Le moule grandeur nature de Dr Zaïus, du film La planète des singes de 1968, sera l’une des pièces maîtresses de l’exposition. (Ian Bussières)
Avec son exposition La machine: mission vers le futur, le Musée de la civilisation conviera le public à un voyage dans le temps, avec à l’appui plusieurs articles ayant servi dans des films de science-fiction célèbres.
Jeudi, le Musée recevait un premier arrivage d’objets provenant du Musée de la culture populaire de Seattle qui seront utilisés dans l’exposition qui sera lancée le 26 novembre pour se poursuivre jusqu’en septembre 2028.
«C’est rare qu’on puisse garder des objets aussi longtemps, normalement, les prêts sont pour de neuf mois à un an, mais, dans ce cas, on a pu avoir le prêt pour deux ans», explique Philippe-Antoine Hamel, conservateur du Musée de la Civilisation.
Imaginer le futur
«Le but de l’exposition est de donner de l’espoir pour le futur, comme une machine à imaginer le futur», explique pour sa part Anouk Gingras, chargée de projet d’expositions.
L’exposition présentera entre autres une chambre d’adolescent juste avant le fameux bogue de l’an 2000, une maison lors de l’alunissage d’Apollo 11 en 1969 et un magasin lors du krach boursier de 1929.
On exposera aussi des innovations issues de la science-fiction et plusieurs items présentés ont aussi été utilisés dans le tournage de films ou séries de science-fiction célèbres.
L’ordinateur du Capitaine Kirk dans la série originale Star Trek semble un peu primitif 60 ans plus tard. (Ian Bussières)
Articles célèbres
Parmi les pièces déballées jeudi, l’une des pièces maîtresses de l’exposition, le moule grandeur nature du Dr Zaïus, l’orang-outan retors de la série de films La planète des singes de 1968 à 1973.
Les fans des films Alien auront aussi droit au sinistre xénomorphe, à la Reine mère, au facehugger et à l’un des œufs de la créature.
Vieille de 70 ans cette année, la soucoupe volante du film Planète interdite de Fred M. Wilcox sera également sur place, de même qu’une sentinelle du film La matrice: Révolutions et un modèle réduit de Luke Skywalker remontant du gouffre après son combat contre Darth Vader.
Le VidFôn du film Blade Runner de Ridley Scott et l’ordinateur de bord du Capitaine Kirk dans Star Trek, qui semble plutôt préhistorique 60 ans après le lancement de la série télé originale, seront également de la partie.
Les espadrilles auto-ajustants de Marty dans Retour vers le futur ont déjà été produits en édition très limitée. (Ian Bussières)
Inspirations
Les souliers auto-ajustables que portait Marty McFly dans Retour vers le futur II seront également de la partie, de même que le Star Fleet Communicator, le bidule qu’utilisaient les personnages de Star Trek.
«Peu de gens le savent, mais le Communicator a vraiment inspiré la compagnie Motorola dans la création des fameux flip phone, ces téléphones cellulaires qui se replient sur eux-mêmes», explique Anouk Gingras.
Le Star Fleet Communicator de la série Star Trek a été l’inspiration de Motorola pour la création du célèbre flip phone. (Ian Bussières)
Philippe-Antoine Hamel a pour sa part souligné que les souliers Nike portés par Marty MacFly avaient vraiment été commercialisés.
«Nike en a fait une centaine, avec un moteur qui leur permettait de s’ajuster automatiquement, qui ont été vendus dans un encan pour une œuvre caritative qu’appuyait Michael J. Fox.»
Un prêt majeur
Zulma Gomez, gestionnaire de collections et archiviste du Musée de la culture populaire de Seattle, était sur place pour le déballage de cette toute première collaboration avec le Musée de la Civilisation.
«Et c’est notre plus gros prêt de l’année, soit 45 objets et quelques objets numériques», conclut celle dont l’établissement a plusieurs galeries consacrées à la science-fiction, l’horreur, la fantaisie, les jeux vidéo et la musique.