Projet mixte de 220 logements érigé en remplacement d’un petit centre commercial de 9 locaux et construit en 1979.
Informations
Nom:
Emplacement: 1420 Rue Legendre Est
Hauteur: 8 étages
Architecte:
Promoteur: Groupe HD
Début et fin de la construction:
Dates importantes: 2026-06-03 : Comité de démolition
Voilà le genre de projet qu’on doit multiplier afin de densifier certains secteurs qui en ont bien besoin dont celui-ci par exemple. De plus, architecturalement parlant, ce projet me semble très raisonnable à première vue.
Du temps où j’habitais au domaine St-Sulpice (1974, puis 90-92), il y avait une épicerie Cooprix sur ce terrain. C’était à l’époque le seul service alimentaire du coin et il restait encore beaucoup de terrains à développer, notamment plus au sud. Depuis le secteur s’est largement étendu et il est dorénavant temps de le densifier partout où c’est possible.
C’est d’ailleurs tout près du nouveau parc Frédéric-Back, qui devrait attirer davantage de résidents dans le voisinage, raison de plus d’encourager une démographie plus densifié.
Est-ce que ça concerne aussi le temps du Metro ? Je ne sais pas si c’est une illusion d’optique, mais on dirait que le terrain n’a pas l’air aussi gros que le rendu le suggère ?
Non, ça ne semble pas concerner le Metro (Desjardins, moins sûr).
En fait, le rendu montre que la bâtisse de 4 étages commence au niveau du trottoir (±2m), donc ça prend la profondeur du stationnement.
D’ailleurs, j’aime bien le concept de mettre les bâtiments de 4 étages en bordure de route et ceux de 8 étages à l’intérieur, c’est moins imposant pour les riverains. Il y a les résidences Les Retrouvailles qui font 6 étages à côté, donc le nouveau bâtiment ne détonnera pas du paysage.
Edit: selon ma simulation dans ShadowMap, quelques riverains perdront la luminosité matinale: en ce moment, c’est dégagé vers 7h30, mais il s’agit d’un bâtiment plus bas et plus en retrait de la rue.
À l’ordre du jour de lundi (16 mars) à Ahuntsic-Cartierville : avis de motion et projet de règlement pour modifier le zonage dans le secteur Legendre E. / Papineau / Émile-Journault / André-Grasset, probablement lié au projet du 1420, rue Legendre Est.
Il y a aussi un avis de motion pour augmenter les hauteurs maximales (13.5m > 19m) et minimales permises sur la rue Lajeunesse entre Crémazie et Henri-Bourassa, mais pas de fil spécifique pour celui-là.
Le centre commercial de la rue Legendre logeant les seuls commerces et services de proximité du quartier (pharmacie, dépanneur, nettoyeur, salon de coiffure, soins de santé, centre médical) va être remplacé par un complexe d’habitations atteignant une hauteur de 8 étages.
Les promoteurs immobiliers ont été discrets et les quelques citoyens informés se retrouvent devant une décision qui n’a fait l’objet d’aucune consultation. Un simple panneau indique depuis quelques jours qu’il sera possible de s’exprimer sur le projet et de poser des questions lors du conseil d’arrondissement du 3 juin prochain.
La densification est devenue le mot clef qui permet à des entreprises comme Groupe HD (4 milliards d’actifs financiers) de créer des espaces urbains où le concept de « quartier » est défiguré et voué à disparaître.
Des bâtiments d’une hauteur de 8 étages bloqueront la vue des résidents, les magnifiques allées d’arbres des rues Legendre et André-Grasset seront détruites et la verdure réduite à des illusions sur une maquette. Place au béton!
Le vieux quartier Saint-Sulpice est piétiné par des promoteurs immobiliers dont le principal intérêt est de réaliser des profits. Prochaine étape : les jardins communautaires?
À moins que vous ayez davantage d’informations, tout ce que nous avons pour l’instant est un rendu ainsi qu’un avis public annonçant la tenue du comité de démolition le 3 juin prochain. Vous êtes donc consultés, mais ça ne signifie pas nécessairement que vous obtiendrez le résultat espéré. Une consultation n’est pas un référendum.
Le bâtiment offrira visiblement des locaux commerciaux au RDC. L’endroit conservera donc une vocation commerciale. Je suis également convaincu qu’il y aura moins de béton et d’asphalte que dans le centre actuel, et les arbres auxquels vous faites référence se trouvent sur le domaine public. Théoriquement, on peut donc s’attendre à ce qu’ils soient préservés. Cela dit, c’est une très bonne demande à adresser au comité de démolition lors de l’assemblée du 3 juin.
Le Domaine Saint-Sulpice, et plus particulièrement le Vieux-Domaine, est un des premiers secteurs de Montréal doté d’un plan d’urbanisme moderne inspiré de celui des cités-jardins. Il a été reconnu par la Ville de Montréal comme un ensemble urbain d’intérêt dans le cadre de son étude sur le patrimoine urbain en 2005. Or c’est précisément ce concept urbain, lequel est associé à une qualité de vie, que la Ville de Montréal détruit progressivement en dérogeant à ses propres réglementations et en imposant cette densification de construction pour satisfaire principalement les intérêts de promoteurs immobiliers. Un projet résidentiel comme le 1420 Legendre du Groupe HD vise à occuper le maximum d’espace en surface et en hauteur et donc à maximiser le rendement sur l’investissement.
Il y aura moins d’asphalte, j’en conviens, puisque le stationnement actuel sera entièrement recouvert de briques et de béton. Quant aux arbres situés sur le domaine public, il est probable que la Ville déroge à sa propre réglementation comme elle l’a fait pour autoriser la hauteur de 8 étages dans un quartier de duplex et de maisons unifamiliales. Ils seront vraisemblablement abattus.
Je ne me fais bien sûr aucune illusion sur l’issue de la rencontre d’information-consultation bidon du « comité de démolition » du 3 juin prochain. Plusieurs commerces sont d’ailleurs déjà fermés.
Seule une mobilisation citoyenne d’envergure pourrait arrêter un tel projet.
Ce projet va permettre à 220 ménages de trouver un logement.
Les citoyens se mobilisent sans cesse à empêcher les gens d’avoir une offre de logements. Il est peut-être temps que cela cesse, et de savoir ce qu’on sauve vraiment. Ce centre commercial ne participe pas à lui seul à une qualité de vie ou un concept exceptionnel de cité-jardin. C’est un centre commercial banal, moribond, et désuet, qui deviendra un centre de quartier plus dense pour le secteur. Le quartier ne disparaît pas. Il change un peu, dans un de ses éléments les plus faibles.
Les concepts peuvent et doivent évoluer.
Une grande mobilisation pourrait forcer l’arrondissement à reculer. Comme cela s’est vu pour empêcher de créer des garderies, des résidences pour personnes âgées, des logements pour nos jeunes familles. De grandes victoires pour conserver le grand vide auquel nous sommes habitués.
Je vais faire un ajout, sur la supposée “dérogation à ses propres réglementations”.
C’est exactement le contraire qui se passe ici. La ville de Montréal a adopté un nouveau plan d’urbanisme, le PUM 2050. Le secteur concerné, à l’intérieur des rues Papineau, Legendre, Grasset et Émile-Journault, est identifié comme zone d’intensification intermédiaire. L’arrondissement a donc commencé le changement de zonage pour effectuer une concordance avec le nouveau PUM 2050 et ses modalités. La hauteur moyenne de 4 étages a été doublée, à 8 étages. Cette concordance est une nécessité en relation au plan d’urbanisme.
Rien ne se fait en bafouant les règles, c’est le contraire qui est arrivé. Le zonage suit un exercice complexe de planification et de modernisation du plan d’urbanisme, et l’arrondissement suit la procédure d’harmonisation.
Cela est même confirmé par le dossier relatif à cette concordance, en AG de l’arrondissement:
À la suite de vérifications effectuées, la ou le signataire de la recommandation atteste de la conformité de ce dossier aux politiques, aux règlements et aux encadrements administratifs en vigueur à l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.
Il n’y a pas “dérogation aux règles". Les règles sont suivies.
Pour avoir déjà habité dans Saint-Sulpice, il y a très peu de personnes qui vont pleurer la disparition (temporaire) du Couche-Tard, surtout pas avec un Metro juste à côté. Comme @vincemtl (oui, oui, ça arrive que je sois d’accord avec toi) l’a mentionné et comme vu dans les images, des commerces de proximité seront maintenus au premier étage aussi.
Aussi, depuis 2019, le logement est un droit, pas les vues.
D’ailleurs, quelle vue au juste? La toiture du centre commercial avec la baie de chargement du Metro?
Je te rejoins sur le point des arbres au coin de l’intersection, mais encore là, c’est possible d’en protéger quelques uns et d’en replanter par la suite.
Ce développement n’a rien d’extraordinaire, seulement 8 étages et les volumes en bordure de rue n’ont que 4 étages.
Tout l’îlot Grasset/Legendre/Papineau/Journault dépare déjà dans le quartier et n’est pas intégré à la trame du Domaine Saint-Sulpice. Tout son bâti est des années 1970-80. On y trouve :
Un Métro Plus et son stationnement (1984).
Une petite Caisse Desjardins (1977).
Un petit centre commercial qui vivote depuis longtemps (1972-73, remanié en 2011).
Un CHSLD de 4 étages (1979).
Deux grands ensembles de 6 étages (Les Retrouvailles, début des années 80 ?).
Un grand immeuble de 10 étages (Complexe du Domaine, 1978).
Je trouve que tout y est laid. Si le projet ressemble vraiment à l’image qui en est proposée, je crois que ce sera une belle amélioration au quartier.
Le changement d’usage du 1420 rue Legendre Est à Saint-Sulpice, un projet mixte de 217 logements à étage, suscite des inquiétudes chez certains résidents du secteur. Ils l’ont exprimé lors de l’assemblée publique du 3 juin.
Groupe HD immobilier, promoteur du projet, envisage d’y construire un bâtiment de huit étages. Le futur édifice remplacera le centre commercial érigé à cette adresse. Le bâtiment construit en 1978 abritait neuf commerces. Situé sur un terrain de 5788 m2, il présente certaines dégradations qui motivent sa démolition en plus du fait qu’il est impossible d’y ajouter des étages vu l’état actuel, selon le rapport d’inspection.
Cependant, le projet ne jouit pas d’une grande popularité auprès des résidents, malgré le fait qu’il soit conforme au règlement du Plan d’urbanisme et de mobilité (PUM).
[…] Les personnes présentes au 555 rue Chabanel étaient désabusées par ce règlement qui impose un bâtiment de huit étages dans leur zone. Les logements dans le secteur ont une hauteur maximale de deux étages et demi. De plus, l’avis de démolition est passé en catimini, estiment-ils. Ils ont exprimé leur crainte de voir leurs biens immobiliers perdre de la valeur et aussi sur la densité qu’entraînera le nouvel immeuble. En outre, les inconvénients liés aux travaux prévus entre 2027 et 2029 perturberont leur quiétude en plus de l’impact sur leurs activités professionnelles, notamment. Le problème de la sécurité piétonne fut longuement abordé par ces derniers.
[…] À l’unanimité de ses membres, le comité de démolition autorise la démolition du bâtiment ainsi que la construction de l’édifice, mais sous certaines conditions.
En effet, le promoteur doit organiser une séance d’information destinée aux résidents et riverains afin de les informer de l’avancement du projet. En outre, il doit planifier davantage d’espaces commerciaux, notamment de part et d’autre du sentier piéton ainsi que des marges de recul plus grandes sur les rues Legendre et André-Grasset afin d’assurer une meilleure intégration. Les travaux sont aussi conditionnés à la révision du stationnement pour les commerces afin d’assurer une plus grande sécurité. Et prévoir un retrait plus important du volume de huit étages sur les avenues André-Grasset et Legendre.
Le comité suggère aussi au Groupe HD d’évaluer la possibilité de mutualisation du stationnement avec le propriétaire du lot suivant (Metro) et prioriser les logements familiaux au rez-de-chaussée.
Les résidents ont trente jours à compter de la décision pour faire appel.