12435, avenue de la Miséricorde (conversion) - 4 étages

La conversion de l’ancien couvent des Sœurs de la Miséricorde, à Cartierville, en une résidence pour personnes âgées de 148 logements pourrait faire l’objet d’un référendum cet automne. Le promoteur souhaite organiser sa propre rencontre d’information en août pour éviter le risque du rejet populaire.

Le Journal des voisins (JDV) a appris de la bouche de l’architecte que le propriétaire veut justement éviter l’ouverture de registres et un référendum et préconise le dialogue.

« Le promoteur est en train d’organiser une rencontre de voisinage au courant du mois d’août pour qu’on puisse justement avoir un échange », a confié Étienne Taillefer, président de mdtp atelier d’architecture, lors d’une entrevue avec le JDV.

Le projet devrait être adopté en seconde lecture lors du conseil d’arrondissement de lundi. Un avis sera publié juste après et précisera les modalités pour déposer une demande d’approbation référendaire. Si un référendum était envisagé, il aurait lieu cet automne.
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Au 12435, avenue de la Miséricorde, à Cartierville, un rappel de pierre et de béton. L’ancien couvent des Sœurs de Miséricorde, construit en 1929 et agrandi en 1967, porte en lui près d’un siècle de présence religieuse et sociale dans le quartier. Il est actuellement vacant et se retrouve au cœur d’un bras de fer entre un promoteur et des citoyens.

En 1848, Rosalie Cadron-Jetté fonde à Montréal l’Institut des Sœurs de Miséricorde à la demande de Monseigneur Ignace Bourget. La mission, singulière pour l’époque, accueille les mères célibataires et leurs enfants nés hors mariage. En établissant une maternité à Montréal, la congrégation religieuse tend la main à des femmes rejetées au nom de la religion par une société peu clémente. Elle répond à un besoin criant que personne d’autre n’osait combler.

À Cartierville, les sœurs s’installent pour près d’un siècle. Leur couvent, puis sa chapelle, construite il y a 60 ans par l’architecte Paul H. Lapointe, constituent un ensemble conventuel répertorié au patrimoine culturel du Québec. La croix au sommet de la tour, la statue devant la chapelle et le cimetière de la congrégation constituent autant de marqueurs visibles d’une présence symbolique forte dans le tissu urbain du quartier.
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Le 15 août dernier, à l’invitation du propriétaire, il y a eu une rencontre de ‘‘bon voisinage’’ dans la cour de l’ancien couvent des soeurs de miséricorde. Contrairement à ce qui semble toujours avoir été le cas dans les rassemblements portant sur les enjeux de ce dossier, l’atmosphère n’était pas vraiment chargée d’hostilité, et plusieurs voies favorables au projet de RPA se sont même fait entendre. On aurait dit que le groupe d’opposants habituels s’étaient mis d’accord pour boycotter l’événement. Espérons qu’après maintenant bientôt 7 années d’innocupation, et dans l’éventualité de la mise en branle d’un processus référendaire, les bâtiments pourront encore suffissament résister à la dégradation aditionnelle que leur imposerait cet autre délais.

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