En plus, c’est rarement auprès du politique qu’un promoteur peut faire rapidement des gains de hauteur ou de densité, les politiciens (PM comme EM) sont généralement très frileux à cause de la grogne potentielle, quand c’est du domaine dérogatoire. Quand il y a ouverture, ils veulent des contreparties importantes, et coûteuses pour les promoteurs : logements plus grands, contributions financières plus importantes, espaces publics, équipements collectifs majeurs, performance environnementale, etc. Je crois que les élus préfèrent de loin les projets de plein droit.
Ce sont les professionnels des administrations municipales qui sont les meilleures oreilles, les meilleurs alliés, puisque les mieux placés pour convaincre des élus qui leur font confiance en raison de leur indépendance et de leur expertise, quand l’argumentaire est solide, justifié et réfléchi.
La demande vise à autoriser la construction d’un bâtiment de coin de 12 étages avec construction hors toit comportant 3 commerces, une salle communautaire au rez-de-chaussée, 290 logements, 63 stationnements automobiles et 139 stationnements pour vélos intérieurs.
Bien qu’un projet de remplacement ait été présenté au CCU en avis préliminaire, ainsi qu’au CEDD, afin d’obtenir une autorisation pour la démolition des bâtiments qui étaient situés sur le site, celui-ci a été abandonné et remplacé par une nouvelle mouture du projet.
Dans le volume bas, au sud, on retrouve, au rez-de-chaussée, une salle
communautaire ayant un accès direct sur la rue.
Pour les volumes, nous avons seulement quelques références: les deux blocs sur Sainte-Catherine (hauteurs précises), sans savoir leur taille relative et la taille de la séparation par les balcons. On ne parle pas d’un basilaire.
Nous savons que le volume sur la rue Saint-Hubert est du même gabarit que les autres constructions de la rue. On parle d’un volume “bas” cependant. Peut-être qu’une section du volume est plus basse à cause de la pente de la rue.
Pour la rue Labelle, aucune information sur la hauteur. J’ai mis un volume un peu plus haut pour s’harmoniser aux constructions existantes, parce que sinon je ne sais pas trop comment on peut avoir autant d’unités dans ce projet!
J’ai mis une construction hors toit sur le plus grand volume, car il est mentionné que celle-ci sera visible de Saint-Hubert.
Considérons donc ce modèle comme une fantaisie, vu toutes les hypothèses qu’il faut faire.
Comparaison avec l’ancien, à gauche, et le nouveau, à droite:
Je note deux points positifs dans la description du CCU, qui me laissent croire que ce sera un meilleur projet pour la rue Sainte-Catherine que la dernière mouture:
Le traitement des appareillages de brique et des différentes teintes de maçonnerie est de grande qualité, et qu’il permet une intégration sensible dans le secteur, particulièrement avec le bâtiment voisin, à l’ouest.
On trouve, au rez-de-chaussée, trois entrées menant vers trois différents commerces, toutes dans des alcôves bordées de grandes fenêtres-vitrines, séparées par des pilastres en brique.
Bien hâte de voir le design final. Je suis un peu déçu pour la hauteur mais elle s’harmonisera avec l’ancien Archambault, l’important est d’abord la qualité architecturale afin de bien encadrer la place Émilie-Gamelin
Hier, après avoir discuté du projet avec d’autres membres du forum, on a réalisé que le projet précédent avait quand même 10% d’unités de 3 chambres, et 10% d’unité de 2 chambres.
Dernièrement, les projets du centre-ville avaient pas mal juste 5% de “logements familiaux”, pour satisfaire le règlement d’inclusion. La version précédente faisait donc plus en ce sens.
Le nouveau projet ne mentionne pas ces proportions. C’est possible que le nombre beaucoup plus élevé d’unités tiennent aussi à la réduction de la taille de celles-ci.
Je ne crois pas qu’il y a quelqu’un à la ville qui défend les unités “familiales”, en ce moment.
En négligeant les nouveaux logements destinés aux familles, on les pousse vers l’extérieur des quartiers centraux et même vers les banlieues. Dommage pour la mixité sociale, ce qui vide le coeur de la ville des plus jeunes et les activités qui leurs sont dédiées. Tout cela conduit à une fracture de générations et un appauvrissement du tissu social au profit d’une majorité de gens vivant seuls. J’en conclus que malgré un plus grand nombre de personnes solitaires dans un immeuble multi-logement, on ne brise pas automatiquement leur isolement.
hummmm , je dirais que les familles se poussent d’elle-même hors de la ville centre . Le réflexe : plus grand , plus de terrain etc vient d’un automatisme, un réflexe de la banlieue familiale qui persiste depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Maintenant, la banlieue est très chère également et s’urbanise de plus en plus avec tout ce qui vient avec une population plus grande.; Terrebonne , Brossard et Repentigny ont de nouveaux problèmes. Je suis sceptique à savoir quelle famille même avec trois chambres voudrais s’établir coin Berri et Ste Catherine ??? Il y a des quartiers à Montréal qui sont plus propices aux célibataires et couple sans enfant et Berri / Sté Catherine semble en être un .Et en plus ce coin n’a pas une cote très élevé en desirabilité , mais tout peut changer.
L’inclusion de logements familiaux n’est pas un enjeu spécifique à ce projet, c’est une question de règlement. Ça touche tous les projets, dans tous les quartiers, même ceux que l’on considère meilleurs pour les familles (quoique j’espère qu’on ne fasse pas des politiques sur des quartiers dans l’optique qu’ils restent problématiques pour toujours).
Le marché immobilier est hautement imparfait. On ne peut pas considérer qu’il va se comporter comme un marché parfait. S’il n’y a pas d’offres de logements familiaux à Montréal, on ne pourra pas offrir du logement pour les familles. Le cout et la disponibilité sont des facteurs décisifs dès maintenant, et le marché ne réussi pas à lui seul à combler ce besoin, pour diverses raisons.
Enfin, le Règlement pour une métropole mixte, qui garantissait un minimum (pas très élevé) de logements va être remplacé. Il sera intéressant de voir ce qui prendra sa place, et quelles seront les incitatifs sur ce point. Ça va vraiment définir la vision du logement de l’administration, concrètement.
Un des effets pervers de ce manque de production de logements de 3 chambres et plus c’est que ça pousse beaucoup de gens qui peuvent se le permettre à aller vers la fusion de logements, ce qui ne fait que diminuer l’offre en logements locatifs. Même dans les arrondissements où ce n’est plus permis de plein de droit, ça continue de se produire, mais seulement maintenant c’est sans permis. Ça jette du feu sur la crise de l’abordabilité cette rareté.