Arboriculture et foresterie urbaine

Oh non, il ne faut pas me partir là-dessus :sweat_smile:

Pour moi, il y a très peu de mauvaises plantes, mais l’orme de Sibérie en fait partie. C’est l’une des seule plante, avec l’érable à Giguère, que je trouve laide. Même des espèces très nuisibles comme le nerprun cathartique peuvent être assez belles.

Le deuxième orme me semble un autre excellent exemple de pourquoi je déteste cet arbre. N’étant pas indigènes, ils vieillissent très mal, ont toujours l’air malades et frêles, l’écorce est rarement belle et possède souvent des défauts comme ici, les feuilles sont si petites qu’elles ne procurent pas une belle ombre, la croissance rapide signifie aussi que l’arbre est très sensible aux vents violents / neiges lourdes / verglas. Sa couronne a toujours un air un peu bizarre, notamment à cause des bris tout au long de sa vie. Et en plus de tout ça, c’est une espèce exotique envahissante qui, dans nos milieux naturels urbains, est signe d’appauvrissement des écosystèmes et de perte de la biodiversité.

Par exemple, dans le plan maitre forestier du parc Jean-Drapeau :

Fait à souligner, bien qu’exempts de ravageurs importants, l’orme de Sibérie et l’érable de Norvège se retrouvent en nombre important sur la liste des abattages. Ces espèces ont une durée de vie relativement courte, elles sont peu désirables à cause de leur grande capacité de propagation, deviennent envahissantes et nuisent à la santé et à la biodiversité de la forêt. Tout comme pour les victimes d’infestation grave, le plan maitre forestier recommandera l’arrêt de plantation de ces espèces et leur remplacement graduel au cours des programmes ultérieurs de plantation.

Au parc Jean-Drapeau, certains gestes d’aménagement ont aussi provoqué des conséquences pas toujours souhaitables. L’introduction de l’érable de Norvège et de l’orme de Sibérie, durant les années 1960 lors de l’aménagement du site de l’Expo 67, a entrainé son lot d’effets négatifs sur l’évolution des milieux naturels. Ces deux espèces, reconnues envahissantes, dominent la végétation de certains secteurs et menacent la régénération d’espèces indigènes

Par exemple sur Saint-Laurent, ça pourrait avoir l’air tellement plus beau avec une autre espèce, comme le tilleul. L’orme de Sibérie est à nos paysages urbain ce qu’un stationnement / station service / verrue sont à nos quartiers.

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