REM 2 - Est de Montréal

This is almost too simple. The Métro is a public infrastructure and a civic work of art; the REM is for-profit real estate speculation venture.

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1000% d’accord. Lorsque le brutalisme redeviendra à l’honneur auprès du grand public — et pas seulement chez les fans et les geeks d’architecture — notre métro redeviendra une attraction touristique en soi, une galerie d’art et un musée d’architecture de plus de 69 km.

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REM de l’Est plus « acceptable » Québec n’exclut pas de hausser le financement

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François Legault n’exclut pas d’augmenter le financement de son gouvernement pour rendre le projet du REM de l’Est plus « acceptable », reconnaissant que des ajustements devront être faits. Il souhaite un « projet commun » avec l’administration Plante et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Publié le 22 novembre 2021 à 16h52 Mis à jour à 16h57 | HENRI OUELLETTE-VÉZINA | LA PRESSE

« À ce moment-ci, on n’exclut rien. On parle d’un coût d’environ dix milliards. Si jamais il fallait tout enfouir, ça serait 20 milliards et ce ne serait pas acceptable. Mais est-ce qu’on est capables de trouver des compromis ? Tous les deux, nous sommes d’accord pour dire qu’il y a des bouts du tracé qui peuvent rester en hauteur », a expliqué M. Legault lors d’une conférence de presse lundi, aux côtés de la mairesse Valérie Plante, qu’il rencontrait durant la journée.

Pour le chef de la CAQ, l’essentiel dans ce dossier sera de « travailler un projet qui fasse l’affaire et du gouvernement, et de la Ville, et de la Caisse de dépôt ».

On doit en faire beaucoup plus pour rendre le REM de l’Est plus acceptable. Il y a des ajustements à faire, le comité présidé par Maud Cohen va faire des propositions. Mais moi ce que je veux est que la prochaine fois qu’on présente le projet, ce soit un projet commun, à trois.

François Legault, premier ministre du Québec

Mme Plante, elle, s’est dite « très heureuse » d’entendre le premier ministre « réitérer l’importance que les trois équipes travaillent ensemble ». « Le REM de l’Est, c’est majeur pour Montréal. C’est un projet auquel on tient énormément. C’est un outil de développement du territoire incroyable, donc c’est vraiment important d’y mettre toute l’énergie possible », a-t-elle imploré.


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE | Valérie Plante et François Legault

Le tracé aérien choisi pour la majeure partie du REM de l’Est continue de soulever des vagues. Une centaine de citoyens ont manifesté samedi contre les structures en hauteur. « Je vous ai entendu et je comprends qu’il y a des améliorations à apporter. Ce projet-là doit être modifié », leur a directement répondu François Legault lundi. Ces citoyens craignent les impacts visuels ainsi que le bruit qui sera généré par le passage des trains aux deux minutes.

Des citoyens ont aussi déposé une pétition à l’Assemblée nationale pour s’opposer au projet dans sa forme actuelle. Ailleurs dans le monde, la construction de réseaux de transports surélevés en milieu urbain a causé de nombreux débats ces dernières années. En France, par exemple, les autorités ont décidé d’enfouir 90 % du Grand Paris Express, un mégaprojet qui prévoit 200 kilomètres de métros entre les banlieues de la capitale. L’un des dirigeants du chantier a indiqué que l’érection de tronçons aériens dans des quartiers résidentiels n’étaient « plus dans l’air du temps » et « ne passerait plus aujourd’hui ». À Copenhague, au Danemark, les autorités ont choisi d’enfouir en majorité les plus récentes extensions du métro.

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Legault se positionne pour les prochaines élections, comme il a une bonne pente à remonter pour convaincre les montréalais de l’appuyer, il devient plus sensible à leurs revendications. C’est de bonne guerre car on ne gagne pas un scrutin sur de simples promesses, mais sur des ententes signées qui engagent les partis.

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REM de l’Est : le projet doit être « bonifié », croit François Legault

Le premier ministre estime que des améliorations doivent être apportées par le promoteur, CDPQ Infra.


François Legault convient que le projet de REM de l’Est est perfectible.
PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Jérôme Labbé
17 h 13 | Mis à jour à 18 h 33

Les détracteurs du REM de l’Est dans sa version actuelle se sont fait entendre jusqu’à Québec. Le premier ministre François Legault, de passage à Montréal lundi, a admis que le projet devait être « bonifié » pour être « acceptable ».

Lors d’un point de presse tenu en après-midi, M. Legault a dit souhaiter que des améliorations soient apportées au projet par son promoteur, CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Ce projet doit être bonifié, a-t-il admis d’emblée. Moi, je veux dire à ceux, entre autres, qui ont manifesté : “Je vous ai entendus et je comprends qu’il y a des améliorations à apporter au projet de la Caisse”. On va le travailler avec la Ville de Montréal et avec le gouvernement du Québec.

Le premier ministre espère d’ailleurs que la mairesse Valérie Plante – qu’il rencontrait lundi pour la première fois depuis sa réélection, le 7 novembre – s’investira davantage dans le projet, elle qui a promis en campagne de consacrer d’ici 10 ans 500 millions de dollars à l’intégration du REM de l’Est dans la trame urbaine.

Ce que je veux, c’est que, la prochaine fois qu’on présente le projet, [il] soit aussi présenté par Valérie et la Ville de Montréal; que ce soit un projet commun, un projet à trois, la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt, a-t-il insisté. Je veux vraiment qu’on travaille ce projet-là ensemble.

« J’avoue qu’on doit en faire beaucoup plus, le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt, avec la Ville de Montréal, pour rendre le projet du REM de l’Est acceptable. »

— Une citation de François Legault, premier ministre du Québec

Il y a des ajustements à faire, a répété M. Legault, évoquant entre autres le comité consultatif dirigé par l’ex-présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec Maud Cohen, qui va faire des propositions.

Ce comité, mis sur pied en mai 2021, devra entre autres se pencher sur le tracé du REM de l’Est, sur sa portion souterraine, mais aussi et surtout sur sa portion aérienne, qui inquiète de nombreux résidents de l’est de Montréal.

Plusieurs centaines de personnes se sont d’ailleurs rassemblées samedi dans l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve pour faire part de leurs préoccupations. Elles s’inquiètent des impacts visuels du projet, mais aussi du bruit qui sera généré par les trains.

Éviter une explosion des coûts

Il faudra, cela dit, que la facture du projet, évalué à 10 milliards de dollars, demeure raisonnable, estime François Legault. Le premier ministre n’exclut pas d’augmenter le financement de son gouvernement au besoin, mais pour l’instant, il préfère rester prudent sur le sujet.

À ce moment-ci, on n’exclut rien, a-t-il indiqué. Vous savez, on parle d’un coût d’environ 10 milliards… Si jamais il fallait tout enfouir, ce serait 20 milliards. Ça, ça ne serait pas acceptable.

Est-ce qu’on serait capables de trouver des compromis? Je pense qu’on est tous les deux d’accord, Valérie et moi, pour dire qu’il y a des bouts qui peuvent rester en hauteur, a mentionné le premier ministre.

Ce qu’on veut, c’est travailler un projet qui fasse l’affaire et de la Ville de Montréal, et du gouvernement du Québec, et de la Caisse de dépôt, a-t-il résumé.

Un outil de développement incroyable

Valérie Plante s’est dite pour sa part très heureuse d’entendre qu’on réitère que les trois équipes travaillent ensemble sur ce dossier, et impatiente de consulter le rapport du comité consultatif présidé par Maud Cohen, dont les recommandations sont attendues d’ici Noël.

Selon la mairesse, le REM de l’Est représente un outil de développement du territoire incroyable. On sait que, quand il y a un axe de transport qui se crée, ça ouvre des possibilités, ça crée des opportunités de développement économique, d’habitation, de milieux de vie, a-t-elle souligné.

« La Ville de Montréal continue de travailler avec le gouvernement du Québec et la CDPQ pour trouver les meilleures solutions afin que nous puissions réaliser cet incroyable projet. »

— Une citation de Valérie Plante, mairesse de Montréal

Interrogée à ce sujet par la presse anglophone, Valérie Plante n’a pas voulu dire si elle aimerait que le tracé soit enfoui davantage que ce que prévoit actuellement CDPQ Infra.

Je ne suis pas experte, a-t-elle fait valoir. C’est exactement pour cette raison que nous avons demandé la création d’un comité consultatif.

Et quand ses membres auront terminé leur travail, ce sera notre responsabilité – le gouvernement du Québec, moi-même, la Ville de Montréal et la CDPQ – de voir ce qui a du sens, a expliqué la mairesse.


Valérie Plante, François Legault et leurs équipes se sont réunis pour une brève réunion, lundi après-midi, au château Dufresne, à Montréal.
PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

La rencontre entre M. Legault et Mme Plante survenait après une courte randonnée en autobus électrique sur une portion de ce qui deviendra le Service rapide de bus (SRB) sur le boulevard Pie IX.

Le projet avance selon les échéanciers et les budgets prévus et devrait être livré à l’automne 2022, du moins pour la section entre Henri-Bourassa et la station de métro Pie IX. Le SRB doit, à terme, relier Laval à la rue Notre-Dame.

En point de presse, le premier ministre et la mairesse de Montréal ont une fois de plus demandé au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités pour lutter contre la violence armée – le sujet de l’heure dans la métropole.

M. Legault a aussi annoncé qu’il tendrait mardi après-midi une conférence de presse afin d’annoncer les modalités de vaccination contre la COVID-19 pour les jeunes Québécois âgés de 5 à 11 ans.

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J’aimerais croire cela, mais la réalité c’est que Legault se dirige vers une gouvernement majoritaire avec 60% des comtés, sans avoir besoin de faire le moindre gain à Montréal.

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Il veut faire des gains dans l’est de Montréal pour continuer sa percée des précédentes élections…

Ça peut pas être un meilleur appât que ça…Le terminus actuel est dans le seul comté de la CAQ de l’île… Celui de Rouleau…

Son intention, à mon avis, C’est

Assurer la continuité de son parti après son départ…

Pas fou fou :relaxed::wink:

Le projet devrait se terminer en 2030…

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Une grande partie de la grogne provient de la population de Mercier-Est, qui fait partie du comté de Bourget, qui est représenté par la CAQ depuis 2018 (on oublie parfois que la CAQ a deux comtés sur l’île). Hors cette circonscription est tout de même à risque, puisque la CAQ a gagné grâce à une division du vote entre le PQ et Québec Solidaire.

Toutefois je ne crois pas que les intérêts soient électoraux dans cette affaire. Le gouvernement Legault est très réactionnaire face à l’opinion publique, et avec le REM de l’est il semble qu’une bonne partie de l’électorat est favorable à des changements.

Je ne crois pas qu’on aura une ligne souterraine dans le centre-sud, mais dans Mercier-Est ça pourrait être une possibilité.

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L’argent pouvant être ajouté par Québec dans ce projet à des fins de bonification est disponible depuis longtemps.

  1. L’annonce survient après la campagne électorale montréalaise. On peut comprendre que Québec a voulu attendre de voir qui serait son interlocuteur pour les 4 prochaines années, et adapter sa stratégie en fonction.
  2. L’annonce est aussi pré-électorale pour la CAQ. Presque tout ce que la CAQ fait depuis le début de son mandat est électoraliste, il n’y a aucune raison que ça fasse exception. Au delà des deux comtés en question, c’est aussi une question politique globale : on ne pourra pas accuser la CAQ de ne rien faire côté transport collectif, de ne pas écouter la métropole, de ne pas promouvoir des projets ‘verts’, ou du moins plus difficilement.

Ils vont vouloir diviser l’opposition et consolider leurs acquis.

Reste que c’est une bonne nouvelle en soi, cette annonce.

Mais c’est aussi un coup dur contre la crédibilité de CDPQ, encore, car c’est un aveu que l’enjeu est uniquement financier, pas technique, peu importe ce que crie le promoteur depuis le début. Le sérieux, le professionnalisme de la CDPQ, c’est nul. Et on en arrive au constat suivant : si CDPQ demeure le promoteur du projet, ben le problème demeure entier, puisque les méthodes ne changent pas, la transparence est toujours mise à mal, et toutes les leçons positives ou constructives apprises via les exemples internationaux nous mènent à conclure que pour qu’un REM de l’Est soit un projet réussi, il faut d’abord et avant tout s’attarder aux méthodes et à la démarche.

Et ça implique qu’il faille que CDPQ soit retirée du projet.

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Je ne suis pas d’accord. La Caisse peut très bien être un partenaire financier du projet. Toutefois, la Caisse ne doit pas être l’entité en contrôle total du projet au niveau du tracé, des prévisions, etc. Et surtout, le projet n’a pas à devenir une horreur urbaine à cause de leurs impératifs financiers. S’ils ne veulent pas payer, le gouvernement doit le faire, et la participation de la Caisse dans le projet doit diminuer.

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REM de l’Est Enfin, on va penser aux usagers


PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE
| La station Radisson, sur la ligne verte

Il s’est passé quelque chose de majeur lors de la rencontre du premier ministre François Legault et de la mairesse Valérie Plante. Dans le dossier du Réseau express métropolitain (REM) dans l’Est, on a commencé à travailler en fonction des besoins des résidants de l’est de Montréal au lieu des seuls intérêts du promoteur.

Publié le 24 novembre 2021 à 6h00 | MICHEL C. AUGER, COLLABORATION SPÉCIALE | LA PRESSE

« On doit en faire beaucoup plus pour rendre le REM de l’Est plus acceptable », a affirmé le premier ministre.

Pour comprendre l’importance de cette affirmation, il faut remonter un peu dans le temps, au début du projet du REM de l’Ouest. Le premier ministre de l’époque, Philippe Couillard, l’a vu comme son legs pour les générations futures.

Il a donc donné au promoteur, CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt, des pouvoirs exorbitants en matière d’expropriations, d’aménagement et de tracé, tout en lui cédant à vil prix des infrastructures importantes comme le tunnel sous le mont Royal et la ligne de train de banlieue de Deux-Montagnes.

Le tout pour 99 ans, renouvelable, mais que la Caisse peut cesser d’exploiter après cinq ans seulement. M. Couillard a dit « oui » à tout !

La déclaration de M. Legault remet les pendules à l’heure. Il dit simplement ce qui aurait dû être la position du gouvernement du Québec depuis le début : le REM doit être au service des usagers des transports en commun.

Maintenant, pour continuer dans cette direction, la première étape est celle de découpler le REM de l’Est du modèle d’affaires de CDPQ Infra, dont la rentabilité est assurée par une redevance fixe en fonction du kilomètre parcouru par chaque passager.

Ce qui veut dire que plus longtemps le passager reste dans les wagons du REM, plus c’est rentable pour le promoteur. Résultat : on va dédoubler et même cannibaliser des infrastructures existantes.

En clair, ça signifie que l’est de Montréal a déjà un lien efficace avec le centre-ville – la ligne verte du métro, qui est encore sous-utilisée entre Berri-UQAM et l’Est.

Les besoins ne sont pas entre la station Honoré-Beaugrand et le centre-ville, ils sont à l’est de la dernière station de la ligne verte. Selon la dernière enquête origine-destination de l’Autorité régionale de transport métropolitain (2018), à l’heure de pointe du matin, seulement 13 % des passagers de l’Est se rendent au centre-ville.

Pour réaliser le projet de désenclaver les quartiers de l’est de Montréal, un ensemble de moyens peuvent être utilisés : le REM, soit. Mais aussi un service rapide par bus, des voies réservées, des trains de banlieue et même un prolongement du métro.


PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE |
La rue Sherbrooke Est près de la station Honoré-Beaugrand

Pour ce faire, il faut sortir des faux débats dans lesquels l’attitude de « c’est à prendre ou à laisser » de CDPQ Infra nous a enfermés.

D’abord, on va abandonner le « beau contre pas beau ». On ne pourra pas rendre un projet vraiment utile pour les usagers juste en y ajoutant de l’esthétique si le tracé et les nécessaires connexions avec d’autres modes de transport ne sont pas optimisés.

En particulier, on ne réduira pas l’horreur de pylônes de béton sur le boulevard René-Lévesque ou la rue Sherbrooke Est en faisant plus joli, voire une signature.

Il faut aussi se sortir du faux débat « le REM en hauteur ou pas de REM ». Le projet du REM est en hauteur pour une seule raison : minimiser les coûts d’exploitation de CDPQ Infra pour maximiser le rendement. La Caisse tient à ses trains automatisés sans conducteurs.

Mais si le prix à payer est cette cicatrice de béton qui va séparer des quartiers les uns des autres et coûter très cher en construction et en entretien, est-ce vraiment le moyen optimal de servir les usagers ? Ce débat doit avoir lieu, même si CDPQ Infra a tout fait pour l’éviter.

Finalement, peut-on redonner aux experts dont c’est le mandat le soin de planifier le réseau de transports en commun dans le Grand Montréal, au lieu de laisser CDPQ Infra plaquer ses projets par-dessus les infrastructures existantes et sans consultation avec quiconque ?

L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) devait, depuis 2017, être chargée de la planification, de l’organisation et du financement du transport collectif dans le Grand Montréal.

Mais depuis le début, le REM a été conçu en vase clos par CDPQ Infra sans intervention significative de l’ARTM. Elle ne remettra les conclusions de son étude interne sur le REM qu’au début de 2022. Il faudra s’assurer qu’elle soit prise en compte.

Surtout que c’est à l’ARTM que l’on retrouve l’expertise et la vision d’ensemble du transport dans la région. Substituer la logique du seul rendement de CDPQ Infra à cette expertise était, en quelque sorte, le péché original du REM.

Heureusement, il est encore temps de remédier à la situation et d’en faire un projet pour les besoins des usagers.

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Rendu là, qu’on fasse la ligne rose avec une branche vers l’Est de l’ile. :crazy_face:

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C’est ce que tout le monde dit depuis le début… La ligne rose + une autre ligne qui fait Radisson-Pointe-aux-Trembles en suivant la friche ferroviaire + un SRB le long de Notre-Dame jusqu’au centre-ville.

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Je crois que cette proposition d’un tracé optimisé pour être entièrement construit en tunnel vaut la peine d’être examiné: > REM de l'Est: Un tracé alternatif entièrement en tunnel dans le roc
Je crois que le projet de CDPQ Infra actuel se heurtera à un cul-de-sac s’il n’est pas radicalement revu.

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la ligne rose finalement

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Pas tout à fait quand même? L’entière branche de Pointe-aux-Trembles n’était pas dans ce projet. Pour le reste c’est similaire, mais pas tout à fait le même axe.

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Des citoyens inquiets par le REM de l’Est cherchent des réponses


Photo: Zacharie Goudreault Le Devoir Une affiche à la main montrant des images des structures aériennes de la première phase du REM, dans l’ouest de l’île de Montréal, Maxime Geraldes se dit « inquiet » par ce projet de transport.

Zacharie Goudreault
16 h 35

Des citoyens inquiets par le tracé aérien prévu pour la deuxième phase du Réseau express métropolitain, dans l’est de l’île, ont répliqué samedi à un kiosque d’information de la firme CDPQ Infra avec leur propre installation visant à dénoncer les répercussions que ce projet de train léger pourrait avoir sur les quartiers résidentiels qu’il traversera.

« Hochelaga assiégé », « Ma Caisse massacre ma ville » et « 800 trains dans nos fenêtres chaque jour » sont quelques-unes des phrases chocs que l’on pouvait lire sur des pancartes apposées sur un kiosque installé samedi à la place Simon-Valois, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, par des citoyens opposés au tracé aérien du REM de l’Est.

À quelques pas de cette installation de fortune, qui a menacé à quelques reprises de s’écrouler lors du passage du Devoir sous l’effet du vent glacial qui soufflait sur Montréal samedi matin, la firme CDPQ Infra tenait d’ailleurs elle aussi samedi, de 10h à 13h, un kiosque d’information sur le projet du REM de l’Est. Les citoyens étaient d’ailleurs nombreux à aller tour à tour poser des questions aux représentants de la firme concernant ce projet. Un kiosque d’information avait aussi été installé samedi au parc de la Promenade-Bellerive, près de la rue Notre-Dame.

« On est vraiment en mode ouverture et on veut vraiment revenir à la population dans les prochaines semaines avec des perspectives architecturales parce qu’il y a beaucoup de préoccupations, mais aussi de questions sur ce que ça va avoir l’air dans le quartier », constate la directrice des affaires publiques à CDPQ Infra, Virginie Cousineau, lorsque rencontrée sur place par Le Devoir samedi matin.

Des impacts visuels

Ce qui inquiète particulièrement nombre de citoyens, c’est le tracé aérien du futur REM de l’est. Dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, les plans préliminaires du projet prévoient que l’ensemble des huit stations dans ce secteur seront aériennes. Même si CDPQ Infra promet de proposer une « signature architecturale » intéressante pour ce projet, plusieurs citoyens craignent de voir d’immenses pylônes de béton voir le jour près de leur cour, notamment au nord de la rue Notre-Dame et à proximité de la rue Sherbrooke, plus à l’est. Ce sera aussi le cas sur un court tronçon, au centre-ville.

« Vous allez défigurer un quartier qui, depuis 20 ans, est en pleine ébullition», craint Patricia Clermont, du Regroupement des riverains de la rue Notre-Dame. Une affiche à la main montrant des images des structures aériennes de la première phase du REM, dans l’ouest de l’île de Montréal, Maxime Geraldes se dit aussi « inquiet » par ce projet. S’il reconnaît l’importance de bonifier l’offre de transport en commun dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, c’est « le mode d’implantation » du REM de l’Est et ses répercussions éventuelles sur le paysage qui le préoccupent.

« Je pense que ça va avoir un impact négatif pour notre quartier et notre communauté. On essaie de créer une communauté qui est à échelle humaine et certes, on a besoin de transport en commun […] Mais après, il ne faut pas faire n’importe quoi sur la structure, l’intégration et le bien-être des résidents », fait-il valoir en entrevue.

Le bruit qui sera généré par le passage du REM en préoccupe d’ailleurs plusieurs. Dans le kiosque mis en place en réponse à celui de CDPQ Infra, des militants contre le tracé aérien du REM ont d’ailleurs fait jouer un extrait sonore d’un train aérien – il s’agirait du Sky Train de Vancouver – pour donner un aperçu de ce qui attend les résidents qui habiteront près d’une des futures stations du projet.

« On est certain qu’il y a des alternatives au mode aérien, mais c’est juste qu’il faut la volonté de CDPQ et on n’est pas écouté par la firme », renchérit M. Geraldes.

Un projet à bonifier

Viriginie Cousineau se veut pour sa part rassurante. Le projet du REM de l’Est, dont les plans annoncés en décembre 2020 prévoient la construction de 23 stations sur un total de 32 kilomètres, est voué à évoluer. Déjà, cet été, des consultations ont été effectuées auprès des citoyens, notamment dans Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, et d’autres suivront dans les prochains mois.

« On a beaucoup avancé dans la dernière année et on va encore avancer dans les prochaines années en termes de planification […] Je vous dirais que nous, on veut vraiment arriver avec des bonifications en début d’année 2022, justement à la suite de ces consultations. Une version bonifiée du projet de ce projet de transport en commun sera ensuite soumise au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, probablement au printemps 2022. « Ce sera une autre occasion pour les citoyens de se faire entendre sur le projet », ajoute Mme Cousineau.

En début de semaine, le premier ministre du Québec, François Legault, a d’ailleurs reconnu que ce projet devra faire l’objet de plusieurs modifications avant de devenir acceptable pour la population. De passage à Montréal pour rencontrer la mairesse Valérie Plante, il a notamment souligné l’importance d’impliquer davantage la Ville et le gouvernement dans la réalisation de ce projet, de pair avec CDPQ Infra.

Samedi dernier, des centaines de personnes ont manifesté contre le tracé aérien du REM de l’Est à l’initiative du Collectif en environnement Mercier-Est, quelques jours après que CDPQ Infra ait lancé un premier appel d’intérêt sur ce projet, évalué jusqu’à maintenant à 10 milliards de dollars.

La mise en service complète du REM de l’Est est prévue en 2029.

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