Royalmount



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L’ajout de condos au Royalmount s’invite dans la campagne


PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE | Le chantier du projet Royalmount a repris cet automne, après une longue pause due à la COVID-19.

S’il provoquait déjà des frictions avant les élections, l’ajout de milliers de logements au projet Royalmount prend aujourd’hui une place de taille dans la campagne électorale à Mont-Royal. Les deux principaux candidats à la succession du maire Philippe Roy avouent déjà avoir de sérieuses réserves, mais le promoteur Carbonleo n’entend pas reculer.

Publié le 28 octobre 2021 à 6h00 | HENRI OUELLETTE-VÉZINA | LA PRESSE

« C’est connu dans les secteurs industriels : du moment qu’on commence à faire du résidentiel dans de l’industriel, ça ne coexiste pas très bien. L’industriel, ça fonctionne 24/7, avec de gros camions, de la machinerie, des odeurs, de la poussière », lâche d’emblée le candidat à la mairie Peter Malouf.

Il craint que si 5000 résidants débarquent soudainement sur le site de Royalmount, dont le chantier a repris cet automne, la tension ne devienne rapidement palpable entre la population et le milieu commercial.

« On va avoir des gens qui vont se mettre à chialer qu’il y a trop de bruit, qu’on ne peut pas dormir le soir. Puis ils vont voter pour un conseil qui les forcera à changer les règlements. Après, on dira aux entreprises qu’elles ne peuvent opérer qu’entre 8 h et 16 h. Ce scénario-là s’est déjà produit plusieurs fois en Amérique du Nord », illustre le candidat à la mairie.

Les grosses entreprises comme Dollarama ou Kraft-Heinz, si le résidentiel arrive, elles vont quitter Mont-Royal. Et pire que ça, elles vont quitter la province. Ces groupes soutiennent fortement notre base de taxes à Mont-Royal.

Peter Malouf, candidat à la mairie de Mont-Royal

Sur le fond, celui qui est surtout connu comme homme d’affaires dans la communauté prétend que le Royalmount est « un très beau projet » qui se trouve toutefois sur le « mauvais site ». « Un projet comme ça, idéalement, il se développerait bien plus loin dans un secteur comme Vaudreuil, où on développe beaucoup, mais pas dans un secteur industriel. On peut aussi penser à Blue Bonnets », fait-il valoir.

Vaut-il mieux un référendum ?

Conseillère sortante et autre candidate à la mairie, Michelle Setlakwe estime qu’il faut surtout laisser les résidants actuels choisir. Elle promet de son côté de tenir un « référendum » sur la question du modèle résidentiel du Royalmount. « Ultimement, on va donner la parole aux gens », avance-t-elle, en ne fournissant toutefois aucun échéancier précis pour le moment.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire avant d’arriver à un référendum. Il faut compléter l’analyse d’impact et négocier certains éléments avec le promoteur. Ils parlent d’une ville au sein d’une ville, mais Mont-Royal ne peut pas accueillir plus de résidants actuellement. On doit réfléchir aux infrastructures que le promoteur voudrait bâtir et avoir une réponse claire sur la présence d’une école dans ce quartier-là, sur les services qui seront rendus, sur le trafic que ça créera », explique Mme Setlakwe.

Elle affirme que « quand le projet Royalmount n’était que commercial, la Ville ne prenait aucun risque ou presque, elle était gagnante ».

Plus le projet va devenir résidentiel, plus il va falloir avoir une analyse complète de tous les enjeux que ça implique. Et ça demande du temps. »

Michelle Setlakwe, candidate à la mairie de Mont-Royal

« On ne peut pas non plus faire abstraction du rapport Namur-De La Savane, qui mentionne les améliorations à faire à l’infrastructure routière pour que les nouveaux projets résidentiels envisagés se réalisent de façon harmonieuse », ajoute la candidate, qui veut « prendre le temps » d’évaluer également toutes les mesures d’atténuation de la circulation, en laissant plus de place au transport collectif.

Carbonleo persiste et signe

Pour le président et chef de la direction du promoteur Carbonleo, Andrew Lutfy, il est évident que la portion résidentielle du Royalmount doit aller de l’avant. « On parle d’un secteur qui est en plein centre de Montréal, c’est certain que ça va être développé à un moment ou un autre. La question est de savoir si on veut du 100 % commercial, ou bien quelque chose d’équilibré, balancé, à échelle humaine », plaide-t-il.

« Depuis qu’on a commencé à avoir cette discussion, le prix des logements résidentiels, que ce soit des maisons, des condos ou peu importe, a grimpé de 35 % dans l’île de Montréal. On peut en débattre, mais au bout du compte, c’est une question d’offre et de demande. Du moment qu’on augmente le stock, les prix vont cesser d’augmenter et être plus abordables », fait valoir M. Lutfy, qui ne trouve « pas correct » de limiter le développement résidentiel alors que de nombreux Montréalais veulent accéder à la propriété.

Mais Andrey Lutfy affirme que « 95 % des business dans le quartier appuient Royalmount et l’aspect résidentiel du projet ». « On va amener des gyms, des magasins, une qualité de vie. Tout ça va aider à attirer plus de travailleurs », affirme le promoteur. Ce dernier dit avoir eu « des échanges » avec l’équipe de Mme Setlakwe, mais déplore que les troupes de Peter Malouf aient « refusé de le rencontrer ».

So basically Malouf and co. want to collect their taxes, but leave the rest of the city handle the mess and the loss of prime real estate that could be used for housing :man_facepalming:

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:expressionless:

Peter J. Malouf is the new mayor for the Town of Mount Royal (TMR), receiving 55 per cent of the vote.`

The TMR borough will welcome many new faces to its council as well. The eight elected council members are all new, and four are part of Équipe Peter Malouf.

Malouf’s opponent in the race for mayor, Michelle Setlakwe, was previously the councillor for District 5.

She received 44 per cent of the vote.

The preceding mayor, Philippe Roy, announced in March he would not be running for re-election. He said negative comments he was receiving online, which included threats to his family, led him to make the decision he did.

Minh-Diem Le Thi and Jonathan Lang were the only councillors running for re-election. Both lost to members of Équipe Peter Malouf. Lang received 33 per cent of the vote in a loss to Sophie Séguin, and Le Thi received 18 per cent of the vote in a loss to Antoine Tayar.

Quelle est la position du nouveau maire face à Royalmount? Est-ce que ça va changer quelque chose?

Il ne veut aucune portion résidentielle.

Pour les taxes foncières, contre la responsabilité qui vient avec le logement.

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Sa victoire implique Royalmount dans sa pire forme et le rejet de tout les projets de redevelopment de centre commerciaux du quartier TMR, comme Rockland et Beaumont.

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19-11-2021

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Les élections à Mont-Royal changent la donne pour le Royalmount, projet géant du promoteur Carbonleo, dont la première phase est en construction à l’intersection des autoroutes 15 et 40.
Le nouveau maire, Peter Malouf, néophyte en politique, a fait de son opposition au volet résidentiel de ce projet l’un des éléments centraux de sa campagne. Après une solide victoire, il est catégorique : le changement de zonage demandé pour construire 3250 logements ne sera pas accordé.
« C’est définitif », a déclaré l’élu de 69 ans, en entrevue avec La Presse.
« On ne va pas changer le zonage pour permettre du résidentiel. No way. Je n’ai pas besoin de référendum. L’élection, c’était un référendum. »
— Peter Malouf, nouveau maire de Mont-Royal
Cette position ne signe pas la mort de Royalmount. Une grosse partie de ce gigantesque complexe repose sur la construction de bureaux et d’un centre commercial et de divertissement qui respecte le zonage actuel. Mais le retrait du volet résidentiel nuit à son équilibre, estiment ses défenseurs.
« C’est un peu plate »
Andrew Lutfy, président et chef de la direction de Carbonleo, a réagi avec philosophie à ce nouveau contexte politique.
« C’est un peu plate, a-t-il dit à La Presse. Évidemment, ce n’est pas ce qu’on aurait désiré. Je comprends, le maire est nouveau en politique. C’est un projet d’envergure incroyable. C’est normal qu’il veuille le comprendre comme il faut. On ne sait jamais, peut-être qu’ils ont de bons points, des idées auxquelles on n’aurait pas pensé. »
M. Lutfy, qui refuse de jeter l’éponge, rappelle que ce projet entièrement financé par le privé représente un investissement de 7 milliards sur 15 ans, dont 4 milliards d’ici 10 ans.
« Aujourd’hui, on tourne la page, on est en mode solution, affirme-t-il. Je suis sûr et certain qu’on va réussir à les rencontrer, son équipe et lui. »
« On va leur présenter le projet comme il faut. Ça ne se fait pas en 30 minutes sur un coin de table. Ils ont des questions assez précises. C’est quand même complexe. Mais on va les rencontrer en bonne et due forme. »
— Andrew Lutfy, président et chef de la direction de Carbonleo
« On va leur présenter le projet, on va les écouter et on va travailler ensemble. Il y a toujours des échecs dans la vie, il y a toujours des conflits. Mais, finalement, on est tous raisonnables. On s’assoit ensemble et on trouve des solutions. On écoute, on écoute, on écoute, on écoute. C’est ce qu’on a fait jusqu’à présent. »
« Point final »
Le nouveau maire, entrepreneur travaillant notamment dans le domaine de la technologie, avait jusqu’ici refusé de rencontrer le promoteur, qui est aussi à l’origine du DIX30, à Brossard.
« J’ai refusé de les rencontrer parce que j’ai étudié toutes les présentations qui ont été faites, toutes les consultations publiques, explique-t-il. Qu’est-ce qu’ils peuvent me montrer de plus ? Je suis même allé visiter leur kiosque de présentation pour vendre des condos, ici, à Mont-Royal. »
Maintenant qu’il est élu, Peter Malouf se dit toutefois prêt à s’asseoir avec les dirigeants de Carbonleo. « On va les rencontrer, mais je ne change pas ma décision. Point final. J’ai été élu en partie sur ça. »
« Le projet Royalmount est vraiment beau. Mais ça devrait se faire dans une place où il y a plus d’espace et de meilleurs accès pour rentrer et sortir, comme à Vaudreuil, par exemple. »
— Peter Malouf
Selon lui, les Monterois ne veulent pas de la partie résidentielle de ce mégaprojet, en raison de la pression que ces nouveaux résidants exerceraient sur les services et les infrastructures municipales, notamment sur la circulation automobile déjà extrêmement pénible aux heures de pointe. Et derrière, le fait que les citoyens sont très satisfaits du statu quo qui repose sur la configuration inusitée de la ville de 22 000 habitants, qui comprend un quartier résidentiel de type cité-jardin et une vaste zone industrielle complètement coupée de la zone résidentielle par deux autoroutes.
« Le secteur industriel, rappelle le maire, nous rapporte beaucoup de sous. Les industries fonctionnent 24 heures sur 24. Elles payent leurs taxes, créent beaucoup d’emplois, sont autonomes et subventionnent le côté résidentiel. Ça veut dire que ces gens n’utilisent pas nos rues, pas nos parcs, pas nos bibliothèques, pas nos services sportifs ni de loisir. »
Pour un quartier « à échelle humaine »
Paradoxalement, l’ajout d’un volet résidentiel au Royalmount est justement un élément qui avait réussi à atténuer la forte opposition à ce projet de mastodonte, présenté pour la première fois en mai 2015. Dans un rapport très sévère, déposé au début de 2019, la Commission sur le développement économique et urbain et l’habitation avait recommandé sa suspension afin de revoir sa planification, pour en faire un « quartier complet à échelle humaine ».
La Ville de Montréal avait insisté, de son côté, sur l’importance de le doter d’un volet résidentiel.
Le PDG de Carbonleo souligne que c’est précisément pour répondre aux exigences des groupes de résidants et de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qu’il a ajouté une vocation résidentielle à son projet commercial. Mais rien n’a été prévu en matière de logement abordable et social.
3250 logements prévus
La nouvelle mouture, dévoilée en février 2020, prévoit 3250 logements, une salle de spectacle de 2800 places, des hôtels, des bureaux et des commerces, dont plusieurs restaurants, des places publiques et un parc linéaire suspendu, inspiré du High Line, à New York, sur un site 100 % piétonnier. Le promoteur compte aussi construire une passerelle au-dessus du boulevard Décarie pour relier la station de métro De la Savane à Royalmount.
« On a la capacité de construire jusqu’à 12 ou 14 millions de pieds carrés de commercial, ajoute M. Lutfy. La question est : est-ce qu’on fait un projet entièrement commercial des années 1970 et 1980, ou est-ce qu’on fait un projet de classe mondiale à usage mixte ? »
La phase commerciale, dont la construction a repris après un arrêt d’un an, doit être livrée à la fin de 2023 avec une année de retard, à cause de la pandémie. Elle représente moins de 20 % de l’ensemble.

« Quelle clôture ? lance-t-il. Moi, je vois une haie et des arbres. Après ça, je vois six voies pour les voitures. Il y a des ouvertures dans la clôture

Ce n’est pas la clôture du boulevard de l’Acadie, c’est la clôture de Schrödinger

« Le projet Royalmount est vraiment beau. Mais ça devrait se faire dans une place où il y a plus d’espace et de meilleurs accès pour rentrer et sortir, comme à Vaudreuil, par exemple. »

Ce n’est pas l’un contre l’autre que Plante et Coderre auraient du faire campagne, c’est contre Peter Malouf et Tim Thomas :joy:

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Andrew Lufty : « C’est un peu plate. Évidemment ce n’est pas ce qu’on aurait désiré » ptdrrr

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Quelle saga…