Remplacement du toit du stade olympique

Uh-oh… ça sent pas bon
(mods, si vous voulez pin un post plus général, allez-y! C’est juste la première nouvelle qu’on a sur le dossier depuis l’été passé)

Le stade olympique n’aura pas de toit démontable ou rétractable

Rédaction Métro
8:01 3 mars 2021

Le stade du Parc olympique, à Montréal.

La saga continue. Le PDG du Parc olympique (ex-Régie des installations olympiques), Michel Labrecque a confirmé ce matin au micro de Radio-Canada que le stade olympique n’aura pas de toit démontable et rétractable.

Plus de détails à venir.

Plus de détails sur Radio-Canada

Pas de toiture démontable pour le stade olympique de Montréal

Le gouvernement Legault, qui a des difficultés à convaincre des entreprises intéressées, renonce à l’idée de doter le prochain toit du stade olympique d’une partie démontable en raison de contraintes techniques, a appris Radio-Canada.

Le remplacement de l’actuelle toiture du stade olympique de Montréal est attendu depuis plusieurs années.

PHOTO : RADIO-CANADA / JEAN-CLAUDE TALIANA

Romain Schué

Publié à 4 h 02

Le stade olympique de Montréal aura-t-il, un jour, une nouvelle toiture? A priori, la réponse est toujours oui. Quand et à quoi ressemblera-t-elle? Les doutes restent nombreux.

Seule certitude : cette prochaine toile, attendue depuis des années, ne sera finalement pas démontable. Concrètement, le toit ne s’ouvrira pas, contrairement aux intentions initiales de Roger Taillibert, l’architecte du bâtiment, très critique, jusqu’à son décès, de la gestion de cette toiture.

La possibilité d’ouvrir le toit du stade olympiqueavait été évoquée par le Parc olympique et le gouvernement du Québec dans le but d’accueillir certaines manifestations d’envergure, comme la Coupe du monde de soccer de 2026.

Cette option d’une démontabilité était même inscrite dans l’appel de qualification lancé en 2019 afin d’offrir un stade à ciel ouvert pour la tenue d’événements exceptionnels de très grande envergure qui requièrent cette configuration.

Alors que Québec a finalement retiré fin janvier son soutien financier à la candidature de Montréal pour accueillir le grand rendez-vous du soccer mondial, l’équipe de François Legault a aussi revu ses plans pour le stade olympique.

À la suite d’une recommandation du Parc olympique et d’experts en la matière, l’option d’une portion démontable du toit a été retirée de la portée du projet, confirme la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, par l’entremise de sa porte-parole.

La priorité demeure d’avoir une toiture fonctionnelle et de qualité, à coût juste, afin de maximiser l’utilisation et le plein potentiel du stade olympique.

Caroline Proulx, ministre du Tourisme

Les déchirures dans la toile du stade olympique sont nombreuses. Après détection, elles sont recouvertes d’une « patch » composée du même matériel que la toile.

PHOTO : RADIO-CANADA / MARTIN OUELLET-DIOTTE

Nombre record de déchirures

En 2019, selon les dernières données disponibles, 4728 nouvelles perforations de la toile ont été constatées et réparées, contre 3256 l’année précédente. Jamais le stade olympique de Montréal n’a dénombré autant de déchirures.

Au total, depuis 2007, près de 16 000 déchirures ont été répertoriées. Cet accroissement marqué ne fait que confirmer une fois de plus l’importance de procéder le plus tôt possible au remplacement de la toiture actuelle, écrivait d’ailleurs le Parc olympique dans son dernier rapport annuel, tout en précisant que la sécurité du toit demeure satisfaisante.

Un toit pour un demi-siècle avec une lumière naturelle

Le nombre d’opportunités est très faible sur la période de la toiture qu’on envisage, confirme Michel Labrecque, le président du Parc olympique, dans une entrevue accordée à Radio-Canada.

Le rapport coût, difficulté et bénéfice était donc trop risqué pour maintenir l’idée d’une opercule démontable, juge-t-il.

Ce dont on a surtout besoin, c’est d’une toiture fiable, qui résiste aux conditions climatiques de Montréal, hiver comme été.

Michel Labrecque, PDG du Parc olympique

Cette nouvelle toiture, explique Michel Labrecque, doit durer de 50 à 60 ans et devrait avoir un pourtour de l’anneau technique en verre translucide pour amener de la lumière.

Le budget n’a pas été dévoilé, mais le gouvernement prévoit, dans son dernier Plan québécois des infrastructures 2020-2030, une somme de 226 millions de dollars pour la reconstruction [de la] la toiture et la réfection [de la] tour du funiculaire. D’autres rénovations sont également prévues, notamment des équipements d’éclairage et de sonorisation dans le bâtiment.

Illustration du futur toit du stade olympique tirée de l’appel de qualification lancée par le Parc olympique en 2019.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN - APPEL DE QUALIFICATION DU PARC OLYMPIQUE

Un seul candidat pour remplacer la toiture

Les firmes intéressées par ce projet sont cependant rares.

L’an dernier, un seul groupe, Pomerleau-Canam, a rempli une candidature durant le processus d’appel de qualification mené par le Parc olympique, qui en espérait trois avant de lancer un appel de propositions.

C’est vrai que c’était décevant, reconnaît Michel Labrecque, qui admet qu’une réflexion se poursuit, notamment concernant l’option de recommencer ce processus. Une décision sera prise au cours des prochains mois.

Officiellement, le Parc olympique et le gouvernement du Québec répètent qu’aucun nouveau retard n’est, pour le moment, envisagé. En date d’aujourd’hui, la livraison de cette toiture est prévue pour 2024, soutient l’équipe de la ministre Proulx.

Ce calendrier paraît bien optimiste. Selon les plans initiaux, le dossier d’affaires aurait dû être remis au gouvernement, avec des précisions sur les coûts et travaux, au printemps 2020.

Ce rapport devait être la rampe de lancement du projet, avant le choix final du consortium et le début des travaux. Or, celui-ci n’a pas encore été réalisé.

La toile externe qui recouvre actuellement le stade olympique de Montréal a plus de 20 ans d’usage.

PHOTO : RADIO-CANADA / MARTIN OUELLET-DIOTTE

De l’aveu de Michel Labrecque, un éventuel délai supplémentaire ne serait pas catastrophique. On n’est pas à six mois près, dit-il, en faisant référence à l’histoire de ce toit.

On n’a pas les moyens de se tromper. On est extrêmement précautionneux, admet-il. On a appris de la toiture actuelle que mettre une date butoir n’est pas adéquat.

Ce n’est pas quelques mois qui vont faire la différence. Ça fait 20 ans qu’on gère celui-là puis les trous.

Michel Labrecque, PDG du Parc olympique

L’unique groupe ayant fait part de son intérêt pour remplacer cette toiture a également indiqué à Radio-Canada être toujours dans le flou, près d’un an après le dévoilement de l’appel de qualification.

Nous avons été la seule équipe à nous qualifier pour pouvoir soumissionner, ce que nous n’avons pas encore fait, n’ayant pas eu encore les informations pour travailler à soumettre un prix, précise Marie-Noëlle Goulet, directrice des communications de l’entreprise québécoise Canam, qui s’est associée à Pomerleau pour réaliser ce projet.

Nous n’avons pas encore reçu les documents pour commencer notre estimation et ne savons pas si le projet se concrétisera ou non.

Marie-Noëlle Goulet, directrice des communications du Groupe Canam

Pomerleau-Canam pourrait-il réaliser ce projet d’ici 2024? Le consortium n’a pas voulu répondre à cette question. Nous sommes dans une relation commerciale et tout commentaire, positif et négatif, peut avoir un impact sur cette relation d’affaires, reprend Mme Goulet.

Toujours en lice pour la Coupe du monde 2026

Malgré le retrait financier du gouvernement Legault pour soutenir la candidature de Montréal afin d’accueillir une partie de la Coupe du monde de soccer de 2026, le Parc olympique confirme son engagement. À ce jour, le Stade olympique fait toujours partie des enceintes préselectionnées pour la tenue de trois à quatre matchs, selon un porte-parole du Parc olympique.

Michel Labrecque avoue néanmoins être en accord avec la décision de Québec, en parlant d’un cahier des charges énorme, mais il juge que cette organisation serait jouable. Ça aurait eu de la gueule, lance-t-il. On a les esplanades pour gérer la foule. Et le stade a de la gueule.

La candidature de Montréal a cependant du plomb dans l’aile, puisqu’Ottawa a récemment indiqué à Radio-Canada son refus de compenser, financièrement, le retrait de Québec. Le cabinet de la mairesse Valérie Plante devrait annoncer, très prochainement, ses intentions.

Le 18 janvier 1999, un effondrement de neige laisse un trou béant dans la toile du stade olympique de Montréal.

PHOTO : RADIO-CANADA

Une longue saga

Ce n’est pas la première fois qu’un retard serait à signaler pour le remplacement de cette toile. Après avoir donné le feu vert à ce projet en 2017, le gouvernement du Québec évoquait une fin du chantier en 2022, avant de revoir ses plans.

Installé par l’entreprise américaine Birdair en 1998, ce toit – le deuxième depuis la création du bâtiment – cause tracas et cauchemars depuis des années. En janvier 1999, un panneau de cette toiture s’était déchiré, sous le poids de la glace et de la neige, en pleine préparation du Salon international de l’auto de Montréal.

C’est vrai que c’est une saga, souligne Michel Labrecque, tout en se disant extrêmement positif. C’est vrai qu’on va être apaisé lorsqu’on va avoir passé deux, trois hivers sans s’énerver.

En raison des risques de déchirures, le Stade olympique doit désormais restreindre ses accès et fermer ses portes une bonne partie de l’hiver.

Un règlement y interdit tout rassemblement en cas d’accumulation de neige de 3 cm à moins de 24 heures de l’événement.

Entrevue avec Michel Labrecque ce matin à l’émission Tout un matin

Pas de toiture démontable au Stade olympique : Entrevue avec Michel Labrecque

Toit pas toit, y’en aura pas de FIFA…

Avec retrait de cet événement, et un seul consortium intéressé par le défi, j’ai bien l’impression que ce projet sera shelved jusqu’a nouvel ordre… Ou, il va se faire, mais ce sera pas le plus beau, ni le plus pratique, mais il va couter hyper cher pour rien.

La livraison du nouveau toit du stade olympique est encore retardée

Le remplacement de la toiture du stade n’aura pas lieu en 2024 en raison du « contexte actuel » de la pandémie.

Le stade olympique est un des bâtiments les plus emblématiques de Montréal et le remplacement de sa toiture est à l’origine d’une longue saga.

Photo : Radio-Canada

Romain Schué (accéder à la page de l’auteur)Romain Schué

Romain Schué

à 4 h 02

Il va encore falloir patienter avant de voir un nouveau toit sur le stade olympique de Montréal. Pour une énième fois, ce processus de remplacement évoqué depuis des années est retardé.

Le contexte actuel fait en sorte qu’il est plus difficile de faire progresser les différents projets au rythme prévu, indique Cédric Essiminy, porte-parole du Parc olympique.

« Le Parc olympique travaille très fort pour faire avancer le remplacement de la toiture. »

— Une citation de Cédric Essiminy, porte-parole du Parc olympique

Annoncé en 2017 par le gouvernement libéral de Philippe Couillard avant d’être confirmé par l’équipe de François Legault, ce projet de remplacement de la toiture actuelle devait d’abord être mené à bien en 2022. Une enveloppe budgétaire de 200 à 250 millions avait été évoquée.

Deux ans plus tard, le Parc olympique, responsable de la gestion du stade, avait revu l’échéancier en raison de la complexité du dossier. La livraison de ce nouveau toit avait été reportée à 2024.

Désormais, l’incertitude règne. Ni le gouvernement du Québec ni le Parc olympique ne souhaitent avancer une nouvelle date. Nos demandes d’entrevue avec Michel Labrecque, président du Parc olympique, ont été refusées.

« La révision de l’échéancier est présentement sur la planche à dessin. »

— Une citation de Le cabinet de la ministre du Tourisme, Caroline Proulx

Il est toujours prévu que le toit soit remplacé dans les meilleurs délais, a précisé une porte-parole de la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, sans dévoiler plus de détails.

La toiture actuelle du stade olympique de Montréal a subi des milliers de déchirures au fil des ans.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Aucun projet déposé

Le remplacement de la toile actuelle du stade olympique, parvenue à la fin de sa vie utile, fait l’objet d’une véritable saga depuis plusieurs années.

Mise en place en 1998, cette toiture a été en partie déchirée quelques mois plus tard en raison d’une accumulation de neige. Par la suite, de nombreux projets ont été présentés, des appels à candidatures ont été lancés, mais rien n’a abouti.

En 2019, Québec et le Parc olympique avaient émis l’hypothèse d’un toit en partie démontable afin d’organiser la Coupe du monde de soccer en 2026, notamment. L’année dernière, cette option a finalement été écartée, puis le gouvernement Legault a retiré son soutien financier à l’organisation de ce Mondial. De plus, la candidature de Montréal a été abandonnée.

Au printemps 2021, Québec a décidé d’aller de l’avant avec le seul soumissionnaire de l’appel de qualifications : le Groupe Pomerleau-Canam (GPC), un consortium qui réunit notamment des firmes québécoises.

Depuis lors, toutefois, c’est le silence radio. Aucune proposition n’a été émise et aucun dossier d’affaires – une étape indispensable – n’a été déposé auprès du gouvernement. Ce dossier doit détailler le coût et l’estimation financière du projet.

Notre consortium est toujours en discussion avec la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique à la suite de l’appel de propositions, a mentionné à Radio-Canada une responsable de Pomerleau.

« Plusieurs de nos conseillers techniques et ingénieurs participent à la recherche de la meilleure solution, de pair avec nos homologues du stade. Nous ne pouvons pas dire quand celle-ci sera finalisée. »

— Une citation de Fabienne Barbe, conseillère chez Pomerleau

Des échanges entre GPC et le Parc olympique, encadrés par un vérificateur de processus indépendant, ont lieu pour permettre à GPC d’obtenir des réponses à certaines questions liées aux exigences de l’appel de propositions, assure Cédric Essiminy, du Parc olympique.

Lorsque la proposition de GPC sera déposée, une évaluation formelle du dossier sera réalisée afin de vérifier sa conformité aux exigences, reprend-il, avant d’ajouter que le Parc olympique ne souhaite pas commenter plus abondamment ce dossier.

Aux yeux de Pierre Lessard-Blais, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Québec est « condamné à réussir ».

Photo : Radio-Canada / Martin Ouellet-Diotte

On est condamnés à réussir

Âgée de 23 ans, la toile actuelle a subi plus de 16 300 déchirures, selon les dernières données du Parc olympique. Aucun événement ne peut d’ailleurs se tenir dans cette enceinte, pour des raisons de sécurité, si la météo prévoit plus de 3 centimètres de neige ou plus de 3 millimètres de grésil, selon les règles en vigueur.

L’état général de la toile ne fait que démontrer encore une fois l’importance de procéder le plus tôt possible au remplacement de la toiture actuelle, peut-on lire dans le rapport annuel 2020-2021 de l’organisme provincial.

Aujourd’hui, on est condamnés à réussir, affirme le maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais, en lançant un message au gouvernement Legault.

« On ne peut pas parler de la relance de l’est de Montréal tout en laissant tomber le stade olympique. »

— Une citation de Pierre Lessard-Blais, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

On réalise maintenant toute la complexité de rattraper une infrastructure qui a été mal planifiée. Maintenant, on en paie le prix. Mais elle est essentielle pour Montréal, il faut la maintenir. Elle profite énormément à la population locale, à tout le Québec, et c’est le troisième pôle de visite pour les touristes, insiste-t-il.

La Ville de Montréal a mis l’argent nécessaire pour revitaliser ce secteur, reprend Pierre Lessard-Blais en citant la construction du SRB-Pie IX et les rénovations du Biodôme et de l’Insectarium, qui devrait rouvrir au printemps.

Je comprends l’énorme complexité du dossier, mais on est socialement tenus de réussir ce projet. On doit réussir ce défi-là.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1863311/toit-stade-olympique-montreal-dechirures-quebec

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Nouvelle sportive par rapport au toit:

  • Le match du CF Montréal prévu demain est reporté à mercredi en raison de la température… :upside_down_face: Une chance que j’étais quand même libre.
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