Ailleurs dans le monde - Politique et économie

Il y a des médias de droite et de gauche au Canada et au Québec (ex. National Post vs CBC) mais tu ne peux pas penser qu’il va y avoir un média pour chaque opinion ou point de vue. Il n’y a pas un seul grand media au pays qui défend ouvertement la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela ou les nazis mais pourtant il y a du monde qui support ces pays et ces visions du monde. Il n’y a pas de media au Canada qui support Trump ou qui a un biais pro Trump parce que Trump est profondément impopulaire au Canada, tout comme Netanyahu, Maduro, Xi jing ping ou Putin.

Juste parce qu’il n’y a pas de media pro russe au Canada ne veux pas dire qu’il n’y a pas de liberté de presse au Canada par exemple.

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tu serais surpris, penser que le Canada est monolithique politiquement c’est très naif. Surtout que la population canadienne est composée de différentes ethenies qui provienent de partout dans le monde. Les médias ont par contre réuissit a faire croire que tout le monde dans le Canada est contre Trump et compagnie. Il est la le hic, l’opinion des gens m’inmporte peu, c’est le déguisement de cette dernière par la presse qui fait peur.

Il y a des Canadiens qui sont pro russe, pro chinois et il y a même des Canadiens des sont communiste mais pourtant il n’y a aucun média de masse qui les cibles.

Pourquoi est ce qu’il devrait avoir un intérêt particulier des médias envers Trump quand il n’est même pas canadien, ni particulièrement populaire?

Les Canadiens de droite peuvent ce tourner vers un multitude de médias pour leur nouvelles, comme national Post, Toronto/Vancouver sun, the gazette, rebel media pour les plus extrêmes, et plus.

Anyway, dire que les médias au Canada sont comme celles des pays qui contrôle la liberté de presse, c’est faux.

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Si Trump est réélu, le monde tiendra-t-il le coup ?

Certains estiment que le monde est cassé. La régression démocratique se poursuit alors que les régimes autoritaires se renforcent. L’invasion russe de l’Ukraine continue alors que le conflit israélo-palestinien s’enlise. Mais… on n’a peut-être encore rien vu. Si Donald Trump est réélu en novembre, le monde deviendra assurément plus imprévisible et dangereux, explique notre chroniqueur Alexandre Sirois.

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C’est parfaitement normal (et même bien) que notre presse ne défende pas Trump.

Pourquoi?

Parce que la fenêtre d’Overton au Québec et Canada est différente de celle des États-Unis. Notre droite n’est pas la droite américaine. Ce qui est la norme, tolérable à gauche comme à droite est différent de société en société.

Ici le droit à l’avortement est solidement ancré dans notre culture et société. Il n’y a qu’à voir le backlash qu’il y a chaque fois qu’un représentant du PCC remet en question ce droit.

Et c’est normal, car dans une société libéral saine on ne tolère pas l’intolérable. Si on le fait, on met a risque la paix sociale, et les fondements même de notre société.

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vous prouvez tous mon point, on a des médias traditionnels qui penchent tous d’un seul bord, ce qui fait qu’aujourd’hui on a trop de gens qui pensent que la plupart des gens sont de ce même bord, alors que la réalité est loin de ce que les médias traditionnels prétendent :person_shrugging:

Personnellement, j’attend encore de ce fil, qui est très éloigné des sujets principaux du forum, qu’il ressort quelque chose de tangentiellement pertinent aux discussions sur le développement urbain à Montréal. :eagle: :us: :grin: S’il est vrai que nous vivons des moments historiques (on en vivait pas avant?!), je me demande honnêtement l’intérêt de faire percoler la chose dans tout les recoins du web, comme si elle n’y prenais déjà pas assez d’espace ou n’avait pas des plateformes dédiées.

Comme l’a dit sadie1373, Trump est impopulaire au Canada. C’est un fait et non un penchement politique de la presse, comme le démontre ce sondage Léger qui montre que seulement 16 % des Canadiens ont une opinion positive de Trump. Préférer que les médias ignorent cela et montrent une couverture plus favorable de Trump est une preuve de partialité de votre part.

Dans ce contexte, pourquoi les articles d’opinion des médias devraient-ils représenter une fausse égalité de popularité? Les médias seraient-ils meilleurs s’ils imposaient à leurs journalistes une égalité d’opinion politique à l’égard de Trump? Imaginez qu’un journal exige que 50 % de ses journalistes qui écrivent des articles d’opinion soient favorables à Trump, alors que seulement 16 % de la population partage cet avis. Ce serait un penchant politique de la part des médias!

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donc si je prend votre logique, on devrait jamais parler dans les médias du PPC, PVC, BQ ET NPD ? parce qu’ils ont des chiffres faibles?

un petit graph qui fait réfléchir

Et les médias en parlent souvent du PPC, PVC ou du BQ ? Le NPD, ils en parlent, très peu, souvent juste pour rappeler que si Trudeau est encore là, c’est grâce à (à cause de) Singh ! On a entendu parler de Bernier cette semaine parce qu’il a encore subit une défaite en cour. Le PVC, me souviens même pas la dernière fois, probablement juste pour présenter un candidat aux partielles. Et le Bloc, cette semaine c’était pour nous annoncer que Garon ne se représenterait pas.

Même le très républicain Fox News a du mal à trouver quoi que ce soit de positif à dire sur Trump ! Comment voudrais-tu que nos médias puissent faire mieux !?

Le progressisme, la gauche et la droite c’est des catégories qui sont relatives par rapport à d’autres choses. On pourrait défendre que le régime Chinois est plus à gauche que le régime Nord Coréen et bien d’autres choses.

C’est une comparaison et dans la société québécoise et canadienne que cela vous plaise ou non Trump et les républicains sont à l’extrême droite. En fait tellement à droite qu’ils sont à l’extérieur du spectre politique canadien. C’est pourquoi les grand médias qui eux sont en majorité (excluant Radio-Can/CBC) des compagnies qui se cherchent à faire du profit partagent des idées et donnent plateforme à des gens qui font relativement consensus. Certain média vont peut-être plus pencher à gauche et d’autres à droite, mais ils vont vouloir rester proche des croyances de la population. S’ils vont trop à l’extrême plus personne ne voudra les lire. C’est pourquoi vous ne voyez personne défendre Trump et les républicains. Car 99% des gens ne soutiennent pas les idées qu’ils supportent.

Radio-Can/CBC eux ont moins un intérêt capitaliste, mais ils ont tout de même intérêt à maintenir de bonne cote d’écoute pour maintenir le financement. Et pour ce faire ils doivent donner à la population ce qu’elle veut. Et la population ne veut pas de gens défendant l’indéfendable.

Finalement, la morale est subjective. Mais dans nos société démocratique et libéral nous avons défini certaines choses comme étant immorale. Tel que les crimes contre l’humanité par exemple. Vous ne défendrez pas le gouvernement Chinois dans leur genocide des ouïgours j’espère sous couvert qu’il faut que toutes les opinions soient représentés.
Mais cette morale libéral est différente de société en société, certain point sont partagé par beaucoup d’autres moins. Et cette morale évolue avec le temps, des choses que l’on acceptait avant ne sont plus correct aujourd’hui. Et c’est normale.
C’est une évolution normale de nos sociétés. Et ça c’est une autre raison que dire qu’il faudrait que chaque opinion ait le même soutient médiatique est irréaliste.

Les mœurs évolue.

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Mon point c’est pas de trouver des points positifs à Trump, à la limite je m’en fou de ce mec hahaha, mon problème se trouve dans le fait que nos médias traditionnels, ne font plus que rapporter des nouvelles, on voit clairement leur jupons dépasser, maintenant si c’était équilibré c’est pas grave. Le problème c’est que toute la gang est du même bord, c’est démocratiquement anormal d’ignorer une bonne portion de la population et de surcroît dire : c’est pas bon d’être de droite ( et à une certaine époque d’être de gauche)

Vous semblez confondre la popularité de Donald Trump en tant qu’individu et la popularité du parti républicain et des politiques conservatrices. En ce qui concerne le conservatisme, il y a eu des tentatives de créer des chaînes d’information, comme Sun TV News de Québecor, qui mettent en avant des voix plus conservatrices. Ce types de chaînes échouent ou survivent avec un auditoire faible mais dévoué.

Au cours des 15 dernières années au Canada, la droite a fait un travail horrible pour organiser ses partis, unir ses partisans et promouvoir les valeurs conservatrices. Elles suivent le même cliché de droite qui blâme les médias pour l’impopularité de leurs politiques au lieu de se regarder dans le miroir.

Heureusement pour eux, Trudeau est encore moins populaire que les politiques conservatrices, ce qui leur donne une chance d’être élus.

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La Presse Québécoise reflète les opinions des Québécois avant tout. 70% aiment pas Trump? 70% des journalistes ne seront pas favorables à Trump non plus.

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justement, peut être que ce 70% existe dû à la polaristion de l’opinion politique des médias traditionnels. Je ne pense pas que les médias représentent l’opinions des gens, les médias vont faire en sorte de convaincre de différentes façons d’ahadérer à leur vision des choses pour leur propres bénéfices ( les réseaux public n’y échappent pas). Alors je dirais 70% des médias aiment pas Trump/Droite/Conservatisme etc, par contre je pense qu’en général au Qc on est plus proche du 50/50 au niveau de la population

Mais ils parlent de Trump dans les médias? Ils en parlent tout le temps, presque a chaque fois que je regarde CBC ils ont un segment sur Trump, Kamala, et des “talking heads” pour en discuter ce qu’ils ont dit. Et oui, il ya toujours un gars de gauche et un gars de droite et ils répondent toutes les deux au questions avec leur biais personnelle.

Je suis désolé qu’il n’y a pas de segment au télé ou on sort tout les stops pour faire promotion des miracles que orange man perform a chaque jour.

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Assez delusional comme vision du monde. En ce moment au Canada, les conservateurs sont très très populaire, le plus populaire depuis près de 20 ans. Mais ils ne dépassent même pas 50% dans les sondages. Au Québec, les deux parties “conservateur” du Québec (PCQ et CAQ) représente en ce moment seulement 35-40% du électorat.

Je comprends maintient pourquoi tu pense que les médias ne parlent pas assez de Trump et la droite. Ta tombé pour le mensonge du “silent majority”. S’ils étaient un majorité silent, pourquoi est ce qu’ils ne représentent que 35-40% du vote lors des sondages et élections?

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Résumé

Trump ou le péril de l’homme fort

PHOTO TOM BRENNER, ARCHIVES THE WASHINGTON POST

Le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump


Miville Tremblay
Miville Tremblay Senior Fellow à l’Institut C.D. Howe et Fellow invité à CIRANO, collaboration spéciale

Parfois des livres nous placent les yeux devant les trous pour voir ce qu’on refuse de croire.

Publié à 1h36 Mis à jour à 9h00

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Marchant dans les pas de la philosophe allemande Hannah Arendt, qui a exposé en 1950 les mécanismes du totalitarisme nazi et stalinien⁠1, deux autrices américaines, Anne Applebaum et Ruth Ben-Ghiat, ont publié des livres démontrant que Trump emprunte le chemin dangereux des hommes forts qui mènent leur pays d’une poigne de fer2, 3.

Qui mènent aussi ces pays à leur perte.

Ce n’est pas un hasard qu’il s’agisse d’autrices, car les femmes sont les plus menacées par l’homme fort, qui gonfle sa virilité pour assouvir ses fantasmes ou les recaler dans une maternité soumise.

Menacée, la démocratie américaine ? Cette république née d’une révolution contre l’absolutisme royal et qui s’est donné une Constitution avec un savant partage du pouvoir – et du contrepouvoir – entre ses institutions : le président, la Chambre des représentants, le Sénat et la Cour suprême, sans compter les organismes de presse ?

J’hésitais devant ma question, mais le risque crève les yeux dans les comparaisons que font ces autrices entre Trump et les hommes forts d’hier et d’aujourd’hui.

Ne pas y croire avant qu’il soit trop tard est d’ailleurs une caractéristique des passages à l’autocratie. Notamment dans les milieux conservateurs et d’affaires, obsédés par la gauche et convaincus qu’ils pourront contrôler l’homme fort.

Parlez-en aux oligarques russes, qui ont vu leurs semblables défenestrés.

Trump n’a plus pour adversaire un Biden affaibli, mais Kamala Harris, une ancienne procureure qui a le vent dans les voiles. Malgré tout, la Maison-Blanche se joue encore à pile ou face.

Les hommes forts vont du brutal au sanguinaire et, malgré des contextes très variés, ils possèdent des traits communs.

Après l’ère fasciste des Benito Mussolini, Adolf Hitler et Francisco Franco, le monde a connu celle des coups d’État militaires : pensez au Chilien Augusto Pinochet, à l’Égyptien Abdel Nasser et au Libyen Mouammar Kadhafi. Des putschs qui connaissent un regain ces dernières années en Afrique.

Toutefois, les hommes forts modernes gagnent habituellement le pouvoir lors d’élections, puis en abusent pour s’incruster, explique Mme Ben-Ghiat, professeure d’histoire à la New York University.

On ne parle pas ici de dictature, mais de démocratie illibérale ou d’autocratie électorale pour les Silvio Berlusconi, en Italie, Viktor Orban, en Hongrie, Recep Tayyip Erdoğan, en Turquie, et Narendra Modi, en Inde. Selon moi, Trump est membre en règle de ce club.

Les hommes forts se présentent en sauveur du peuple dans un pays en crise, réelle ou imaginaire, dont les boucs émissaires sont des « étrangers », tantôt juifs, musulmans ou latinos, immigrants de longue date ou réfugiés récents.

Tribuns redoutables, ils manient habilement l’outrage, la haine et la désinformation. De grands rassemblements, les chaînes d’information de droite et les réseaux sociaux propagent leur propagande mensongère. Les disciples « le croient, car ils croient en lui », écrit Mme Applebaum, historienne et grande journaliste au magazine The Atlantic.

La célèbre citation d’Arendt reste d’actualité : « Le sujet idéal de la domination totalitaire n’est ni le nazi convaincu ni le communiste convaincu, mais celui pour qui les distinctions entre fait et fiction et entre vrai et faux n’existent plus. »

Les hommes forts proposent des solutions radicales et simplistes à des problèmes complexes. Ils s’entourent de lèche-bottes et se méfient des experts. Leurs décisions capricieuses changent selon leur humeur instable. Les trains à l’heure sous Mussolini sont un mythe. L’État autoritaire est plus dysfonctionnel que l’État démocratique.

Anne Applebaum souligne que les autocrates sont aussi des kleptocrates, dont les gouvernements sont gangrenés par la corruption, nécessaire pour acheter l’appui des élites qui les soutiennent.

De nos jours, dit-elle, les autocraties ne sont pas gérées par un seul « bad guy », mais par des réseaux complexes, s’appuyant sur des structures financières kleptocratiques, des services de sécurité et des experts en communication et en technologie.

Ces réseaux ont des ramifications complaisantes dans les démocraties, dont elles utilisent le système financier pour mettre leur richesse à l’abri. Plusieurs Russes possèdent des appartements dans la Trump Tower.

Il existe bel et bien une amicale des autocrates, malgré leurs désaccords idéologiques apparents. On le voit dans les appuis de Poutine en Corée du Nord, en Chine et en Iran. Ils ont en commun le désir de voir l’idéal démocratique affaibli et comptent sur le cynisme pour se maintenir au pouvoir. Trump les admire et les envie.

Le retour de Trump n’entraînerait pas de torture dans les cellules du FBI. Il a cependant promis d’utiliser le système judiciaire pour se venger de Biden et de ses anciens collaborateurs qui l’ont trahi. Ses menaces intimident les républicains dissidents, dont beaucoup gardent le silence.

N’oublions pas qu’il a fomenté la sédition et l’assaut du Congrès par des têtes brûlées pour bloquer la victoire de Biden, le 6 janvier 2021. Si Harris l’emporte en novembre, c’est que l’élection sera encore volée, annonce déjà Trump. Voilà des conditions propices à la violence.

Heureusement, dans son discours d’investiture de Chicago, Kamala Harris s’est montrée une « femme forte » – cette fois au sens positif de l’expression.

  1. Hannah Arendt, Le Système totalitaire : les origines du totalitarisme, Paris, Points, coll. « Essais », 2005 [1950], 384 pages

  2. Anne Applebaum, Autocracy Inc. : The dictators who want to run the world, Oxford, Signal, 2024, 224 pages

  3. Ruth Ben-Ghiat, Strongmen : Mussolini to the Present, New York, VW Norton, 2020, 384 pages

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et toi tu as la vérité absolue :joy: vive la bien-pensance


oui c’est vrai, moi j’ai des yeux

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