Ailleurs dans le monde - Politique et économie

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On n’a pas besoin d’être complotiste pour voir ici le schéma de militarisation conçu par la Maison-Blanche. On déploie la Garde nationale dans plusieurs villes, sous divers prétextes : sécurité publique, entraves aux arrestations de migrants sans papiers, obstruction aux agents fédéraux…

L’idée est, au minimum, de créer assez de désordre pour justifier plus de répression et accuser les démocrates d’être responsables du désordre.

Ou, dans le scénario du pire, comme l’évoque David Frum1, de créer un état de crise artificiel, mais assez grave pour justifier le report des élections de mi-mandat dans des territoires politiquement défavorables aux républicains (ces sièges « démocrates » resteraient alors vacants).

Plus il y a de désordre, quelle qu’en soit la cause, mieux les républicains se portent.

Une chose est certaine : que ce soit par stratégie ou par instinct autoritaire (ou les deux), cette Maison-Blanche est en train de normaliser l’usage des militaires pour les fonctions de police.

Cela ne s’est jamais vu en temps de paix aux États-Unis. Mais très souvent dans les pseudo-démocraties et les dictatures, en Amérique latine et ailleurs…

(C’est exactement ce que j’affirmais lundi)

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Point de Vue

Deux prédateurs et une proie

13 août 2025 à 04h08

Le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine en juillet 2018. (BRENDAN SMIALOWSKI/Archives Agence France-Presse)

POINT DE VUE / Ce vendredi 15 août, Donald Trump et Vladimir Poutine vont se rencontrer pour planifier la fin de la guerre en Ukraine.


Il y a quelques mois, Trump a rencontré Zelensky afin de lui signifier que les dépenses militaires engagées par les États-Unis pour défendre l’Ukraine constituent une dette qui doit être remboursée par l’accès américain aux terres rares et autres minéraux du pays. Trump se pense déjà en partie propriétaire du pays.


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Pour sa part, tout ce que Poutine veut, c’est mettre la patte sur la plus grande partie possible de l’Ukraine et avoir des garanties que ce pays ne sera jamais membre de l’OTAN. Voilà une situation qui ne convient pas du tout à l’Europe.



De toute évidence, les deux prédateurs n’ont aucun intérêt à ce que Zelensky ou des représentants de l’Europe soient présents au moment où ils vont établir leur plan afin de dépouiller l’Ukraine et se partager le butin.

En plus de vouloir s’approprier les richesses minières de l’Ukraine, la démarche de Trump vise à faire croire à la face du monde que c’est lui qui aura mis fin à cette guerre, afin de s’élever au rang des grands qui méritent un Nobel.

La remise à Trump d’un prix Nobel pour la paix serait une insulte à la face même de l’institution Nobel, car Trump ne possède pas l’ombre d’un gramme d’altruisme.

Parallèlement à cela, on sait que Poutine est visé par un mandat d’arrêt du Tribunal pénal international pour des crimes de guerre présumés en Ukraine.

C’est pourquoi Trump recevra Poutine en territoire américain afin que son ami ne soit pas arrêté.

Ainsi, il démontre une fois de plus qu’il n’a rien à faire des règles internationales.

- Raymond Martel, Québec

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Il faut dire que la stabilité de la coalition du gouvernement israélien, tient dans les mains d’une frange extrémiste de droite ultra religieuse qui refuse tout compromis.

Mais ce que rappellent Irwin Cotler et les plus de 5000 autres signataires juifs de cette lettre percutante envers les extrémistes israéliens, c’est qu’au-delà de la propagande qui vise à étouffer toute critique d’Israël, une des vérités de notre époque est que le gouvernement israélien massacre actuellement des civils pour détruire un monstre, le Hamas.

Bien sûr, les derniers mots que je viens d’écrire rappellent la citation cliché de Nietzsche : « Celui qui lutte contre des monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même… »

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« L’une des performances les plus honteuses d’un président américain de mémoire d’homme. »
Ça, c’est ce que le très respectable sénateur républicain John McCain avait dit, à l’été 2018, à l’issue d’une conférence de presse de Donald Trump et Vladimir Poutine lors de leur premier sommet.

Ce que Vladimir Poutine sait très certainement, aussi, c’est que la dynamique politique aux États-Unis a changé du tout au tout ces dernières années. Ainsi, même si Donald Trump devait offrir une performance « honteuse » en Alaska, aucun politicien républicain n’osera cette fois le lui reprocher.

Même s’il facilitait des accords de paix entre la Russie et l’Ukraine, le bilan de Trump serait analysé au-delà des ententes signées. « Si le Comité le lui donnait, j’ai l’impression que ça dévaloriserait ce que représente le prix », dit Mme Oates, citant ses actions pour « miner la Constitution et détruire les droits des Américains ».

Ses chances de l’emporter sont « quasiment inexistantes », insiste-t-elle.

Une réalité que Trump et son équipe connaissent assurément, percevant le Comité comme le « cœur d’une tradition libérale idéaliste » qu’ils exècrent, souligne M. Krebs. « C’est une situation gagnant-gagnant pour lui, analyse-t-il. S’il le gagnait, il serait reconnu comme un pacificateur. S’il ne le gagne pas – ce qui est plus probable –, c’est parce qu’ils ont des valeurs contraires aux siennes, c’est essentiellement parce qu’ils sont trop “wokes”. »

Il des soldats dans les rues de la Californie et de Washington pour mettre sous silence des manifestations et il veut le Nobel de la Paix.

Petit à petit, Trump est en train de mettre à sa main tous les leviers de l’État, même ceux dont l’indépendance est cruciale pour la crédibilité du système et le bon fonctionnement de l’économie.

Pour gagner l’ultime bataille, Trump vient de nommer parmi les sept gouverneurs de la Réserve fédérale son conseiller économique Stephen Miran, qui ne croit pas, lui non plus, que les droits de douane sont inflationnistes.

Il est impossible que des républicains influents ne doutent pas des gestes économiques de Trump, au BLS ou ailleurs. Mais oseront-ils enfin s’opposer à Trump au Sénat pour empêcher ses nominations et décisions discutables ? Sinon, qui empêchera les États-Unis de verser dans la dictature ?

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Pour la première fois dans l’histoire, depuis la prise de pouvoir de Trump, les droits de l’homme aux USA sont en train de reculer rapidement et dramatiquement. Au point de commencer à ressembler aux pires dictatures dans le monde, entrainant dans leur sillage une marée de poursuites. Ce qui risquent de congestionner durement le système de justice au point de le paralyser complètement, invitant en conséquence le Pouvoir trumpiste à en abuser encore davantage.

N’y a-t-il dont plus personne de conscience dans le parti Républicain pour s’opposer aux exactions de plus en plus agressives du président et son gouvernement fantoche?

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Des gens de conscience, il en a. Des gens qui sont prêt à agir et à se tenir debout, il y en a très peu. Après tout, ils ont bien vu ce qui arrive à ceux qui osent critiquer le dictateur en chef.

Parmi les rares qui agissent, il y a les avocats du ministère de la justice. Dans leur cas, il n’ont pas vraiment le choix. Les avocats ont un devoir de candeur et honnêteté. De mentir, c’est de mettre en jeu leur licence et de jouer l’entièreté de leur carrière. La seule option qu’ils ont si ils veulent avoir une carrière après Trump, c’est de démissionner. Les autres vont presque certainement faire face a des sanctions sévère du barreau.

Face à toutes ces déclarations plus bas, j’en conclus que Trump fait définitivement partie du problème plutôt que de la solution. Ironiquement contrairement à tous les pays du monde, la Russie est épargnée des nouveaux droits de douanes…

Aucun accord trouvé

La suite du sommet n’a pas apporté plus de réponses. Il faut dire que peu de détails ont été divulgués à la suite de la rencontre de près de trois heures entre les délégations américaines et russes.

La conférence de presse conjointe entre MM. Trump et Poutine était presque cryptique, surtout que les deux hommes n’ont pas répondu aux questions des dizaines de journalistes internationaux qui se trouvaient sur place.

Les deux dirigeants ont qualifié leurs discussions de “constructives” et de "positives ", même si aucun accord crucial sur un cessez-le-feu en Ukraine n’a été trouvé. Quelques minutes plus tôt, le président Trump avait pourtant dit qu’il serait “très mécontent” si un tel accord n’est pas conclu à l’issue du sommet.

Là, le président Trump ne paraissait pas fidèle à lui-même. Au lieu de s’imposer face à son invité, comme il a l’habitude de le faire lorsqu’il reçoit des dirigeants étrangers dans le bureau ovale, Donald Trump a adopté une attitude maîtrisée, crispée même. Contrairement à ses habitudes, il a évité de répondre aux questions des journalistes qui ont été brièvement invités dans la salle où s’est tenu le sommet pour prendre des images.

Le président Trump a même quasiment chassé les journalistes de la pièce lorsque ces derniers ont commencé à poser des questions gênantes à Vladimir Poutine, qui feignait de ne pas comprendre. Des questions telles que : “Pourquoi le président Trump doit-il vous faire confiance?” ou encore “Allez-vous cesser de tuer des civils?”

De manière tout à fait incohérente, Trump punit l’Inde de droits de douane supplémentaires parce qu’elle achète le pétrole russe. Mais la Russie ? Rien à l’horizon.

Donald Trump ressort donc les mains vides de ce sommet. Tout ce qu’il peut annoncer, ce sont des discussions à venir avec l’OTAN, l’Europe et l’Ukraine, pour voir si les propositions russes leur sont acceptables.

En attendant le « deal » du génie négociateur, on a pu entendre Donald Trump déplorer les milliers de morts par semaine de cette guerre… tout en ajoutant que Poutine veut les empêcher « autant que moi ».

Comme légalisation morale des crimes de guerre, on ne fait pas mieux.

Poutine, qui en a vu d’autres, a donné raison à Trump : s’il avait été au pouvoir au lieu de Biden, jamais cette guerre n’aurait commencé. J’avais pourtant bien averti le président, a dit Poutine…

C’est évidemment faux, puisque cette invasion se préparait de longue main.

Un petit bout de phrase de Trump est probablement ce qu’il y a de plus important à retenir. Le président a dit qu’il allait appeler les alliés et que… « ce sera à eux de décider ».

Ça n’a rien de rassurant. Ça peut fort bien vouloir dire : écoutez, la guerre est perdue, voici ce que Poutine veut, si vous ne voulez pas, arrangez-vous avec lui.

Cela ressemble beaucoup à l’attitude de Trump vis-à-vis l’Ukraine et la Russie depuis le début.

Il se peut fort bien que cette guerre soit perdue pour l’Ukraine, surtout si le soutien américain vacille. Surtout si Trump normalise Poutine.

Mais vendredi en Alaska, ancienne possession russe vendue aux États-Unis en 1867, Donald Trump a beaucoup donné et rien reçu. Il a semblé désarmé face au maître du Kremlin.

Cela s’appelle en bon français se faire enfirouaper. Dans du vison soyeux de Sibérie, certes. Mais enfirouaper quand même.

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Rien de concret n’a transpiré de l’échange Trump-Poutine, n’est-il pas prématuré de porter un jugement? À moins que ce ne soit un langage diplomatique pour momentanément ménager les susceptibilités de Trump?

Trump n’a pas la compréhension, l’expertise, ni les compétences pour assurer une paix juste et durable à l’Ukraine. Au contraire son jugement est biaisé depuis le début et démontre un préjugé favorable qui récompenserait Poutine dans sa guerre d’agression purement impérialiste.

Un accord de paix impossible aux yeux de l’Ukraine, du monde et du droit international, quand le pays agressé doit faire toutes les concessions.

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Il y a une lueur d’espoir face à la solidarité qu’exprime les alliés européens. On verra bien ce qui en ressortira.

Quant à la réunion lundi à Washington, « notre volonté est de présenter un front uni entre Européens et Ukrainiens » et demander aux Américains « jusqu’à quel point » ils sont prêts à contribuer aux garanties de sécurité offertes à l’Ukraine dans un éventuel accord de paix, a expliqué le président français.

« Nous saluons la volonté du président Trump de fournir des garanties de sécurité à l’Ukraine, similaires à l’article 5 » de défense mutuelle de l’OTAN, avait déclaré plus tôt Ursula von der Leyen.

M. Zelensky a salué, lui aussi dimanche, la décision « historique » des États-Unis sur les garanties de sécurité.

En rentrant d’Alaska, M. Trump a évoqué une solution inspirée de l’article 5 de l’OTAN, en dehors toutefois du cadre de l’Alliance, considérée par Moscou comme une menace existentielle à ses frontières.

D’après la première ministre italienne, il s’agirait de définir une clause de sécurité collective qui permettrait à l’Ukraine d’obtenir le soutien « de tous ses partenaires, y compris des États-Unis », en cas de nouvelle attaque.

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https://www.journaldemontreal.com/2025/08/18/lukraine-victime-de-lamateurisme-de-trump

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La seule chose qui me surprend dans tout ça est que M. Trump n’a pas redonné l’Alaska aux Russes…

l a redit lundi qu’il ne fallait pas que la Russie soit « récompensée » pour avoir envahi son pays en février 2022.

Mais il en a aussi appelé à l’autorité du président américain, très sensible à ce genre de langage, en écrivant sur X : « Seule la force peut contraindre la Russie à la paix, et le président Trump dispose de cette force ».

Le président ukrainien a jugé que « le plus important » était d’évoquer de futures garanties de sécurité pour l’Ukraine.

« Je sais exactement ce que je fais »

Le président américain, qui n’a jamais désigné la Russie comme responsable du conflit, a lui écrit sur son réseau Truth Social que Volodymyr Zelensky « pouvait mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement s’il le voulait ».

L’Europe n’a pas l’intention de se faire imposer une paix honteuse et dangereuse dans le dos.

C’est pourquoi, surtout, tous les leaders européens ont parlé de « garanties de sécurité » de la part des États-Unis. Mais jusqu’ici, cela ressemble à une vente massive d’armes américaines financée par l’Europe. Trump n’a pas formellement exclu l’envoi de troupes sur le terrain, mais il n’en est certainement pas question dans son esprit, si l’on fait la somme de ses engagements.

Les leaders européens ont au moins réussi à rééquilibrer un peu le jeu à Washington entre la Russie impérialiste et l’Ukraine martyrisée. Et à faire valoir que la reddition n’est pas un traité de paix. Cette fois, Donald Trump n’a pas traité Zelensky de dictateur et de responsable de la guerre. Pour une très rare fois, on l’a vu au milieu d’une table multilatérale où il semblait respecter les autres nations. Il avait même l’air présidentiel.

« Les prochaines étapes seront les plus compliquées maintenant », a dit le chancelier Merz. En effet. Rien n’est réglé.

« Peut-être qu’on n’y arrivera pas », a dit Donald Trump, comme pour diminuer les attentes qu’il a lui-même gonflées.

Tout de même : jusque-là, les voix discordantes avaient été plutôt timides en Israël. Dans un sondage mené à la fin de juillet, 79 % des juifs israéliens avaient déclaré ne pas être préoccupés par les informations faisant état de la faim et des souffrances des habitants à Gaza. Une indifférence troublante au sein de cette nation qui sait mieux que toute autre nation où peut mener la déshumanisation d’une population.

Aujourd’hui, ni les Israéliens ni le reste du monde ne peuvent détourner le regard. Devant l’évidence, l’indicible souffrance, plus personne ne peut nier que, loin de mener une guerre juste contre le Hamas, le gouvernement israélien se livre à d’effroyables crimes de guerre à Gaza.

Enfermé dans une logique guerrière destructrice, le premier ministre Benyamin Nétanyahou n’a malheureusement aucune intention de s’arrêter. Coûte que coûte, il poursuit sa fuite en avant. Prochain désastre à venir : la prise de contrôle de la ville de Gaza. Officiellement, pour éradiquer ce qu’il reste du Hamas.

Maintenant, essayons de nous mettre à leur place, deux secondes. La bande de Gaza couvre un territoire de 365 km2, soit la superficie de la ville de Montréal. Nous sommes assiégés. Impossible de fuir. L’aide alimentaire entre au compte-goutte. Autour de nous, les gens crèvent de faim. Ou d’autre chose. On nous a déjà envoyé 100 000 tonnes d’explosifs sur la tête – plus que ce qu’ont reçu les villes de Londres, Dresde et Hambourg réunies pendant la Seconde Guerre mondiale !

L’ampleur de la destruction est inouïe : 70 % des infrastructures de la ville sont en ruine. Les hôpitaux et les gratte-ciels du centre-ville se sont effondrés depuis longtemps. La plupart d’entre nous ont été déplacés à plusieurs reprises. Cette fois, nous ne pourrons plus rentrer à la maison : notre quartier a été rasé au bulldozer. Le dernier bilan officiel fait état de 62 004 morts – mais il y en aurait bien davantage, selon une évaluation du journal médical The Lancet.

Pire, ils éliminent les journalistes locaux qui collaborent avec la presse étrangère en les accusant d’être des terroristes. Chaque fois, ils coupent un de nos derniers liens avec le reste du monde. Et ça, ce n’est pas une fake news.

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