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Une remontée 33 % plus rapide au Mont-Sainte-Anne

Les futures cabines panoramiques OMÉGA IV LWI de l’Étoile Filante. (Resorts of the Canadian Rockies)

Le Mont-Sainte-Anne fait appel à une entreprise établie au Québec pour les trois nouvelles remontées mécaniques qui seront aménagées dans le cadre de son plan montagne.

La station de ski de la Côte-de-Beaupré, propriété de Resorts of the Canadian Rockies (RCR), a fait l’annonce lundi de la signature officielle des contrats pour la commande des trois nouveaux remonte-pentes.

«Ce projet marque un tournant pour le Mont-Sainte-Anne. Il nous permet non seulement de moderniser nos infrastructures, mais aussi de repenser l’expérience globale offerte à nos visiteurs dès la saison prochaine, en misant sur la performance, le confort et l’innovation», déclare le vice-président et directeur général de RCR pour la région de l’est, Maxime Cretin.



Ces nouvelles installations font partie du plan d’investissement de 100 millions dans la montagne, annoncé fin 2024. Le gouvernement, via Investissement Québec, fournit la moitié des sommes qui seront injectées dans la station.

La commande pour les trois nouvelles remontées a été passée le 26 mars dernier auprès de Doppelmayr, une entreprise spécialisée dans le domaine dont le siège social se trouve à Saint-Jérôme.

Les travaux de déboisement et d’aménagement débuteront cet été et se poursuivront jusqu’en décembre 2028.

Avec de nouveaux tracés par rapport aux anciennes remontées, les prochains remonte-pentes amélioreront «de manière significative la fluidité des déplacements et l’accessibilité à l’ensemble du domaine skiable», soutient RCR.

33 % plus vite dès décembre 2027

Les nouvelles télécabines de la remontée «signature» de la station, soit l’Étoile Filante, viendront «redéfinir l’expérience» de la clientèle, affirme l’entreprise. La nouvelle remontée sera opérationnelle dès décembre 2027.

Les 65 nouvelles cabines auront une capacité de dix places chacune avec «des assises individuelles et de larges surfaces vitrées permettant de profiter pleinement des paysages».

La durée du trajet vers le sommet sera de 7,42 minutes, soit un gain de plus de 33 % par rapport aux télécabines actuelles, pour une capacité de 2600 personnes à l’heure.

De son côté, le nouveau télésiège de l’Express du Sud sera en fonction dès février 2027. Avec son nouveau tracé «entièrement repensé», il viendra également remplacer la Tortue.

Les télésièges de l’Express du Sud seront équipés de bulles pour protéger les skieurs des forts vents. (Resorts of the Canadian Rockies)

Le nouvel Express du Sud sera composé de 97 télésièges de six places, équipés de bulles de protection. Le temps de remontée sera de quinze secondes plus rapides que l’Étoile Filante, avec une capacité de remontée de 2400 personnes à l’heure.

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«Au-delà de la performance, cette remontée jouera un rôle structurant dans l’organisation du domaine skiable: elle offrira un accès optimisé au sommet, notamment via les secteurs nord ainsi que les zones expertes-intermédiaires du versant sud», explique RCR par voie de communiqué.

Pour sa part, l’Express du Nord devrait être en service en décembre 2028. Les 67 chaises de ce nouveau télésiège débrayable auront également une capacité de six places.

Le trajet vers le sommet sera ‘une durée de 4,62 minutes pour une capacité de 2 600 personnes à l’heure.



La députée «satisfaite»

Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, a «salué» cette avancée pour la station, qui constitue «un attrait touristique important qui contribue au dynamisme social et économique de la Capitale-Nationale».

«Des infrastructures modernisées permettront de mieux accueillir les visiteurs et de soutenir les activités sur le site. Ce projet demeure essentiel à cet objectif, et notre gouvernement en suivra attentivement la progression», souligne M. Simard.

La députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, s’est dite «satisfaite» de l’annonce de la station de ski et de sa «volonté d’améliorer la sécurité et l’expérience client».

«Cela dit, notre gouvernement continuera d’être présent pour veiller à la réussite des prochaines étapes de ce projet, qui a le potentiel de dynamiser davantage l’économie de La Côte-de-Beaupré et de promouvoir le tourisme régional», a-t-elle ajouté.

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Une artiste se protège de l’IA avec un passeport numérique

Face à la menace grandissante des faussaires et de l’intelligence artificielle, l’artiste peintre de Stoneham Caroline Bergeron, alias Aro, a décidé de contre-attaquer. Avec sa nouvelle exposition, elle intègre un passeport numérique à ses œuvres pour en garantir l’authenticité.

Caroline Bergeron devient ainsi la première artiste canadienne à s’associer à Numeraire Future Trends, une firme internationale spécialisée dans la traçabilité et la protection des œuvres grâce à la chaîne de blocs (blockchain).

Ce qui veut dire que chacune de ses œuvres est désormais liée à une identité numérique unique.

(…)

L’ouverture du Musée de l’histoire du Québec repoussée

La transformation du pavillon Camille-Roy du Séminaire, dans le Vieux-Québec, a nécessité un investissement de 105 millions de dollars. (Jocelyn Riendeau/Archives Le Soleil)

Il faudra attendre à la fin de l’automne avant de pouvoir enfin visiter le nouveau Musée national de l’histoire du Québec, un des «legs» qui fait la fierté de François Legault.

Une nouvelle étape a été franchie cette semaine pour le Musée national de l’histoire du Québec. Les travaux de restaurations du bâtiment qui accueillera le musée sont finalement terminés.

L’organisation s’affaire dorénavant à installer les expositions dans l’ancien pavillon Camille-Roy du Séminaire de Québec, qui a complètement été restauré dans la dernière année.




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Le nouveau Musée national de l’histoire ouvrira à Québec en 2026

Par voie de communiqué, le Musée national de l’histoire du Québec confirme aussi «sa volonté d’ouvrir le Musée à la fin de l’automne 2026».

L’ouverture était initialement prévue pour le printemps 2026, puis juin 2026.

La transformation du pavillon Camille-Roy du Séminaire, dans le Vieux-Québec, a nécessité un investissement de 105 millions de dollars. Le ministère de la Culture parlait d’un «chantier d’une grande complexité technique».

De la Nouvelle-France à aujourd’hui

Le nouveau musée aura pour mission de raconter l’histoire de la seule nation francophone en Amérique depuis Champlain jusqu’à aujourd’hui.

En avril 2024, le premier ministre François Legault et le ministre de la Culture Mathieu Lacombe annonçaient fièrement le Musée national de l’histoire du Québec. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Le premier ministre François Legault a une affection particulière pour ce musée annoncé en 2024.

«C’est un projet qui me tient profondément à cœur, et un des legs dont je suis le plus fier», a partagé jeudi François Legault, à quelques jours de céder sa place à son successeur.

«On y mettra en lumière nos grands personnages, nos réalisations, nos valeurs et tout ce qui a façonné notre identité. Dans ce lieu chargé d’histoire, au pavillon Camille-Roy, nous allons transmettre aux générations futures une chose essentielle: la fierté d’être Québécois», a écrit celui qui aura dirigé le Québec pendant huit ans.

François Legault a visité le Musée national de l’histoire du Québec la semaine dernière en compagnie du directeur général Maxime Pedneault-Jobin.

Une autre année record pour le Salon international du livre de Québec

Les bilans officiels ne sont pas encore terminés, mais déjà, le Salon international du livre de Québec (SILQ), qui se tenait jusqu’à dimanche après-midi, se félicite d’avoir « fait courir les foules ».

Lors des dernières heures du SILQ, au Centre des congrès de Québec dimanche, la directrice générale Mélanie Pelletier était visiblement fière des données d’achalandage, mais aussi de la programmation.

“L’an passé c’était une année record de 77 000 personnes”, rappelle Mme Pelletier, “et cette année, je peux vous dire qu’on va arriver encore à 77 000 personnes”.

Le nombre d’élèves aux matinées scolaires atteint aussi un record de “plus de 18 500”, sourit Mélanie Pelletier en révélant le chiffre. Aussi, 495 maisons d’édition étaient présentes cette année, le plus grand nombre depuis le début du SILQ en 1959.

De beaux rendez-vous

Le retour de l’Auteur.e Studio a été un franc succès, d’après Mélanie Pelletier. La formule cabaret présentée au Confessionnal du Capitole de Québec a été un moment particulièrement apprécié du public, “mais aussi des auteurs”. Ce rendez-vous sera sans doute repris l’an prochain, aux dires de Mme Pelletier.

Au-delà des séances de signatures avec les auteurs, le public est nombreux aux diverses activités proposées. “Tous les jours, une centaine de personnes assistent à chaque conférence”, rappelle-t-elle.

Par communiqué, le SILQ rappelle que la tenue de l’événement va au-delà de la célébration de la lecture en générant d’importantes retombées économiques. “L’an dernier, l’événement a généré plus de 1000 nuitées et des retombées économiques évaluées à 6,6 M$. Avec le retour des auteurs internationaux et l’engouement contagieux pour notre belle ville, j’ai bien l’impression que nous atteindrons de nouveaux sommets”, estime Mme Pelletier.

Les bilans officiels seront faits prochainement et déjà, “il faut penser à la mouture 2027”, conclut la directrice générale.

Québec, deuxième choix de ville d’expansion de la LNH

Québec arrive deuxième dans les choix de villes d’expansion, selon un sondage de l’Association des joueurs de la LNH qui profite de la fin de la saison régulière pour interroger ses membres sur plusieurs sujets.

À la question « Si une nouvelle équipe doit faire son entrée dans la LNH, quelle ville pourrait l’accueillir ? », Houston arrive en tête : 34,3 % des répondants ont choisi la ville texane. Québec obtient 16,9 % des suffrages.

Manchette La Presse

L’Espace Riopelle sera livré dans sa version finale le 2 mai 2026

Modélisation du futur Espace Riopelle, tel qu’imaginé par Les architectes FABG.

Photo : MNBAQ/Les architectes FABG

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) annonce la livraison de l’Espace Riopelle-Pavillon Michael Audain après deux ans de travaux menés par la firme d’architectes Fabg et l’entreprise beauceronne CONCREA.

Une cérémonie de livraison aura lieu le 2 mai en présence de ceux et celles qui ont contribué à la réalisation du pavillon dédié à l’œuvre de l’artiste Jean Paul Riopelle.

Parmi les invités, un représentant du gouvernement du Québec, le maire Bruno Marchand, les mécènes Pierre Lassonde, André Desmarais et France Chrétien Desmarais, ainsi que l’homme d’affaires britanno-colombien Michael Audain, qui a fait un don exceptionnel de 91,3 millions de dollars, dont 76,9 millions en dons d’œuvres.

«L’Hommage à Rosa Luxemburg» de Jean Paul Riopelle sera exposée au dernier étage du pavillon.

Photo : Autre banques d’images / Bruno Boutin

Le projet de l’Espace Riopelle-Pavillon Michael Audain est l’un des chantiers culturels les plus ambitieux du Québec. Intégré au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), il est conçu comme un écrin pour l’œuvre de Jean Paul Riopelle, notamment pour sa fresque monumentale L’Hommage à Rosa Luxemburg.

Ce projet majeur, doté d’un budget de 84 millions de dollars, a vu le jour grâce à un partenariat entre le gouvernement du Québec, le MNBAQ et la Fondation Jean Paul Riopelle.

Le chantier de l’Espace Riopelle en date du 7 octobre 2025.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Contributions aux coûts de construction de l’Espace Riopelle :

  • Le gouvernement du Québec : 44 000 000 $
  • Ville de Québec : 5 000 000 $
  • Fondation Jean-Paul Riopelle : 25 000 000 $
  • Fondation du MNBAQ : 10 000 000 $

Ce projet a été mis sur pied suite à un legs historique de 68 œuvres majeures de Jean Paul Riopelle par les mécènes de la Fondation Riopelle au MNBAQ d’une valeur de plus de 100 millions de dollars.

L’ouverture de l’Espace Riopelle est prévue en octobre 2026.

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L’Espace Riopelle se dévoile

Les travaux pour transformer le lieu, destiné à accueillir la plus grande collection publique mondiale d’œuvres de l’artiste Jean Paul Riopelle, ont été menés par la firme d’architectes Fabg et l’entreprise beauceronne CONCREA.

Photo : Radio-Canada / Patricia Tadros
Après deux ans de travaux, l’intérieur du pavillon principal de l’Espace Riopelle-Pavillon Michael Audain s’est révélé aux yeux de donateurs et de mécènes, lors d’une cérémonie au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

D’autres phases de travaux seront encore nécessaires avant de pouvoir accueillir le public en octobre, mais le Musée a profité de la présence des donateurs dans la ville de Québec pour le dévoiler en partie.

Il y aura une livraison par phases, comme le mentionne Jean-Luc Murray, directeur du MNBAQ. Comme il y avait le bal du musée [samedi] soir, on en a profité pour célébrer ce moment. On marque le coup!, a-t-il ajouté d’un air ravi.

De nombreux donateurs ont pû voir le bâtiment destiné à accueillir les oeuvres de Jean Paul Riopelle.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Tremblay-Leclerc

Les travaux pour transformer le lieu, destiné à accueillir la plus grande collection publique mondiale d’œuvres de l’artiste Jean Paul Riopelle, ont été menés par la firme d’architectes Fabg et l’entreprise général Tisseur.

Vous pourrez parler avec un robot, une intelligence artificielle de Riopelle, vous pourrez essayer un espace olfactif pour augmenter vos émotions devant les œuvres, promet M. Murray.

Vous pourrez vivre plein de choses dans ce pavillon-là.

Une citation de Jean-Luc Murray, directeur général du Musée national des Beaux-Arts du Québec

Modélisation du futur Espace Riopelle, tel qu’imaginé par Les architectes FABG

Photo : MNBAQ/Les architectes FABG

Dons philanthropiques historiques

Parmi les invités, la première ministre Christine Fréchette a souligné le plus grand geste philanthropique pour un musée au Canada, alors que son gouvernement a déjà financé les travaux à une hauteur de 44 millions de dollars.

On va investir aussi plus de 3,5 millions de dollars par année pour faire fonctionner l’Espace Riopelle une fois que la construction sera terminée, assure la première ministre.

Il se passe de quoi de beau, même dans ce monde difficile, il y a de belles pièces de magie qui se créent a affirmé de son côté le maire de Québec Bruno Marchand, également présent à titre de donateurs, alors que la Ville de Québec offre une contribution de 5 millions de dollars.

À leurs côtés les mécènes Pierre Lassonde, André Desmarais, France Chrétien Desmarais, et l’homme d’affaires britanno-colombien Michael Audain, qui a fait un don de 91,3 millions de dollars, dont 76,9 millions en dons d’œuvres.

Le philanthrope offre notamment 37 œuvres de Riopelle au nouveau pavillon qui portera son nom.

Nous avons aussi d’autres grands artistes. Mais Riopelle, à mon avis, est le numéro un, dit Michael Audain

Je pense que les jeunes qui viennent au musée aujourd’hui, s’ils se détendent et s’imprègnent simplement de l’art qui y sera présenté, vont réaliser cela et vont non seulement respecter l’héritage de Jean Paul Riopelle, mais aussi développer un plus grand respect pour la terre sur laquelle nous vivons aujourd’hui.

Les mécènes Pierre Lassonde, France Chrétien Desmarais et Michael Audain.

Photo : Radio-Canada / Patricia Tadros

Pierre Lassonde offre aussi sa collection pour les partager au plus grand nombre. Nous sommes seulement les gardiens temporaires, car les œuvres de Riopelle sont intemporelles, elles seront là pour les 100 prochaines années et les futures générations.

Avec les informations d’Alicia Rochevrier

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Les travaux extérieurs ont encore plusieurs mois de chantier avant l’ouverture officielle en octobre prochain.

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L’Espace Riopelle se dévoile

Après deux ans de travaux, l’intérieur du pavillon principal de l’Espace Riopelle-Pavillon Michael Audain s’est révélé aux yeux de donateurs et de mécènes, lors d’une cérémonie au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

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Festival d’orgue du printemps : la tradition se poursuit à l’église Saint-Roch

Depuis 1998, l’orgue est à l’honneur tout au long du mois de mai à l’église Saint-Roch. Cette année ne fera pas exception. Quatre concerts auront lieu les mercredis 6, 13, 20 et 27 mai dans le cadre du Festival d’orgue du printemps.

Édith Beaulieu, organiste titulaire de l’église Saint-Roch, a étudié au Conservatoire de musique de Québec avant de compléter une maîtrise en interprétation à l’Université McGill.

Crédit photo: Olivier Alain

Fondé par Rachel Alflatt et son mari Denis Bédard, le festival permet de s’initier à cet instrument parfois méconnu en dehors du contexte liturgique. Édith Beaulieu, organiste titulaire à l’église Saint-Roch, chapeaute le festival depuis son entrée en poste en 2010.

L’histoire de l’orgue de Saint-Roch est particulièrement intéressante. « Majestueux et grandiose », l’instrument gagne à être connu du grand public, estime Mme Beaulieu.

« Cet instrument mystérieux dont nous ne voyons que les tuyaux »

Construit en 1942 et 1943, l’orgue de tribune de l’église Saint-Roch est l’opus 1732 de Casavant Frères. Il compte quatre claviers, un pédalier, 85 jeux et plus de 6 000 tuyaux, ce qui en fait l’un des plus grands orgues de la région.

Un jeu correspond à une rangée de tuyaux, dont chacun est associé à une touche du clavier. Chaque jeu a son timbre spécifique. Ainsi, plus le nombre de jeux est grand, plus l’organiste peut créer des assemblages et produire des sonorités différentes.

« On devient comme l’homme-orchestre ou la femme-orchestre dans mon cas », image Édith Beaulieu.

À l’époque de sa construction, l’orgue de l’église Saint-Roch marque le renouveau des orgues désignés comme néoclassiques. « Sa grande architecture sonore » permet d’interpréter des pièces modernes, mais aussi des œuvres de compositeurs du 18e siècle, comme Johann Sebastian Bach, par exemple. L’instrument se distingue des autres orgues qu’on retrouvait au Canada à la fin du 19e et au début du 20e siècle, qui étaient alors plutôt centrés sur l’accompagnement et la liturgie, et qui ne comprenaient généralement pas de jeux aussi colorés.

Mathieu Blain, qui présentera le premier concert ce mercredi 6 mai, « a décidé de faire ce qu’on appelle de la musique symphonique », indique Mme Beaulieu. Un choix tout à fait approprié pour cet orgue qui comprend plusieurs jeux d’anches, une famille de jeux qui produisent des sons plus agressifs et puissants imitant la trompette, le hautbois ou encore le cromorne, un instrument ancien.

La fondation de la maison Casavant Frères remonte à 1879
Crédit photo: Olivier Alain

Un entretien coûteux

L’objectif de ces concerts est également d’amasser des fonds pour entretenir l’orgue. Construit avec des matériaux qui réagissent aux changements de température, l’instrument demande un accordage et une maintenance régulière.

De plus, l’orgue prend de l’âge et plusieurs pièces doivent être remplacées. Lors du passage de Monsaintroch à l’église en 2024, une intervention majeure venait d’être réalisée sur le moteur, mais du travail restait à faire sur plusieurs parties mécaniques de l’instrument.

« On a arrangé une section qui s’appelle le Grand-Orgue […] Casavant est venu réparer cette partie-là, mais il y a beaucoup d’autres sections où le recuirage n’a pas été fait », précise Édith Beaulieu.

Jean Willy Kunz, organiste en résidence à la Maison symphonique de Montréal et François Baribeault, organiste et étudiant en génie physique à l’Université Laval, se produiront à l’église Saint-Roch les 13 et 20 mai.

Édith Beaulieu assurera pour sa part le concert de clôture le 27 mai.

Chaque concertiste amènera ses couleurs et son répertoire.

Tous les spectacles sont accessibles gratuitement, mais les contributions volontaires sont les bienvenues.

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Tout plein d’activités spéciales à Québec pour le mois de mai.