REM 2 - Est de Montréal

Pour ce qui d’un tracé du REM au nord du boulevard René-Lévesque, je suppose qu’ils se fient sur leurs enquêtes “origine-destination” pour leur conclusion. Sûrement c’est plutôt une question de coûts… encore.

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À partir du moment où la rentabilité devient un objectif incontournable, il devient difficile de planifier la meilleure solution objective en matière de transport. On s’entendra que les TEC sont par nature plutôt déficitaires parce que justement ce sont des services publics dont la rentabilité doit être analysée dans un spectre beaucoup plus large que le simple revenu par tête ou par kilomètre.

Il faut tenir compte notamment des multiples avantages difficilement quantifiables, mais cependant bien réels dans la balance de l’étalement urbain, la nécessité de moins de routes et d’entretien, sans oublier la préservation des terres et des milieux naturels en zones urbaines et péri-urbaines. Quand on regarde tout le tableau, c’est la société dans son ensemble qui y gagne et le développement durable qui finit par faire toute la différence avec le temps.

En d’autres mots les services publics ne doivent pas être gérés comme des entreprises privées, dont la notion de profit suppose des tarifs plus élevés ou des coupes de toutes sortes pour dégager davantage de revenus. On l’a vu dans la grande majorité des villes du monde où le privé à pris le relais au public, avec une baisse de qualité avec les années et des tarifs sans cesse plus chers, que ce soit en TEC ou en tout autre service à la population (eau, hôpitaux, routes, etc).

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Cependant la meilleure solution objective de transport, qui ne tient pas compte des coûts, est probablement vouée à l’échec aussi.

Je continue à croire que le REM de l’Est constitue une très bonne solution de transport tout en étant acceptable financièrement pour les gouvernements.

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Bah il y a rien de politique à partager des vidéos humoristiques :slight_smile:

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Vous avez raison. Le meilleur projet est celui qui satisfera le plus tous les critères, incluant le coût et l’intégration.

Personnellement je ne crois pas que le REM de l’Est, dans son état actuel, est le meilleur projet. Il coûte cher (10 milliard ce n’est pas rien) et comporte des lacunes très bien documentées. J’ai l’impression que le critère coût est trop sévère comparé à ces lacunes. C’est mon opinion bien personnelle par contre.

C’est pas nécessairement le coût mais le modèle financier. Demande à la CAQ de financer un projet de 10 milliard de métro ou tramway, ce sera pas long que ce sera rejeté.

Fais-leur un deal pour 2,5 milliard qui de surcroît permet au gouvernement de devenir actionnaire et recevoir une part des profits, là on va parler. Ce 2,5 milliards devient un actif et non une dépense et en prime tu as pour 10 milliards de métro.

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Justement il faut se demander pourquoi. Le même gouvernement veut faire un troisième lien à Québec au coût de $8 milliards.

J’imagine que tu es d’accord avec moi que le TC constitue aussi un investissement? Alors pourquoi est-ce que le gouvernement ne veut pas investir davantage là-dedans?

Pourquoi devrait-on avoir un projet de métro mal planifié, enlaidissant et cheap pour autant d’argent parce que la CAQ n’est pas intéressée à laisser l’électoralisme de côté quand on parle de grands projets d’infrastructures?

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La réponse est là, point.
Une troisième lien de tramway seulement, à 3-4 milliards, et balancer le reste (un 4-5 milliards) dans le REM de l’Est pour amortir les coûts liés aux risques et au mesures de mitigation.

Mais non, la CAQ a promis un lien autoroutier de 8-9-10+ milliards à 55 000 personnes, et c’est ce qu’ils vont faire… Malheureusement


Le même François vient en plus de endorse le parti conservateur fédéral, sur la question (surtout) du nationalisme québécois. Au diable l’environnement, ne touche pas à mes fragiles électeurs blancs de région.

Il ne faut pas non plus assumer que le 3e lien est un projet qui va se faire. La CAQ peut promettre un 3e lien à 10G$ parce que c’est le genre de projet qui prend beaucoup plus qu’un mandat électoral à mettre en branle et elle n’a donc pas à le réaliser pour obtenir des votes, juste à avoir l’air de faire d’en faire plus que les autres dans le dossier. Le projet accapare la totalité du discours politique des partis dans la région de Québec, tant au provincial qu’au municipal et au fédéral et avant que ça commence à être concret et que ça coûte quelque chose, on en a encore pour une décennie, pendant laquelle on pourra éventuellement se ranger vers un projet édulcoré et plus raisonnable ou bien en arriver à un changement de circonstances qui fait en sorte qu’on arrête d’en parler (e.g. un changement de gouvernement, le fédéral n’investit pas, etc.). C’est donc un projet qui risque de prendre le même parcours que la ligne Bleue et rester dans un stage de conception plus ou moins avancé pas mal longtemps.

Entre temps, le REM de l’Est semble pas mal plus sur le mode accélérateur parce que c’est dans l’intérêt de la Caisse que ça se passe rondement. Et, même si ça pourrait faire en sorte d’asseoir la CAQ dans les circonscriptions le plus à l’Est de l’Île , c’est pas mal tout ce qu’il y a à aller chercher pour eux. Ce n’est donc pas un projet qui suscite les passions comme le 3e lien et le “profit” politique ne se réalisera que si le projet se construit; on ne peut pas surfer sur l’annonce pendant 3 cycles électoraux.

Et voilà. C’est le modèle traditionnel: On propose un méga-projet, on lance des études, un autre gouvernement est élu, les priorités changent, et la boucle continue… voir le dossier de la ligne bleue comme référence, où à peu près tous les gouvernements depuis 30 ans ont promis de la faire.

C’est compréhensible un peu: Le gouvernement a pleins de priorités en parallèle et les demandes d’argent émanent de tous les côtés. Pendant 6 mois le projet est bien financé et 6 mois plus tard, suite à une urgence en santé quelconque, le financement quitte le navire et va ailleurs.

Tandis que la seule job de CDPQ Infra, c’est de planifier, construire et exploiter le REM. 100% de leurs effectifs travaillent sur ça.

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Malgré tout impossible de véritablement dépolitiser le débat parce qu’en bout de ligne c’est le citoyen qui paiera la facture d’une manière ou une autre. Donc mieux vaut tenter de viser l’acceptabilité sociale en mettant l’énergie et la créativité au service du projet.

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C’est justement pour ça qu’on a besoin d’une entité publique dé-politisée (l’ARTM). Cette entité propose un budget en capital approuvé par le gouvernement. C’est l’entité qui détermine le paysage et choisit quel projet va de l’avant en fonction du budget et des priorités.

Le gouvernement ne se met plus le nez directement dans les projets… C’est une solution merveilleuse qui fonctionne à bien d’autres endroits.

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Legault l’a dit avec le tramway de Québec: c’est moé qui paye, c’est moé qui décide

(Même si c’est de l’argent des contribuables)

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Bien d’accord. Pour cela, ça prend une entité indépendante financièrement. Idéalement, avec des rentrées d’argents stables qui proviennent des 3 paliers de gouvernement, autant pour l’exploitation que pour le développement.

Aussi, ça prend une entité qui peut mettre ses culottes et émettre clairement la portée d’un projet. Et avoir un cadre pour que tout ce qui est étude, portée et financement d’un projet se détermine en moins de 5 ans, pour ensuite pouvoir démarrer la concrétisation du projet.

Je ne pense pas que l’ARTM soit dans cette position actuellement. Même avant la CAQ elle ne l’était pas.

L’ARTM a été mise en place en 2017… Elle n’a même pas eu un an pour se mettre en marche que la CAQ était élue et lui mettait des bâtons dans les roues.

Pour ce qui est de cette histoire de 5 ans… je ne suis pas du tout d’accord. Ce que ça prend, c’est un plan sur 50 ans qui tente de comprendre où il y aura des besoins et quand, et qui propose des solutions en ordre de priorité, en déterminant ce qui sera à faire immédiatement, dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans, etc. Juste d’avoir ce genre de plan permettrait justement de déterminer les besoins en études, portée et financement plus en avance et réduirait les délais de concrétisation.

C’est pas sorcier…

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Mon 5 ans est en lien avec le démarrage d’un projet, je ne parle pas de planification.

Je comprends, mais on s’entend que si un projet est sur une liste de priorité depuis 20 ans, il y a de fortes chances qu’il commence à temps pour être réalisé par le temps qu’il était planifié non?

C’est ça qui manque je trouve… Un plan long-terme qui identifie les priorités et s’arrange pour être étalé dans le temps.

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Table ronde REM de l’Est, transports en commun et développement de Montréal

Une bien bonne nouvelle pour les résidents du secteur.

La station du REM au Faubourg Contrecoeur sera déplacée


PHOTO DOMINIQUE CAMBRON-GOULET

JOURNAL DE MONTRÉAL | DOMINIQUE CAMBRON-GOULET | Vendredi, 24 septembre 2021 00:00

L’emplacement d’une station du REM de l’Est qui avait causé des tensions entre l’administration de Valérie Plante et la Caisse de dépôt sera finalement modifié, a appris Le Journal.

Après avoir accepté d’enfouir une partie du tracé, la Caisse de dépôt modifie une fois de plus son projet controversé de train électrique à 10 G$.

Au printemps, nous révélions que la filiale de la Caisse responsable du REM, CDPQ-Infra, avait placé une réserve foncière sur un terrain situé près du Faubourg Contrecoeur, en bordure de la rue Sherbrooke, dans le quartier Tétreaultville.

Ce choix de terrain par CDPQ-Infra avait mis en rogne le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais, puisqu’il disait ne pas avoir été consulté.

La réserve foncière compromettait un projet d’épicerie, attendu depuis 10 ans par les résidents du quartier, qui venait d’obtenir les dernières approbations, après des années de dures négociations avec la Ville de Montréal.

Toutefois, la Caisse a revu ses plans et déplacera la station vers l’ouest, a indiqué au Journal de maire d’arrondissement Pierre Lessard-Blais.


PHOTO D’ARCHIVES, DOMINIQUE CAMBRON-GOULET

Élus heureux

«Ça va permettre le développement de cette épicerie, pour laquelle les gens du quartier se font dire depuis 10 ans par des promoteurs que ça va venir», s’est réjoui l’élu du parti de Valérie Plante, Projet Montréal.

«On a averti la Caisse qu’on voulait aller de l’avant avec le projet d’épicerie, ils se sont ajustés et vont déplacer la station», a indiqué le responsable des transports dans l’administration Plante, Éric Alan Caldwell, qui n’a pas voulu préciser si ces négociations avaient été ardues.

M. Lessard-Blais n’a pas voulu dévoiler où allait se trouver la nouvelle station exactement.

«Ça va être dans le quartier. On le dit depuis [l’annonce du projet], le REM de l’Est ne peut pas passer dans la face du quartier Mercier-Est sans que les gens puissent embarquer dedans», a-t-il affirmé.

Pas d’autre station dans Mercier

Le maire d’Hochelaga-Maisonneuve réclamait ainsi une station supplémentaire du REM entre le métro Honoré-Beaugrand et le Faubourg Contrecœur, quelque deux kilomètres plus à l’est.

Mais selon nos informations, CDPQ-Infra avait rejeté cette idée. Elle réalisera donc vraisemblablement d’une pierre deux coups en déplaçant la station projetée au Faubourg Contrecoeur vers l’ouest.

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Voilà un bel exemple de bonification de projet, en évitant de bulldozer au passage les ententes locales pour des services aux citoyens comme une indispensable épicerie si longtemps attendue dans le secteur. Ce qui démontre en même temps à quel point une représentation efficace sur le terrain des élus municipaux peut faire toute la différence dans l’aménagement équilibré du territoire.

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