Tournage à Montréal

Les producteurs étrangers s’intéressent toujours à Montréal

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Malgré les restrictions sanitaires, les grands complexes de studios MELS et MTL Grandé accueillent chacun une équipe de tournage de film américaine ces jours-ci.

Malgré les restrictions sanitaires, deux grands plateaux de tournage américains sont en activité actuellement à Montréal et d’autres pourraient suivre. La demande de séries télé ne tarit pas et tout est mis en œuvre pour y répondre.

Publié le 2 novembre 2020 à 7h00 https://www.lapresse.ca/affaires/2020-11-02/tournages/les-producteurs-etrangers-s-interessent-toujours-a-montreal.php

Jean-Franois CodreJean-François Codère
La Presse

Les deux grands complexes de studios audiovisuels montréalais, MELS et MTL Grandé, accueillent chacun une équipe de tournage de film américaine ces jours-ci. Disney a choisi MELS pour une nouvelle version de Home Alone, tandis que Centropolis Entertainment tourne Moonfall chez MTL Grandé.

Dans les deux cas, il était hors de question de plier bagage au moment où la pandémie a forcé l’interruption des tournages, en mars. On avait déjà trop investi dans le montage des décors.

« Si les décors n’avaient pas déjà été montés, j’ai l’impression que ce serait tombé », estime d’ailleurs le fondateur de MTL Grandé, Iohann Martin.

Depuis que Québec a autorisé la reprise des tournages, en juin dernier, de nombreux producteurs locaux se sont lancés. Jusqu’à présent, ils ont pu le faire malgré les restrictions sanitaires et sans problème important.

« Personne n’a intérêt à ce qu’un plateau arrête, ce serait une catastrophe financière pour tout le monde », rappelle M. Martin, qui assure que les règles sont par conséquent scrupuleusement respectées. « Les producteurs ne sont pas nonos, ils savent que ça peut s’arrêter rapidement, comme les gyms ou les restaurants. »

Forte demande

La bonne tenue des tournages locaux permet par ailleurs de rassurer les producteurs étrangers. Et bien qu’il n’y ait pas encore de confirmations, l’intérêt est grand, confirme-t-on à la fois dans les deux studios montréalais et au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ).

« On reçoit plus de scripts, la production est vraiment à la hausse malgré tout », note Chanelle Routhier, commissaire nationale au BCTQ. « Il y a plusieurs projets qui s’annoncent bien, mais il n’y a rien de confirmé. »

PHOTO TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM DE HALLE BERRY

La comédienne Halle Berry a publié cette photo pour célébrer la fin de sa quarantaine à Montréal avant de s’attaquer au tournage de Moonfall.

Il faut dire que l’élan était déjà fort pour Montréal, qui aurait pu connaître sa meilleure année en 2020, n’eût été la pandémie. Un succès surtout attribuable à la forte demande de l’industrie en général, qui a saturé des destinations plus prisées, mais aussi, un peu, à la réputation de la métropole, estime Mme Routhier.

Depuis deux ou trois ans, Montréal est en train de se positionner pour les tournages télé. Certaines séries sont revenues, ce qui a envoyé un bon message.

Chanelle Routhier, commissaire nationale au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec

La forte demande est d’ailleurs surtout propulsée par les séries diffusées par les plateformes de diffusion en ligne comme Netflix et Amazon Prime, note M. Martin. Le cinéma, lui, se fait davantage tirer l’oreille. La fermeture de très nombreuses salles de cinéma a déjà incité au report de l’arrivée de plusieurs films, dont le plus récent James Bond, et créé un reflux.

Les restrictions sanitaires, plus sévères au Québec que dans la plupart des États américains, ne semblent par ailleurs pas avoir d’effet négatif, observe Mme Routhier. En fait, les producteurs américains s’astreignent à des normes encore plus élevées que ce qu’exige la CNESST au Québec, en raison des exigences des syndicats, notamment celui des acteurs américains.

« Vu que la situation n’est pas évidente aux États-Unis, le Canada devient même plus intéressant, estime Mme Routhier. On est un endroit sécuritaire pour les Américains. »

On note aussi un intérêt plus marqué pour les tournages en studio, où l’environnement est plus facile à contrôler qu’à l’extérieur.

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Bande-annonce du film Crisis, tourné principalement à Montréal: :movie_camera:

On reconnaît bien la ville à partir de 1:01. :sunglasses:

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On reconnaît plusieurs endroits. Ils semblent avoir filmer au CrCHUM à 1:11. Je ne sais pas si c’était censé être subtil ou l’action se passe vraiment à Montréal. Dans tous les cas, on ne peut pas l’ignorer! Sur le profil IMDb du film, on peut lire le synopsis:

Three stories about the world of opioids collide: a drug trafficker arranges a multi-cartel Fentanyl smuggling operation between Canada and the U.S., an architect recovering from an OxyContin addiction tracks down the truth behind her son’s involvement with narcotics, and a university professor battles unexpected revelations about his research employer, a drug company with deep government influence bringing a new “non-addictive” painkiller to market.

en effet, on voit entre autre le Pont Jacques-Cartier, le CHUM, et le Mont-Royal derrière Gary Oldman à un moment.

PHOTOS ET VIDÉO – Tournage d’un film hollywoodien à la Place Longueuil

Le 4 février 2021 à 17 h 11 min

Temps de lecture : 1 min

Photo de Ali Dostie

Par Ali Dostie

Un hélicoptère à l’effigie du FBI (Photo : Le Courrier du Sud - Denis Germain)

Un plateau de tournage a été érigé le temps d’une journée dans le stationnement de la Place Longueuil, ce jeudi 4 février. Il s’agit de l’équipe de la production américaine du film Misanthrope, mettant en vedette l’actrice Shailene Woodley, que l’on a notamment vue dans la série Big Little Lies.

Plusieurs voitures de police et un hélicoptère identifié à l’effigie du FBI ont été déployés pour le tournage des scènes.

Selon la Ville de Longueuil, le tournage ne devait durer qu’une journée.

Le Journal de Montréal a révélé il y a quelques semaines que le tournage de ce thriller réalisé par le cinéaste argentin Damian Szifron reprenait à Montréal à la fin janvier.

Il devait originellement avoir lieu au printemps 2020, mais a été repoussé en raison de la pandémie.

Misanthrope raconte l’histoire d’une femme policière recrutée par le FBI afin de retrouver un tueur en série.

Ben Mendelsohn et Jovan Adepo sont aussi de la distribution.

PHOTOS ET VIDÉO - Tournage d’un film hollywoodien à la Place Longueuil - Le Courrier du Sud

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Longueuil à la place de Baltimore? :laughing:

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Peut-être pour illustrer la banlieue de Baltimore. :smirk:

Ils ont également tourné au c-v, entre autres face au Reine Elizabeth. :sunglasses:

CRISIS n’a pas seulement été tourné à Montréal, l’action du film se déroule aussi en bonne partie dans la ville. Malheureusement, les critiques sont mauvaises.

https://www.rottentomatoes.com/m/crisis_2021

On s’en va vers une année record avec un autre tournage qui s’ajoute à la déjà longue liste pour cette année! Le prochain Transformers va être filmé dans les studios MELs et Grandé pendant 11 semaines dès juillet. Budget de 200M.

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Ça a l’air qu’on a besoin de plus de studios pour répondre à la demande de tournages.
Il y a un tableau dans l’article qui montre bien notre retard en espace de tournage, par rapport à d’autres régions. Content de voir qu’on a la demande pour agrandir notre capacité.

Texte intégral

Le nombre de studios devra doubler pour répondre à la demande

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Pour répondre à la demande des producteurs hollywoodiens, les studios MELS (Groupe TVA) et Grandé Studios pourraient être tentés d’agrandir leurs installations dans les prochaines années.

Les producteurs hollywoodiens aiment bien tourner au Québec, mais ils commencent à y être à l’étroit. Pour répondre à la demande d’Hollywood, le Québec devrait doubler sa capacité de tournage d’ici quelques années en construisant de nouveaux studios, estime le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec.

Publié le 20 mai 2021 à 7h00

Vincent Brousseau-PouliotVINCENT BROUSSEAU-POULIOT
LA PRESSE

Selon nos informations, des investisseurs québécois comme étrangers étudient actuellement la possibilité d’ouvrir de nouveaux studios de tournage dans la région de Montréal. Les studios MELS (Groupe TVA) et Grandé Studios pourraient aussi être tentés d’agrandir leurs installations.

Selon le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ), les studios actuels ne suffisent plus à répondre à la demande en provenance d’Hollywood. Pour profiter pleinement de la hausse des productions destinées aux plateformes numériques, le Québec devrait plutôt passer de 447 000 à 800 000 pieds carrés d’espace de tournage.

Il faut minimalement doubler notre capacité pour redevenir un acteur intéressant.

Pierre Moreau, PDG du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec

Pour ajouter 400 000 pieds carrés d’espace de tournage (ainsi que 800 000 pieds carrés en ateliers et entrepôts), il en coûterait à des investisseurs environ 382 millions de dollars (dont 100 millions en équipements), selon un rapport de la firme RCGT commandé par le ministère de l’Économie du Québec et le BCTQ.

Un « potentiel incroyable », dit le ministre Fitzgibbon

Le gouvernement Legault aimerait voir le Québec augmenter sa capacité d’accueillir des tournages étrangers. « Il y a un potentiel incroyable au Québec. Quand j’ai parlé à des producteurs étrangers, ils m’ont mentionné qu’ils avaient plus d’intérêt à venir au Québec, mais il manque de capacité [de tournage]. Nous avons deux solides acteurs [MELS et Grandé]. Pourquoi ne pas bonifier cette offre d’infrastructures ? Différentes discussions ont lieu présentement », a dit le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, en entrevue avec La Presse.

En doublant sa capacité d’accueil, le Québec ferait passer ses dépenses en tournages étrangers de 400 millions à 800 millions par année. Le BCTQ est convaincu de pouvoir « vendre » pour 800 millions par année de tournages étrangers si on construit assez de nouveaux studios.

Le BCTQ et le ministère de l’Économie du Québec ont reçu récemment un rapport de la firme RCGT sur la situation des studios de tournage en Amérique du Nord. Conclusion : les studios à Los Angeles et à New York fonctionnent déjà au maximum de leur capacité, si bien que les villes concurrentes comme Toronto, Vancouver et Atlanta n’hésitent pas à construire de nouveaux studios.

De 2019 à 2021, Toronto passera de 2,6 millions à 4,6 millions de pieds carrés, et Vancouver, de 2,5 millions à 3,1 millions de pieds carrés. Montréal a une capacité d’accueil beaucoup plus modeste de 447 000 pieds carrés, soit 227 000 pieds carrés dans les studios MELS (Groupe TVA) et 220 000 pieds carrés dans les studios Grandé, inaugurés en 2016.

Une série de 100 millions refusée à cause du manque de studios

L’automne dernier, le studio Warner avait choisi de tourner une série télé de 100 millions à Montréal. Sauf que le projet est tombé à l’eau. La raison : il n’y avait pas d’espace disponible pour tourner (deux films à grand déploiement étaient déjà en ville). La série a finalement été tournée à Toronto. « Ils avaient besoin de 80 000 pieds carrés, et on ne les avait pas, dit Pierre Moreau, du BCTQ. Depuis deux ans, on refuse des projets parce qu’on n’a pas de place. »

En 2021, le BCTQ pense dépasser pour la première fois la marque de 400 millions de dollars en tournages étrangers au Québec. Le record québécois : 399 millions en 2002-2003.

À moyen terme, sans nouveaux studios, le BCTQ ne voit pas comment le Québec pourrait accueillir plus de 425 millions par an – un chiffre très loin du volume de tournages étrangers à Toronto et à Vancouver. « On aura laissé passer la parade », dit le PDG du BCTQ.

« Netflix, Amazon, Disney produisent à grande échelle et le volume de production augmente. La question est de savoir comment on peut se positionner pour avoir une plus grande part de ces tournages », dit Stéphane Paquet, PDG de Montréal International, l’agence de promotion économique de la métropole.

Le rapport de la firme RCGT vise 16 terrains à Montréal, à Laval et sur la Rive-Sud pouvant accueillir de nouveaux studios (critère important : être situé à moins de 35 minutes de voiture du centre-ville et de l’aéroport). Trois terrains particulièrement intéressants sont situés sur le bord du canal de Lachine, à LaSalle et à Lachine, et dans le Technoparc près de l’aéroport. Cinq terrains dans l’ouest de Laval sont aussi bien situés. Il faut généralement entre 12 et 15 mois pour construire un studio.

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Si un jour le centre de distribution de IKEA quitte Brossard pour Beauharnois, ça pourrait peut-ête faire un lieu intéressant pour des studio… :thinking:

J’espère qu’ils vont d’abord chercher à agrandir leurs installations existantes, il y a du potentiel dans ce coin là (Grande et Mels dans PSC) pour un studio city à la Universal… c’est beau rêver !

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Tes rêves vont (partiellement) devenir réalité ! :star_struck:

Grandé Studios voit grand | Tournages de productions hollywoodiennes


PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE | Grandé Studios ira de l’avant avec son projet d’agrandissement d’ici le début de l’année 2022.

Grandé Studios a des projets d’agrandissement : le studio du quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, ajoutera de 30 000 à 50 000 pieds carrés d’espace de tournage à ses installations d’ici le début de l’année 2022 pour accueillir des productions hollywoodiennes. Depuis son inauguration en 2016, Grandé Studios a 220 000 pieds carrés d’espace de tournage.

Publié le 21 mai 2021 à 7h00 | VINCENT BROUSSEAU-POULIOT | LA PRESSE

« On agrandit parce qu’on voit de la demande additionnelle. On a des contrats qui seront confirmés très bientôt, qui nous demandent d’ajouter des espaces de tournage », dit Andrew Lapierre, vice-président exécutif et cofondateur de Grandé Studios.

Ce projet d’agrandissement survient alors que les studios de tournage au Québec n’arrivent plus à répondre à la demande en provenance d’Hollywood.

Selon le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ), la province doit presque doubler son espace de tournage d’ici quelques années, de 447 000 à 800 000 pieds carrés, pour répondre à la demande d’Hollywood.

Une telle hausse permettrait de faire passer le volume des tournages étrangers de 400 millions à 800 millions de dollars par an. De nombreux investisseurs, québécois comme étrangers, évaluent actuellement la possibilité de construire de nouveaux studios de tournage dans la région de Montréal.

De son côté, Grandé Studios ira de l’avant avec son projet d’agrandissement d’ici le début de l’année 2022. L’entreprise ajoutera de 30 000 à 50 000 pieds carrés d’espace de tournage (en plus de 40 000 pieds carrés pour des ateliers, des entrepôts et des bureaux), selon le volume des contrats de tournage que l’entreprise parviendra à conclure au cours des prochains mois.


PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE | Intérieur de l’un des studios Grandé

Au Québec, deux studios accueillent des tournages de films et de séries télé en provenance d’Hollywood : les studios MELS, propriété du Groupe TVA depuis 2014, qui sont en activité depuis des décennies (espace de tournage : 247 000 pieds carrés, selon le rapport de la firme RCGT), et Grandé Studios, lieu de tournage inauguré en 2016. Andrew Lapierre, Iohann Martin et Mitsou Gélinas sont les actionnaires majoritaires de Grandé Studios, qui compte aussi Investissement Québec et Bell comme actionnaires minoritaires.

À au moins 250 000 pieds carrés d’espace de tournage au début de l’année 2022, Grandé Studios pourrait tout juste devenir le plus important des deux studios de tournage au Québec, si les studios MELS n’ont pas de projets d’agrandissement. Le Groupe TVA n’a pas répondu à La Presse jeudi quant à savoir s’il avait des projets d’expansion pour les studios MELS.

À moyen terme, Grandé Studios étudie déjà une deuxième phase d’expansion. Mais forcément à l’extérieur de son site actuel, à Pointe-Saint-Charles, qui sera totalement utilisé en 2022 (impossible d’y faire un nouvel agrandissement).

On regarderait d’autres sites dans les environs. Les terrains [disponibles] sont de plus en plus rares, mais il reste encore des terrains très intéressants.

Andrew Lapierre, vice-président exécutif et cofondateur de Grandé Studios

« Nous sommes toujours motivés par la demande grandissante [pour les tournages de productions hollywoodiennes]. Le volume mondial [de productions] augmente tellement, et Toronto et Vancouver sont tellement actifs. »

Bientôt des « hubs » de production à Montréal ?

Un concept à Toronto qu’Andrew Lapierre aimerait bien voir s’implanter à Montréal : un « hub » de production où sont regroupés dans un même quartier studios de tournage, studios d’effets visuels, fournisseurs techniques, hôtels où loger l’équipe de production, condos et restaurants. « Ce sont des mini-villes de production, où on offre un service clés en main aux productions américaines, résume Andrew Lapierre. L’objectif est de rendre ça facile pour les productions. »

Il faudrait construire les nouveaux studios de tournage à Montréal avec ce modèle des « hubs » de production, conclut le rapport de RCGT commandé par le gouvernement du Québec et le BCTQ. C’est justement ce que font les villes concurrentes comme Toronto (Pinewood Studios et Basin Media Hub), New York (Kaufman Astoria Studios, dans le Queens, et Steiner Studios, à Brooklyn) et Atlanta (Trilith). « La Ville de Toronto et l’Ontario ont investi beaucoup en prêts à long terme et en subventions, ils voient que c’est un centre névralgique », dit Andrew Lapierre.

Le Québec offre un crédit d’impôt de 20 % sur les dépenses de tournage des productions étrangères dans la province. L’Ontario et la Colombie-Britannique offrent des crédits d’impôt semblables. Sur des tournages de 400 millions par an (la prévision pour 2021), le crédit d’impôt coûte environ 80 millions par an au Trésor québécois. Le rapport de RCGT suggère de majorer le crédit d’impôt pour des producteurs qui s’engagent à long terme et de façon récurrente – par exemple, si Netflix s’engageait à tourner des productions sur beaucoup d’années à Montréal, comme le géant américain l’a déjà fait à Toronto et à Vancouver.

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