Discussion d’une vingtaine de minutes sur le brutalisme à l’émission radio Pénélope
S’il existe un style qui divise autant qu’il impressionne, c’est bien le brutalisme. Souvent perçu comme massif, voire agressif, ce mouvement architectural du XXe siècle ne laisse personne indifférent. L’architecte Érick Rivard et l’urbaniste Gérard Beaudet portent un regard croisé sur cet héritage singulier.
Ce style, qui a marqué la Révolution tranquille au Québec avec des œuvres comme Habitat 67, visait à donner des lettres de noblesse au béton par des formes sculpturales et répétitives.
Si la population le juge parfois sévèrement, Érick Rivard souligne que ces édifices sont des repères identitaires majeurs. De son côté, Gérard Beaudet rappelle qu’aujourd’hui, le défi réside dans leur rénovation qui demeure assez complexe. L’urbaniste se demande aussi comment on peut transformer ces structures énergivores en patrimoine durable sans effacer leur caractère sculptural unique.
Sauriez-vous reconnaître cet endroit «monastique» situé en pleine nature? (Pierre Lahoud)
VU DE LÀ-HAUT / Depuis un demi-siècle, «l’historien volant» Pierre Lahoud survole le Québec pour en immortaliser la beauté et l’histoire. Il partage gracieusement ses récits et ses clichés pris du haut des airs avec les lecteurs des Coops de l’information.
Résumé
Pour la chronique-entrevue d’aujourd’hui, un vol au-dessus de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, un lieu monastique et récréotouristique situé près du lac Memphrémagog, en Estrie. Ces photos ont été prises à l’automne 2025.
«À l’époque, quand les moines décidaient de construire une nouvelle abbaye, ils choisissaient la plupart du temps de se retirer dans un lieu isolé de tous où ils pourraient prier et méditer en paix, indique Pierre Lahoud. Ainsi, au Québec comme en Europe, de nombreuses abbayes sont aujourd’hui situées dans des environnements absolument exceptionnels pour cette simple et évidente raison.»
«L’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac ne fait pas exception à cette règle. C’est pourquoi on y observe et on y ressent une espèce de sensation de paix et de bonheur. C’est un endroit qui nous mène à la méditation», partage l’historien.
«De plus, il y a une symbiose entre l’architecture de l’église abbatiale et le paysage assez remarquable qui l’entoure. C’est une parfaite représentation d’une union réussie, soulignée par la délicatesse de l’architecture [conçue à partir de 1938]», estime l’auteur et photographe.
L’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, en Estrie. (Pierre Lahoud)
«D’ailleurs, Dan Hanganu — un des grands architectes québécois modernes — avait créé une nouvelle section dans l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac [entre 1990 et 1994], raconte-t-il. Or, on voit très bien que cette nouvelle section s’inscrit très bien dans le bâtiment original, sans trop s’imposer. Hanganu avait une espèce de sensibilité qui lui a permis de fondre l’abbaye dans le paysage, sans brusquer le design de l’architecte original et moine Dom [Paul] Bellot.»
«Au fond, l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, c’est l’architecture de Bellot dans son plus beau, renouvelé par les inspirations modernes de Hanganu, tout en respectant le design existant qui s’intègre merveilleusement avec le paysage», termine Pierre Lahoud.
L’exposition qui a donné son nom au mouvement Art déco a eu 100 ans en 2025. L’occasion était trop belle de tester nos connaissances – et maintenant, les vôtres – sur ce style qui a démarré dans les années folles, mais qui est encore bien présent dans nos villes et dans nos vies.
Je ne suis pas tout à fait convaincu de la réponse à la dernière question, d’ailleurs je n’ai pas trouvé de source corroborant cette affirmation sur le net. Est-que quelqu’un aurait une explication?
De nos jours, l’Art déco fait un retour, mais dans une interprétation bien moderne. Comment est appelée cette mouvance ?
Rétro déco
Déco nouveau
Art nouveau
Déco nordique
Réponse:
Rétro déco
C’est ainsi qu’on désigne les réalisations récentes qui s’inspirent de l’Art déco. À Montréal, mentionnons notamment l’hôtel-boutique Honeyrose, ainsi que le café Le 9e, situé au rez-de-chaussée du Centre Eaton, dans le bâtiment où se trouve le restaurant du même nom.
Billet de blogue Carle Bernier-Genest sur Moshe Safdie
Il y a 60 ans se terminait une construction qui allait propulser son architecte, et Montréal, sur le devant de la scène internationale : Habitat 67. Alors fraîchement diplômé de l’Université McGill, Moshe Safdie s’était fait proposé, par son directeur de thèse, de soumettre son projet d’habitations modulaires aux organisateurs de l’Exposition universelle de 1967. Le reste est entré dans l’histoire!
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Il n’y a plus les cabanes dans l’arbre de notre jeunesse
‘It feels like entering a folktale’: 10 of the world’s most spectacular tree houses
Treetop living is not just for kids. These architect-designed, “nest-like” dwellings – created in forests all over the world – are the ultimate sky-high retreats from urban living.
Today, the tree house has evolved into something new. “Since the late 1990s, architects have been rediscovering this ancient, seemingly whimsical typology – not for whimsy’s sake, but for sustainability, intimacy, and a renewed dialogue with nature,” writes Florian Seabeck in a new book, Modern Tree Houses, published by Taschen. The book showcases the creations of a new generation of environmentally-minded architects, whose contrasting approaches to treetop living are united by a shared desire to reconnect with the natural world.
According to Seabeck, tree houses are “at once symbols of escape and agents of return – part childhood daydream, part ecological manifesto… There’s something about rising above the ground – however slightly – that shifts our perspective. In a world engineered for more, they quietly offer less – and, in doing so, suggest it might be enough.” Here are 10 modern tree houses from the book.
Pour ceux qui sont sur FB ou autre réseau social, j’espère que vous êtes abonnés à Kollectif. C’est une véritable pépite d’or pour tout ce qui se fait dans le domaine. Un exemple du genre de projet en sol québécois qu’ils diffusent et qui restent difficile à connaître si on a pas un intérêt pour la chose:
La résidence étudiante comprend 38 logements avec espaces de vie communautaires. Accueillant étudiant·e·s adultes et jeunes parents avec leurs familles, elle constitue le premier édifice d’un futur campus d’enseignement développé par la commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq pour desservir 14 villages nordiques.
Trois ailes principales se déploient autour d’un noyau central comprenant le hall d’entrée et un escalier circulaire, facilitant la circulation active entre les espaces communs et les logements situés à l’étage. Depuis l’entrée principale, traversante entre les façades nord et sud, un parcours animé par des œuvres d’artistes du Nunavik ponctue les espaces communautaires. Les résident·e·s ont accès à des salles d’activités aménagées sur différents niveaux ainsi qu’un grand salon commun offrant une vue privilégiée sur le village et le fleuve Koksoak. À l’extérieur, une rampe au tracé ludique mène à une cour de jeux adaptée aux petits et grands.
Construit sur des pieux ancrés au roc, le bâtiment flotte au-dessus du cap rocheux pour permettre la libre circulation du vent et limiter l’accumulation de neige à son pourtour. Les façades sont revêtues de panneaux métalliques verticaux dont le rythme, les couleurs et les réflexions dialoguent avec le ciel et les paysages nordiques.
Ancrée dans sa communauté, la résidence étudiante marque une étape essentielle vers un accès élargi à des études postsecondaires mieux adaptées aux besoins et réalités culturelles et sociales des étudiant·e·s et familles inuites.
Une exposition rend hommage au travail de 16 architectes québécoises et met en lumière leur contribution essentielle à l’architecture contemporaine. Après sa présentation au Centre de design de l’UQAM, à Montréal, au printemps 2025, Femmes architectes du changement poursuit son parcours à la salle Jean-Marie-Roy de l’École d’architecture de l’Université Laval, à Québec.
L’exposition est issue d’un projet conçu par le Musée des arts et d’architecture du XXIe siècle à Rome, qui présentait en 2021 le travail de femmes architectes italiennes et étrangères. Un volet itinérant a ensuite circulé notamment à Berlin, à Doha, puis au Canada à l’automne 2024. D’abord présentée à Toronto avec un ajout ontarien, l’exposition s’est installée à Montréal, où une importante section québécoise a été développée sous le commissariat de Louise Pelletier. Elle s’est, depuis, déplacée à Québec.
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