Blainville veut que le MELCCFP resserre sa surveillance de Stablex
Dans le cadre d’une rencontre prévue au cours des prochaines semaines, la mairesse de Blainville, Liza Poulin, compte bien demander au ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, de resserrer ses mécanismes de surveillance des activités de l’entreprise Stablex.
Voilà ce qui ressort du plan de rencontre de la mairesse réélue pour un second mandat à la tête de Blainville, qui s’apprête à s’entretenir avec Bernard Drainville, désormais à la tête du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Mme Poulin affirme qu’elle a également l’intention de lui demander de suivre l’avis de la Santé publique, soit de caractériser l’air ambiant sur une période plus longue, recommandation qui sera suivie par la Ville de Blainville, a-t-elle assuré lors de sa prise de parole, au tout début de la séance du conseil municipal du 18 novembre.
Mme Poulin affirme par ailleurs être toujours en attente du rapport d’échantillonnage effectué par les employés de la Ville à l’automne.
Toutefois, l’analyse des composés organiques et des métaux dans l’air, entre les mois d’août et décembre de 2024, ne s’est pas montrée concluante quant aux risques potentiels sur la santé, a laissé savoir la mairesse.
Comité citoyen
Lors de la période de questions, Marie-Claude Archambault, membre de la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex, a néanmoins questionné la mairesse de Blainville sur la composition du prochain comité de citoyens sur l’environnement, lui demandant de lancer un appel public afin « d’obtenir de bons candidats pour ce comité ».
Mme Archambault estime important que la composition de ce comité soit revue : « car on n’est pas à la même place qu’il y a cinq ans », a-t-elle lancé à Mme Poulin.
Cette dernière lui a répondu qu’elle se pencherait prochainement sur la composition de ce comité, à savoir sa mission et les objectifs visés.
Arrestations
Dans un autre ordre d’idées, le service de police de Blainville a confirmé avoir procédé à une dizaine d’arrestations à travers le Québec, d’hommes et de femmes qui avaient pris part à la manifestation du 13 septembre, organisée par les militants contre Stablex. D’autres arrestations devraient suivre au cours des prochaines semaines, selon l’agent Sara Tousignant, porte-parole du Service de police de Blainville.
Les personnes arrêtées comparaîtront prochainement au Palais de justice de Saint-Jérôme. Des accusations d’introduction sur un terrain privé et de méfaits pour bris causés seront portées contre elles.
On se souviendra que la manifestation contre les activités de Stablex à Blainville réunissant 200 citoyens avait complètement dérapé lorsque ces derniers ont forcé l’entrée sur le terrain de l’usine et saccagé l’endroit.
À l’invitation de la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex, les participants s’étaient rendus devant l’usine pour exprimer leur mécontentement face à la poursuite des activités de Stablex et leur étendue sur le terrain de la Grande Tourbière.
Métaux lourds: contamination inquiétante près du site de Stablex à Blainville
Le ministère de l’Environnement a décelé des pics de contamination jusqu’à 269 fois plus élevés que les années précédentes dans l’eau près du centre de traitement de déchets industriels de Stablex, à Blainville.
Des résultats de tests menés à l’automne dernier montrent que la concentration de certains métaux lourds dans l’eau est de loin supérieure à celle des derniers échantillonnages.
Dans certains puits d’observation du dépotoir de déchets dangereux, la teneur en cuivre mesurée est de 6 à 269 fois plus élevée que la valeur moyenne des 10 dernières années
Quant au nickel, sa concentration était 167 fois plus élevée que par le passé dans l’un des prélèvements d’eau de surface.
« Expliquez-nous pourquoi ces pics de contamination dépassent tout ce qu’on a vu depuis 10 ans. C’est la moindre des choses ! », soutient Daniel Green, au nom de la coalition Action déchets toxiques (voir encadré).
Quant au nickel, sa concentration était 167 fois plus élevée que par le passé dans l’un des prélèvements d’eau de surface.
« Expliquez-nous pourquoi ces pics de contamination dépassent tout ce qu’on a vu depuis 10 ans. C’est la moindre des choses ! », soutient Daniel Green, au nom de la coalition Action déchets toxiques (voir encadré).
De plus, la campagne d’échantillonnage a eu lieu alors que le Québec traversait une sécheresse qui a compliqué la procédure, affirme un porte-parole du ministère.
« Les anomalies détectées pourraient ne pas être des anomalies de terrain, mais plutôt des anomalies d’échantillonnage », poursuit-il par écrit.
