2050, rue Stanley - 40 étages

Hmmm un mur aveugle de 37 étages sur ce site? Je me demande si ça va bien passer…

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Inscription dans le registre des lobbyistes :

Représentations auprès de la Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie, pour la transformation de l’immeuble situé au 2050, rue Stanley coin dans le but d’y construire une tour résidentielle de 120 mètres (pourrait être composé de condos et/ou de logements locatifs). Représentations auprès de la Ville de Montréal, arrondissement Ville-Marie, afin d’obtenir les permis municipaux requis en vertu de la réglementation d’urbanisme de la Ville (notamment pour la démolition, l’excavation et la construction) aux fins de ce projet.

Consultation de l’inscription (gouv.qc.ca)

681, rue William est l’adresse des bureaux de Prével !

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Justement, j’avoue un manque de connaissance en matière de revêtement d’édifice et je me demandais quel était la différence entre un mur aveugle et un mur rideau, par exemple ?

Un mur aveugle est un mur sans aucune ouvertures, peu importe son matériau. On voit principalement des murs aveugles quand le bâtiment est construit sur la limite de propriété et qu’il n’est pas permis d’avoir des fenêtres.

Un mur-rideau est un mur indépendant de la structure, en opposition aux murs porteurs. Ils peuvent être en verre, en panneaux de béton, en panneaux d’aluminium… Mais dans le langage courant, l’expression «mur-rideau» réfère surtout aux revêtements entièrement vitrés, comme la future tour de la Banque nationale.

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Ah ok, merci bien de la précision. C’est ce qui me faisait peur concernant le ‘‘mur aveugle’’.

Donc pour être bien certains que je ne me trompe pas, un mur aveugle peut ressembler au mur coté est du projet Appartement Dorchester
Appartements Dorchester - 37 étages ?

ou celui coté sud sur du projet Griffin Square sur Peel
Griffin Square - 16, 19 étages ?

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Donc la plupart des murs extérieurs sont des murs rideaux, même lorsqu’il s’agit de brique par exemple?

Effectivement, dès que nous avons des structures en béton armé ou en acier, ce sont automatiquement des murs rideaux. Avec de telles structures, c’est la structure elle-même qui soutient le mur (d’où « mur-rideau ») et non pas l’inverse comme traditionnellement.

Aujourd’hui les murs porteurs sont pas mal l’exclusivité des petites constructions faites de bois.

De mémoire, les murs rideaux nous proviennent du réaménagement de Chicago suite à son grand feu, avec la naissance des premières tours modernes qui avaient justement la particularité de ne pas avoir de murs porteurs grâce aux avancées qui avaient été faites dans le domaine de l’acier, industrie fortement intégrée dans l’économie de Chicago et du Rust Belt.

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Si c’est des panneaux de brique préfabriqués, peut-être, mais pas vraiment, mais ça dépend du type de panneau préfabriqué, car certains sont juste préfabriqués pour le revêtement extérieur et d’autres c’est entièrement la composition du mur. Pour le brique standard, non, car il y a quand même un mur de construit derrière. Un mur rideau, c’est plus comme un mur de fenêtres entourant une structure.

Faut penser a un mur rideau comme une couche installée qui entoure la structure d’un bâtiment, comme au CHUM ou la Banque Nationale.

Ce n’est pas tout à fait vrai,
Comme @Atreyu disait,

La brique «standard» sur des structures de béton ou d’acier n’est pas porteuse, pas plus que le «mur» derrière qui n’est en fait qu’un support à l’étanchéité et la finition intérieure. D’ailleurs, la brique repose généralement sur des cornières tous les 2 ou trois étages. C’est donc la structure de béton / d’acier qui supporte la brique et le mur derrière, et non l’inverse.

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Oui ça je sais, c’est pas ça que j’insinuais dans ma remarque, je gagne ma vie a faire des plans et des détails de construction…

Bon, je vais en profiter pour m’éduquer avec l’aide d’experts sur ce site.

Dans ma tête, un mur rideau était n’importe quelle genre (matériel) de structure préfabriquée que l’on posait sur un édifice à l’aide d’encrages. Le mur aveugle du Dorchester est un mur rideau. Les murs assemblés sur place ne sont pas des murs rideaux, même s’ils sont entièrement fait en verre. J’ai bien commencé ce paragraphe avec “dans ma tête” donc corrigez-moi!

Ci-bas (photo de @louisleonardo), le vert pointe des murs rideaux, le rouge non:

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La rénovation de l’entrée de la Maison Alcan est très réussie en tout cas!

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À propos de la Maison Alcan, ouverture printemps 2022 et la marquise est lumineuse (LED)

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oui un mur rideau est installé à l’aide d’ancrage et ce système est installé en bout de dalle , recouvrant entièrement la structure tandis qu’un mur fenêtre est installé entre deux dalles,laissant ainsi voir les bouts des dalles de plancher.

Je pensais que c’était que c’était….

Mais c’était pas ça que c’était. :sneezing_face:

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Tu avais raison, Prével donne un mandat à un lobbyiste de chez Avenir Global. On ne sait toujours pas s’il s’agira de condos ou de locatif.

Obtenir l’autorisation du ministère de la Culture et des Communications afin de démolir l’édifice situé au 2050 rue Stanley dans l’aire patrimoniale de la Maison Alcan. L’édifice abrite présentement des usages de bureaux. Le développeur prévoit y construire une tour résidentielle de 40 étages (condos et/ou logements locatifs). Aucune modification de zonage n’est requise.

Consultation de l’inscription (gouv.qc.ca)

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Enfin ce que j’espérais que ce soit! :slight_smile:

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On parle du projet dans Le Devoir:

Texte intégral

Une tour de 40 étages appartenant à Guy Laliberté projetée au milieu d’un espace patrimonial

  1. [Accueil]

Photo: Darwin Doleyres Au fil des ans, des artistes ont laissé leur trace sur les murs de Montréal dans le cadre de Mural. Pour le 10e anniversaire du festival, «Le Devoir» présente une édition tapissée d’art urbain. Sur cette photo, Murale de l’artiste 1010, au coin des avenues Président- Kennedy et Victoria.

Ulysse Bergeron et Jean-François Nadeau

9 juin 2022

Une entreprise de Guy Laliberté projette de démolir un édifice accolé au complexe de la Maison-Alcan, un ensemble de bâtiments historiques et patrimoniaux du centre-ville de Montréal, afin d’y ériger une tour d’habitation de 40 étages dans le cadre d’un nouveau projet.

Prével, un important promoteur immobilier québécois, a entamé au cours des dernières semaines des démarches auprès du ministère de la Culture et du Patrimoine afin d’obtenir les autorisations nécessaires à la démolition d’un édifice situé au cœur d’un espace du centre-ville de Montréal réputé depuis 40 ans pour son intégration réussie du patrimoine architectural au sein d’un aménagement urbain public et privé.

Photo: Valérian Mazataud Le DevoirLa Maison Alcan au 1188 rue Sherbrooke Ouest, à Montréal

Ce projet est présenté par Néonacla, le bras immobilier de Lune Rouge, fer de lance des activités de l’ancien patron du Cirque du Soleil, Guy Laliberté.L’immeuble fait partie d’un quadrilatère composé de plusieurs édifices appartenant à M. Laliberté, qui abritent des bureaux de diverses compagnies, dont Sagard Holding, Telus, Electronic Arts et Zù.

Le projet de construction prévoit l’érection d’une tour résidentielle de 40 étages, est-il spécifié au Registre des entreprises.

Dans une communication avec Le Devoir, l’entreprise Lune Rouge confirme l’existence du projet, tout en ne souhaitant pas faire connaître ses partenaires : « Nous travaillons donc sur ce dossier, mais sommes actuellement liés à d’autres parties par des ententes de confidentialité. » Idem pour Prével, aussi avare de commentaires : « Nous confirmons toutefois que nous analysons en effet un projet sur le site de la Maison-Alcan. »

Ce n’est pas la première fois que des projets immobiliers sont proposés sur ce site.

L’immeuble visé est situé au 2050 de la rue Stanley, au centre-ville de Montréal. Là même où se trouve un quadrilatère classé patrimonial depuis 2017. Cet ensemble patrimonial important, constitué au tout début des années 1980 par l’entreprise Alcan avec la collaboration des autorités publiques, a incarné à l’époque une sorte de revanche après des destructions en série qui ont fait perdre au secteur plusieurs traces de son lustre d’antan.

La Maison-Alcan a été inaugurée « une décennie après la démolition de la maison Van Horne », très décriée, explique Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal. « Il y avait, enfin, une vision globale qui intégrait le patrimoine et le développement urbain », résume-t-il. « Le grand patron d’Alcan aurait pu décider d’aller ailleurs. Son geste de s’installer là était fort. Il marquait une confiance dans la ville, en intégrant des espaces historiques et des espaces collectifs », dans une collaboration alors jamais vue à Montréal.

« Évaluer les travaux à venir »

L’endroit où les promoteurs souhaitent ériger une nouvelle tour, pour proposer à la vente ou à la location environ 250 logements, selon ce qu’indiquent divers projets antérieurs, est situé dans ce que l’on nomme le « Mille carré doré ». Il se trouve plus exactement dans ce périmètre patrimonial classé, celui du Complexe-de-La-Maison-Alcan. Bien qu’adjacent à l’espace patrimonial placé sous protection, le 2050 de la rue Stanley échappe pour sa part à la protection de l’État.

L’entreprise a d’abord voulu avoir des discussions avec des représentants du ministère de la Culture et du Patrimoine, « pour évaluer les travaux à venir pour la transformation du Complexe […] souhaitant assurer sa pérennité mais aussi son repositionnement réussi dans le marché de l’immobilier commercial montréalais », comme l’indique le registre des lobbyistes.

On trouve dans cet ensemble des bâtiments d’un XIXe siècle montréalais très victorien et impérial, comme l’édifice Donnacona, qui a abrité le Winter Club, et une église dont les entrées donnent sur la rue Drummond. Parmi eux, l’ancienne tour de l’Armée du Salut, accessible depuis la rue Stanley, n’est pas protégée au même titre que les autres.

Convaincre l’État

Toujours selon le Registre des entreprises, le projet entend « convaincre le ministère de la Culture et des Communications de ne pas exercer son droit de préemption à l’égard des immeubles classés », tout en assurant aux « décideurs » que les interventions envisagées « sont minimales et respectent le caractère patrimonial des lieux ».

Depuis 2019, Lune Rouge, le navire amiral de Guy Laliberté, et son partenaire Canderel ont déjà présenté à la Ville de Montréal divers projets de construction en surhauteur sur le même site.

Il a même été question d’ériger deux tours reliées par une passerelle. À la suite du retrait de Canderel, c’est désormais le scénario d’une seule tour qui est défendu par l’entreprise de M. Laliberté.

Le complexe actuel constitue un îlot où s’intègrent divers réseaux d’espaces verts reliés aux bâtiments adjacents par des galeries. À proximité, on trouve aussi le Mount Stephen Club et le Mount Royal Club, longtemps deux institutions phares de la haute bourgeoisie montréalaise.

Si vous êtes membres de niveau 3 sur le forum, faites un tour dans la catégorie Salon, sur le sujet sur les documents obtenus par une demande d’accès à l’information, pour un petit preview :wink: .

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