55, rue Saint-Viateur Ouest - 3 étages

C’était intéressant d’entendre les arguments contre la démolition et la réponse.

Basiquement, la conservation de l’édifice n’est pas possible avec un autre usage (genre faire un parc autour). Il faut absolument décontaminer le terrain, et le bâtiment ne peut pas survivre cela.

Aussi, sa restauration à l’origine n’est pas possible: il n’existe aucune photo d’origine. Le bâtiment a été fortement modifié dans sa vie. Il faudrait le restaurer en s’inspirant des autres stations similaires.

J’ai bien aimé l’intervention contre la démolition qui ont mentionné qu’au niveau de la lutte contre la crise du logement, l’ilot de l’entrepôt Yellow est une cible immensément plus intéressante… Mais c’est un autre potentiel de développement séparé.

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Bien qu’il y a toujours des options, le premier argument sur la contamination me semble valide. Même si j’aurais beaucoup aimé que ce bâtiment soit conservé, il est clair que le coût de l’achat du terrain par la ville + la décontamination en sous-œuvre (sans démolir) + la rénovation et l’aménagement aurait été beaucoup trop élevé pour le contexte.

Par contre cet argument n’est pour moi pas valide. Il y a de nombreux bâtiments sur le plateau fortement modifiés et pour lesquels nous n’avons pas de photo d’origine, et ce n’est jamais un enjeu. Il y a différentes options. Souvent on s’inspire de bâtiments similaires; on a des photos des autres garages Champlain ailleurs au Québec, on se doute très bien de l’apparence d’origine.

L’autre option c’est de maintenir son apparence actuelle, restaurée. C’est le débat patrimonial qui avait eu lieu pour le Manège militaire à Québec. La toiture était en tôle à baguette ses 10 premières années d’existence, puis en cuivre pour toutes les décennies suivantes. Dans ce genre de cas, est-ce que c’est pertinent de retourner aux composantes d’origine? Ou est-ce qu’on maintient l’apparence qui a été connu la majorité de la durée de vie du bâtiment? C’est cette seconde option qui avait été choisie. Et on pourrait dire la même chose du garage Champlain.

Bref, bien que malheureuse et regrettable, je crois que la démolition aurait difficilement pu être évitée. Mais je reste critique face aux arguments qui pourraient être utilisés pour justifier la démolition de d’autres bâtiments qui sont, eux, récupérables.

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Je me demande pourquoi la ville n’exige pas que le bâtiment soit complètement à vocation locative / résidentielle. Pourquoi accepter 3 commerces de plus sur St-Viateur?

Par exemple, l’immeuble sur bernard / coin clark est unité 100% logement.

De ce que je peux comprendre du règlement d’urbanisme du Plateau-Mont-Royal pour les zones où l’usage C.2 (vente au détail et de services généraux en secteur de faible intensité commerciale) est permis, ça serait obligatoire pour un bâtiment d’avoir du commercial au rez-de-chaussée.

151.1. Dans un secteur où est autorisée, comme catégorie d’usages principale, une catégorie de la famille habitation, et où est également autorisée la catégorie C.2, tout espace de coin situé au rez-de-chaussée doit être occupé par un usage autorisé de la catégorie C.2, alors que tout autre espace doit être occupé par un usage autorisé de la famille habitation.Malgré le premier alinéa, un espace de coin visé par le présent article ne peut être occupé par un restaurant.

Je ne crois pas que des logements en rez-de-chaussée soit idéal ici, c’est une artère achalandée, et son taux d’occupation est élevé. La pression sur les loyers commerciaux est aussi un problème pour les services aux résidents. Si on voulait plus de logements, ça passerait surtout par plus de densité, plutôt que d’aller chercher très peu de logements sur un niveau de rue déjà très commercial, à mon avis.

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Franchement 5-6 étages serait idéal à cet endroit… ou mettons, deux étages pour la partie à l’ouest, pour dégager la vue sur la tour de l’église, et 5-6 étages vers Clark.

Le problème avec 5-6 étages, c’est que ça prend un ascenseur. Si c’est pour aménager deux logements de plus, ça ne vaut pas la peine. Ça prend énormément de place, et ça coût très cher en frais de copropriété.

La crise du logement ne se règlera pas en ajoutant une ou deux unités par petit projet.

Ça prend des gestes forts et audacieux.
Comme le plan 100 000 logements dans les années 80-90.
L’hippodrome, Bonaventure, Assomption.
Des règlements qui chargent des taxes démesurées au milliers de terrains laissés vacants volontairement.
Des règlements qui assurent que chaque logement est réellement occupé.

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Oui je suis tout à fait d’accord. Un maximum de densité sur tous les terrains qui le permet.

J’ignore le nombre d’étages maximum avant d’avoir l’obligation d’un ascenseur, c’est quoi?

Plus que 3 étages, un ascenseur est obligatoire

D’ailleurs, je me demandais à partir de quel nombre d’étage l’intégration d’un ascenseur devient obligatoire.

Et est-ce une mesure qui pourrait être légèrement assouplie si ce nombre est relativement bas ?

Est-ce qu’il serait envisageable d’assouplir légèrement ce règlement pour faire diminuer les coûts de construction ? Après 5 par exemple ?

Non, c’est dans le code du bâtiment donc non négociable

Oui, en fait ma question était dirigée vers le code du bâtiment. Est-ce que l’on pourrait le modifier pour assouplir cette règle légèrement ?

Je ne crois pas que ça va arrivé, l’accessibilité universelle doit primée sur le côté monétaire d’un projet. Oui c’est un coût, mais je ne crois pas que quelqu’un va apprécier monter 5 étages sans ascenseurs.

Pour avoir déjà vécu au 4e étage hors sol d’un édifice sans ascenseur (construit au 19e siècle), je peux vous assurer qu’il faut être en bonne forme, surtout pour le déménagement.

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