Ville de Québec - Événements, culture, art public, loisirs et festivals

Grand prix cycliste aux Plaines ce matin à Québec. Quel spectacle extraordinaire et si près de l’action.

On voit ma rue Murray (en fer à cheval sur le plan) en haut de la photo à gauche, voisine de Bougainville.

Publicité pour les Championnats Cyclistes à Montréal

J’ai assisté à trois circuits séparés d’environ 20 minutes chacun, c’est intense, rapide et très impressionnant, en plus la météo était excellente, fraiche et juste un peu venteuse.

Les coureurs sont dans le virage en épingle au fond de la photo

Une vague qui roule à pleine vitesse avec le peleton de tête bien en avant

Le peleton de tête qui précède déjà d’une bonne minute.

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Musée de la civilisation: de Dr Zaïus aux souliers de Marty McFly

Le moule grandeur nature de Dr Zaïus, du film La planète des singes de 1968, sera l’une des pièces maîtresses de l’exposition. (Ian Bussières)

Avec son exposition La machine: mission vers le futur, le Musée de la civilisation conviera le public à un voyage dans le temps, avec à l’appui plusieurs articles ayant servi dans des films de science-fiction célèbres.

Jeudi, le Musée recevait un premier arrivage d’objets provenant du Musée de la culture populaire de Seattle qui seront utilisés dans l’exposition qui sera lancée le 26 novembre pour se poursuivre jusqu’en septembre 2028.

«C’est rare qu’on puisse garder des objets aussi longtemps, normalement, les prêts sont pour de neuf mois à un an, mais, dans ce cas, on a pu avoir le prêt pour deux ans», explique Philippe-Antoine Hamel, conservateur du Musée de la Civilisation.

Imaginer le futur

«Le but de l’exposition est de donner de l’espoir pour le futur, comme une machine à imaginer le futur», explique pour sa part Anouk Gingras, chargée de projet d’expositions.

L’exposition présentera entre autres une chambre d’adolescent juste avant le fameux bogue de l’an 2000, une maison lors de l’alunissage d’Apollo 11 en 1969 et un magasin lors du krach boursier de 1929.

On exposera aussi des innovations issues de la science-fiction et plusieurs items présentés ont aussi été utilisés dans le tournage de films ou séries de science-fiction célèbres.

L’ordinateur du Capitaine Kirk dans la série originale Star Trek semble un peu primitif 60 ans plus tard. (Ian Bussières)

Articles célèbres

Parmi les pièces déballées jeudi, l’une des pièces maîtresses de l’exposition, le moule grandeur nature du Dr Zaïus, l’orang-outan retors de la série de films La planète des singes de 1968 à 1973.

Les fans des films Alien auront aussi droit au sinistre xénomorphe, à la Reine mère, au facehugger et à l’un des œufs de la créature.

Vieille de 70 ans cette année, la soucoupe volante du film Planète interdite de Fred M. Wilcox sera également sur place, de même qu’une sentinelle du film La matrice: Révolutions et un modèle réduit de Luke Skywalker remontant du gouffre après son combat contre Darth Vader.



Le VidFôn du film Blade Runner de Ridley Scott et l’ordinateur de bord du Capitaine Kirk dans Star Trek, qui semble plutôt préhistorique 60 ans après le lancement de la série télé originale, seront également de la partie.

Les espadrilles auto-ajustants de Marty dans Retour vers le futur ont déjà été produits en édition très limitée. (Ian Bussières)

Inspirations

Les souliers auto-ajustables que portait Marty McFly dans Retour vers le futur II seront également de la partie, de même que le Star Fleet Communicator, le bidule qu’utilisaient les personnages de Star Trek.

«Peu de gens le savent, mais le Communicator a vraiment inspiré la compagnie Motorola dans la création des fameux flip phone, ces téléphones cellulaires qui se replient sur eux-mêmes», explique Anouk Gingras.

Le Star Fleet Communicator de la série Star Trek a été l’inspiration de Motorola pour la création du célèbre flip phone. (Ian Bussières)

Philippe-Antoine Hamel a pour sa part souligné que les souliers Nike portés par Marty MacFly avaient vraiment été commercialisés.



«Nike en a fait une centaine, avec un moteur qui leur permettait de s’ajuster automatiquement, qui ont été vendus dans un encan pour une œuvre caritative qu’appuyait Michael J. Fox.»

Un prêt majeur

Zulma Gomez, gestionnaire de collections et archiviste du Musée de la culture populaire de Seattle, était sur place pour le déballage de cette toute première collaboration avec le Musée de la Civilisation.

«Et c’est notre plus gros prêt de l’année, soit 45 objets et quelques objets numériques», conclut celle dont l’établissement a plusieurs galeries consacrées à la science-fiction, l’horreur, la fantaisie, les jeux vidéo et la musique.

Musée de la civilisation: de Dr Zaïus aux souliers de Marty McFly

Le moule grandeur nature de Dr Zaïus, du film La planète des singes de 1968, sera l’une des pièces maîtresses de l’exposition. (Ian Bussières)

Avec son exposition La machine: mission vers le futur, le Musée de la civilisation conviera le public à un voyage dans le temps, avec à l’appui plusieurs articles ayant servi dans des films de science-fiction célèbres.

Jeudi, le Musée recevait un premier arrivage d’objets provenant du Musée de la culture populaire de Seattle qui seront utilisés dans l’exposition qui sera lancée le 26 novembre pour se poursuivre jusqu’en septembre 2028.

«C’est rare qu’on puisse garder des objets aussi longtemps, normalement, les prêts sont pour de neuf mois à un an, mais, dans ce cas, on a pu avoir le prêt pour deux ans», explique Philippe-Antoine Hamel, conservateur du Musée de la Civilisation.

Imaginer le futur

«Le but de l’exposition est de donner de l’espoir pour le futur, comme une machine à imaginer le futur», explique pour sa part Anouk Gingras, chargée de projet d’expositions.

L’exposition présentera entre autres une chambre d’adolescent juste avant le fameux bogue de l’an 2000, une maison lors de l’alunissage d’Apollo 11 en 1969 et un magasin lors du krach boursier de 1929.

On exposera aussi des innovations issues de la science-fiction et plusieurs items présentés ont aussi été utilisés dans le tournage de films ou séries de science-fiction célèbres.

L’ordinateur du Capitaine Kirk dans la série originale Star Trek semble un peu primitif 60 ans plus tard. (Ian Bussières)

Articles célèbres

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Parmi les pièces déballées jeudi, l’une des pièces maîtresses de l’exposition, le moule grandeur nature du Dr Zaïus, l’orang-outan retors de la série de films La planète des singes de 1968 à 1973.

Les fans des films Alien auront aussi droit au sinistre xénomorphe, à la Reine mère, au facehugger et à l’un des œufs de la créature.

Vieille de 70 ans cette année, la soucoupe volante du film Planète interdite de Fred M. Wilcox sera également sur place, de même qu’une sentinelle du film La matrice: Révolutions et un modèle réduit de Luke Skywalker remontant du gouffre après son combat contre Darth Vader.



Le VidFôn du film Blade Runner de Ridley Scott et l’ordinateur de bord du Capitaine Kirk dans Star Trek, qui semble plutôt préhistorique 60 ans après le lancement de la série télé originale, seront également de la partie.

Les espadrilles auto-ajustants de Marty dans Retour vers le futur ont déjà été produits en édition très limitée. (Ian Bussières)

Inspirations

Les souliers auto-ajustables que portait Marty McFly dans Retour vers le futur II seront également de la partie, de même que le Star Fleet Communicator, le bidule qu’utilisaient les personnages de Star Trek.

«Peu de gens le savent, mais le Communicator a vraiment inspiré la compagnie Motorola dans la création des fameux flip phone, ces téléphones cellulaires qui se replient sur eux-mêmes», explique Anouk Gingras.

Le Star Fleet Communicator de la série Star Trek a été l’inspiration de Motorola pour la création du célèbre flip phone. (Ian Bussières)

Philippe-Antoine Hamel a pour sa part souligné que les souliers Nike portés par Marty MacFly avaient vraiment été commercialisés.



«Nike en a fait une centaine, avec un moteur qui leur permettait de s’ajuster automatiquement, qui ont été vendus dans un encan pour une œuvre caritative qu’appuyait Michael J. Fox.»

Un prêt majeur

Zulma Gomez, gestionnaire de collections et archiviste du Musée de la culture populaire de Seattle, était sur place pour le déballage de cette toute première collaboration avec le Musée de la Civilisation.

«Et c’est notre plus gros prêt de l’année, soit 45 objets et quelques objets numériques», conclut celle dont l’établissement a plusieurs galeries consacrées à la science-fiction, l’horreur, la fantaisie, les jeux vidéo et la musique.

Marche aux Plaines samedi matin 26 septembre

Espace Riopelle aménagement extérieur

Futurs visiteurs du musée pour l’instant trop occupés à jouer à côté. :wink:

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Au Clap, «on ne vient pas voir des films, on vient au cinéma»

Depuis 2019, Le Clap de Sainte-Foy est installé à la Place Ste-Foy. (Le Clap)

Depuis maintenant 40 ans, le cinéma Le Clap fait partie du paysage culturel de la ville de Québec. Alors que l’établissement vit une année 2026 symboliquement forte et financièrement solide, le directeur général, Robin Plamondon, cherche toujours à voir comment faire connaître encore plus son entreprise.

Lundi matin, Le Soleil a discuté avec M. Plamondon. Il est tôt, mais l’odeur de popcorn se fait déjà sentir et les fidèles clients matinaux sont prêts à assister à leur projection.

Le Clap est effectivement l’un des rares cinémas ouverts dès 10 h, mais c’est nécessaire pour répondre à la demande de sa clientèle plus âgée.

«Il y a des représentations que, même à 10 h, les salles sont complètement remplies», illustre celui qui est à la tête de l’entreprise depuis 2012.

Robin Plamondon est fier de voir sa clientèle évoluer au fil de la journée.

«Le matin ce sont plus les retraités, puis plus tard on voit les travailleurs et les adolescents qui commencent à arriver, et vers 21 h c’est presque seulement des 25 ans et moins.»

— Robin Plamondon, directeur général du Clap

Une diversité que Robin Plamondon attribue en grande partie à l’offre de films proposée par son entreprise.

Depuis 40 ans, Le Clap a beaucoup évolué, mais sa mission demeure la même: offrir la programmation la plus diversifiée possible.

Il admet toutefois qu’il s’agit d’une sacrée gymnastique pour établir la programmation optimale et favoriser le meilleur succès pour chaque film.

«C’est un travail d’orfèvre d’arriver à trouver le meilleur créneau horaire, la meilleure salle pour chacun de ces films-là», explique-t-il.

Le Clap, c’est plus de 600 000 visites annuellement dans ses deux cinémas, à Sainte-Foy et à Loretteville. Mais comment réussir à demeurer attractif face aux rivaux bénéficiant de plus grandes installations?

…

Au cours des prochaines semaines, l’entreprise lancera une grande campagne de visibilité pour mettre de l’avant la diversité de sa programmation, ses installations (événements spéciaux, bistro, comptoirs de nourritures, librairie, etc.) et son expérience en salle.

Une année record

Ce 40e anniversaire du Clap ne pouvait pas mieux tomber, alors que l’année 2026 est particulièrement impressionnante pour les recettes au guichet.

Du 1er janvier au 30 août 2026, Le Clap a enregistré une hausse d’achalandage de 16 % par rapport à la même période en 2025, et de 50 % par rapport à 2019, année de référence prépandémique de l’industrie.

«C’est une année hors du commun.»

— Robin Plamondon, directeur général du Clap

Le succès de films comme Histoires de jouets 5, L’Odyssée, Spider-man: un jour nouveau et de longs métrages estivaux québécois a joué pour beaucoup dans cet achalandage.

Robin Plamondon estime que les sorties des prochains mois pourraient couronner l’année 2026 comme étant une année record.

On parle notamment de Villeneuve: l’ascension d’une légende, Dune troisième partie et Avengers: Docteur Doom, sans oublier Pauline Julien: Femme pays, sorti récemment et qui a fait le troisième meilleur démarrage au box-office pour un film québécois en 2026.

(…)

Expositions

Six parfums pour découvrir la Rosa de Riopelle

François Chartier a créé six parfums pour le nouvel Espace Riopelle. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Imaginez-vous en train d’observer une toile et, tout d’un coup, une odeur fraîche et maritime gagne votre nez. L’effluve vous raconte une histoire. Il vous emporte sur les lieux de création du tableau qui se trouve devant vous.

L’hommage à Rosa Luxemburg fait 40m de long. (Frédéric Matte/Le Soleil)

Le sommelier et spécialiste des arômes, François Chartier, partagera bientôt cette expérience avec le public qui explorera le nouvel Espace Riopelle.

Les visiteurs qui grimperont jusqu’au troisième étage du nouveau pavillon pourront y découvrir L’hommage à Rosa Luxemburg accrochée sur un mur en forme de cercle. Puis, de l’autre côté de l’immense toile, ils pourront appuyer sur six bornes contenant chacune une odeur distincte liée à un segment précis de l’œuvre.

En entrevue au Soleil, François Chartier sort un petit dispositif d’une trousse de voyage. C’est le prototype des colonnes qui seront installées sous peu dans l’Espace Riopelle.

Il s’agit d’un diffuseur à sec. Afin d’éviter la bruine et l’alcool qui pourraient endommager la peinture à cause de l’humidité, l’appareil est doté d’un petit panier contenant des microbilles. Sous un jet d’air, celles-ci permettront aux parfums de chatouiller les narines des visiteurs.

(…)

Au cours des trois dernières années, il a travaillé avec son équipe du Chartier World Lab afin de créer des parfums qui permettraient au public de voyager dans l’univers de Jean Paul Riopelle et de saisir toutes les histoires qui habitent «l’œuvre testament» du grand peintre québécois.

(…)

Le célèbre sommelier n’en est pas à sa première expérience olfactive. Il a notamment créé «Sentir pour Voir Picasso» au Musée Picasso de Barcelone… Mais ce projet avec Riopelle le rend particulièrement fier.

«C’est un cadeau du ciel. […] C’est bizarre à dire, mais on a fait nos classes avec Picasso [rires] et là on peut faire des vrais parfums qui seront installés dans le musée. Ils seront là tant que le public voudra bien les avoir», se réjouit M. Chartier.


Les visiteurs pourront découvrir «Sentir pour voir Riopelle» dès l’inauguration de l’Espace Riopelle—pavillon Michael Audain, le 22 octobre.

En passant hier devant l’Espace Riopelle, j’ai remarqué l’avancement des travaux de finition, voici donc quelques photos dont la nouvelle identification du bâtiment et la poursuite de l’aménagement paysager.

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Record de participation au marathon de Québec

L’ancien du Rouge et Or Jonathan Tedeschi a établi un nouveau record au marathon en terminant l’épreuve en 2 h 21 min et 34 s.

Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall

Ils n’ont jamais été aussi nombreux à courir dans les rues de Québec dans le cadre du marathon. L’événement a battu un nouveau record avec plus de 21 000 participants cette fin de semaine.

Malgré le froid automnal propre à un dimanche matin d’octobre, Stéphanie Lepage, productrice déléguée de Je Cours Qc, l’organisation chargée de l’événement, ne cache pas sa satisfaction de voir autant d’athlètes sur la ligne de départ.

On fait des petits miracles pour être capable de rajouter des dossards, puis d’accueillir de plus en plus de monde à cet événement. L’année passée, on avait fait un bond d’à peu près 20 %. Cette année, encore une fois, on a 21 % plus d’inscriptions, se réjouit la productrice.

À titre comparatif, en 2024, le marathon accueillait 13 500 coureurs. La hausse importante des inscriptions est notamment attribuable à l’engouement pour les courses de longue distance.

Si l’épreuve reine du marathon attire 4000 coureurs cette année, près de 7000 ont opté pour le demi-marathon.

Il y a définitivement un intérêt très, très élevé de la part des coureurs pour le demi-marathon qui est une distance un petit peu plus accessible pour un premier grand défi, mentionne Stéphanie Lepage.

Plus de 2000 bénévoles sont nécessaires à la tenue de l’événement.

On travaille avec des équipes de centaines de personnes qui viennent pendant les journées pour faire le montage, s’occuper de la sécurité, du médical. Évidemment, plus on rajoute des gens, plus on a une logistique au niveau de l’alimentaire, de la sécurité pour les participants. C’est certain que ça met quand même une bonne pression sur l’organisation, explique Stéphanie Lepage.

Un autre record

L’organisation du marathon n’a pas été la seule à battre des records cette fin de semaine. L’ancien du Rouge et Or Jonathan Tedeschi a établi une nouvelle marque en terminant le parcours de 42,2 kilomètres en 2 h 21 min 34 s.

Ça a bien été aujourd’hui. On avait une belle journée, mais Québec, c’est un parcours qui est quand même difficile, alors je me suis gardé des munitions tout au long de la course, a-t-il avoué.

Chez les femmes, c’est Caroline Pomerleau qui a été la première à franchir la ligne d’arrivée. Elle a terminé le parcours en 2 h 42 min 46 s.

Je suis fière de moi, je n’aurais pas pu espérer mieux, puis de traverser ça avec ma fille, pour inspirer toutes les mamans du Québec, que c’est possible, même en post-partum, d’accomplir de grandes choses, raconte la nouvelle mère, ex-championne canadienne et membre de l’équipe d’athlétisme du Rouge et Or, après la course.

Avec la collaboration de Charlotte Marschall

Le Conseil international des musées débarque à Québec

Le Musée de la civilisation reçoit des membres du Conseil international des musées. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Près de 200 représentants d’institutions muséales internationales se sont donné rendez-vous à Québec. Jusqu’au 8 octobre, ils visiteront la ville et échangeront dans le cadre du congrès annuel de l’ICOM Exhibitions, chapeauté par le Musée de la civilisation.

Au total, une vingtaine de pays sont représentés tout au long de ce rassemblement, où l’objectif est de réfléchir et d’échanger à propos des enjeux liés aux expositions.

«L’ICOM, c’est le Conseil international des musées. C’est l’organisation qui regroupe des professionnels provenant de musées de partout dans le monde. […] Ils ont 35 comités internationaux, c’est-à-dire des groupes d’experts qui travaillent par spécialité. Donc nous on reçoit le congrès annuel d’ICOM Exhibitions, dont la spécialité est les expositions», résume Catherine Benoit, en entrevue au Soleil.

Selon la responsable de la planification et du rayonnement au Musée de la civilisation, ce congrès est une occasion en or pour l’institution québécoise: pendant quatre jours, le Musée de la civilisation deviendra un carrefour où de nombreux experts partageront leurs idées innovantes en muséologie.

C’est dans ce genre congrès que les musées se créent des contacts… qui mèneront peut-être à des prêts d’œuvres ou encore à des collaborations avec différents spécialistes.

Il s’agit également d’une opportunité pour montrer à leurs pairs leurs ateliers, leurs approches avec le public jeunesse, etc.

«C’est un rayonnement incroyable pour le musée de la civilisation. Quand les gens viennent voir ce qu’on fait, c’est là qu’ils comprennent toute la mesure de ce qu’on est capable de faire. Je pense qu’avec ce rassemblement, on va réussir à tisser des liens pour le futur», espère de son côté Mme Benoit.

Le musée a déposé sa candidature en 2024 afin d’accueillir l’ICOM Exhibitions en 2026.

«Pour recevoir un événement comme celui-là, il faut avoir la capacité d’accueillir presque 200 personnes de partout dans le monde. Il faut aussi avoir une bonne crédibilité et une bonne réputation à l’international», note Mme Benoit.

Outre le musée du Vieux-Port, les participants de l’ICOM Exhibitions visiteront également le musée du Monastère des Augustines, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée huron-wendat, le NAT, Ex Muro, quelques galeries, etc.

Un thème : l’audace

Plus de détails

À titre d’hôte, le Musée de la civilisation a eu l’occasion de proposer le thème de l’audace pour guider les conférences.

Dans un monde où les tensions politiques se font, par exemple, de plus en plus sentir, quel est le rôle du musée?

«Est-ce que c’est possible de continuer à aller aussi loin qu’on le souhaiterait dans le contexte politique? […] Les musées ne sont pas des lieux neutres. Ce sont des acteurs de société», souligne Mme Benoit.

Jusqu’à jeudi, les participants échangeront ainsi sur les moyens dont ils disposent pour créer des expositions audacieuses, mais aussi des thématiques qu’ils peuvent aborder. Qu’il s’agisse du numérique et de l’intelligence artificielle, d’écoresponsabilité ou encore des collaborations qu’ils peuvent faire avec différentes communautés.



«Cette façon d’aborder la muséologie avec éclectisme, audace et engagement, c’est ce que nous sommes. Proposer des thématiques rejoignant une diversité d’intérêts, mais arrivant toujours à guider une réflexion collective sur l’aventure humaine et à créer une expérience mémorable, c’est notre mission», a d’ailleurs déclaré Julie Lemieux, directrice générale du Musée de la civilisation, à l’ouverture du congrès.

À noter que ce n’est pas la première fois que le Musée de la civilisation attire des membres du Conseil international des musées.

En 1992, quelques années après son ouverture, il avait piqué la curiosité de l’organisation avec sa nouvelle approche misant sur les sujets de société. L’institution du Vieux-Port avait alors accueilli la «conférence générale de l’ICOM» qui a lieu tous les trois ans. Près de 2000 personnes s’étaient réunies pour l’occasion. Après Dubaï, en 2025, la prochaine se tiendra d’ailleurs à Rotterdam en 2028.

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