REM Rive Sud Taschereau / Rolland-Therrien

L’opposition veut connaître le montant des redevances à la Caisse | Prolongement du REM

Selon les projections portant sur le réseau actuel déjà en construction, sans les projets d’extension, le gouvernement et les municipalités paieront déjà plus de 11 milliards sur 20 ans à la Caisse de dépôt pour qu’elle dégage un bénéfice sur son investissement.

(Québec) Attention avant de prolonger le Réseau express métropolitain (REM) : combien le gouvernement versera en redevances à la Caisse de dépôt, le propriétaire du réseau, pour rentabiliser son projet ? demande l’opposition.

Publié le 18 février 2021 à 12h44 Mis à jour à 17h29 | PATRICE BERGERON | LA PRESSE CANADIENNE

Le REM coûtera déjà plus de 11 milliards sur 20 ans aux contribuables en redevances pour son exploitation, par l’entremise du gouvernement et des municipalités.

Le premier ministre François Legault a fait savoir que la Caisse était « très intéressée » à prolonger ce réseau de train de banlieue entre Châteauguay et Boucherville, mais suggère que l’État pourrait bien ne verser aucune redevance pour ce tronçon.

Selon les projections portant sur le réseau actuel déjà en construction, sur 20 ans, l’ARTM, financée par le gouvernement et les municipalités, paiera à la Caisse une redevance de 0,72 $ par passager par kilomètre. Année après année, avec l’accroissement de l’achalandage, les sommes vont en s’accroissant.

En conférence de presse jeudi, la cheffe de l’opposition, Dominique Anglade, a dit qu’il fallait clarifier l’enjeu des redevances sur d’éventuels prolongements avant de dire oui.

« Au moment où on va regarder spécifiquement les nouveaux tronçons, il va falloir pouvoir répondre à toutes ces questions-là. »

Le leader parlementaire de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, a pour sa part condamné la formule actuelle en la qualifiant de PPP, de partenariat public-privé : ce réseau de train est entièrement privé, mais des fonds publics le financent.

« Les attentes de rendement de la Caisse de dépôt sont tellement irréalistes qu’il pourrait y avoir un retour du refoulé », a-t-il commenté.

« En pensant refiler la facture (de la construction du réseau) à la Caisse, finalement, ce sont les Québécois qui se ramassent avec la facture, parce que des rendements aussi importants que ceux que la Caisse attend du REM, il n’y a à peu près pas de projets de transport collectif dans le monde qui en génèrent. »

En point de presse jeudi, le premier ministre a dit que des discussions étaient en cours. Il a aussi laissé entendre que certains tracés seraient plus payants que d’autres pour la Caisse.

« Est-ce qu’il y aura des redevances ou s’il n’y aura pas de redevances ? […] La Caisse de dépôt propose différents scénarios. Il y en a qui sont plus rentables que d’autres pour la Caisse. Dépendamment du scénario qu’on va choisir, il va devoir y avoir un montage financier. »

Rappelons que la Caisse étudie une autre phase éventuelle également pour Laval. Elle a toutefois déjà rejeté une des propositions du gouvernement, soit un tronçon entre Brossard et Chambly — Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le chantier actuel du REM est un réseau de 67 km avec 26 stations. Il comporte une ligne principale, de Deux-Montagnes à Brossard, et deux antennes qui vont vers l’ouest de l’île de Montréal à partir de Saint-Laurent.

Le projet actuel est évalué à 6,5 milliards, payé à moitié par la Caisse, tandis que pour l’autre partie, Québec a déjà investi plus de 1,3 milliard, et la Banque d’infrastructure du Canada, 1,28 milliard.

Le Québec a également fourni d’autres contributions afférentes pour la construction d’infrastructures et la décontamination.

C’est moi ou on change le type de TEC à chaque article, ce matin c’était un train électrique, maintenant c’est un train de banlieue.

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LOL !! Tant qu’on ne parle pas de réseau de tramway… de banlieue… :roll_eyes:

Oups. Je sens que je viens de mettre le feu aux poudres avec les gens de Québec ! :face_with_symbols_over_mouth:

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C’est La Presse Canadienne. Pas la première fois qu’ils parlent d’un train de banlieue…

Question pertinente sur les redevances…

J’ai essayé de le raisonner sur Twitter à propos de ça. Son argument était que c’est un train qui sert à rabattre les gens de banlieues vers le centre-ville, et que comme les articles de la Presse Canadienne se retrouvent dans des journaux un peu partout au pays, il fallait utiliser quelque chose de facile à comprendre…

Oui c’est facile à comprendre, mais c’est pas la bonne information so… facepalm

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Il a bien raison. Du coup, exo7 - Laval et exo8 - Longeuil sont 2 des meilleurs trains de banlieue au pays.

:crazy_face::crazy_face::crazy_face:

Il y avait un reportage, réalisé par Mélissa François et présenté hier au TJ 18h à Radio-Canada, sur cette possible liaison entre Châteauguay et Boucherville. On peut sentir que le maire de Boucherville, Jean Martel, aimerait bien avoir son mot à dire dans la conception du projet.

→ À voir à partir de 9:30, dans le vidéo ci-dessous:


Article sur cette possible “mésentente” de la venue de ce projet pour le maire de Boucherville, mais dont l’arrivée serait la bienvenue pour la mairesse de Sainte-Julie. :upside_down_face:

Le REM jusqu’à Boucherville : le courant ne passe pas pour le maire Martel

La Relève | Le 19 février 2021 | Par Diane Lapointe

Le REM jusqu’à Boucherville : le courant ne passe pas pour le maire Martel
Le maire Jean Martel

Le maire de Boucherville Jean Martel est en colère. Il ne souhaite absolument pas que le REM soit prolongé jusqu’au cœur de Boucherville. « C’est scandaleux de nous imposer cela! », s’exclame-t-il.

Martel n’a pas non plus aimé apprendre dans La Relève la semaine dernière, et jeudi dernier dans La Presse, que le gouvernement du Québec songe à aménager un nouveau tronçon du REM entre Châteauguay et Boucherville.

Il s’est montré très préoccupé par ce projet qui est directement lié à la densification urbaine. « Est-ce que c’est cela que l’on veut à Boucherville, ressembler à Brossard ou à l’Île-des-Sœurs? »

En entrevue avec La Relève, M. Martel a rappelé que son administration a toujours tenté de ralentir le développement. C’est entre autres pourquoi trois actions avaient été intentées contre la Ville au cours des dernières années qui refusait la construction de tours. La Ville a d’ailleurs gagné.

« On nous a imposé les fusions forcées, ensuite les défusions manquées (j’ai dû négocier un pacte fiscal avec Longueuil pour rétablir les choses), mais là, on examine un projet qui amènera un développement. Une fois qu’il sera fait, il sera impossible de revenir en arrière. »

« On apprend les projets de développement du REM via les journaux et les questions de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ infra) sont posées, dans une correspondance datée du 8 février dernier, à notre directeur du génie. Il n’y a eu aucun contact avec nous, les élus. »

« S’ils veulent que le REM se rende aux limites de Longueuil dans le secteur du complexe 20/20, c’est une chose, mais de l’amener de ce côté-ci de l’A20, ça vient porter atteinte à notre qualité de vie et c’est un enjeu qui nous interpelle fortement au conseil municipal. »

Cinq axes majeurs

Selon un document que La Relève a obtenu via la Loi sur l’accès à l’information, la CDPQ n’a pas statué précisément sur le corridor spécifique de passage de transport, mais a cerné les axes majeurs, c’est-à-dire les utilités suivantes : abords de l’A20; abords de la route 132; le boulevard Marie-Victorin; le boulevard Industriel; le boulevard de Montarville jusqu’au chemin De Touraine; le boulevard Mortagne.

« La Caisse effectue présentement un diagnostic du secteur, étape nécessaire avant le choix de tracés. Ces axes ne constituent pas les corridors choisis, mais permettront de dresser le portrait des contraintes d’utilités de la municipalité. »

Martel se questionne par ailleurs sur la rentabilité et la nécessité d’amener le REM à Boucherville. « C’est un projet extrêmement coûteux. Est-ce que l’achalandage sera là? Il faut aussi considérer l’impact du télétravail sur le transport en commun. »

La CDPQ doit déposer son rapport et ses recommandations directement au gouvernement du Québec au cours des prochains mois.

Sainte-Julie veut l’accueillir

De son côté, la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, espère que ce projet se réalisera dans le corridor de l’autoroute 30 pour s’étendre jusqu’à l’échangeur A-20/A-30 et, mieux encore, à Sainte-Julie.

« Si c’est possible, nous accueillerons le REM à bras ouverts. Le transport collectif a toujours figuré au cœur de nos priorités », a-t-elle déclaré.

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Je suis prêt à accepter les désaccords par rapports à ça, mais je crois qu’il doit y avoir une limite fondamentale à la distance et aux types de milieux dans lesquels on accepte de construire de l’infrastructure lourde de TC.

Des villes de banlieue comme La Prairie, Boucherville ou Sainte-Julie sont déjà établies en mode tout-à-l’auto, et une modification ponctuelle du bâti à proximité des stations ne changerait rien aux autres problèmes de conception de ces banlieues. C’est mettre du rouge à lèvres sur un cochon.

Ce genre de discussion m’irrite d’autant puisque nous avons de nombreux quartiers établis et aisément amenables à recevoir des infrastructures lourdes de transport en commun (mais à plus fort prix par kilomètre), alors qu’on favorise des milieux exurbains et périurbains. On a une tâche colossale à faire du point de vue de la restructuration urbaine, et un système de TC à portée périurbaine ne règle aucun problème; on pourrait même empirer le problème de l’étalement urbain.

Vous en pensez quoi?

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Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu as dit, @dntolhurst.

Sauf que, pendant ce temps-là… et avec l’annonce d’hier, il y en a plusieurs qui “s’excitent”… :shushing_face:

C’est avec beaucoup de satisfaction que la mairesse de Sainte-Julie et préfet de la MRC Marguerite-D’Youville, Mme Suzanne Roy, a appris hier que le gouvernement Legault projette de prolonger le Réseau express métropolitain (REM) dans l’axe est-ouest sur la Rive-Sud. Elle espère que ce projet se réalisera dans le corridor de l’autoroute 30 pour s’étendre jusqu’à l’échangeur A-20/A-30 et, mieux encore, à Sainte-Julie.

Actualité de la Ville de Sainte-Julie

La Ville de Châteauguay se réjouit de la déclaration du premier ministre François Legault quant à l’établissement d’un lien du Réseau express métropolitain (REM), qui relierait les villes de Châteauguay et de Boucherville.

Communiqué de la Ville de Châteauguay

this !!!

Les villes de Châteauguay et Sainte-Julie n’ont pas besoin du REM, elles ont besoin d’un meilleur système de bus.

Le développement engendré par le REM dans ces villes ne serait bénéfique pour personne puisque ce serait de l’étalement urbain où la voiture serait quand même nécéssaire.

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La part modale des TEC vers le centre est élevée. Elle peut définitivement croître, mais l’avenir du développement des TEC est beaucoup dans le transport des secteurs périphériques et de services qui ne passent pas par le centre. Par contre, comme le mentionne le porte-parole de l’ATCRS, on doit respecter certaines étapes de développement, dont la mise en place service de bus à haut niveau de fréquence, la base quoi. Les investissements en transports hors centre sont essentiels et pressants; ont doit absolument renverser l’organisation des secteurs tout-à-l’auto et ne pas se résigner comme si c’était un fait accompli. Si les demandes de métro dans la nième couronne sont prématurées, elles me réjouissent beaucoup plus qu’elles ne m’irritent, car elle montre un engouement pour les TEC. L’important pour ces secteurs comme Châteauguay et Boucherville est de développé leur service de bus et considérer constituer des réserves foncières à travers la région où on pourrait implanter à terme un mode lourd. Si la banlieue est développée de sorte qu’elle soit plus marchable, dense et durable, ce n’est plus l’étalement de la banlieue, c’est juste la ville en train de croître.

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C’est excessivement dérangeant de voir des trucs comme ça… Des REM promis tout bord tout côtés, sans égard aux besoins. C’est de l’électoralisme pur…

Si on doublait la fréquence des bus et qu’on leur donnait des voies réservées, je vous garantis que Sainte-Julie aurait un achalandage énorme vers pleins de destinations (Anjou, est de l’île, Varennes, Longueuil, Boucherville, le centre-ville de Montréal, Brossard, etc.) Dommage qu’on préfère dépenser dans de belles grosses structures et des beaux trains quand c’est pas du tout ce dont la communauté a besoin. Pour un parti qui se présente comme parti de l’économie, ils aiment bien l’inefficacité.

Ce qui m’écoeure encore plus, c’est que dans 50 ans le développement de la région va s’être fait autour de ses nouveaux noeuds là (au détriment des quartiers pauvres) et la CAQ va dire “je vous l’avais dit que c’était le bon tracé”…

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Exactly. Satellite cities are cities on their own; people who move to Oshawa tend to work in the eastern Golden Horseshoe while those in Oakville tend to stay in the western parts. It’s crucial to take steps to ensure that growing exurban towns develop the necessary services and commercial establishment in order to become satellite cities, and not just bedroom communities occupied mostly by car-dependent rush hour commuters and their car-dependent families.

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En même temps, l’aspect un peu plus controversé, c’est de combiner une limite stricte par rapports aux TC fréquents en périphérie et un besoin de délester des infrastructures routières (ou à tout le moins de réduire la capacité des routes). L’implication pratique de ça, c’est qu’on vient délibérément rendre la périphérie non viable du point de vue économique, et donc on finit avec des zones de pauvreté et de dégradation loin en périphérie. C’est jamais plaisant pour personne de se faire dire que notre futur environnmental et fiscal passe par l’abandon éventuel de leur maison, commerces ou même leur lieu de travail. Ça implique que les individus et les compagnies qui dépendent de l’immobilier en périphérie ne soient pas capables de récupérer leur mise, sur laquelle certains comptaient pour mener une retraite décente ou pour payer des dettes. On parle d’impacts aussi déchirants que ceux créés historiquement par le redlining de la FHA aux États-Unis.

Tout ça, c’est l’aspect difficile de mettre une limite stricte sur ce qu’on peut considérer comme étant récupérable dans la région métropolitaine. Ceci étant dit, ça n’empêche pas de s’affirmer pour fixer une limite aux TC lourds présentement.

Edit: Je crie peut-être trop au désastre, mais en même temps je me permets de dire que l’attitude trop complaisante de la CMM, de la CAQ ou même de la Caisse face à l’étalement urbain et au développement autocentrique continue à nous enfoncer encore plus loin dans le bourbier.

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J’ai été surpris qu’il n’y ait pas de chialage et de rejet dans les commentaires (à part le traditionnel j’va le crouwere quand j’vais l’vouwere


Le Reflet

La MRC de Roussillon enchantée des développements concernant le REM

Le 19 février 2021 à 9 h 35 min

Temps de lecture : 2 min

Par Michel Thibault

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Le choix du design des wagons du REM s’est fait à la suite d’un sondage auprès du public mené en 2018. Le modèle Saint-Laurent s’est ainsi détaché du lot avec 42% des votes (Photo : Gracieuseté – jfsavaria)

La MRC de Roussillon se réjouit de l’avancement du dossier du prolongement du REM de Boucherville à Châteauguay.

« Quelle heureuse nouvelle! » a réagi Christian Ouellette, préfet de la MRC et maire de Delson, concernant l’intérêt du gouvernement du Québec et de la Caisse de dépôt et placement à l’égard du projet annoncé ce jeudi.

« Bien qu’il ne s’agisse pas encore d’une annonce officielle, nous sommes ravis de l’intérêt de la Caisse de dépôt et placement pour ce projet. Le prolongement du REM jusqu’à Châteauguay permettrait de desservir les municipalités de la MRC de Roussillon en plus de renforcer le maillage du réseau métropolitain. Il vient également s’ajouter dans la suite logique du projet de redéveloppement de la route 132 à Delson, Sainte-Catherine et Saint-Constant », explique le préfet dans un communiqué.

Comme rapporté par La Presse, le premier ministre du Québec, François Legault, espère pouvoir faire l’annonce du prolongement bientôt. « Une mention douce aux oreilles du conseil des maires de Roussillon », exprime l’organisme puisqu’elle « répond à une recommandation formulée par la MRC dans le cadre des consultations publiques sur la planification stratégique de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) en décembre 2020 ».

« Non seulement un tel mode de transport structurant et durable permet de diminuer la dépendance à l’automobile de milliers de nos citoyens, mais il constitue également un levier de développement majeur pour la MRC et une pierre angulaire du développement économique de la région », fait part Donat Serres, représentant de la Couronne-Sud au sein du conseil d’administration d’exo et maire de La Prairie.

« Nous accueillons cette nouvelle avec plaisir. Le prolongement du REM dans le secteur ouest de la MRC favorisera enfin la mobilité des personnes entre l’est et l’ouest de la région par un moyen autre que l’automobile en plus d’offrir une solution de transport durable » renchérit Lise Michaud, membre du comité de mobilité de la MRC et mairesse de Mercier.

La MRC de Roussillon rappelle avoir fait « neuf recommandations visant le déploiement d’un réseau structurant de transport en commun favorisant le développement urbain viable orienté sur la mobilité durable de son territoire ». Son mémoire est disponible au roussillon.ca.

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