Le club étudiant HabiTEK de l’ÉTS est à l’honneur dans un reportage de l’émission Feu vert de Radio-Canada consacré au Ice Box Challenge. Pour une deuxième année, des étudiantes et des étudiants travaillent à la conception et à la construction d’un prototype visant à conserver un bloc de glace d’un mètre cube pendant plusieurs semaines.
Le système solaire étrange en question, situé à 73 années-lumière d’ici, s’appelle CD-35 2722.
Si une planète se définit comme étant quelque chose qui tourne autour d’une étoile, comment définit-on un objet encore plus massif que Jupiter, qui tourne autour de quelque chose qui n’est pas exactement une planète?
Dans la liste des milliers d’exoplanètes découvertes depuis une trentaine d’années, des astronomes ont en effet ajouté cet été un objet qui devrait être théoriquement une lune, mais qui tranche radicalement par rapport aux lunes que nous connaissons dans notre système solaire. Ces astronomes l’ont appelé pour l’instant un «exosatellite».
Le système solaire étrange en question, situé à 73 années-lumière d’ici, s’appelle CD-35 2722. On savait déjà qu’il s’agit d’une étoile autour de laquelle tourne une naine brune, c’est-à-dire un objet plus massif que la planète Jupiter, mais pas assez massif pour être devenu lui-même une étoile. Or, autour de cette naine brune, deux années d’observations avec l’un des grands télescopes de l’Observatoire européen austral (ESO), au Chili, ont permis d’identifier un autre compagnon, qui se trouve à être aussi massif que Jupiter. C’est la définition de ce nouvel objet qui fait problème.
Un objet qui tourne autour d’un objet qui tourne autour d’une étoile serait normalement une lune — ou, dans ce cas-ci, une «exolune». Mais quelque chose d’aussi massif que Jupiter semble un peu incongru si on lui donne l’étiquette de «lune», souligne le communiqué de l’ESO. «Être la troisième roue de ce système nous mène à vouloir l’appeler une lune, même s’il n’est en rien comme les petites lunes rocheuses» de notre système solaire.
Le débat n’est pas seulement sémantique: il touche à l’évolution récente de l’astronomie. Depuis 30 ans, la multiplication des découvertes de planètes tournant autour d’autres étoiles que notre Soleil a permis de voir que les systèmes solaires avaient des configurations beaucoup plus variées que ce qu’on soupçonnait. Et la multiplication en même temps des découvertes d’objets qui sont à mi-chemin entre une planète et une étoile —comme les naines brunes— questionne sur l’endroit où il faudrait tracer la ligne entre ce qui définit une planète et ce qui définit une étoile.
Pourtant, la définition de «lune» ou «satellite» est assez clair : « un objet céleste en orbite autour d’une planète ou d’un autre objet plus massif que lui-même.»
Déjà que notre Lune défi les conventions habituelles vu qu’elle est très massive (⅛ la masse de la Terre) comparée à la Terre. Alors, dans le cas présent, cette lune est quand même 34 fois moins massive que son compagnon.