30 millions que le MCC (25 millions) et la Ville de Montréal (5 millions) ont convenu d’accorder pour le maintien, la rénovation et le développement d’ateliers d’artistes. La Ville de Montréal devra donner son aval à ces projets afin qu’ils puissent aller de l’avant.

Un reportage sur les ateliers d’artistes dont ce projet au TJ18h

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Les Ateliers 3333 sont complets ! : Marc Séguin | Les Ateliers 3333 sont complets ! | La Presse

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Toujours en chantier.

2022-11-14 - sur le compte de la SDA

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Projet terminé, l’inauguration des locaux a eu lieu en juin 2023

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Ça aurait été cool un revamp de l’extérieur. Peut-être que dans le futur ça sera possible avec l’apport des artistes occupants.

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Des hausses de 22% à 35% au lieu du taux d’inflation…
Le projet a eu 5 M$ en subventions de Québec et de la Ville puisqu’il promettait de maintenir les loyers abordables

Texte complet : Les loyers explosent dans un bâtiment d’ateliers d’artistes financé par l’État

Les loyers explosent dans un bâtiment d’ateliers d’artistes financé par l’État


Photo: Adil Boukind, Le Devoir
Le projet des Ateliers 3333 avait l’avantage de promettre à ses locataires un loyer de base très attractif de 12 $ le pied carré, qui devait au départ n’augmenter qu’au niveau de l’inflation.

Zacharie Goudreault
16 février 2024
Société

Le rêve tourne au cauchemar pour les artistes « désillusionnés » qui pratiquent leur métier au sein des Ateliers 3333, un bâtiment qui a accueilli ses premiers locataires en 2021 avec la promesse d’offrir à ceux-ci un loyer abordable à long terme. Or, les gestionnaires de l’immeuble, qui ont bénéficié d’importantes subventions publiques pour réaliser ce projet, ont depuis imposé à leurs locataires des hausses de loyer successives qui totaliseront bientôt 35 %.

Le Devoir s’est entretenu avec une dizaine d’artistes qui louent des ateliers au sein du bâtiment de sept étages, qui compte quelque 130 locataires. Il faut dire que le projet, réalisé en partie par le peintre de renom Marc Séguin, dont l’atelier occupe l’entièreté du dernier étage de l’ancien édifice industriel du quartier Saint-Michel, à Montréal, a fait sensation dans les mois qui ont suivi la mise en disponibilité de ses ateliers, à l’été 2021. L’année suivante, le bâtiment affichait complet.


Photo: Adil Boukind, Le Devoir
Les artisanes Sarah Longtin et Josianne Desrochers ont été séduites il y a un an et demi par la promesse de pouvoir bénéficier d’un atelier à l’abri de la spéculation immobilière.

« Je me suis installée comme pour être ici pendant vingt ans », raconte l’artisane Sarah Longtin, rencontrée mercredi dans son atelier lumineux du quatrième étage du bâtiment aux côtés de sa collègue Josianne Desrochers, qui crée à la main des objets en céramique. Toutes deux ont été séduites il y a un an et demi par la promesse de pouvoir bénéficier d’un atelier à l’abri de la spéculation immobilière. « Mais on s’est fait avoir, déplore Mme Desrochers. Et maintenant, on est pris ici. »

Un sentiment de trahison

Le projet, issu d’un partenariat de M. Séguin avec la Société de développement Angus et le promoteur immobilier Huotco, avait l’avantage de promettre à ses locataires un loyer de base très attractif de 12 $ le pied carré, qui devait au départ n’augmenter qu’au niveau de l’inflation. L’initiative a d’ailleurs bénéficié en 2022 de 5 millions de dollars en subventions de la part de Québec et de la Ville de Montréal afin de financer d’importants travaux de rénovation dans l’immeuble.

Or, depuis, les locataires du bâtiment ont subi une série d’augmentations de leur loyer, lequel atteindra 16,25 $ le pied carré au terme du renouvellement de leur contrat, d’ici la fin de l’année. Une hausse de 35 % du loyer en à peine plus de deux ans, que les gestionnaires — qui exercent leurs activités derrière un organisme à but non lucratif — attribuent à la croissance des taux d’intérêt et des taxes foncières de leur bâtiment, dont la valeur au rôle foncier de la Ville de Montréal a augmenté de plusieurs millions de dollars dans les dernières années.

« Pérenniser des ateliers d’artistes dans ces conditions-là, ça ne se fait pas », lance Marc Séguin, qui affirme écoper lui aussi de cette hausse de loyer, même s’il siège au conseil d’administration qui gère ce bâtiment. « Il faut que ça fonctionne dans les chiffres, sinon, la viabilité du projet ne sera pas faisable », fait valoir l’artiste.

Pour les nombreux locataires à revenu modeste de ce bâtiment, ces hausses répétées ont eu l’effet d’une bombe. Il y a quelques mois, ils ont appris que leur loyer augmenterait d’un seul coup de 22 % au terme de leur bail, dont les termes ont été révisés afin qu’à la hausse du coût mensuel au pied carré liée à l’inflation s’ajoute celle destinée à compenser l’augmentation des charges fiscales imposées au bâtiment.

« C’est comme si ma vie avait basculé, littéralement. Je suis tombée d’illusionnée à totalement désillusionnée », affirme Sarah Longtin. Cette dernière a depuis ajouté son nom à une lettre envoyée par une majorité de locataires du bâtiment qui réclament aux gestionnaires des lieux de trouver une manière d’éviter cette hausse anticipée des loyers. D’autres entrevoient pour leur part de quitter les lieux ou d’accueillir plus d’artistes dans leurs locaux pour réduire leur fardeau financier.

« On a été trompés », dit en soupirant Frédérique Laliberté, qui partage son atelier avec huit autres artistes. Elle avait choisi en janvier 2022 de s’installer dans ce bâtiment en raison de son abordabilité, un statut qu’il est en voie de perdre, déplore-t-elle. « On a l’impression qu’ils n’ont pas été honnêtes avec nous et qu’ils se sont servis de notre cause », poursuit Mme Laliberté, qui rappelle que l’idée d’offrir des ateliers à l’abri de la spéculation immobilière aux artistes était au coeur du projet mis en avant par Marc Séguin.

« Ce qu’on déplore, c’est le manque de transparence. On nous demande de nous ajuster, de débourser des frais supplémentaires dans un délai assez rapide, mais on n’a pas d’assurance que ça va assurer une pérennité » des ateliers, dit pour sa part l’artiste Robin Kittel-Ouimet, qui déplore que son local ne soit désormais plus abordable.

« Un coup dur à passer »

« C’est une OBNL qui est propriétaire du bâtiment, donc les loyers qui sont demandés représentent ce que ça coûte d’opérer le bâtiment. Donc, à la fin de l’année, il faut qu’on arrive à zéro. Il faut qu’il y ait une rentabilité pour assurer la pérennité du projet », rétorque Stéphane Ricci, vice-président au développement de la Société de développement Angus. En entrevue, il qualifie la situation actuelle de « coup dur à passer » pour les locataires. « On va gérer le budget de façon serrée pour éviter que ça augmente [au-delà de l’inflation] dans le futur », ajoute-t-il.

Ce sera toutefois trop tard pour Florence Jacob, qui quittera son atelier dans les prochains mois en raison de son loyer désormais trop élevé. Elle envisage ainsi de pratiquer son art dans son logement en attendant de trouver un atelier abordable dans la métropole. « C’est un projet qui nous semblait tellement beau, et maintenant, on frappe un mur », dit en soupirant Mme Joncas, qui se demande comment des « hommes d’affaires aussi aguerris » que ceux qui gèrent ce bâtiment n’ont pas pu « voir venir » la hausse de la valeur du bâtiment.

« On comprend le désarroi des artistes, mais on ne peut pas faire en sorte que la société fasse faillite, affirme pour sa part Stéphane Ricci. On est vraiment en mode où on comprend la détresse des artistes et on essaie de trouver des solutions. »

Les gestionnaires sont d’ailleurs en discussion avec la Ville, dont ils espèrent obtenir de nouvelles subventions. La Ville indique pour sa part qu’elle offre déjà un soutien financier permettant de rembourser la hausse de la taxe foncière générale pour ce bâtiment « jusqu’à un maximum de 130 000 $ par an », au moins jusqu’en 2025.

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L’édifice étant au complet une coopérative qui doit rentrer dans son argent, je me demande à quel point c’est évitable. Ils ne peuvent pas perdre de l’argent et juste fonctionner à long terme.

Dans le Mile-End, les ententes pour les ateliers concernent le loyer et les taxes sur 25 ou 35 ans, en échange de bonifications au propriétaire pour les superficies de bureaux. Le propriétaire assume donc le coût des ateliers en échange d’une plus grande rentabilité ailleurs.

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Ayoye, quel dommage. Je suis d’accord avec les artistes, on a vendu du rêve mais la réalité était vraiment différente.