Ailleurs dans le monde - Politique et économie

La goutte de trop

La guerre en Iran pourrait être la goutte de pétrole qui fait déborder le vase de l’économie mondiale, déjà rempli à ras bord de problèmes.

Un blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran a toujours figuré parmi les plus grands risques géopolitiques – un cinquième du pétrole mondial y transite –, mais a aussi toujours été jugé improbable, car les États-Unis l’empêcheraient sûrement.

Or, nous voilà aux prises avec la plus importante perturbation de l’approvisionnement pétrolier de l’histoire. L’appel de l’Agence internationale de l’énergie au déstockage des réserves stratégiques n’apportera qu’un soulagement partiel.

L’hubris du président américain semble déculotté par le fanatisme des mollahs. Il présumait l’effondrement rapide du régime théocratique, mais même sous les ruines, celui-ci se révèle plus coriace que Trump, inquiet pour la majorité républicaine lors des élections de mi-mandat, en novembre.

Les Américains ne veulent plus d’aventures militaires qui s’enlisent et ragent devant un gallon d’essence en hausse moyenne de 23 % depuis le début du conflit, sciemment déclenché par Trump et son allié israélien, Benyamin Nétanyahou.

Amère ironie, pour déboucher le détroit, Trump réclame l’appui de pays qu’il agresse de maintes manières. Contrairement aux États-Unis, exportateurs nets de pétrole, l’Asie et l’Europe sont importatrices, mais sont pourtant réticentes à se rallier au président, avec une opinion publique hostile.

Enfin, dans le terrible gâchis de cette guerre, point aussi l’espoir que les autocraties iranienne et trumpienne en sortent toutes deux perdantes.

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Les marchés misaient sur une guerre éclair, mais elle tourne mal et la complaisance n’est plus de mise. Le prix du brut devra grimper plus haut pour forcer une destruction de la demande, à la hauteur de l’offre manquante.

PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE

« L’onde de choc du pétrole et du gaz se diffusera plus largement sur les prix par le canal du transport des marchandises et celui de l’urée, dérivée du gaz naturel, l’engrais le plus utilisé en agriculture », écrit Miville Tremblay.

L’économie mondiale risque une récession, même si elle opère avec relativement moins de pétrole que lors des crises des années 1970.

Plus l’embargo durera, plus il aggravera les fragilités existantes. Déjà, la croissance chancelle au Canada, mais aussi aux États-Unis et en Europe, en raison de la guerre commerciale livrée par Trump. En Chine, le gouvernement a réduit ses ambitions.

L’onde de choc du pétrole et du gaz se diffusera plus largement sur les prix par le canal du transport des marchandises et celui de l’urée, dérivée du gaz naturel, l’engrais le plus utilisé en agriculture.

Les banques centrales ont beau exclure le prix volatil de l’essence de leur mesure tendancielle de l’inflation, elles hésiteront à baisser leur taux directeur rapidement, après le trauma des hausses de prix post-COVID.

Face à une stagflation, elles devront choisir entre une baisse des taux qui stimule l’économie, mais alimente l’inflation, et une hausse des taux qui calme l’inflation, mais nuit à l’emploi. La tentation d’attendre sera forte.

Avec un endettement public à des niveaux records dans de nombreux pays, le marché obligataire exige des rendements plus élevés, malgré son statut de valeur refuge.

Ça ne va pas aider le marché chambranlant des prêts privés, qui a injecté des milliards dans l’intelligence artificielle pour construire ses centres de calcul énergivores. La hausse du gaz naturel qui génère l’électricité menace leur rentabilité.

Voilà bien des raisons pour déclencher une correction boursière, peut-être même un marché baissier, après de riches années.

Ces facteurs réunis inciteront les consommateurs à réduire leurs dépenses. Ils pèseront également sur les intentions d’investissement des entreprises, apeurées par l’incertitude.

Cette crise du pétrole fera des perdants – les consommateurs –, mais aussi des gagnants. À court terme, le Trésor albertain profitera du pactole, partagé avec les actionnaires américains des entreprises exploitant les sables bitumineux. Même chose pour celles qui extraient le pétrole et le gaz de schiste aux États-Unis. Le portrait est plus nuancé pour les grandes pétrolières mondiales, en raison de leurs intérêts menacés au Moyen-Orient.

Autre gagnant, la Russie, dont Trump vient d’alléger pour 30 jours les sanctions restreignant ses ventes de pétrole.

La stratégie de Mark Carney est de faire du Canada une superpuissance énergétique. Plusieurs voix invoquent le blocus du golfe Persique pour accélérer la construction d’oléoducs pour approvisionner l’Asie qui en dépend.

Il faudra convaincre les actionnaires des pétrolières, qui préfèrent les gros dividendes et les rachats d’actions aux investissements risqués dans un marché volatil. Ils savent que la crise sera terminée lorsqu’un nouveau pipeline entrera en marche.

D’ici là, l’Asie aura progressé dans les énergies renouvelables, rapides à déployer et qui réduisent sa dépendance envers le pétrole étranger. Grâce à la Chine, les panneaux solaires, les éoliennes et les batteries pour pallier leur intermittence sont meilleur marché que les autres modes de production d’électricité.

Lorsque l’Accord de Paris fut signé, il y a 10 ans, les véhicules électriques comptaient pour moins de 1 % des ventes mondiales. Ils dépassent aujourd’hui les 25 % et croissent rapidement. Il n’y a qu’en Amérique du Nord où plusieurs politiciens pensent encore que l’avenir appartient aux énergies fossiles. Quoique, même aux États-Unis, il se vend plus de thermopompes que de chaudières au gaz naturel.

La réduction des GES n’est plus l’argument vendeur. Les solutions renouvelables sont moins chères, rapides à installer et mettent les populations à l’abri des chocs géopolitiques.

Enfin, dans le terrible gâchis de cette guerre, point aussi l’espoir que les autocraties iranienne et trumpienne en sortent toutes deux perdantes.

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De Burkhard Mohr, caricaturiste d’Allemagne :

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Les marins en « sécurité relative » à bord des navires québécois dans le détroit d’Ormuz

Le Miena Desgagnés, un navire de transport de marchandises générales du groupe Desgagnés, est toujours coincé dans le golfe Persique, quelque trois semaines après la flambée des tensions au Moyen-Orient. (Photos d’archives)

Photo : Crédit : Facebook du groupe Desgagnés

Les équipages des navires du transporteur maritime québécois Desgagnés sont toujours ancrés dans le détroit d’Ormuz, au coeur de la crise qui sévit en Iran, mais les marins sont en « sécurité relative » et la stratégie pour pallier l’instabilité fait l’objet d’analyses perpétuelles, assure l’armateur dont le siège social est à Québec.

En tout, une trentaine de marins sont toujours coincés sur l’un ou l’autre des navires du groupe Desgagnés, dans le golf Persique, où la navigation est à l’arrêt depuis près de trois semaines, à la suite des attaque américaines et israéliennes qui ont mené à la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, puis à la riposte iranienne.

De ce nombre, trois marins sont des étudiants de l’Institut maritime du Québec (IMQ), des cadets qui accomplissent un stage en mer et qui font partie de la famille, assure Serge Le Guellec, conseiller principal du président du conseil et chef de la direction du groupe Desgagnés.

Ce sont des situations difficiles. L’équipage se serre les coudes. […] Nous, on doit réfléchir en termes d’une famille qui est à bord du bateau.

Une citation de Serge Le Guellec, conseiller principal du président du conseil et chef de la direction du groupe Desgagnés

Il faut toujours être prudent. Les installations portuaires ont tendance, c’est normal, à être près de centres névralgiques d’énergie et de transport qui pourraient être pris pour cibles. Alors, il est préférable dans les circonstances […] d’être à bord d’un navire qui est loin des côtes. C’est sûr que c’est une sécurité relative, indique Serge Le Guellec, au micro de l’émission Première heure.

Pour le moment, c’est préférable pour les marins d’être à bord d’un navire.

Une citation de Serge Le Guellec, conseiller principal du président du conseil et chef de la direction du groupe Desgagnés

Adapter la stratégie

Serge Le Guellec en est conscient : la situation est mouvante, très fluide, dit-il, et peut dégénérer rapidement, d’où le jonglage avec la stratégie qui ne doit pas rester statique. Il faut rester aux aguets de ce qui se passe, ajoute-t-il.

Deux navires du Groupe Desgagnés sont toujours coincés dans le détroit d’Ormuz, voie névralgique du commerce mondial d’hydrocarbures.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Rochette-Bériau

L’Iran pourrait-il éventuellement cibler des navires qui sont ancrés dans le détroit d’Ormuz? Aucun scénario n’est à écarter, assure le conseiller. C’est pour ça qu’il faut bien choisir les zones [d’ancrage], tranche Serge Le Guellec avec lucidité, précisant que ses marins sont amarrés du côté occidental du golf Persique, un peu plus loin de l’action je pense.

La suite

Le transporteur maritime n’a d’autre choix que d’envisager une prolongation du conflit.

“On pensait qu’on aurait un conflit qui se réglerait rapidement. […] On est obligés de se dire, à la troisième semaine, que ce scénario-là est tombé à l’eau. Ce n’est pas ça du tout. Et on voit très bien que c’est très difficile de convenir à l’international de ce qu’il faut mettre en œuvre pour être capable de rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai raisonnable. Et pour les marins, ça se traduit par des délais additionnels”, convient-il.

La Presse

11 h 36

Donald Trump assure que les États-Unis « n’ont pas besoin d’aide »

Dans une publication sur son réseau social, le président américain admet que la plupart des « “alliés” de l’OTAN » ont informé les États-Unis qu’ils ne s’impliqueraient pas au Moyen-Orient.

Cela prouve, selon lui, que l’OTAN est « une voie à sens unique », où les États-Unis protègent les autres nations, sans bénéficier d’une aide en retour. Rappelons que l’article 5 de la Charte atlantique, qui stipule que les États membres de l’OTAN se portent à la défense d’un autre attaqué, n’a été invoqué qu’une seule fois, après les attaques terroristes du 11-septembre 2001.

À la fin de son message, M. Trump assure que les États-Unis ont « BESOIN DE L’AIDE DE PERSONNE » quelques jours après avoir émis le souhait que d’autres pays, comme les alliés de l’OTAN et la Chine, aident les États-Unis à débloquer le détroit d’Ormuz.

Il y aura un débat à la mairie de Paris demain 15h au Québec sur BFM TV

Paris risque de virer à droite à cause de l’entêtement d’Emmanuel Grégoire à ne pas tendre la main à LFI :melting_face:

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à Toulouse LFI et PS se diviserait la job en 2. Le candidat LFI comme maire de la ville et celui du PS comme président de Toulouse Métropole incluant les grands projets, la négociation avec la région et le transport en commun. La présidente socialiste de la région ne veut savoir ni de LFI ni de l’entente apparemment. Mais le maire a beau être au centre-droit il construit quand même une super ligne de métro bien meilleure que certains projets des villes de gauche.

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Chronique d’Yves Boisvert à la suite de la démission de Joe Kent de son poste de directeur du Centre national antiterroriste des États-Unis.

Parti républicain | Des craques dans la base

En temps normal, mais peut-être n’existe-t-il pas de « temps normaux », alors je reprends : une autre année, la démission de Joe Kent aurait indiqué que le bon sens gagnait un peu de terrain dans l’administration Trump.

Kent, un ancien militaire d’élite nommé directeur du Centre national antiterroriste, est un adepte de théories du complot. Notamment celle voulant que le FBI soit le réel responsable de l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.

Ses commentaires voulant que les États-Unis aient attaqué l’Iran sous la pression d’Israël et du « lobby juif » américain seraient d’autant plus sujet à caution qu’il a flirté avec des milieux antisémites.

Sauf que son analyse de la dangerosité de l’Iran est également celle de la plupart des alliés historiques des États-Unis – je précise « historiques », parce qu’on ne sait plus qui est réellement un allié aux yeux de Donald Trump.

Le Guardian a révélé mardi qu’un émissaire du gouvernement britannique aux négociations entre l’Iran et les États-Unis était d’avis qu’un accord sur le nucléaire était possible. Une rencontre devait avoir lieu le 2 mars.
[…]

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Dans cet article on peut par ailleurs constater le haut niveau de disfonctionnement du gouvernement Trump.

Joe Kent n’aurait pas été autorisé à faire part à Donald Trump de ses inquiétudes

(…)

Tandis que les hostilités au M-O s’intensifient avec des dommages considérables aux installations pétrolières, ce qui risquent de rendre l’approvisionnement à la source encore plus difficile, en sus du passage du Détroit d’Ormuz.

L’Iran riposte à une frappe israélienne en ciblant des raffineries du Golfe

(…)

Ainsi à chaque jour la résolution du conflit se complique et les conséquences économiques pèseront très lourd sur l’ensemble de l’économie mondiale. Tout ça pour un président américain inapte à gouverner…

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texte de l’AFP publié sur le site du Devoir

En janvier, au plus fort des tensions avec les États-Unis autour du Groenland, le Danemark s’est préparé, en coordination avec ses alliés, à répondre à une invasion de son territoire autonome, affirme jeudi la radio-télévision publique danoise, DR.

DR a consulté l’ordre d’opération du 13 janvier 2026 qui sert de base au déploiement des forces danoises. Il décrit une opération organisant la défense du Groenland, définie juste après l’opération américaine au Venezuela.

Sous couvert de l’exercice « Arctic Endurance » entre alliés de l’OTAN, un régiment et des forces spéciales danoises, des chasseurs alpins français et des soldats allemands et suédois notamment avaient été envoyés au Groenland.

Ce n’était pas un exercice mais du sérieux, a affirmé à DR une autre source anonyme.
[…]

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Suite à cet article, on peut affirmer que Trump a vraiment détruit la confiance des alliés envers les USA. Un dommage important dans les relations internationales, de la défense, comme des affaires, notamment entre membres de l’OTAN, mais pas seulement. Il faudra certainement beaucoup de temps pour la rétablir (peut-être jamais), longtemps après le départ de Trump. Ce qui correspond à un véritable affaiblissement général du bloc Europe-Asie-Amérique face à leurs ennemis communs.

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Très serré à la mairie de Paris. Le gagnant obtient 25% des sièges en bonus donc la liste gagnante va assurément gouverner.

Finalement, les “Alliés” s’engagent à aider à sécuriser le détroit d’Ormuz dans le cadre du conflit Iran/États-Unis/Israël, mais pas à n’importe quel prix:

Transport maritime


Le Canada et six alliés se disent prêts à agir pour rouvrir le détroit d’Ormuz

Les pays ne précisent pas comment ils comptent apporter leur aide.

Publié hier à 16h55 Mis à jour hier à 20h59

Le premier ministre Mark Carney s’est joint aux alliés du Canada dans une déclaration commune exprimant leur volonté de contribuer aux efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, tandis que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran dure depuis plus de deux semaines.

M. Carney a appuyé la déclaration commune jeudi, peu après sa publication par le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon.

« Nous sommes prêts à contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit. Nous saluons l’engagement des pays qui participent à la phase préparatoire », indique la déclaration commune.

La déclaration ne précise pas comment ils comptent apporter leur aide, bien que le ministre de la Défense, David McGuinty, a affirmé que le Canada réfléchissait à la possibilité d’aider les voisins de l’Iran s’ils sollicitaient l’aide de l’OTAN.

Ces déclarations interviennent alors que la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a indiqué à La Presse canadienne qu’elle présenterait à ses homologues du G7, à Paris la semaine prochaine, des pistes diplomatiques possibles pour mettre fin à la guerre.

Message du PM du Canada:

Déclaration commune des dirigeants du Canada, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas et du Japon concernant le détroit d’Ormuz

Main Content

19 mars 2026

Ottawa (Ontario)

Nous condamnons avec la plus grande fermeté les récentes attaques menées par l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre des infrastructures civiles, notamment des installations pétrolières et gazières, ainsi que la fermeture de fait du détroit d’Ormuz par les forces iraniennes.

Nous exprimons notre profonde préoccupation face à l’escalade du conflit. Nous appelons l’Iran à cesser immédiatement ses menaces, ses opérations de minage, ses attaques de drones et de missiles ainsi que toute autre tentative de bloquer le détroit à la navigation commerciale, et à se conformer à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

La liberté de navigation est un principe fondamental du droit international, notamment en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Les conséquences des actions de l’Iran se feront sentir partout dans le monde, en particulier pour les plus vulnérables.

Conformément à la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations Unies, nous soulignons que de telles ingérences dans le transport maritime international et la perturbation des chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales. À cet égard, nous appelons à un moratoire immédiat et complet sur les attaques visant les infrastructures civiles, y compris les installations pétrolières et gazières.

Nous sommes prêts à contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit. Nous saluons l’engagement des pays qui participent à la phase préparatoire.

Nous saluons la décision de l’Agence internationale de l’énergie d’autoriser la libération coordonnée des réserves stratégiques de pétrole. Nous prendrons d’autres mesures pour stabiliser les marchés de l’énergie, y compris en travaillant avec certains pays producteurs afin d’augmenter la production.

Nous travaillerons également à apporter notre soutien aux pays les plus touchés, notamment par l’intermédiaire des Nations Unies et des institutions financières internationales.

La sécurité maritime et la liberté de navigation profitent à tous les pays. Nous appelons tous les États à respecter le droit international et à défendre les principes fondamentaux de la prospérité et de la sécurité internationales.

Tellement incroyable mais vrai…

Donald Trump s’en va-t’en guerre

Il a fait kidnapper le président du Venezuela. Il rêve d’annexer le Groenland, le Canada et le Panama. Il impose des tarifs douaniers à tort et à travers. Et le voilà lancé dans une guerre contre l’Iran qui s’étend à plusieurs pays du Moyen-Orient. Jusqu’où ira Donald Trump dans ses ambitions de maître du monde?

Résumé

Avant, Donald Trump dénonçait les guerres «sans fin» du passé. Il se décrivait comme le «grand pacificateur». «Je ne commencerai pas les guerres. Je vais y mettre fin», promettait l’apôtre de la paix, au soir de sa victoire électorale, le 5 novembre 2024. (1)

Aujourd’hui, le roi Donald s’est retourné comme un gant. Il assure que l’armée des États-Unis dispose d’un arsenal «illimité». Mieux, qu’elle peut faire la guerre pour «toujours»! (2) Grisé par l’odeur de la poudre, il parle de bombarder les terminaux pétroliers de l’Iran «juste pour le plaisir». (3)



«[Les dirigeants iraniens] tuent des gens innocents à travers le monde depuis 47 ans, écrit-il. Maintenant, en tant que 47e président des États-Unis, je les tue. C’est un très grand honneur de le faire.»

Le monde change. Tout change. À l’exception d’une chose. Donald Trump semble immunisé contre le ridicule.

Signe des temps, les farceurs rebaptisent son domaine de «Mar-a-Lago» du nom de «War-a-Lago». Et la boutique Trump en ligne prend aussi un virage guerrier. Elle propose un drapeau qui montre le président en Rambo. Et un autre sur lequel il apparaît debout sur un tank en mouvement. Du «tank surfing»!

Donald Trump en Rambo (Tirée du site Trump 2024 Store)

Plus kitsch, tu te transformes en dé en minou parfumé avec une lotion à l’odeur sapin mélangée avec du désinfectant médical…

Le grand poulailler présidentiel

Donald Trump se contredit sans arrêt. C’est le privilège des rois. Reste que, depuis le déclenchement des hostilités avec l’Iran, il se surpasse. Il ressemble à un entraîneur de hockey qui essaye de modifier la dimension des buts, en fonction du pointage.

Les jours pairs, le président déclare que l’objectif consiste à renverser le régime des ayatollahs. Les jours impairs, il affirme que la guerre vise à détruire les installations nucléaires du pays. En oubliant qu’il répétait depuis des mois que ces installations avaient été anéanties! (4)

La confusion règne. (5) Le 11 mars, lors d’une assemblée politique dans le Kentucky, le président crie victoire. «Nous avons gagné,» s’exclame-t-il. La guerre est finie! Champagne? Non! Attendez! Au même moment, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, assure que la guerre ne fait que commencer.

Pour justifier le conflit, le conseiller Steven Witkoff assure que l’Iran était «à une semaine» d’avoir le matériel nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. (6) Une affirmation aussitôt contredite par Marco Rubio, le secrétaire d’État. (7)



Un homme passe devant des bâtiments détruits après des frappes aériennes dans le centre de Téhéran, le 4 mars dernier. (-/Agence France-Presse)

Existe-t-il une stratégie derrière le chaos? Un plan génial derrière le brouillard de la guerre? Possible. Pour l’instant, l’administration Trump ressemble à un poulailler en détresse, avec des volailles qui caquètent et qui sautillent dans tous les sens.

Un milliard par jour

Ivre de pouvoir, le président a pris l’habitude de s’autoriser toutes les fantaisies. Si cela lui chante, il déclare que c’est l’Ukraine qui a déclenché la guerre avec la Russie. Ou il partage une vidéo dans laquelle la bande de Gaza devient une station balnéaire de luxe.

Selon son inspiration du moment, le maître du monde réinvente l’économie. Ou les mathématiques. Le mois dernier, il a décidé que ses tarifs douaniers allaient générer 6000 milliards de revenus au cours de la prochaine décennie. 22 fois plus que les prévisions officielles! (8)

Jusqu’ici, tout semblait réussir à Donald Trump. En janvier, il avait fait enlever le président du Venezuela pour le traduire devant la justice. Un coup fumant. Le «grand pacificateur» ne touchait plus terre. Il confiait même au New York Times qu’il ne voyait plus «aucune limite» à son pouvoir sur la scène mondiale. Sauf sa «conscience». (9)

Soudain, le prolongement de la guerre en Iran met l’univers parallèle du président à rude épreuve. Elle constitue une rude confrontation avec la réalité. Au début, le président voulait même avoir son mot à dire dans la nomination du nouveau président iranien!



Un employé met à jour le prix de l’essence dans une station-service de Rio de Janeiro, jeudi dernier. (Bruna Prado/AP)

La guerre n’est pas populaire. À cause d’elle, les prix du carburant augmentent. De plus, elle coûte environ 900 millions par jour au Trésor américain. (10) Selon les derniers sondages, 56 % des Américains s’opposent aux attaques contre l’Iran. (11)

Durant les cinq premiers jours de l’opération «Furie épique», les États-Unis ont tiré 400 missiles Tomahawk. Sachant que ces bijoux valent chacun 3,8 millions, la facture atteignait déjà 1,5 milliard…

Une nouvelle jeunesse pour la guerre

Quand il s’agit de vendre la guerre, la Maison-Blanche déborde d’imagination. Quitte à mélanger la mort et le divertissement. La réalité et la fiction. Dans une série de vidéos partagées sur les médias sociaux, elle associe les images de vrais bombardements avec celles de jeux comme Call of Duty ou Grand Theft Auto. (12)

Même le personnage de dessin animé Bob l’éponge est mis à contribution! «Vous voulez me voir le refaire?» demande l’ami Bob, après une série d’explosions. (13)

Will not stop until the objectives are met.

Unrelenting. Unapologetic. :repeat_button: pic.twitter.com/iM9fqjn1zc

— The White House (@WhiteHouse) March 5, 2026

La vidéo «Justice the American Way» utilise des séquences de films comme Superman, Top Gun et Transformer. Le petit chef-d’œuvre de propagande se termine par la phrase culte du jeu vidéo Mortal Kombat. «Flawless Victory» [Victoire sans faute].

Quelques artistes se sont émus que l’on récupère leur travail pour mousser la «vraie» violence. Mais qui les écoute? Un acteur de films ultra-violents qui n’aime pas être associé à la guerre, ça étonne. Ça détonne. Est-ce comme un pilote de Formule 1 qui s’inquiéterait de la pollution causée par les moteurs à essence?

Grâce à la manipulation des images, la guerre rajeunit. Elle paraît cool. Et pendant que les bombes pleuvent sur Téhéran, Donald Trump diffuse un montage de lui-même déguisé en caïd, avec des lunettes fumées. «Le président le plus dur à cuire de tous les temps», peut-on y lire. (14)

Vérification faite, le président n’utilise pas encore les images qui montrent Jésus penché sur son épaule, dans le Bureau ovale. Il ferait mieux de se dépêcher. Des petits débrouillards en ont déjà tiré un t-shirt!

Où sont passées les Nations Unies?

De grâce, ne cherchez pas le droit international. Encore moins les Nations Unies. Dans l’univers Trump, les États-Unis ont autant besoin de l’ONU qu’un poisson peut avoir besoin d’un vélo. «Le temps n’est plus aux mondanités. Le monde est dirigé par la force», résume Steven Miller, le chef de cabinet adjoint. (15)



Depuis un an, les États-Unis ont quitté 66 organisations internationales, publiques ou privées. (16) En janvier, ils ont claqué la porte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À la fin de l’année, ils abandonneront l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

L’administration Trump a mis la hache dans la diplomatie. (17). Des dizaines d’ambassadeurs ont été rappelés. La plupart n’ont pas été remplacés.

Au moment où le Moyen-Orient s’embrase, les États-Unis n’ont pas d’ambassadeur en titre dans des pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, l’Irak, la Syrie, l’Égypte et les Émirats arabes unis.

Le président se méfie des diplomates de carrière, ces intellos paralysés par les bonnes manières. Quand il nomme un ambassadeur, il préfère choisir un parent, un copain ou un grand bailleur de fonds de ses campagnes électorales.

Surnommés les mini-Trump, ceux-là défendent leur «patron» à la vie à la mort. La nouvelle ambassadrice au Luxembourg, Stacey Feinberg, constitue un modèle du genre. Madame décrit Donald Trump «comme le plus grand président depuis George Washington». (18)

In Trump We Trust!

Pendant ce temps, le culte de Donald Trump bat son plein à travers les États-Unis. Le visage du président bien-aimé apparaît un peu partout. (19) Sur les façades de grands édifices à Washington. Sur le laissez-passer annuel des parcs nationaux. Sur un projet de pièce de monnaie-souvenir pour le 250e anniversaire du pays.

Incroyable, mais vrai, le visage de Donald Trump pourrait être gravé sur les deux faces! Pile, c’est lui! Face, c’est encore lui! Il gagne à tous les coups! (20)

La liste des choses baptisées ou rebaptisées en l’honneur du grand homme ne cesse de s’allonger. Le Centre national des arts* de Washington. (21) Une nouvelle classe de navires lance-missiles. Peut-être même le Washington Dulles International Airport? (22)

Un portrait géant de Donald Trump est accroché au siège du ministère du Travail à Washington. (J. Scott Applewhite/Archives AP)

Jusqu’où ira l’idolâtrie? Au cours des dernières semaines, le président a développé une obsession pour les souliers de la marque Florsheim. Il en donne à tout le monde. Toujours de couleur noire, cela va de soi. Monsieur interdit le port de chaussures brunes avec un complet sombre…

Soudain, les hommes de l’entourage du président se croient obligés de chausser des Florsheim. «Tous les gars en portent, a confié une conseillère de la Maison-Blanche, sous le couvert de l’anonymat. C’est un peu l’hystérie, parce qu’ils ont peur d’être surpris avec autre chose dans les pieds!» (23)

Tous derrière Don Collossus?

L’humeur présidentielle tourne à l’orage. La guerre accapare presque la moitié de l’aviation américaine. Le tiers de sa flotte de guerre. Sans que l’on puisse entrevoir une fin rapide. Furieux, le président dénonce le «défaitisme» des médias. Il voudrait que certains critiques soient accusés de «trahison».

Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, adore jouer le macho Man. Pourtant, même le très belliqueux secrétaire ne se risque plus à prédire la durée des combats. «Vous pouvez dire quatre semaines, mais cela pourrait être six, huit, ou trois, a-t-il expliqué. (24)



Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, suit le président Donald Trump pour monter à bord d’Air Force One, le 18 mars dernier. (Julia Demaree Nikhinson/Archives AP)

La combativité de l’armée iranienne a surpris le haut commandement américain. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué. Mais les appels à la révolte tombent à plat. Le peuple iranien terrorisé essaye de survivre. Faudra-t-il détruire l’Iran pour le sauver?

Le blocage du détroit d’Ormuz fait mal à l’économie mondiale. La guerre s’étend à plusieurs pays du Moyen-Orient. Mais les alliés traditionnels des États-Unis ne sont pas pressés de voler à la rescousse. (24) Faut-il s’en étonner? Il y a un mois, Donald Trump menaçait de s’emparer du Groenland! Un territoire qui fait partie du Danemark, un pays européen et un membre de l’OTAN.

Ça ne fait rien. La fête continue. Un groupe d’investisseurs du domaine des cryptomonnaies a recueilli 360 000 $ pour forger une statue en bronze du président, baptisée le «Don Colossus».

Entièrement recouverte de feuilles d’or, l’œuvre mesure 4,5 mètres. Deux fois et demie la taille de son illustre modèle.

Pour l’instant, l’installation du Don Colossus est retardée. Des problèmes mineurs. Ne vous inquiétez pas. Promis, juré, il sera bientôt installé sur le complexe de golf Trump de Doral, en Floride. Juste à temps pour la victoire finale? (26)

Épilogue: le problème avec les blagues politiques

En janvier 2016, Donald Trump avait déclaré qu’il pourrait abattre quelqu’un, en pleine rue, sans perdre un seul électeur. (27) À l’époque, le monde entier rigolait. Une blague de mauvais goût. Une de plus.

Quelle importance, puisque personne ne croyait que le candidat Trump avait la moindre chance d’être élu président des États-Unis?

Dix ans ont passé. Aujourd’hui, le monde rit un peu jaune. Le problème avec les blagues politiques, c’est qu’elles finissent par se faire élire.

Ce qui n’empêche pas de conclure avec une blague très ancienne, adaptée aux réalités du jour.

«Il était une fois un espion américain et un espion russe qui prenaient un verre dans un bar.

L’Américain commence.

— Je dois admettre que je suis impressionné par votre propagande. Vous réussissez toujours à manipuler l’opinion.



— Merci beaucoup, répond le Russe. Nous faisons de notre mieux. Mais nos résultats ne sont rien comparés à la propagande américaine. Chez vous, une partie de l’opinion publique croit tout ce que raconte le président. Les yeux fermés. Sans voir les ficelles qui dépassent.

L’espion américain dépose son verre. Il fronce les sourcils.

— Mon ami, il doit y avoir une erreur. Il n’y a pas de propagande aux États-Unis.

Le Russe regarde l’Américain en souriant. Il ajoute: «C’est exactement là où je veux en venir.»

* Le John F. Kennedy Center for the Performing Arts est devenu le Donald J. Trump and John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts. Ou le Trump-Kennedy Center.

Notes:
(1) 15 Months Ago, Donald Trump Promised «I’m Not Going to Start Wars, I’m Going to Stop Wars», Vanity Fair, 28 février 2026.
(2) Trump Claims America Can Fight «Forever,» but Munitions Are Limited, Axios, 3 mars 2026.
(3) Trump Says US May Strike Iran’s Kharg Island Oil Export Hub «Just for Fun», The Guardian, 14 mars 2026.
(4) Iran Was Nowhere Close to a Nuclear Bomb, Experts Say, Scientific American, 11 mars 2026.
(5) The Trump Team’s Shifting Story on War with Iran, CNN.com, 2 mars 2026.
(6) Witkoff Warns Iran is «a Week Away» from «Bomb-Making Material» as Trump Weighs Action Fox News, 22 février 2026.
(7) Rubio: Iran Not Enriching Uranium Right Now, But They’re Trying To Get To The Point Where They Ultimately Can, Realclearpolitics.com, 26 février 2026.
(8) Trump’s Tariff Promises Don’t Add up. Here’s the Math, The Washington Post, 26 janvier 2026
(9) Two Hours, Scores of Questions, 23,000 Words: Our Interview With President Trump, The New York Times, 11 janvier 2026.
(10) Just one in four Americans say they back US strikes on Iran, Reuters/Ipsos poll finds, Reuters, 1er mars 2026.
(11) Iran War Cost Estimate Update: $11.3 Billion at Day 6, $16.5 Billion at Day 12, Center for Strategic & International Studies (CSIS), 13 mars 2026.
(12) Watch How the Trump Administration Is Selling the Iran War on TikTok, The Wall Street Journal, 13 mars 2026.
(13) The Meme War: Trump Sells Iran Conflict With Video Games, U.S. News and World Report, 16 mars 2026.
(14) «I’m the Most Badass President of All Time»: What Donald Trump Posts While Bombing Iran, Europe Today, 5 mars 2026.
(15) Stephen Miller Offers a Strongman’s View of the World, The New York Times, 6 janvier 2026.
(16) Wich Are the 66 Global Organisations, Associated Press, 8 janvier 2026.
(17) Trump and Rubio Dismantled U.S. diplomacy. It’s Making the Iran War Harder, Good Authority, 9 mars 2026.
(18) «Like Maga Disciples»: Meet the Trump Envoys Raising Eyebrows in Europe, The Guardian, 19 décembre 2025.
(19) Trump’s Face Will Replace Images of National Parks on Some Annual Passes, Environmental Group Sues to Stop Change, CNN.com, 11 décembre 2025.
(20) A Two-Headed Coin That Always Comes Up «Trump», The New York Times, 9 novembre 2025.
(21) TrumpRx: See the 43 Drugs Available on the Trump Administration’s New Discounted Drug Site, CBS News, 6 février 2026.
(22) Could Dulles Soon Be Renamed after Trump? President Holds Meeting on Makeover, Fox News, 26 février 2026.
(23) Trump Is Obsessed With These $145 Shoes—and Won’t Let Anyone Leave Without a Pair, The Wall Street Journal, 9 mars 2026.
(24) Secretary of War Pete Hegseth and Chairman of the Joint Chiefs of Staff Gen. Dan Caine Hold a Press Briefing, U.S. Department of War, 4 mars 2026.
(25) Trump Hits Out at Allies After Cool Response to Requests for Warships, The New York Times, 16 mars 2026.
(26) «Don Colossus,» a Golden Statue of President Trump, Waits for Its Home, The New York Times, 10 février 2026.
(27) Donald Trump: «I Could … Shoot Somebody, And I Wouldn’t Lose Any Voters», National Public Radio (NPR), 23 janvier 2016.
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Ce serait absolument inacceptable et encore une fois contraire au droit international. D’ailleurs le peuple cubain n’accepterait pas de se soumettre à un gouvernement agresseur. La communauté internationale devra réagir le cas échéant.

Cuba dit « se préparer » pour une éventuelle invasion américaine

(Washington) Cuba « se prépare » à une éventuelle invasion de l’armée américaine, mais assure que son gouvernement ne souhaite pas aggraver sa relation avec les États-Unis et Donald Trump, a assuré le vice-ministre cubain des Affaires étrangères dans un entretien diffusé dimanche.

« Notre armée est toujours prête », a déclaré Carlos Fernandez de Cossio sur la télévision américaine NBC. « De fait, elle se prépare ces jours-ci à la possibilité d’une agression militaire. En regardant ce qu’il se passe dans le monde, nous serions naïfs de ne pas le faire. »

« Mais nous espérons que cela n’arrivera pas. Nous ne voyons pas pourquoi ça arriverait, comment cela pourrait-il se justifier ? » s’est interrogé le ministre.

Cuba ne souhaite pas de conflit avec les États-Unis. Nous avons le besoin et le droit de nous protéger. Mais nous sommes prêts à nous asseoir pour discuter.

Carlos Fernandez de Cossio. vice-ministre cubain des Affaires étrangères

Washington, opposé au pouvoir communiste sur l’île depuis sa prise de pouvoir en 1959, a accentué en janvier sa pression économique en bloquant tout approvisionnement de l’île en hydrocarbures, juste après avoir renversé son principal allié, le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro.

En 1961, les États-Unis avaient échoué à renverser le régime de Fidel Castro lors de l’opération ratée de la Baie des Cochons.

Lundi, Donald Trump a dit « croire » qu’il « aura l’honneur de prendre Cuba », sans préciser exactement ses propos. Il a également parlé de « libérer » le pays.

Les autorités de l’île travaillaient dimanche matin à restaurer l’électricité après qu’une panne de courant nationale a encore frappé le pays samedi soir, la septième en près d’un an et demi.

Le vice-ministre, s’exprimant lors de cet entretien à NBC enregistré avant cette dernière coupure, assure que son gouvernement « agit de la manière la plus proactive possible pour faire face à la situation ».

« Nous espérons vraiment que le carburant parviendra à Cuba d’une façon ou d’une autre et que ce boycottage qu’imposent les États-Unis ne durera pas et ne pourra pas être maintenu indéfiniment », a-t-il déclaré.

Si la communauté internationale pouvait agir, elle l’aurait fait pour l’Ukraine… en 2014.

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La communauté internationale n’a pas réagi pour Gaza, ni pour le Venezuela, ni pour l’Iran, alors je ne prendrai pas de pari sur Cuba… Pour le peuple, on verra bien, mais on n’entend pas parler de grande révolte au Venezuela…

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La gauche reste en place à Paris - beaucoup moins serré que les sondages prédisaient

https://www.liberation.fr/politique/elections/en-direct-resultats-des-municipales-2026-a-paris-suivez-le-deuxieme-tour-dans-la-capitale-entre-gregoire-dati-et-chikirou-20260322_3YFVGW27ZRBWPAQVPH7JEZYE4A/

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Très Plante-coded :heart_eyes:

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Excellente nouvelle dans la même mouvance que Delanoë et Hidalgo qui ont tant fait pour la capitale française :+1:

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La promenade de la victoire :slight_smile:

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