Personnellement, ce qui me rend heureux dans tout ça, c’est que les dernières prévisions économiques pour le Canada prévoient une croissance économique (plus petite) malgré les tarifs de Trump. Alors que les États-Unis se rapprochent dangereusement d’une récession, notre économie continue d’être relativement robuste et démontre une certaine capacité à s’adapter.
Trump isole les USA de toutes les institutions internationales les plus nobles et les plus pacifiques du monde, par leur rejet pur et simple. De ce fait c’est le prestige même de l’Amérique qui en prend un coup solide aux yeux du monde. Un choix qui sème la honte parmi une majorité d’américains qui ne voient en rien la grandeur d’une Amérique tournée sur elle-même et devenue toute aussi dogmatique que paranoïaque.
WoW, le dernier épisode de South Park cible Trump et il est absolument sauvage. Absolument tout ce que les médias Américains n’osent pas dire est dit.
A few clips from the South Park episode were added to Youtube. Beware, theses are not safe for work.
Partout où il y a un tribunal, il y a un avocat. Nous sommes petits, mais nombreux et prêts à nous battre si nécessaire.
Karen C. Burgess, avocate spécialisée en litiges commerciaux à Austin, au Texas
Une poignée de grands cabinets se sont joints à la bataille. Cooley, un cabinet coté parmi les 100 meilleurs, représente Jenner & Block dans son procès contre le décret de Trump. Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan représente Harvard, une cible de prédilection de M. Trump dans son assaut contre les universités.
Le codirecteur du cabinet, William A. Burck, conseillait en matière d’éthique la Trump Organization. Après qu’il a accepté de représenter Harvard en avril, les fils Trump l’ont congédié.
« Les cabinets de petite et moyenne taille ont plus que comblé le vide », constate Norman Eisen, ancien responsable de l’éthique de l’administration Obama qui a fondé le Democracy Defenders Fund.
Cet OSBL a traité de nombreuses affaires très médiatisées mettant en cause l’administration, ce qui a incité Trump à inclure nommément M. Eisen dans un décret interdisant à divers cabinets « l’accès sans escorte aux bâtiments du gouvernement américain » et la consultation d’information classifiée.
1. Lisez « La Cour suprême limite le pouvoir des juges de bloquer les décrets de Trump »
Cet article a été publié dans le New York Times
On verra si Trump est sérieux et donne suite à cet ultimatum, lui qui a déjà trop ménagé Poutine en faisant son jeu depuis de début de son mandat.
Résumé
Le «pire scénario» de famine se confirme à Gaza
Par Sam Mednick, The Associated Press et Cara Anna, The Associated Press
29 juillet 2025 à 06h16
Yazan Abu Ful, un enfant de deux ans souffrant de malnutrition, pose pour une photo dans la maison familiale du camp de réfugiés de Shati, à Gaza, le 23 juillet 2025. (Jehad Alshrafi/Archives The Associated Press)
Le «pire scénario de famine» se déroule actuellement dans la bande de Gaza, a prévenu mardi l’autorité internationale de référence en matière de crises alimentaires dans une nouvelle alerte.
Cette alerte, qui ne constitue pas encore une déclaration officielle de famine, est publiée au milieu du tollé suscité par des images d’enfants émaciés à Gaza et à des informations faisant état de dizaines de décès liés à la famine après près de 22 mois de guerre.
La pression internationale a conduit Israël à annoncer ce week-end des mesures, notamment des pauses humanitaires quotidiennes dans les combats dans certaines parties de Gaza et des largages aériens.
Malgré tout, les Nations unies et les Palestiniens sur le terrain affirment que peu de choses ont changé et que des foules désespérées continuent de se précipiter sur les camions de livraison avant qu’ils n’atteignent leur destination.
Selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), Gaza était au bord de la famine depuis deux ans, mais les événements récents ont «considérablement aggravé» la situation, notamment en raison du «renforcement des blocus» imposés par Israël.
Une déclaration officielle de famine, qui est rare, nécessite des données que l’impossibilité d’accéder à Gaza et la mobilité réduite à l’intérieur de l’enclave ont largement empêchées. L’IPC n’a déclaré la famine que quelques fois: en Somalie en 2011, au Soudan du Sud en 2017 et 2020, et dans certaines parties de la région du Darfour au Soudan l’année dernière.
Mais des experts indépendants affirment qu’ils n’ont pas besoin d’une déclaration officielle pour savoir ce qu’ils constatent à Gaza.
«Tout comme un médecin de famille peut souvent diagnostiquer un patient qu’il connaît bien sur la base de symptômes visibles sans avoir à envoyer d’échantillons au laboratoire et à attendre les résultats, nous pouvons également interpréter les symptômes de Gaza. Il s’agit bien d’une famine», a tranché Alex de Waal, auteur de Mass Starvation: The History and Future of Famine et directeur de la World Peace Foundation, en entrevue avec l’Associated Press.
Guerre à Gaza: Donald Trump parle de «véritable famine» (France24/VideoElephant)
Ce qu’il faut pour déclarer une famine
Une région est classée en situation de famine lorsque les trois conditions suivantes sont réunies:
- Au moins 20 % des ménages souffrent d’une pénurie alimentaire extrême ou sont pratiquement affamés;
- Au moins 30 % des enfants âgés de six mois à cinq ans souffrent de malnutrition aiguë ou d’émaciation, ce qui signifie qu’ils sont trop maigres pour leur taille;
- Au moins deux personnes ou quatre enfants de moins de cinq ans sur 10 000 meurent chaque jour de faim ou des conséquences de la malnutrition et des maladies.
Le rapport se base sur les informations disponibles au 25 juillet et indique que la crise a atteint «un tournant alarmant».
Il souligne que les données montrent que le seuil de famine a été atteint en matière de consommation alimentaire dans la majeure partie de Gaza, qui se trouve à son niveau le plus bas depuis le début de la guerre, ainsi qu’en matière de malnutrition aiguë dans la ville de Gaza. Selon le rapport, près de 17 enfants sur 100 âgés de moins de cinq ans dans la ville de Gaza souffrent de malnutrition aiguë.
De plus en plus d’éléments témoignent d’une «famine généralisée».
Les services de santé essentiels et d’autres services ont cessé de fonctionner. Selon le Programme alimentaire mondial, une personne sur trois à Gaza est privée de nourriture pendant plusieurs jours d’affilée. Les hôpitaux signalent une augmentation rapide des décès liés à la faim chez les enfants de moins de cinq ans. La population de Gaza, qui compte plus de deux millions d’habitants, est confinée dans des zones de plus en plus exiguës.
La dernière analyse de l’IPC, publiée en mai, avertissait que Gaza risquait de sombrer dans la famine si Israël ne levait pas son blocus et ne mettait pas fin à sa campagne militaire.
Sa nouvelle alerte appelle à une action immédiate et à grande échelle.
«Si rien n’est fait maintenant, une grande partie de la bande de Gaza sera frappée par un nombre massif de décès», est-il écrit.
À quoi ressemblent les restrictions?
Israël a restreint les livraisons d’aide humanitaire à divers degrés tout au long de la guerre. En mars, le pays a interdit l’entrée de toutes les marchandises, y compris le carburant, la nourriture et les médicaments, afin de faire pression sur le Hamas pour qu’il libère les otages.
Israël a assoupli ces restrictions en mai, mais a également mis en place un nouveau système d’acheminement de l’aide soutenu par les États-Unis, qui a été marqué par le chaos et la violence.
De l’aide humanitaire est larguée aux Palestiniens au-dessus de la ville de Gaza, dans la bande de Gaza, le 28 juillet 2025. (Jehad Alshrafi/The Associated Press)
Les fournisseurs d’aide traditionnels, sous l’égide de l’ONU, affirment que les livraisons ont été entravées par les restrictions militaires israéliennes et les incidents de pillage, tandis que des criminels et des foules affamées se ruent sur les convois.
Alors qu’Israël affirme qu’il n’y a pas de limite au nombre de camions d’aide pouvant entrer à Gaza, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires estiment que même les dernières mesures humanitaires ne suffisent pas à lutter contre l’aggravation de la famine.
Dans un communiqué publié lundi, Médecins sans frontières a qualifié les nouveaux largages aériens d’inefficaces et de dangereux, affirmant qu’ils acheminent moins d’aide que les camions.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a soutenu que personne ne mourait de faim à Gaza et qu’Israël avait fourni suffisamment d’aide tout au long de la guerre, «sinon, il n’y aurait plus de Gazaouis».
L’armée israélienne a critiqué lundi ce qu’elle qualifie de «fausses allégations de famine à Gaza».
Le plus proche allié d’Israël semble désormais en désaccord. «Ces enfants ont l’air très affamés», a affirmé lundi le président américain Donald Trump à propos des images émanant de Gaza ces derniers jours.
La déclaration de M. Modi est intervenue après que Rahul Gandhi du parti d’opposition du Congrès a mis au défi le premier ministre de dire « au sein de Parlement que Donald Trump ment ».
Résumé
Finalement, Poutine n’est pas vraiment «l’ami» de Trump
Par Philippe Chabot, Le Soleil
31 juillet 2025 à 04h00
Le bombardement des villes ukrainiennes, et non des installations militaires, a poussé Donald Trump à dire qu’il en avait assez de son homologue russe, Vladimir Poutine. Une première en dix ans. (Susan Walsh/Archives The Associated Press)
Donald Trump disait pouvoir mettre fin à la guerre en Ukraine en seulement 24 heures. Six mois après son retour à la Maison-Blanche, le conflit fait toujours rage. Et plus le temps avance, plus la soi-disant bonne relation entre le président des États-Unis et Vladimir Poutine s’effrite.
«Les gens disent que Trump est un vieux con. Il est vieux, mais il n’est pas con», affirme Reneo Lukic, professeur de relations internationales au Département d’histoire de l’Université Laval.
Donald Trump est avant tout un homme d’affaires. Depuis qu’il est président, ce magnat de l’immobilier traite les négociations diplomatiques comme des transactions: je te donne quelque chose et tu me donnes quelque chose en retour.
Au départ, sa stratégie pour mettre fin à la guerre en Ukraine consistait à amadouer le président russe pour le convaincre de se retirer. D’autant plus qu’il se vantait d’entretenir de bonnes relations avec lui et affirmait pouvoir le joindre directement par téléphone.
«Trump pensait qu’en faisant des cadeaux à Poutine, ça pourrait l’amener à faire une concession. Il n’est pas naïf: il savait qu’il n’obtiendrait pas tout, mais il espérait quand même avoir quelque chose», dit M. Lukic.
Le professeur estime que le locataire de la Maison-Blanche cherchait à établir un compromis entre la Russie et l’Ukraine, semblable à la zone démilitarisée qui sépare la Corée du Sud et la Corée du Nord, où sont stationnés des soldats américains.
Un cessez-le-feu était sur la table de négociations, mais il n’intéressait pas vraiment Vladimir Poutine.
«La Russie prétend dire oui, mais a toujours dit non. C’est-à-dire, elle a toujours mis des conditions tellement extrêmes qui reviennent à dire à l’Ukraine de capituler», explique Dominique Arel, titulaire de la Chaire d’études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa.
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L’Ukraine, elle, était en quelque sorte écartée des négociations bilatérales avec les États-Unis, car elle n’avait rien à donner en échange. «“Vous n’avez aucune carte à jouer”: c’est ce que Trump a dit à Volodymyr Zelensky», indique Reneo Lukic.
Des pourparlers ont tout de même eu lieu entre Russes et Ukrainiens à Istanbul, sous la pression du président américain. Ils ont terminé, la semaine dernière, sur un accord d’échange de prisonniers et de soldats tués, mais toujours pas sur un cessez-le-feu.
Au même moment, Poutine continuait de bombarder des villes ukrainiennes et même des quartiers résidentiels de Kiev. C’est très difficile de défendre son «ami» dans ce cas-ci, indique M. Lukic.
Revirement de situation
C’est d’ailleurs à ce moment que le président change de cap. «Le narcissisme de Trump lui signale qu’il doit changer de stratégie, sans quoi on va se moquer de lui [parce qu’il a choisi le mauvais camp]», ajoute le professeur de l’Université Laval.
Les frappes aériennes russes sur les villes ukrainiennes, et même sur des quartiers résidentiels, ont été la goutte de trop pour Trump. (Evgeniy Maloletka/Archives The Associated Press)
Dominique Arel note aussi que le bombardement des villes ukrainiennes, et non des installations militaires, a poussé Donald Trump à dire qu’il en avait assez de son homologue russe.
«C’est la première fois en dix ans qu’il critique publiquement Poutine. Durant son premier mandat, il ne l’a jamais fait, et il a ne l’a pas fait non plus pendant celui de Biden», indique M. Arel.
«Les conversations téléphoniques amoureuses sont terminées», ajoute Reneo Lukic.
Au-delà des mots, Trump laisse planer depuis lundi la menace de nouveaux tarifs contre la Russie si elle ne met pas fin à la guerre «dans 10 à 12 jours».
Il s’agirait plutôt de droits de douane secondaires, puisque les innombrables sanctions imposées jusqu’ici n’ont pas empêché Moscou de s’enliser davantage en Ukraine.
Que savons-nous de l’amitié controversée entre Trump et Poutine? (Newsworthy French/VideoElephant)
Pour que le conflit prenne fin, le Kremlin doit se retrouver dans une impasse, selon Dominique Arel. Privée des revenus tirés de la vente de son pétrole, l’une des rares exportations russes, l’économie de guerre de la Russie s’essoufflerait, renchérit M. Lukic.
Et c’est justement ce secteur que viseraient les droits de douane secondaires évoqués par Trump, qui pourraient imposer des tarifs allant jusqu’à 100 % aux pays continuant d’acheter du pétrole russe, comme la Chine, l’Inde, la Turquie ou le Brésil.
«Ces pays taxés par les États-Unis, en particulier la Chine, pourraient alors pousser la Russie à accepter un cessez-le-feu. C’est un scénario tout à fait envisageable», énonce le professeur de relations internationales au Département d’histoire de l’Université Laval.
Mais, il y a toujours un mais, «ça aurait des conséquences diplomatiques très importantes et la pression ne serait pas tant sur la Russie, mais plutôt sur les pays […] qui profitent d’une aubaine sur le pétrole», avance le titulaire de la Chaire d’études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa.
De rares armes importantes pour l’Ukraine
Une autre option pour conclure la guerre, ou du moins renforcer la position de l’Ukraine, consiste à lui fournir des armes défensives, affirme Dominique Arel.
Depuis le retour de Trump en janvier, l’aide militaire s’est poursuivie, mais uniquement parce que le budget avait été adopté l’an dernier sous l’administration Biden. Les livraisons se sont faites au rythme de l’épuisement des stocks.
«Les Ukrainiens ont la capacité d’arrêter les missiles de croisière, mais pas ceux balistiques. Et le système de défense américain Patriot est le seul système qui peut les intercepter», pointe M. Arel.
L’envoi de systèmes antiaériens Patriot «change la donne» pour l’Ukraine, croit Dominique Arel. Ces systèmes sont les seuls capables d’arrêter des missiles balistiques. (JENS BUTTNER/Archives Agence France-Presse)
L’Ukraine redoutait les intentions du président des États-Unis, d’autant plus qu’en 2024, il avait qualifié Poutine de «plutôt intelligent» pour les avoir envahis. Il avait aussi suspendu certaines livraisons de missiles de défense aérienne afin de préserver les stocks américains.
Contre toute attente, Trump a décidé de reprendre les livraisons d’armement à l’Ukraine, notamment des systèmes Patriot. Les États-Unis fourniront les armes, mais leur financement sera assuré par des pays européens membres de l’OTAN.
Washington est même allé jusqu’à retarder la commande de cinq Patriot par la Suisse afin de les acheminer en priorité vers l’Ukraine, souligne M. Arel.
«C’est une décision que même Biden n’avait jamais pris. Il n’avait pas favorisé l’Ukraine dans la priorité de commande. […] C’est une nouvelle capitale pour les Ukrainiens», renchérit-il.
Le changement de ton de Donald Trump face à la Russie n’est pas à sous-estimer, tranche le professeur à l’Université d’Ottawa.
«La fascination de Trump envers Poutine a toujours été un mystère. Mais là, soudainement, que le président américain soit allé dans cette direction-là, c’est quelque chose. Ça change la donne», mentionne-t-il.
La Russie n’a plus beaucoup de cartes à jouer, laisse tomber Reneo Lukic. Et avec Donald Trump, si tu n’as plus rien à offrir en échange, tu n’es plus dans ses bonnes grâces. Un envoi d’armement offensif par Trump risquerait de pousser Moscou au pied du mur.
Mais de l’avis de Dominique Arel, cette guerre n’est malheureusement pas près d’être terminée. Depuis le début des hostilités le 24 février 2022, plus d’un million de personnes ont perdu la vie.
Une aide humanitaire déshumanisante.
Tout ce que Trump touche est tordu et purement électoraliste. Il commence à être sérieusement rattrapé par la réalité. Et ce n’est qu’un début…
“Un dangereux précédent”
Pour la Eastern Band of Cherokee Indians, les prétentions historiques des Lumbees ne résistent pas à l’examen. Leur chef, Michell Hicks, n’hésite pas à parler de “faux Autochtones”, un qualificatif repris par plusieurs autres Premières Nations, qui accusent les Lumbees de ne pas avoir démontré une filiation culturelle, linguistique ou territoriale cohérente.
“Les lacunes dans les revendications lumbees sont stupéfiantes. Le gouvernement ne reconnaîtrait pas une tribu, il en fabriquerait une.”
Trump leur a promis la reconnaissance, ils lui ont offert leurs voix. C’est une transaction politique, pas un acte de justice historique.
Une citation de Brad KillsCrow, le chef de la Delaware Tribe of Indians
Une autre dictature appuyée par Donald Trump. Personne dans le monde politique n’est plus toxique que le président américain: un anti-démocratie et un criminel avéré qui n’a aucun respect pour les libertés, pour la justice, les droits de l’homme et les valeurs humaines. Si les américains ne réagissent pas vigoureusement, c’est le sort qui les attend avant la fin du mandat républicain actuel.
Cette estimation a ensuite été revue à la baisse à 125 000 emplois, avant que la dernière révision ne la ramène à seulement 19 000.
Le rapport mensuel sur l’emploi est l’une des données économiques gouvernementales les plus surveillées et peut provoquer de fortes fluctuations sur les marchés financiers. Ce chiffre décevant a entraîné une baisse d’environ 1,5 % des indices boursiers américains vendredi.
Si les chiffres de l’emploi font souvent l’objet de manipulations politiques, les économistes et les investisseurs de Wall Street – avec des millions de dollars en jeu – ont toujours considéré les données économiques du gouvernement américain comme exemptes de toute manipulation politique.
Derby de démolition
Mais depuis le retour du président républicain à la Maison-Blanche en début d’année, on assiste à une opération de démantèlement des accords, conventions et ententes internationaux. L’OMS, l’Accord de Paris, le Conseil des droits de l’homme, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), USAID et maintenant l’UNESCO font les frais de ce derby de démolition.
La raison maintenant invoquée pour briser les liens avec l’organisation onusienne relève d’un égoïsme brutal.
Le bref communiqué du département d’État indique que l’UNESCO « poursuit des causes sociales et culturelles qui divisent et que son action envers les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU soutient un programme mondialiste et idéologique en contradiction avec la politique étrangère America First ».
Les missions de l’UNESCO sont nobles et reposent sur la souveraineté des nations, sur la solidarité des peuples et sur la construction de la paix.
Au-delà des religions, des conflits politiques, de l’iniquité des richesses, l’UNESCO œuvre dans le dialogue, à lutter contre la pauvreté et contre la radicalisation, à sauver la biodiversité, à protéger les océans, à promouvoir la diversité culturelle, à protéger l’environnement, à éduquer les jeunes garçons et les jeunes filles, à promouvoir la science dans les politiques publiques.
L’UNESCO travaille avec acharnement à encadrer l’usage éthique de l’intelligence artificielle, à promouvoir la science ouverte, à encourager la liberté d’expression par des médias d’information indépendants et libres, à donner accès à la modernité numérique pour tous les peuples.
C’est donc ce programme qui va à l’encontre des valeurs prônées par l’administration Trump et par les républicains du Congrès.
Nous sommes tous et toutes des spectateurs passifs de l’Amérique d’abord et de ses déclinaisons, à savoir l’élimination du département de l’Éducation, les luttes sans merci avec les universités, la chasse aux immigrants, l’abandon de l’aide internationale, la diabolisation de la cause environnementale, l’appauvrissement des pays par l’imposition de droits de douane, le Far West du nouvel univers numérique, le plan de Riviera pour Gaza, la guerre aux médias, les privilèges aux copains de Mar-a-Lago.
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Avec un tel programme, il ne faut donc pas se surprendre que l’UNESCO soit la cible de la présidence Trump.En agissant ainsi, par contre, Trump installe un dôme de plomb sur son Amérique, se fait des ennemis partout, ouvre la porte aux ambitions hégémoniques de la Chine, de la Russie et d’autres, alimente le contre-pouvoir des BRICS+ et encourage une coalition internationale anti-Amérique.
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Mais un jour, il faut l’espérer, l’Amérique changera et grossira les rangs de l’UNESCO pour une quatrième fois afin de panser ses plaies et s’excusera pour les dommages causés à la planète.L’Acte constitutif de l’UNESCO repose sur une phrase : « Les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. » Voilà une phrase à méditer pour quelqu’un qui aspire à recevoir le prix Nobel de la paix.




